Philippe Leroyer | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Special Focus

AWID is an international, feminist, membership organisation committed to achieving gender equality, sustainable development and women’s human rights

Women Human Rights Defenders

WHRDs are self-identified women and lesbian, bisexual, transgender, queer and intersex (LBTQI) people and others who defend rights and are subject to gender-specific risks and threats due to their human rights work and/or as a direct consequence of their gender identity or sexual orientation.

WHRDs are subject to systematic violence and discrimination due to their identities and unyielding struggles for rights, equality and justice.

The WHRD Program collaborates with international and regional partners as well as the AWID membership to raise awareness about these risks and threats, advocate for feminist and holistic measures of protection and safety, and actively promote a culture of self-care and collective well being in our movements.


Risks and threats targeting WHRDs  

WHRDs are exposed to the same types of risks that all other defenders who defend human rights, communities, and the environment face. However, they are also exposed to gender-based violence and gender-specific risks because they challenge existing gender norms within their communities and societies.

By defending rights, WHRDs are at risk of:

  • Physical assault and death
  • Intimidation and harassment, including in online spaces
  • Judicial harassment and criminalization
  • Burnout

A collaborative, holistic approach to safety

We work collaboratively with international and regional networks and our membership

  • to raise awareness about human rights abuses and violations against WHRDs and the systemic violence and discrimination they experience
  • to strengthen protection mechanisms and ensure more effective and timely responses to WHRDs at risk

We work to promote a holistic approach to protection which includes:

  • emphasizing the importance of self-care and collective well being, and recognizing that what care and wellbeing mean may differ across cultures
  • documenting the violations targeting WHRDs using a feminist intersectional perspective;
  • promoting the social recognition and celebration of the work and resilience of WHRDs ; and
  • building civic spaces that are conducive to dismantling structural inequalities without restrictions or obstacles

Our Actions

We aim to contribute to a safer world for WHRDs, their families and communities. We believe that action for rights and justice should not put WHRDs at risk; it should be appreciated and celebrated.

  • Promoting collaboration and coordination among human rights and women’s rights organizations at the international level to  strengthen  responses concerning safety and wellbeing of WHRDs.

  • Supporting regional networks of WHRDs and their organizations, such as the Mesoamerican Initiative for WHRDs and the WHRD Middle East and North Africa  Coalition, in promoting and strengthening collective action for protection - emphasizing the establishment of solidarity and protection networks, the promotion of self-care, and advocacy and mobilization for the safety of WHRDs;

  • Increasing the visibility and recognition of  WHRDs and their struggles, as well as the risks that they encounter by documenting the attacks that they face, and researching, producing, and disseminating information on their struggles, strategies, and challenges:

  • Mobilizing urgent responses of international solidarity for WHRDs at risk through our international and regional networks, and our active membership.

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Lina Ben Mhenni

« Je veux dire à tou·te·s les Tunisien·ne·s : Nous devons nous rassembler pour dire “non” à la censure et aux procès d’opinion. » - Lina Ben Mhenni (entretien de 2013)

Lina Ben Mhenni était une blogueuse, activiste et chargée de cours de linguistique tunisienne. Elle s’est exprimée haut et fort contre la censure sur Internet, a défendu la liberté d’expression ainsi que les droits des femmes et les droits humains. Lina s’est également battue pour la libération des étudiant·e·s arrêté·e·s sous l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali. 

« Un cyberactiviste doit aller sur le terrain, sentir ce que vivent les autres. On dit que la Révolution tunisienne est celle du Net, mais si elle n’était que ça, elle n’aurait jamais abouti ! » » Lina Ben Mhenni (article dans Ouest-France)

Elle a co-organisé en 2010 une manifestation en réaction à la suppression des médias et la censure sur Internet imposées par le gouvernement. Lina était très connue pour son blog « A Tunisian Girl » et son travail pendant la révolution tunisienne en 2011 était reconnu. Elle s’est servie de son blog pour transmettre des informations sur la révolte, partager des images documentant les manifestations, et a été parmi les rares voix qui s’élevèrent pour dénoncer les assassinats et la répression des manifestant·e·s à Sidi Bouzid. Lina était une des rares blogueuses à utiliser son vrai nom sur Internet, et non un pseudonyme pour protéger son identité. 

