Guatemala - Rural Women Diversify Incomes and Build Resilience
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Domaines prioritaires
Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.
La construction d’économies féministes a pour objet de créer un monde où l’air est respirable et l’eau buvable, où le travail est significatif et où nous bénéficions de soins pour nos communautés et nous-mêmes, où chacun-e peut jouir de son autonomie économique, sexuelle et politique.
Dans ce monde où nous vivons aujourd’hui, l’économie continue de s’appuyer sur le travail de soins non rémunéré et sous-évalué des femmes au service des autres. La poursuite de la “croissance” ne fait que développer l’extractivisme--un modèle de développement fondé sur l’extraction et l’exploitation massives des ressources naturelles, qui continue de détruire les populations et la planète tandis qu’elle concentre les richesses entre les mains des élites mondiales. Parallèlement, l’accès aux soins de santé, l’éducation, les salaires décents et la sécurité sociale sont réservés à une poignée de privilégiés. Ce modèle économique repose sur la suprématie blanche, le colonialisme et le patriarcat.
En adoptant la seule « approche pour l’autonomisation économiques des femmes», on ne fait guère qu’intégrer davantage les femmes dans ce système. Cela peut constituer un moyen temporaire de survie. Nous devons semer les graines d’un nouveau monde possible pendant que nous abattons les murs du monde existant.
Nous croyons en la capacité des mouvements féministes à créer de vastes alliances entre mouvements qui leur permettent d’oeuvrer pour le changement. En multipliant les propositions et visions féministes, nous cherchons à construire les nouveaux paradigmes d’économies plus justes.
Notre approche doit être interconnectée et intersectionnelle, car nous ne pourrons jouir d’aucune autonomie sexuelle et corporelle tant que chacun·e d’entre nous ne jouira pas de ses droits économique ni d’une autonomie financière. Nous voulons travailler avec celles et ceux qui s’opposent à la montée mondiale de la droite conservatrice et des fondamentalismes religieux et la contrent, car tant que nous n’aurons pas ébranlé les fondements même du système actuel, aucune économie ne saura être juste.
Nos Actions
Notre travail conteste le système de l’intérieur et met en évidence ses injustices fondamentales.
Promouvoir des programmes féministes : Nous nous opposons au pouvoir des entreprises et à l’impunité concernant les violations des droits humains en travaillant avec des allié-e-s afin de nous assurer que les perspectives féministes, relatives aux droit des femmes et à la justice de genre sont intégrées dans les espaces politiques. A titre d’exemple, vous pouvez vous informer sur le futur instrument juridiquement contraignant concernant “les sociétés transnationales et autres entreprises en matière de droits humains” au Conseil des droits humains des Nations Unies.
Mobiliser des actions solidaires : Nous oeuvrons à renforcer les liens qui existent entre les mouvements féministes et les mouvements en faveur de la justice fiscale, y compris à réclamer les ressources publiques perdues à cause de flux financiers illicites afin de garantir une justice de genre et sociale.
Enrichir nos connaissances : Nous fournissons aux Défenseuses des droits humains (WHRD) des informations stratégiques qui s’avèrent vitales dans la lutte contre le pouvoir des entreprises et l’extractivisme. Nous contribuerons à développer une base de connaissances autour du financement local et mondial et les mécanismes d’investissements qui alimentent l’extractivisme.
Créer et élargir les alternatives : Nous participons et mobilisons nos membres et nos mouvements à envisager des économies féministes et à partager nos savoirs, nos pratiques et nos programmes féministes en faveur d’une justice économique.
« La révolution corporative s’effondrera si nous refusons d’acheter ce qu’ils nous vendent: leurs idées, leurs versions de l’histoire, leurs guerres, leurs armes, leur notion d’inéluctabilité. Un autre monde est non seulement possible, mais il est aussi déjà en bonne voie. Quand tout est tranquille, je peux l’entendre respirer. » Arundhati Roy, War Talk.
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Publications
Lisez nos recherches sur le financement, sur les défenseuses des droits humains, sur la création de mouvements, sur les fondamentalismes, la justice économique et beaucoup plus
Dans le monde entier, les femmes défenseuses des droits humains défendent leurs terres, leurs moyens de subsistance et leurs communautés contre le pouvoir des entreprises et des industries extractives. Elles se mobilisent et défient de puissants intérêts économiques et politiques qui motivent la spoliation de terres, le déplacement de communautés, la perte des moyens de subsistance et la dégradation de l'environnement.
Pourquoi résister à des industries extractives?
L’extractivisme est un modèle économique et politique de développement qui œuvre à la marchandisation de la nature et privilégie le profit au détriment des droits humains et de l'environnement. Enraciné dans l'histoire coloniale, il creuse les inégalités sociales et économiques au niveau local et mondial. Le plus souvent, les femmes rurales, noires ou autochtones sont les plus touchées par l’extractivisme et sont largement exclues des espaces de prise de décision en la matière. Les femmes se mobilisent pour défier ces forces patriarcales et néocoloniales et défendre les droits, les terres, les personnes et la nature.
Les principaux risques et les violences basées sur le genre
Les femmes qui s’opposent aux industries extractives vivent une série de risques, de menaces et de violations de leurs droits comme la criminalisation, la stigmatisation, la violence et l'intimidation. Leurs histoires révèlent des aspects évidents de violences sexuelles et basées sur le genre. Parmi les auteurs de ces abus se trouvent les autorités locales et fédérales, les entreprises, la police, les militaires, les forces de sécurité paramilitaires et privées, et parfois mêmes leurs propres communautés.
Agir ensemble
L'AWID et la Coalition internationale des femmes défenseures des droits humains (WHRDIC) ont le plaisir d'annoncer la sortie de leur publication « Les défenseuses des droits humains résistent à l’extractivisme et aux pouvoir des entreprises », un rapport basé sur un projet de recherche transrégional qui relate les expériences vécues par des défenseuses en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.
Nous encourageons les activistes, les membres de mouvements sociaux, la société civile, les donateurs et les décideurs à lire et à faire usage des documents suivants pour leur travail de plaidoyer, comme outil pédagogique et comme source d’inspiration :
Dites-nous comment vous utilisez la boîte à outils sur les défenseur-e-s des droits humains qui résistent à l'extractivisme et aux pouvoir des entreprises.