« Notre liberté d’expression est vraiment en danger. Je crains que nous ne soyons en train de perdre les fruits magnifiques de notre révolution : la disparition de la peur et la liberté d’expression. Nous devons continuer de nous battre pour protéger et préserver ce droit. » - Lina Ben Mhenni (entretien de 2013)

Lina n’avait que 36 ans lorsqu’elle est décédée, le 27 janvier 2020, de complications d’une maladie auto-immune. 

« La liberté, une meilleure éducation et la santé - c’est tout ce que nous voulions. Lorsque nous échouions, elle nous incitait à continuer. » Hala, l’institutrice de Lina.
 

Nous vous présentons nos prochaines codirectrices exécutives de l'AWID !

Chers mouvements féministes,

C'est avec fierté que je vous présente, au nom du conseil d'administration de l'AWID, les prochaines codirectrices exécutives de l'AWID : Faye Macheke et Inna Michaeli!   

Portrait of CoED Faye Macheke smiling and standing in front of greenery
Faye Macheke est une féministe panafricaine passionnée, engagée dans les mouvements pour les droits des femmes, la justice raciale, les droits des migrant·e·s et des travailleur·euse·s, et la justice environnementale.  Son activisme s'appuie sur l'héritage de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud et sur les séquelles qu’elle a laissées au Zimbabwe. En 2019, Faye a rejoint l'AWID en tant que directrice des finances, des opérations et du développement. Elle y apporte une grande expérience du leadership féministe, de la stratégie et de tous les aspects du développement organisationnel. Faye est une membre engagée du conseil d'administration d'UAF-Africa et d'autres organisations de défense des droits des femmes. Elle est basée au Cap, en Afrique du Sud.
Portrait of CoED Inna Michaeli smiling. Behind them is a wall with grafiti.
Inna Michaeli est une activiste et sociologue féministe lesbienne queer comptant de nombreuses années d'engagement profond dans les luttes féministes et LGBTQI+, l'éducation politique et l'organisation par et pour les femmes migrantes, ainsi que la libération de la Palestine et la solidarité avec cette dernière. Inna a rejoint l'AWID en 2016 et occupé différents postes, dont celui de directrice des programmes plus récemment. Elle bénéficie d'une grande expérience dans la recherche et le renforcement des connaissances, le plaidoyer politique et le développement organisationnel. Inna fait partie du conseil d'administration de Jewish Voice for Peace - Allemagne. Elle est basée à Berlin, en Allemagne.

Cette décision est le résultat d'un processus rigoureux mené avec la pleine participation du conseil d’administration et du personnel de l'AWID. Le conseil d’administration a reconnu et honoré les compétences et les talents du personnel de l'AWID en ouvrant une recherche d'embauche interne.  Deux candidates brillantes, qui incarnent l'intégrité, l'éthique du soin et les valeurs féministes intersectionnelles à la base du travail de l'AWID, ont ainsi postulé ensemble en tant qu'équipe. Faye et Inna ont présenté une vision courageuse et passionnante pour faire face aux défis de notre époque : construire une communauté féministe mondiale, combattre et perturber les systèmes d'oppression, et soutenir les mouvements féministes pour qu'ils prospèrent.
 
En cette année de célébration des 40 ans de l'AWID, nous sommes ravi·e·s qu'Inna et Faye prennent la direction conjointe de l'AWID de notre prochaine stratégie et d’une nouvelle phase : évoluer,  repousser nos limites et soutenir les mouvements féministes dans le monde entier. 
 