◾️ Comment ces ressources peuvent-elles soutenir votre activisme et votre plaidoyer ?
◾️ De quelles informations ou connaissances supplémentaires avez-vous besoin pour utiliser au mieux ces ressources ?
C’est avec gratitude que l’AWID reconnaît les contributions précieuses de chaque défenseur-e des droits humains qui a participé à ce projet. Cette recherche a été rendue possible grâce à votre volonté à partager vos expériences. Votre courage, créativité et résilience est une source d’inspiration pour nous toutes et tous. Merci !
« Surmonter l'adversité et guérir de la douleur » - Iniobong Usanga
Iniobong, membre de l’AWID depuis janvier 2015, est citoyenne irlandaise et d’origine nigérienne. En 2001, elle est arrivée en Irlande après avoir été forcée de quitter le Nigéria suite à des violences domestiques, sexuelles et reproductives.
« Je pense que personne ne mérite d’être l’esclave de quelqu’un. Cela ne devrait arriver à personne. » dit-elle.
Au début, son arrivée en Irlande, comme demandeuse d’asile et fille mère, a été très difficile : « les gens vous jugent sans vraiment connaître votre situation », commente-t-elle. A force de détermination, Iniobong a achevé ses études secondaires et a occupé de nombreux postes rémunérés et bénévoles.
Pendant des années, Iniobong a gardé toute cette histoire d’abus et de départ forcé pour elle. Par crainte des réactions de sa famille et aussi parce qu’elle ne voulait pas qu’on la juge, qu’on la plaigne ou lui mette une étiquette. En 2014, Iniobong a choisi de rompre la loi du silence, pour elle, et aussi « pour toutes celles et ceux qui endurent ce qu’elle a vécu, pour les survivant-e-s, pour les personnes qui n’ont plus d’espoir et celles qui veulent prendre un nouveau départ.»
« Je suis reconnaissante d’avoir une voix et de pouvoir m’exprimer librement. »
Iniobong fait aussi entendre sa voix pour militer pour les droits des femmes et des enfants qui subissent eux-mêmes différentes formes de violence. Avec l’aide de quelques ami-e-s, elle a fondé “Amour et attention aux gens du monde entier” (Love and Care for People Worldwide), une organisation non-gouvernementale qui aide les femmes, les enfants et les jeunes ayant subi des abus, et souffrant de pauvreté et d’autres formes d’exclusion sociale. “Je voulais apporter de l’espoir aux gens et leur faire savoir que nous soutiendrons leur détermination.” L’organisation propose différentes activités qui permettent de renforcer la confiance en soi des enfants et des femmes, de les éduquer et de développer leurs compétences professionnelles.
« Je ne pourrais jamais brader mon bonheur. C’est mon bonheur. Je continuerai de vivre pour moi-même et non pour satisfaire les autres. »
Ecoutez Iniobong raconter son histoire avec ses propres mots (en anglais)
"Overcoming adversity and healing the pain" - Iniobong Usanga
Iniobong, an AWID member since January 2015, is an Irish citizen with Nigerian roots. In 2001, she migrated to Ireland because she was forced to leave Nigeria after experiencing domestic, sexual and reproductive abuse.
“I don’t think anyone should be put in that situation where they are a slave to someone…. It shouldn’t happen to anyone”, she says.
Her arrival to Ireland as an asylum seeker and a single mother was extremely difficult at the beginning.
“People judge you even without knowing your situation”, she says. But due to her determination, Iniobong completed post-secondary education and has since worked in different paid and voluntary positions.
For years Iniobong kept her experience of abuse and forced migration to herself. She feared her family’s reactions and did not want to be judged, pitied or labelled.
In 2014, Iniobong chose to break her silence.
She spoke out for herself but also “for people who are currently experiencing what I had gone through, for survivors, for those who have given up hope and those who want to make a fresh start.”
“I am grateful because I have a voice and I can use it freely.”
Iniobong also uses her voice to advocate for the rights of women and children who are facing different kinds of violence.
With the help of some friends, she founded Love and Care for People Worldwide, a non-governmental organisation that supports women, children and youth affected by abuse, poverty and other forms of social exclusion. “I wanted to offer people hope and make them know their determination combined with some support.” The organisation offers diverse activities to help strengthen children’s and women’s self-confidence, learning and vocational skills.
“I would not sell my happiness for anyone. I have to be happy for me. And not continue living my life to please every other person but me.”
"Superando la adversidad y sanando el dolor" - Iniobong Usanga
Iniobong es una ciudadana irlandesa con raíces nigerianas, que forma parte de AWID desde enero de 2015. Llegó a Irlanda en 2001 tras ser obligada a abandonar Nigeria por sufrir violencia doméstica, sexual y reproductiva.
“Nada justifica que una persona sea puesta en la situación de ser esclava de otra. Es algo que no debería sucederle a nadie, declara.
Su llegada a Irlanda como solicitante de asilo y madre soltera fue muy difícil al principio. Las personas te juzgan incluso sin conocer tu situación, afirma. Con determinación, Iniobong completó sus estudios superiores y ha realizado numerosos trabajos, tanto remunerados como voluntarios.
Durante varios años, guardó silencio sobre sus experiencias de abuso y migración forzada. Sentía temor de la reacción de su familia y no quería ser juzgada, etiquetada o que sintieran lástima por ella. En 2014, Iniobong decidió romper el silencio, lo hizo por ella misma, pero también por aquellas personas que ahora están sufriendo lo que yo sufrí, por las supervivientes, por quienes han perdido la esperanza y por quienes desean comenzar de nuevo.
“Agradezco tener voz y poder usarla con libertad."
Iniobong también usa su voz para defender los derechos de aquellas mujeres, niñas y niños que están viviendo algún tipo de violencia. Con la ayuda de algunas amistades, fundó Love and Care for People Worldwide (Amor y protección para las personas de todo el mundo), una organización no gubernamental que apoya a las mujeres, niñas y niños afectados por el abuso, la pobreza y otras formas de exclusión social. Quería dar esperanzas a la gente, que conocieran su valor y que tuvieran cierto apoyo. La organización ofrece distintas actividades para ayudar a fortalecer la confianza de las mujeres, las niñas y niños, sus habilidades para aprender y sus destrezas vocacionales.