La désignation des codirectrices exécutives de l'AWID et le soutien qui leur est apporté pour diriger l'organisation est une responsabilité fiduciaire que nous prenons au sérieux en tant que conseil d’administration. La façon dont nous nous engageons dans ces processus reflète également la diversité et l'excellence des membres de l'AWID, qui élisent le conseil d'administration de l'AWID.
 
Alors que nous disons au revoir à Cindy et Hakima, nous, le conseil d’administration, accueillons à l'unanimité et avec enthousiasme Faye et Inna en tant que nos nouvelles codirectrices à compter du 5 septembre 2022. Ne manquez pas d'autres mises à jour sur la transition de notre direction dans les mois à venir.
 
Merci infiniment pour votre soutien indéfectible!
 
Dans la solidarité et l'amour féministes,
Margo Okazawa-Rey
Présidente du conseil d’administration de l’AWID

Snippet - CSW68 - Responding to Anti-rights - EN

Responding to Anti-rights Developments

in Multilateral and Regional Spaces

✉️ By Invite Only
📅Tuesday, March 12
🕒2-3.30pm EST

Organiser: Observatory on the Universality of Rights (OURs) Consortium
🏢Blue Gallery, 222 E 46th St, New York

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Snippet FEA Ocupação 9 de Julho is more than just a building (ES)

Pero Ocupação 9 de Julho es más que un edificio..

Es un centro comunitario, donde unx puede tomar cursos y capacitarse en actividades creativas que generan ingresos como peluquería local, cocina y creación artística. Lxs niñxs también pueden disfrutar de actividades culturales y educativas.

El MSTC no trabaja solo. Colabora con instituciones y colectivos de arte para producir experiencias culturales, deportivas y educativas, junto con el acceso crítico a la atención médica. Desde su inicio, este proyecto participativo ha sido liderado y llevado a cabo principalmente por mujeres, bajo el liderazgo de la activista afro-brasileña Carmen Silva, quien alguna vez fue una persona sin hogar.

Isabel Cabanillas de la Torre

Isabel Cabanillas de la Torre was a much loved young feminist artist and activist from Ciudad Juárez, Mexico, known for her beautiful and evocative hand-painted clothing with eyes being an emblematic feature in her work. Her murals transformed the run down and vacant buildings in Ciudad Juarez’s downtown, bringing life and political commentary to their walls.

Through her art and political activism Isabel sought to draw attention to the gender based violence pervasive in her hometown. She volunteered with the women’s network Mesa de Mujeres on the Citizen Observatory on Gender to monitor the performance of judges, prosecutors and public defenders on cases of femicides and other gender based violations. She was also a member of Hijas de su Maquilera Madre, a feminist collective whose name makes reference to the daughters of mothers who are maquila workers. Some of these mothers were among the first victims of femicide in the city.

Isabel’s latest project, still in progress, was an art installation to protest a Canadian company that was looking to mine copper in the Samalayuca Desert. 

On 18 January, 2020 Isabel was shot while riding her bike back home in Downtown Juárez, in what appeared to be a targeted killing, her body found beside her bike.

Isabel’s murder, sparked a new wave of outrage against femicides in the region, hundreds marched to the US-Mexico border bridge, blocking it for hours and chanting “Ni una mas” (Not one more) as feminist collectives continue to protest the murders of women throughout Mexico. In 2019 alone, 3142 women and girls were killed in Mexico, many of whom were targeted specifically because of their gender.

She loved riding her bike.

"The bike for her was a symbol of freedom. A symbol of being free in the streets." - Marisol (a friend of Isabel’s)  

إلى مجموعتي النسوية،

إلى مجموعتي النسوية، 

تحذير: عنف ضد المرأة و البنت (لانو في فرق بيناتهم) ، اعتداء.


 لطالما كنت جزء منك. لما كنت صغيرة لم أكن أعرف أن كلمة - نسوية - مقصودة لنا نحن ، الي نطمح إلى التغلب على النظام الأبوي وتفكيكه ، الي نلتمس اللجوء في أحضان الشمول والنسوية التقاطعية ، الي يعاملو الناس على قدم المساواة بغض النظر عن جنسهم ، عرقهم،  توجهاتهم الجنسية أو دينهم ، الي يحبو يكونوا أفضل ويستخدموا صلاحياتهم لرفع مستوى الآخرين.

 كان عمري 14 سنة ،لما اعتدى مدرس اللغة الفرنسية في المدرسة الإعدادية على طالبة في صفي ، رجل يبلغ طوله ستة أقدام و عمره ثلاثين عامًا. ذهبت مع الطالبة ، التي كانت صديقة طفولتي ، والعديد من الفتيات في صفي إلى مدير المدرسة للإبلاغ عنه ، وشهد الفصل بأكمله المكون من 30 طالبًا عن الاعتداء. لكن كل محاولاتنا لمحاسبته باءت بالفشل ، وغطت الإدارة قصة الفتاة ولم يُطرد مدرس الفرنسية. أنا والفتيات في صفي شعرنا بغضب كبير، لذلك فعلنا ما  كانت ستفعله كل ناشطة نسوية في مراهقته:رمينا بيض علي سيارته! وعلى الرغم من أن البيض بيتغسل بسهولة ، إلا أن الطلاء الذي استخدمناه في كتابة "خنزير" و "خماج" بقى. لن أنسى أبدًا كيف شعرنا بهداك الوقت. متحررات ، غاضبات ، سعيدات ، متماسكات ، وجبارات.منذ ذلك الحين، نفس الشعور يتكرر في كل بيئة نسوية كان لي الشرف ان احضر فيها. نشأت الناشطة النسوية في داخلي لتنضم إلى Women Deliver ، و AWID ، و Unootha ، ولتنسق ورش نسوية في الجامعة ، بل وتتعرض للاضطهاد بسبب انتمائي النسوي في سن التاسعة عشرة ، لكن هذه قصة أخرى لرسالة أخرى.

توفر لي المساحات النسوية الأمان والتمكين. تلك المساحات هن الأمهات اللواتي تمنينهم والرابط الذي كنا بحاجة إليه للتواصل مع بعضنا وتنظيم أنفسنا على الرغم من خلافاتنا ضد عدو مشترك، الباترياركية. من خلالك تعلمت أن أجمع نقاط قوتي ومهاراتي وأوجههم نحو النهوض بالآخرين وإبراز المهمشين وإعطاء صوت لمن لا صوت لهم.

أكثر ما أحبه فيك ، هو أنك تخطئين أحيانًا ، وتتجاهلين وتهمشين أيضًا ، ولديك تحيزات كما لدى كل حركة أخرى ، لكن ما يجعلك مختلفًتن هو أنكي تسعين دائمًا إلى أن تكوني أفضل. المساءلة ليست شيئًا يرعبكي وأنت حركة دائمة التغير تعكسين كيف يتغير العالم والعمل الخيري في جهود المساواة مع مرور الوقت.
أتمنى أن تنمي دائمًا ، أن تفعلي ما هو أفضل ، وأن تغضبي دائمًا ، وأن تزأري دائمًا ، وأن تحبي دائمًا ،  أن تتحدثي بلغات مختلفة ، وأن تكوني دائمًا في السلطة.

 كل حبي ونوري وغضبي لكي ،

لينة

Snippet - CSW68 - AWID at CSW Post - ES

Snippet FEA ASOM (FR)

Association des Femmes Afro-Descendantes du Cauca du Nord

L'organisation communautaire des femmes noires dans le Cauca du Nord en Colombie remonte au passé colonial du pays, marqué par le racisme, le patriarcat et le capitalisme qui ont soutenu l'esclavage comme moyen d'exploiter les riches sols de la région. Ces organisatrices sont les héroïnes d'un vaste mouvement pour l'autonomie des personnes noires, luttant pour la gestion durable des forêts et des ressources naturelles de la région, vitales pour leur culture et leur subsistance.