“No vendería mi felicidad por nadie. Es por mí que debo ser feliz y no dejar de vivir mi vida por complacer a nadie que no sea yo.”
Escuche la historia de Iniobong con sus propias palabras. (en inglés)
En Irlande, le « silence est rompu » : La Campagne pour le droit à l’avortement
Abortion Rights Campaign (ARC – Campagne pour le droit à l’avortement) – qui milite pour que l’avortement devienne gratuit, sûr et légal en Irlande – est membre de l’AWID depuis le mois de mai 2015. Cette organisation de base, non hiérarchique et entièrement composée de bénévoles mène son action en faveur de l’avortement en toute indépendance.
Elle collabore avec de nombreux groupes de défense de la justice sociale, des droits humains et de l’égalité de genre qui, tous, travaillent sur des thèmes liés à l’incapacité de l’Irlande à garantir pleinement la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR) des femmes, notamment depuis l’adoption en 1983 du 8e amendement de la Constitution irlandaise. L’ARC n’existe que depuis janvier 2013, mais elle collabore déjà activement avec plus de 15 organisations basées dans toute l’Irlande ou d’envergure internationale, parmi lesquelles des conseils de femmes, des groupes de défense des droits des personnes transgenres, des migrant-e-s, des gens du voyage mais aussi des organisations régionales / rurales.
Marcher pour le droit de choisir
Dans le cadre de la Journée mondiale d’action pour l’accès à l’avortement sûr et légal, l’ARC a organisé sa 4e Marche annuelle pour l’avortement (site en anglais) le 26 septembre. Cette marche est une partie intégrante de la mission de l’ARC, une mission qui consiste d’une part à lutter pour que les femmes puissent avorter légalement, gratuitement et en toute sécurité et, d’autre part, à remettre en cause le contexte restrictif, stigmatisant et patriarcal dans lequel la SDSR est mise en œuvre en Irlande.
Selon Cathie Doherty, l’une des co-organisatrices de l’ARC, « l’Irlande aspire actuellement à un vrai changement, contrairement à ce que prétendent le ministre de la Santé et le Premier ministre. Nous devons cesser de prétendre que les femmes irlandaises ne vont pas à l’étranger pour avorter. Cette hypocrisie contraint les femmes qui ne peuvent pas adopter cette solution à mener à leur terme des grossesses non désirées ou à importer illégalement des pilules abortives. Nous pouvons faire évoluer l’Irlande. Nous pouvons également vivre dans une société qui nous traite comme les êtres humains estimables que nous sommes.»
Prendre la parole pour rompre le silence et mettre fin à la stigmatisation
L’ARC collabore étroitement avec de nombreuses femmes qui ont avorté, et ce dans le but de faire connaître leur histoire. Elle met à leur disposition un espace sûr au sein duquel elles peuvent parler et être écoutées. Des séances de prise de parole (« Speak-out ») ont été organisées en 2013 puis en 2014, dans le but d’offrir à ces femmes la possibilité de parler de l’avortement ou des soins de médecine procréative dont elles ont pu bénéficier à l’étranger ou, illégalement, en Irlande.
Certaines des participantes ont confié leur témoignage à des journalistes. L’écrivaine et comédienne Tara Flynn a récemment évoqué sa propre expérience dans un article de l’Irish Times (site en anglais). Elle a notamment affirmé qu’elle participerait à la Marche pour le droit de choisir, poursuivant en ces termes : « il est temps de reconnaître le vécu réel de toutes ces femmes – que nous connaissons – et d’admettre les faits tels qu’ils sont : des centaines de milliers de femmes ont été contraintes de prendre des risques ou d’aller à l’étranger pour recevoir les soins de santé dont elles avaient besoin. Le silence ne nous a mené à rien. Il est temps de parler. »
Mettre à bas les mythes grâce aux médias sociaux
L’ARC considère les médias sociaux comme une plateforme efficace pour mener son action et mettre en lumière les questions relatives à l’autonomie corporelle, un sujet que les médias traditionnels n’abordent généralement pas.
« Pour atteindre le public le plus large possible, nous [l’ARC] nous efforçons d’intégrer l’utilisation des nouveaux médias et des nouvelles technologies à tous les niveaux de notre travail de plaidoyer. »
En préparation de la Journée internationale des femmes 2014, l’ARC a mené la campagne « 8 days, 8 myths » (« 8 jours, 8 mythes »), dans le but de saper les fondements de la stigmatisation et des préjugés dont sont victimes les femmes qui avortent.
Présentation de la 4e Marche annuelle pour le droit de choisir (en anglais)
The Abortion Rights Campaign "Breaking the Silence" in Ireland
The Abortion Rights Campaign (ARC) - advocating for free, safe, and legal abortion in Ireland - has been an AWID member since May 2015. It is a grassroots, non-hierarchical, all-volunteer organization and is autonomous in its pro-choice activism.
ARC partners with numerous social justice, human rights and gender equality groups working on issues that intersect with and are impacted by Ireland’s failure to support full sexual and reproductive health and rights (SRHRs) for women since the 1983 8th Amendment of the Irish Constitution.
Although ARC only formed in January 2013, it currently actively partners with over 15 organizations throughout Ireland and internationally including the women’s councils, transgender, immigrant, traveler and regional/rural groups.
The march is part of ARC’s wider mission to secure access to free, safe, and legal abortion, while challenging the restrictive, stigmatized, and patriarchal environment surrounding SRHRs in Ireland.
Cathie Doherty, one of the co-conveners of ARC tells us, “There is an appetite in Ireland for real change, contrary to the statement from the Minister for Health and the Taoiseach. We need to end the hypocrisy of travel and the hypocrisy which forces women who cannot travel to carry pregnancies or to break the law by importing the abortion pill. We can change Ireland. We can have a society which treats us as the valuable human beings that we are.”
ARC works closely with women who have had abortions to tell their stories. They create a safe space where women can speak and be listened to. Ireland’s ‘Speak-Out’ organized in 2013 and again in 2014 gave a platform to women to talk about their abortions and reproductive health experiences abroad or illegally in Ireland. Some women have shared their stories with the press.