Depuis 25 ans, la Asociación de Mujeres Afrodescendientes del Norte del Cauca (l’Association des Femmes Afro-Descendantes du Cauca du Nord, ASOM) se consacre à la promotion de l'organisation des femmes afro-colombiennes du Cauca du Nord.

L’association a été créée en 1997 en réponse aux violations continues des droits humains, à l'absence de politiques publiques, à la gestion inadéquate des ressources naturelles et au manque d'opportunités pour les femmes dans le territoire.

Elles ont forgé la lutte pour garantir les droits ethno-territoriaux, pour mettre fin aux violences contre les femmes et pour faire reconnaître le rôle des femmes dans la construction de la paix en Colombie.

Aïssata Kane

Aïssata Kane, también conocida afectuosamente como «Yaye Kadia»” [«Madre Kadia»], fue una feminista comprometida, durante toda su vida, con la defensa de los derechos de las mujeres africanas y, en especial, mauritanas.

En 1975 fue la primera mujer en ocupar el cargo de Ministra de Protección Familiar y Asuntos Sociales, puesto desde el cual Aïssata trabajó fervientemente para mejorar el estatus de las mujeres de su país.

Este trabajo incluyó el fomento de la educación de niñas y mujeres, la lucha contra la práctica de alimentación forzada de mujeres jóvenes, la incidencia para la inclusión de una legislación sobre derechos maritales, y la promoción de la creación de un cupo de representación femenino en el Parlamento.

«[Aïssata] materializaba todas sus pasiones con humildad, valentía y determinación. No quería molestar a nadie con su lucha en todos estos frentes simultáneos.» - Ball Halimata Dem, sobrina de Aïssata

Fundó la Unión Nacional de Mujeres de Mauritania (UNFM), creando y publicando con otras activistas Marienou, una revista dedicada a la emancipación de las mujeres mauritanas. Aïssata también dirigió varias organizaciones subregionales y locales, por ejemplo, como Presidenta de la Asociación Internacional de Mujeres Francófonas (AIFF) y, como firme ecologista, fue Presidenta de la Asociación para la Protección del Medio Ambiente de Mauritania (APEM).

En 2018, recibió el Premio a la Mujer Pionera, en honor a su trabajo para la promoción del estatus de las mujeres de Mauritania y como reconocimiento de su fuerte liderazgo y su sentido de la innovación.

Aïssata falleció el 10 de agosto de 2019.

Lettre d’amour aux mouvements féministes #7

Ma très chère communauté féministe,

Je suis ravie de te faire part d’un de mes rendez-vous les plus remarquables en tant que féministe en situation de handicap. C’était le 30 mai 2014. L’Organisation nationale des puissantes dames porteuses d’un handicap visuel (NOVEL) participait aux festivités de la Fashion Week 2014 des Philippines, au profit de notre campagne de plaidoyer pour les cannes blanches. Deux dames aveugles défilaient sur le podium pour promouvoir la canne blanche comme symbole de l’égalité des genres, de l’autonomisation, de l’inclusion totale et de la participation égale des femmes et des filles porteuses de handicap visuel au sein de la société.

J’étais extrêmement nerveuse au moment de leur passage devant la foule, en tant que porte-parole de notre projet auprès des productions Runway (j’avais douloureusement attendu cette approbation pendant une année entière), sachant qu’elles n’étaient pas des mannequins, elles avaient été nommées Madame Philippines Vision et la première dauphine 2013 de Madame Philippines sur Roues, Signe et Vision par Tahanang Walang Hagdanan, Inc. (« Maison sans marches »). Elles n’avaient pas pu participer à leur séance d’orientation et s’étaient entraînées la veille au soir sans pouvoir le faire avec des mannequins professionnelles. Avant que ne commence le spectacle, je les avais appelées pour booster leur confiance et prier ensemble que Dieu les guide. Lorsqu’elles ont quitté le podium, j’ai pris une grande respiration alors que les larmes coulaient sur mes joues. Je me sentais euphorique parce que nous y étions parvenues malgré toutes les difficultés! Notre message au monde disant que les femmes et les filles en situation de handicap visuel pouvaient marcher en toute dignité, liberté et indépendance sur la même base d’égalité que les autres, grâce à notre appareil d’aide – les cannes blanches –  qui était passé! On a parlé de nous sur les réseaux sociaux ainsi que sur les chaînes de télévision.