The Comedian and writer Tara Flynn recently spoke publicly about her experience in the Irish Times and said about the March for Choice that she will also MC for, “It’s time to acknowledge real women’s stories – women we all know – and actual facts: hundreds of thousands of women have had to travel and will continue to travel for healthcare they need, or put themselves at risk. Silence has got us nowhere. It’s time to talk.”
Dismantling Myths Through Social Media
For ARC, social media is an effective platform to campaign for and highlight bodily autonomy issues which often more traditional media fail to engage with.
“We strive to incorporate the use of new media and technologies into all of our advocacy work, with the aim of engaging as wide an audience as possible,” ARC said.
Ahead of International Women's Day in 2014, ARC ran the '8 days, 8 myths' campaign, dismantling the stigma and falsehoods surrounding abortion.
La Campaña por el Derecho al Aborto «Rompiendo el Silencio» en Irlanda
Abortion Rights Campaign [Campaña por el Derecho al Aborto, ARC] — que aboga por el aborto libre, seguro y legal en Irlanda — se afilió a AWID en mayo de 2015. Se trata de una organización de base, no jerárquica y formada por personal voluntario, que actúa de forma autónoma en su activismo por el derecho a decidir.
ARC trabaja en conjunto con numerosos grupos de justicia social, derechos humanos e igualdad de género en temáticas relacionadas entre sí y que se ven afectadas por el hecho de que desde 1983, cuando se aprobó la octava enmienda a la Constitución irlandesa, el país no ha brindado un apoyo pleno a la salud y los derechos sexuales y reproductivos de las mujeres.
Aunque la ARC se creó recién en enero de 2013, ya trabaja activamente con más de 15 organizaciones de toda Irlanda y también a nivel internacional, entre las que se cuentan Consejos de Mujeres y grupos trans*, de inmigrantes, de simpatizantes, regionales y rurales.
Marcha por el Derecho a Decidir
En el marco del Día de Acción Global por un Aborto Legal, Seguro y Gratuito, la ARC organizó su Cuarta Marcha Mundial por el Derechoa Decidir, el 26 de septiembre de 2015. La marcha es parte de la misión de ARC que incluye tanto garantizar el acceso al aborto libre, seguro y legal, como cuestionar el ambiente restrictivo, estigmatizado y patriarcal que rodea a la salud y los derechos sexuales y reproductivos en Irlanda.
Cathie Doherty, una de los co-convocantes de ARC afirma: «En Irlanda hay ganas de que se produzca un cambio real, en contra de lo que sostienen el Ministro de Sanidad y del Primer Ministro. Tenemos que acabar con la hipocresía de los viajes al exterior, que obliga a las mujeres que no pueden viajar a continuar con sus embarazos o a incumplir la ley importando píldoras para abortar. Podemos cambiar Irlanda. Podemos tener una sociedad que nos trate como seres humanos valiosos, que lo somos».
«Alza la voz» – Romper el silencio y acabar con el estigma
La ARC trabaja en estrecha colaboración con las mujeres que han abortado para que cuenten sus historias, creando un espacio seguro donde las mujeres pueden hablar y ser escuchadas. La acción «Speak Out» [Alza la voz] organizada en 2013 y nuevamente en 2014 facilitó una plataforma a las mujeres para que pudieran hablar sobre sus experiencias de abortos y atención a la salud reproductiva en el extranjero o ilegalmente en Irlanda.
Algunas mujeres compartieron sus historias con la prensa. La actriz y escritora Tara Flynn habló recientemente en público sobre su experiencia a través del periódico The Irish Times, en declaraciones sobre la Marcha por el Derecho a Decidir en la que se dispone a participar: «Es hora de admitir las historias de las mujeres reales — las mujeres que todo el mundo conoce — y los hechos concretos: cientos de miles de mujeres han tenido que viajar y continuarán viajando para obtener la atención médica que necesitan, o han puesto en riesgo su vida. El silencio no nos ha llevado a ninguna parte. Es hora de alzar la voz".
Desmontando mitos a través de las redes sociales
Para la campaña ARC, las redes sociales son una plataforma eficaz para hacer campaña y poner de relieve cuestiones que tienen que ver con la autonomía corporal, de las que no se ocupan los medios de comunicación más tradicionales.
«Nos esforzamos por incorporar el uso de los nuevos medios y las tecnologías en todo nuestro trabajo de incidencia, con el objetivo de involucrar a un público lo más amplio posible», afirmó una portavoz de la ARC.
En 2014, en la semana previa al Día Internacional de las Mujeres, ARC organizó la campaña «8 días, 8 mitos», para acabar con el estigma y las mentiras que rodean al aborto.
Cuarta Marcha Anual por el Derecho a Decidir (en inglés)
Des défenseuses courageuses dans l’univers des médias
Ces 21 Défenseuses des Droits humains (WHRDs) ont travaillé en tant que journalistes ou plus généralement dans le domaine des médias au Mexique, en Colombie, aux Îles Fidji, en Lybie, au Népal, aux États-Unis, au Nicaragua, aux Philippines, en Russie, en Allemagne, en France, en Afghanistan et au Royaume-Uni. 17 d'entre elles ont été assassinées et les causes de la mort de l’une d’elles restent obscures. Pour cette Journée mondiale de la liberté de la presse, joignez-vous à nous pour commémorer la vie et le travail de ces femmes. Faites circuler ces portraits auprès de vos collègues, vos ami-e-s et dans vos réseaux. Partagez-les en utilisant les mots-clés #WPFD2016 et #WHRDs.
2025 a été l’année où nombre des tempêtes que nous redoutions depuis longtemps se sont abattues simultanément : avalanche de coupes budgétaires, intensification de la militarisation et de l’autoritarisme, montée de la violence aux frontières et aggravation des crises climatiques.
Nous nous sommes alors demandé de quoi les mouvements féministes auraient besoin, non seulement pour survivre, mais aussi pour renforcer notre pouvoir collectif et façonner notre avenir. Cette question a guidé notre travail autour de trois piliers : infrastructures, leadership et durabilité.
Ce travail consiste aussi à réinventer ce que signifie, pour nous à l’AWID, être une organisation mondiale, cultiver la solidarité et le sentiment d’appartenance au-delà des frontières, soutenir les mouvements et mobiliser l’action. Plus que jamais, l’heure est au courage, à l’expérimentation et à l’imagination collective.
Préparez vos données en vue de l’analyse
1. Nettoyez vos données
2. Codifiez les réponses aux questions ouvertes
3. Supprimez les données inutiles
4. Assurez la sécurité
Déterminez tout d’abord quel est le meilleur moyen d’atteindre la population cible de votre sondage.
Par exemple, si vous souhaitez vous concentrer sur les organisations qui travaillent auprès des femmes autochtones, connaissez-vous les réseaux clés ? Êtes-vous en contact avec eux? Qui pourraient vous présenter à ces organisations ou vous suggérer des moyens de les atteindre ?
Déterminez si votre population cible peut être facilement être jointe par un sondage en ligne, si vous devez plutôt distribuer un sondage sur papier ou avoir recours à ces deux méthodes à la fois. Cette décision est très importante pour garantir l’accessibilité et la nature inclusive de votre sondage.
Préparez-vous à l’avance ! Avant de l’annoncer, dressez une liste des espaces en ligne où vous pourrez faire la promotion de votre sondage.
Si vous distribuez une version papier, dressez une liste des activités, espaces et méthodes en vue de la distribution et de la collecte des résultats.
Planifiez votre calendrier à l’avance, afin d’éviter de faire démarrer votre sondage pendant les périodes de fêtes importantes ou de longues vacances.
Facilitez la tâche des personnes qui vous conseillent et des partenaires qui veulent faire la promotion de votre sondage : offrez-leur des messages et des courriels que vous aurez rédigés pour Twitter et Facebook, qu’ils peuvent copier et coller.
2. Lancement
Envoyez l’hyperlien menant au sondage par courriel en utilisant les bases de données des adresses courriels de votre organisation.
Annoncez-la sur les réseaux sociaux que votre organisation utilise. Comme pour vos bulletins, vous pouvez annoncer régulièrement le sondage pendant sa période d’ouverture.
Si votre organisation accueille des activités qui touchent les membres de votre population cible, c’est l’endroit idéal pour faire la promotion de votre projet et pour distribuer la version papier de votre sondage, le cas échéant.
Invitez les personnes qui vous conseillent à promouvoir votre sondage par le truchement de leurs listes d’adresses électroniques et demandez-leur de vous mettre en copie leurs échanges pour vous informer de leurs messages promotionnels. N’oubliez pas d’envoyer des rappels de suivi si elles ont accepté de divulguer le sondage.
Approchez les bailleurs de fonds afin qu’ils partagent votre sondage avec leurs bénéficiaires. Il est de leur intérêt que leurs groupes répondent à un sondage qui vise à améliorer leur propre travail sur le terrain.
3. Pendant le lancement
Faites en sorte que le sondage soit ouverte pendant au moins quatre semaines de sorte que tout le monde ait le temps d’y répondre et que vous ayez le temps d’en faire la promotion.
Envoyez des rappels en utilisant vos propres bases de données d’adresses électroniques, et celles de vos partenaires, en demandant aux gens de participer au sondage. Pour éviter d’agacer les gens en leur envoyant trop de courriels, nous recommandons d’adresser deux courriels de rappel supplémentaires : un à la moitié du projet et l’autre une semaine avant la fin du sondage.
Lors de vos démarches de promotion, n’oubliez pas de préciser que vous ne recueillez qu’une réponse par organisation. Cela vous permettra de nettoyer vos données plus facilement lorsque vous vous préparerez à les analyser.
Réservez une semaine supplémentaire ! Lorsque vous en êtes à la moitié du temps alloué à votre sondage, vérifiez l’ensemble de vos données. Où en êtes-vous actuellement ? Procédez à un décompte initial pour voir combien de groupes ont répondu, dans quelle zone, etc. ? Si vous constatez des lacunes, efforcez-vous d’atteindre ces populations en particulier. De plus, examinez l’option de prolonger votre sondage d’une semaine. Si vous le faites, indiquez-le dans l’un de vos courriels de rappel, en informant les personnes qu’elles ont plus de temps pour remplir le sondage. Il arrive fréquemment que plusieurs réponses arrivent pendant la dernière semaine ou encore après le délai supplémentaire.
Si vous prévoyez de recueillir des données issues des demandes soumises aux institutions d’octroi de subventions, ce moment est opportun pour communiquer avec elles.
Lorsque vous recueillez ces données, réfléchissez aux types de demandes de subventions que vous souhaitez examiner. Votre cadre de recherche vous orientera sur cette question.
De plus, il n’est peut-être pas nécessaire de revoir chaque demande soumise à l’organisation. Il sera plus utile et efficace de ne passer en revue que les demandes admissibles (qu’elles aient ou non été financées).
Par ailleurs, vous pouvez aussi demander aux institutions d’octroi de subventions de partager leurs données avec vous.
Votre sondage est terminée et vous avez une mine de renseignements ! Vous devez maintenant faire en sorte que vos données soient les plus exactes possibles.
Selon la taille de votre échantillon et la quantité de sondages remplis, cette étape peut être longue. Ce processus sera accéléré et gagnera en précision si vous disposez d’une bonne réserve de personnel qui a le souci du détail.
Vous aurez peut-être recueilli, en plus de vos sondages, des données issues des demandes soumises aux institutions d’octroi de subventions. Utilisez les mêmes étapes pour traiter ces données. Ne vous découragez pas si vous ne pouvez comparer les deux ensembles de données ! Les bailleurs de fonds recueillent des renseignements différents de ceux que vous aurez obtenus de vos sondages. Dans le rapport final et les produits de votre recherche, vous pouvez analyser et présenter les ensembles de données de manière distincte (données issues des sondages et des institutions d’octroi de subventions).
1. Nettoyez vos données
Évitez et supprimez les doubles emplois : s’il y a plus d’un sondage rempli pour une même organisation, contactez-la et déterminez lequel est le plus exact.
Supprimez les réponses inacceptables : passez en revue chaque sondage rempli et retirez les réponses qui ne répondent pas adéquatement à la question. Remplacez cette réponse par « nulle », en l’excluant ainsi de votre analyse.
Formatez les données numériques de façon systématique : par exemple, vous pouvez retirer les virgules, les décimales et les symboles du dollar des réponses numériques. Il se pourrait que vous ayez à convertir les données financières en différentes devises.
2. Codifiez les réponses aux questions ouvertes
Il existe deux types de questions ouvertes qui exigent une codification.