Love letter to feminist movements from Your dramatically cloaked jungle nymph.

Ma vie de féministe en situation de handicap a débutcé comme un moyen de réparer mon manque de confiance et de trouver une autre trajectoire de réussite pour ma vie après avoir survécu à une vicieuse attaque à l’acide en 2007, alors que j’attendais le véhicule qui devait me ramener chez moi depuis le bureau. Mes yeux ont été fortement touchés, au point où je suis devenue une femme malvoyante.

Ce progrès n’est pas sans coût, tout comme il n’est pas parfait. Les activistes féministes, les groupes et les activistes se retrouvent face aux difficultés typiques rencontrées dans les contextes conservateurs et affectés par des conflits. Mais l’impact du mouvement des jeunes féministes au Soudan mérite d’être encensé. Dépasser les obstacles internes des différences de culture, de religion et des conflits historiques est un défi en soi, que les jeunes féministes au Soudan semblent relever activement. La création d’écoles féministes au Darfour et dans le Kordofan révèle la trajectoire unique du travail des jeunes féministes au Soudan, dont nous pouvons tirer des enseignements.

Je n’avais jamais pensé que ma vie pourrait être aussi joyeuse et pleine de sens avant de rencontrer les femmes leaders du mouvement pour le genre et le handicap, qui n’ont cessé depuis d’exercer une influence positive sur moi. Leurs mots d’encouragement m’ont plu et sont devenus la musique la plus douce à mes oreilles. Mon cœur brisé bondit comme un oiseau qui prend son envol à chaque fois que je pense à elles et au féminisme qui m’a encouragée à contribuer pour que les choses changent pour nos sœurs en situation de handicap qui sont invisibles et pour celles qui continuent à être discriminées. Jusqu’à ce jour, je suis consumée par le désir d’être avec le mouvement. Je ne peux cacher mon excitation chaque fois que je soumets des propositions de projets à différentes parties prenantes pour l’autonomisation, le développement et la promotion de nos sœurs en situation de handicap. Ou à chaque fois que j’interviens dans des conversations locales, nationales et internationales pour faire entendre nos voix, même lorsque cela est à mes dépens.

De manière inattendue, j’ai été choisie pour représenter notre pays à l’assemblée générale de l’Union mondiale des aveugles (UMA) en 2012 en Thaïlande, bien que je venais d’arriver dans le mouvement en faveur du handicap. Cette même année, j’ai été la seule femme élue au comité de l’Union philippine des aveugles (UPA). J’ai eu envie de me rapprocher de nos sœurs ayant un handicap visuel et de les informer sur leurs droits et afin qu’elles connaissent les questions transversales. En 2013, nous avons officiellement lancé NOVEL pour soutenir l’autonomisation de nos sœurs en situation de handicap, constituer des coalitions de mouvements de plurihandicap et de mouvements de femmes et promouvoir le développement inclusif du genre du handicap.

Ma participation en tant que copersonne pour les ressources des femmes en situation de handicap dans notre soumission au rapport alternatif à la CEDAW en 2016 avec les groupes de femmes marginalisées, coordonné par Women’s Legal and Human Rights Bureau (WLB), m’a ouvert de nombreuses portes et également permis de travailler avec différentes organisations de femmes et de participer aux Journées internationales de l’inclusion de Berlin en 2017, aux côtés de trois leaders philippines en situation de handicap; journées au cours desquelles nous avons fait part de nos bonnes pratiques, et principalement de notre engagement auprès de mouvements des femmes d’autres pays.