Questions appelant des réponses ouvertes
Pour ces questions, vous devrez codifier les réponses afin de cerner les tendances.
Vous aurez à affronter les difficultés suivantes :
Les gens n’emploieront pas exactement les mêmes mots pour décrire des réponses semblables.
Les sondages proposant des versions en plusieurs langues devront être traduites, puis codifiées.
Les compétences du personnel chargé d’examiner et de codifier les réponses ouvertes.
Si vous avez recours à plus d’une personne pour examiner et codifier, vous devrez vous assurer que la codification est systématique. Voilà pourquoi nous recommandons de limiter les questions ouvertes et d’être le plus précis possible si vous posez ce type de questions.
Par exemple, si vous posez cette question ouverte : « Quelles difficultés spécifiques avez-vous rencontrées cette année en matière de levée de fonds ? ».
Les réponses pourraient être : « le manque de ressources humaines » ou « pas assez de personnel ». Ces réponses peuvent être regroupées et codifiées sous une même catégories « manque de personnel ». Ceci vous permettra d’obtenir le nombre de personnes qui ont répondu de manière semblable.
Questions appelant des réponses fermées
Si vous avez proposé aux personnes répondantes de préciser leurs réponses, vous devrez procéder au « surcodage » de ces réponses.
Pour certaines questions du sondage, vous aurez peut-être proposé l’option « autre ». Lorsque cette option est offerte, on l’accompagne fréquemment d’une zone de texte où les personnes peuvent préciser leurs réponses.
Différentes méthodes de « surcodage » :
Convertir les réponses ouvertes en catégories pertinentes qui existent déjà (ce que l’on appelle le « surcodage »). À titre d’exemple, si votre sondage demande « Quelle est votre couleur favorite ? » et que vous proposez les options « bleu », « vert » et « autre ». Certaines personnes pourraient choisir « autre » et écrire dans la zone de texte « ma couleur favorite est celle du ciel ». Vous procéderiez donc au « surcodage » de cette réponse en la plaçant sous la catégorie pertinente, ici le « bleu ».
Créer une nouvelle catégorie si plusieurs personnes ont choisi « autre », mais sous un thème commun. (Cette situation est semblable à la codification du premier type de réponses ouvertes). Si l’on reprend l’exemple précédent sur la couleur favorite, plusieurs personnes pourraient avoir choisi « autre », puis écrit « rouge ». Dans cette situation, vous pourriez créer une nouvelle catégorie, « rouge » pour saisir le nombre de personnes ayant répondu « rouge ».
Supprimer les réponses « autre » qui ne correspondent à aucune catégorie existante ou nouvellement créée.
3. Supprimez les données inutiles
Analysez la fréquence des résultats
Pour chaque question quantitative, vous pouvez décider de retirer les 5 % ou les 1 % les plus élevés et les moins élevés afin d’éviter que des données aberrantes* ne biaisent vos résultats. Vous pouvez aussi traiter l’effet de biais en employant une moyenne médiane plutôt qu’une moyenne arithmétique. Pour calculer la médiane, il faut d’abord ordonner les données (les trier dans l’ordre ascendant). La médiane est le nombre qui se situe au point milieu. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’il est possible que vous estimiez que les données aberrantes soient utiles. Elles vous donneront une idée de la gamme et de la diversité des personnes participant au sondage et vous choisirez peut-être de réaliser une étude de cas qui porte sur ces données aberrantes.
* Une donnée aberrante est un point de données qui est beaucoup plus grand ou beaucoup plus petit que la majorité des points de données. Par exemple, imaginons que vous viviez dans un quartier de classe moyenne avec pour voisin un millionnaire. Vous décidez de connaître l’échelle de revenu chez les familles de classe moyenne de votre quartier. Pour ce faire, vous devez retirer le revenu du millionnaire de votre ensemble de données, puisqu’il s’agit d’une donnée aberrante. Sinon, la moyenne du revenu de classe moyenne semblera beaucoup plus élevée qu’elle ne l’est en réalité.
Retirez tout le sondage concernant les répondant-e-s qui ne correspondent pas à votre population cible. Habituellement, vous les reconnaîtrez par le nom de l’organisation ou encore par leurs réponses aux questions qualitatives.
4. Assurez la sécurité
Pour assurer la confidentialité de l’information partagée par les répondant-e-s, vous pouvez à cette étape remplacer les noms des organisations par une nouvelle série de numéros d’identité et sauvegarder la codification, conservant les noms et les numéros d’identification dans un dossier distinct.
En collaboration avec votre équipe, déterminez la manière de stocker et de protéger le dossier de codification et les données.
Par exemple, les données seront-elles stockées dans un ordinateur ou un serveur protégé par mot de passe, auquel seule l’équipe de recherche aurait accès ?
Un rapport de synthèse dresse la liste de toutes les questions posées lors du sondage ainsi que les réponses obtenues en pourcentages inscrits sous chaque question. Ce document présente les résultats collectifs de toutes les réponses individuelles.
Conseils :
Il est important d’être systématique : on doit appliquer les mêmes règles à chaque donnée aberrante lorsque l’on détermine si elle devrait demeurer ou être retirée de l’ensemble des données.
Pour toutes les réponses ouvertes (« autre ») qui sont « surcodées », assurez-vous que la codification est en adéquation. Désignez une personne afin qu’elle vérifie la cohérence et la fiabilité des codes de façon aléatoire et qu’elle révise les codes si nécessaire.
Si possible, tentez de toujours travailler en équipe de deux personnes afin que quelqu’un puisse vérifier le travail.
Maintenant que vos données sont nettoyées et triées, que veulent dire toutes ces informations ? Voici la partie la plus stimulante, où vous commencez à analyser pour dégager les tendances.
Est-ce qu’il existe des types de bailleurs de fonds particulièrement importants (gouvernement par rapport aux sociétés privées) ? Est-ce qu’il y a des régions qui reçoivent plus de financements ? Vos données révéleront des renseignements fort intéressants.
1. Programmes statistiques
Échantillons plus petits (moins de 150 réponses) : peuvent être analysés en interne à l’aide d’une feuille de calcul Excel.
Échantillons plus grands (plus de 150 réponses) : peuvent être analysés en interne à l’aide d’Excel, si votre analyse se résume à compter l’ensemble des réponses, des moyennes ou d’autres analyses simples.
Si vous prévoyez des analyses plus poussées, comme des analyses à variables multiples, nous recommandons alors d’avoir recours à un logiciel statistique comme - SPSS, Stata, R (gratuit) REMARQUE: SPSS et Stata sont dispendieux alors que R est gratuit.
Ces trois types de logiciels exigent des connaissances de la part du personnel et il n’est pas facile de les maîtriser rapidement.
Essayez de trouver des stagiaires ou du personnel temporaire, provenant notamment des universités locales. De nombreux étudiant-e-s doivent apprendre l’analyse statistique au cours de leurs programmes et ils-elles pourraient avoir un accès gratuit aux logiciels SPSS ou Stata par l’intermédiaire de l’université. Ces étudiant-e-s sauront probablement utiliser le logiciel R, qui peut être téléchargé et utilisé gratuitement.
2. Éléments d’analyse suggérés
Analyse de la taille des budgets collectifs
Analyse de la taille des budgets selon la région ou le type d’organisation
Les bailleurs de fonds les plus communs
La somme totale de l’ensemble des financements signalés
Les pourcentages totaux de chaque type de financement (sociétés privées, gouvernements, etc.)
Les questions/populations les plus financées
Les changements qu’ont enregistrés tous ces résultats dans le temps
• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche
• Traducteur(s)-trice(s), si vous voulez traduire votre sondage
• 1 personne (ou plus) pour diffuser le sondage auprès des populations choisies
• 1 personne (ou plus) chargée de l'analyse des données
Ressources requises :
• Liste d’organisations, de donateurs et d’activistes agissant à titre consultatif
• Un prix de récompense pour encourager les gens à répondre à votre sondage (optionnel)
• Une marque de reconnaissance pour vos conseillers-ères (optionnel)
Salome est une activiste féministe originaire de Tbilisi, Géorgie, qui se consacre à la justice de genre et sociale. Titulaire d’une Maîtrise en études sur le genre, elle s’est impliquée auprès de mouvements féministes, queers et écologiques au cours des neuf dernières années, travaillant entre autres sur les questions de la violence liée au genre, la violence domestique, la santé sexuelle et reproductive et les droits afférents, les droits LGBTIQ et la sécurité et les droits holistiques et numériques.
Depuis 2014, elle travaille activement sur les questions de sécurité et de sûreté des activistes et des femmes défenseures des droits humains, organisant des ateliers sur la sécurité intégrée et la sécurité numérique spécialement pour les activistes de groupes défavorisés (personnes homosexuelles, minorités ethniques et religieuses, femmes et filles rurales, etc.) ainsi que pour de grandes organisations féministes. Salome est membre de l’Independent Group of Feminists (Groupe indépendant de féministes)- une initiative non-formelle, non hiérarchique et non enregistrée qui réunit des féministes géorgiennes ayant différents parcours. Elle travaille actuellement avec le Fonds pour les femmes de Géorgie, où elle est pleinement impliquée dans la construction de mouvements de femmes/féministes, tout en offrant un financement féministe et encourageant la philanthropie féministe locale.
Les Etats membres et les défenseur-e-s et organisations des droits des femmes se réuniront au siège des Nations Unies à New York du 13 au 24 mars pour la 61ème édtion de la Commission de la condition de la femme, afin d’aborder le thème de l’« autonomisation économique des femmes » dans le cadre de l'objectif 5 pour le développement durable.
Alors que nous avons hâte de retrouver quelques un-e-s d'entre vous à New-York, nous souhaitons aussi impliquer celles et ceux qui ne peuvent pas être présent-e-s à la CSW et être votre porte-voix dans les espaces pertinents.
Poursuivez votre lecture pour savoir comment participer à la CSW aux côtés de l’AWID, que vous soyez sur place ou non.
Participez à une prise de contrôle artistique !
C'es un plaisir pour nous que Nayani Thiyagarajah, membre de l’AWID, assistera à la CSW cette année et qu’elle sera en charge du compte Instagram de l’AWID.
Là-bas, elle sera disponible pour rencontrer d’autres membres qui pourront éventuellement figurer sur notre Instagram. Elle explorera par ailleurs les possibilités d’inclure certain-e-s membres de l’AWID dans un court-métrage sur le thème ‘le privé est politique’, qui retracera l’histoire de la participation de Nayani à la CSW de cette année.
Nayani Thiyagarajah
Qui est Nayani?
Nayani Thiyagarajah est une directrice, productrice et écrivaine qui se consacre à porter des histoires à l’écran. Fille de la diaspora tamoule, elle appelle désormais Toronto sa ville. Pendant plus de 10 ans, Nayani a travaillé dans l’industrie des arts et de la culture. Son premier long-métrage documentaire indépendant, Shadeism: Digging Deeper (2015), fut présenté en première au Festival international du film de Zanzibar, où il obtint le Prix spécial du jury. Avec son partenaire de production Camaro West, Nayani a récemment lancé [RE]FRAME, une compagnie de production basée à Atlanta et à Toronto qui s’attache à reformuler les récits concernant les noir-e-s, les autochtones et d’autres personnes de couleur à travers des narrations portées à l’écran.
Plus sérieusement, il convient de mentionner que Nayani a un rire étrange, qu’elle est assez maladroite et qu’elle a toujours la tête dans les nuages. Pour elle, c’est une chance incroyable d’inventer des histoires pour l’écran et de s’amuser à faire croire, et de pouvoir en vivre. Elle croit en l’amour par-dessus tout.
Vous avez envie de rencontrer Nayani et d’être pris-e en compte pour figurer dans son film ?
Envoyez un e-mail à membership@awid.org en précisant dans la ligne d’objet « CSW: Prise de contrôle artistique »
Avant le 13 mars 2017
Merci d’inclure votre nom complet et votre lieu de résidence.
Vous ne pouvez pas assister à la CSW ? Exprimez-le !
Si vous êtes dans l’incapacité d’assister à la CSW61 en raison d’une interdiction de voyager, qu’elle ait été imposée par l’administration Trump ou par votre propre gouvernement, n’hésitez pas à nous faire part de votre histoire.