Ma trajectoire en tant que féministe en situation de handicap a été une véritable montagne russe émotionnelle pour moi. J’en ai retiré beaucoup de joie et un sentiment de valeur lors du travail pour la promotion de nos sœurs en situation de handicap pour une participation totalement inclusive, égale et efficace dans la société, mais je me suis également sentie frustrée et en colère lorsque j’ai tout donné et que j’ai essuyé des remarques négatives. Malgré tout, c’est ce que je ressens parce que je suis amoureuse du mouvement.

Je vois mon avenir dans le travail en solidarité avec le mouvement afin de veiller à ce que nos sœurs, en situation de handicap ou non, puissent profiter de, et participer également et entièrement dans la société.

Plein d’amour,
Gina Rose P. Balanlay
Féministe en situation de handicap
Philippines

Snippet - Centers activists - EN

Centers activists’ voices and experiences to analyze how money moves and who it is reaching

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Snippet FEA Mano Cambiada (EN)

Two hands shaking - lighter skinned hand with a yellow shirt and darker skinned hand with a burgundy shirt. The words "Mano cambiada" are written over in cursive.

MANO CAMBIADA

("exchange hand") 

Term of the black communities of the Northern Cauca for the minga, the collective work based on solidarity and mutual support.

Cristina Bautista

« Si nous nous taisons, ils nous tuent, et si nous parlons [ils nous tuent] aussi. Alors parlons. »  -  Cristina Bautista, 2019

Cristina Bautista était membre de la communauté autochtone du peuple Nasa, qui vit dans la région nord du Cauca en Colombie. Elle participait à la résistance en tant que leader, défenseuse des droits fonciers, travailleuse sociale et gouverneure de la réserve autochtone Nasa de Tacueyó.

Défenseuse infatigable des droits du peuple Nasa, Cristina s’est exprimée haut et fort contre la violence à l’égard de sa communauté. Dans un discours devant les Nations Unies, elle appelait à protéger les vies des femmes autochtones et à les impliquer dans différents domaines de la vie. En 2017, Cristina était membre du Bureau des Nations Unies pour les droits humains des personnes autochtones. Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les populations autochtones lui a octroyé une subvention en 2019. 

« J’aimerais mettre en lumière la situation actuelle du peuple autochtone en Colombie, le meurtre de leaders autochtones, la répression de la contestation sociale. Au lieu d’aider, l’accord de paix a renforcé la guerre et l’exploitation de territoires sacrés en Colombie… Actuellement, nous travaillons en tant que femmes, dans presque toutes les nations autochtones, à un avenir meilleur pour nos familles. Je ne veux pas voir plus de femmes vivre dans ces conditions en milieu rural. Il nous faut des opportunités qui permettent aux femmes autochtones de participer à la vie politique, à l’économie, à la société et à la culture. J’acquiers une réelle force aujourd’hui, en voyant toutes ces femmes ici, et en voyant que je ne suis pas seule. » - Cristina Bautista, 2019

Cristina a été assassinée le 29 octobre 2019, ainsi que quatre autres membres de la garde autochtone désarmée, dans une attaque potentiellement menée par des membres de « Dagoberto Ramos », un groupe dissident FARC.  

D’après Global Witness, « le nombre d’assassinats de leaders communautaires et sociaux·les a terriblement augmenté en Colombie au cours de ces dernières années ». 

« La communauté nasa a prévenu à maintes reprises les autorités au sujet des menaces qui pèsent sur leur sécurité. Malgré les efforts déployés par les gouvernements colombiens successifs, les peuples autochtones continuent de faire face à d'importants risques, surtout les dirigeants communautaires ou religieux comme Cristina Bautista.» - Point presse des Nations Unies, 1er novembre 2019

Visionnez le discours de Cristina Bautista d’août 2019 où elle dénonce de précédents assassinats de membres de la garde autochtone (en espagnol)

Love letter to Feminist Movements #9

The body is a powerful entity. As women, our bodies are controlled, oppressed and policed from the womb. The way we look, move, dress, walk, speak, gesture, laugh. I often wondered at what drives patriarchal fears around the power of female bodies. Where I come from sex work and sex workers were whispered of with simultaneous contempt, disgust, fascination, pity and condemnation.

Where I come from sex work and sex workers were whispered of with simultaneous contempt, disgust, fascination, pity and condemnation.

Love letter to feminist movements from Khin Khin.

I first encountered sex work and sex workers at age 22. Simple conversations, sitting in circles, chatting over coffee and tea, we explored each other’s lives, experiences, thoughts and feelings.

For sex workers, sex work was the most worthwhile choice out of all other options to pay bills, to support family, to have more flexible working hours, to have sex. Just as I chose my job as the most worthwhile, to pay bills, to support family, to have more flexible working hours. 

These individuals, women and men, taught me that I made my own decisions about my body… where I focus its life and energy, whether I use it for pleasure or pain, whether I trade it in or give it freely, and how I want to feel about my body. The awareness was as exciting as it was empowering.

Crear | Résister | Transform: a festival for feminist movements – 2021… you accompanied me through a series of life-changing moments (!!!) 
We call these ‘events,’ though in truth, to me, your feminist learning spaces are, where I take a little of what’s inside me, a little of what your speakers say and some from the discussions to go deeper into our understanding.

Sharing… Partaking… Immersing…
in strength, in vulnerability, in pleasure.

Simply being the transformative feminist that I am, without pretentions, without misgivings… 

Welcoming the transformative feminist that I have always been, without even knowing the term or acknowledging it in such a manner or in such terms… 

Finding home for the fiercely transformative feminist living within me… 

Despite the anger, rage and frustration of not being treated as equals and being treated with ‘less __ than,’ 

I did not always consider myself a feminist nor did I recognise myself within the feminist movement or discourse… Truly, I appreciate doors being held open, chairs being pulled out to be seated, acknowledgement as a woman, of my femininity.

At times I dismissed the patriarchy with annoyance, at times, I responded with frustration and anger but I did not address it… I did not notice its sinister, insidious toxicity… I was privileged enough to be able to work through it, to survive it, to overcome it, to excel in spite of it… I did not question enough, challenge enough, push my boundaries enough… I did not do enough…
connecting with sex workers, exploring sexuality, and the women for peace and security...

Until I became fully aware and understood the implications of both privilege and oppression that was intersectional.

Until I realised what it meant to fight for gender justice and not simply ‘equality for all.’

Practitioner and facilitator no longer, I am a transformative feminist practitioner and facilitator.
Being a feminist means that I will act 

  • – through my daily activities: the way I live, the work that I do, the processes that I am invited to lead, the workshops and lectures that I am invited to give – 
  • to push back against patriarchal toxicity, to dismantle patriarchal structures and systems, 
  • to work to decolonise values, beliefs, thoughts, to smash the myths of gender norms and expectations, 
  • to address power imbalances imposed by patriarchal beliefs and socialisation, 
  • to foster relationships built on inclusion, holism, equity, care, reciprocity, accountability and justice, 
  • to stand and act in solidarity in the frontlines of the fight towards inclusion, equity and justice.

Plunging into uncertain, fragile, complex (and possibly quite violent) future…

  • I want to discover myself and be myself more intimately, authentically and deeply through the movement… 
  • I want to be more actively involved in and interconnected through this love relationship. 

I am deeply grateful for you and I promise to remain fierce in addressing and redressing problematic issues around gender, race, ethnicity, social class, sexual orientation and ability, and remain present and faithful to the struggle for inclusion, equity and justice.

Khin Khin