Envoyez-nous les messages que vous voulez voir diffusés dans les espaces des Nations Unies autour du financement, de l’impact du rétablissement de la règle du bâillon mondiale (Global Gag Rule) et de la nécessité de rejeter les fondamentalismes religieux. Vous pouvez adresser vos messages sous les formats suivants :
vidéo : elle ne devra pas durer plus de deux minutes et devra être envoyée via un partage de fichier en ligne (par exemple dropbox, google drive)
audio : il ne durera pas plus de deux minutes et sera envoyé via un partage de fichier en ligne (par exemple dropbox, google drive)
image : vous pouvez partager une photo ou une affiche de votre message
texte : il ne pourra pas faire plus de 200 mots et devra être intégré dans le corps d’un e-mail ou dans un document word
Envoyez-nous votre message !
Envoyez un e-mail à membership@awid.org, en précisant en ligne d’objet « CSW: Exprimez-le ! »
Avant le 15 mars 2017
Rencontrez d’autres membres à la CSW61
Les membres de l’AWID nous disent combien les rencontres qui se font entre membres à la CSW sont précieuses. Dans un lieu de plaidoyer tellement immense, il est utile de rencontrer et d’échanger avec les autres, y compris avec des activistes travaillant sur des questions semblables, ou venant du même pays ou de la même région. Nous reconnaissons que les rencontres sont fondamentales dans la construction des mouvements.
Vous souhaitez être mis-e-s en contact avec d’autres membres à la CSW61 ?
Envoyez un e-mail à membership@awid.org, en précisant en ligne d’objet « CSW: Membres de l’AWID »
NOTE : Veuillez nous transmettre vos coordonnées complètes (nom, pays) et nous indiquer si vous nous autorisez à communiquer votre adresse mail aux autres membres qui souhaiteraient entrer en contact à la CSW.
Prenez une photo !
Si vous participez à la CSW, partagez-nous ce que vous y voyez ! Montrez-le nous en capturant un instant qui reflète l'energie de l'espace de la CSW, que ce soit lors d'une conférence ou en dehors. Nous avons l'intention de publier vos images usr nos réseaux sociaux et de les partager sur notre site.
Vous pouvez nous envoyer :
des photographies en couleur ou en noir & blanc
avec leur titre (si vous souhaitez)
et une légende (pas plus de 100 mots) qui raconter l'histoire de votre photo.
Veuillez aussi inclure :
votre nom complet et votre pays d'origine
faites-nous aussi savoir si vous nous autorisez à partager tout ou partie de ces informations
Partagez vos images !
Envoyez un e-mail à membership@awid.org en précisant en ligne d’objet « CSW: Prenez une photo ! »
Pendant toute la CSW ou rapidement après, jusqu'au jeudi 28 mars 2017.
Simone a 20 ans d’expérience dans le soutien à la gestion et l’administration dans des organisations à but non lucratif, en particulier dans l’enseignement médical post universitaire et la formation aux Technologies de l'Information et de la Communication. Elle possède des qualifications en soutien à la gestion et en études parajuridiques. Elle est basée en Afrique du Sud, aime voyager et agit en tant que généalogiste amatrice.
Pourquoi l’AWID a-t-elle choisi de tenir le Forum à Taipei ?
Les recherches à distance et les consultations menées auprès de nos allié·e·s nous ont permis d’éliminer plusieurs options de la région.
Nous avons ensuite organisé une série complète de visites au Népal, en Malaisie, au Sri Lanka, en Thaïlande, en Indonésie et (plus tard) à Taïwan. Sur place, chaque visite comprenait non seulement un examen de l’infrastructure logistique, mais aussi des réunions avec des activistes et des groupes féministes locales·aux afin de mieux comprendre la situation et leur analyse des risques et opportunités potentielles quant à un Forum de l’AWID dans leur contexte.
Durant nos visites sur place, nous avons rencontré de formidables mouvements féministes locaux, divers et dynamiques.
Ils ont souvent exprimé des sentiments partagés entre risques et opportunités liées à la visibilité apportée par un événement comme le Forum. Durant l’une des réunions, les activistes présent·e·s soulignèrent à l'unanimité, au cours des 30 premières minutes, que le Forum de l’AWID pouvait entraîner de nombreux contrecoups, que les droits LGBTQ étaient un sujet politique particulièrement sensible et que les groupes fondamentalistes chercheraient de toutes leurs forces à interrompre l’événement. Lorsque nous répliquâmes « ok, donc vous ne pensez pas que ce soit une bonne idée », leur réponse également unanime fut « bien sûr que si, nous voulons changer les récits !».
Il était difficile d’entendre et de voir dans certains endroits le nombre d’activistes féministes qui voulaient utiliser l’opportunité de visibilité d’un tel événement comme levier, prêt·e·s à faire face aux risques locaux ; mais l’accueil de près de 2000 personnes venues du monde entier nécessitait de prendre en compte d’autres calculs de risque et de faisabilité.
Nous avons également débattu de questions sur ce qu’implique l’organisation d’un forum féministe en cohérence avec les principes d’inclusion, de réciprocité et d’autodétermination, là où les politiques et les pratiques étatiques vont généralement à leur encontre (même si les représentant·e·s des Ministères du Tourisme ont tenté ardemment de concilier ce point).
Nous avons pris en considération l’infrastructure au regard des opportunités éventuelles permettant d’insuffler un élan pour certaines priorités féministes nationales, ainsi que le contexte politique du pays.
Dans beaucoup d’endroits, suivre le contexte donnait des impressions de balancier pouvant pencher vers l’ouverture et la sécurité des débats féministes à un moment donné, et vers la répression totale et la xénophobie l’instant d’après, sacrifiant les priorités féministes dans les négociations politiques cherchant à apaiser l’extrême droite ou les forces anti-droits.
Ce processus a donné lieu à des réflexions sur le contexte extrêmement difficile pour l’activisme des droits des femmes et de la justice de genre au niveau mondial.
Les défis de la région Asie-Pacifique nous ont amené à nous demander : ne serait-ce pas plus simple de tenir le Forum dans une autre région ?
Pour autant, nous ne pourrions aujourd’hui organiser un Forum de l’AWID à Istanbul comme nous l’avions fait en 2012, ou au Brésil comme en 2016.
Malgré toute cette complexité, l’AWID a finalement choisi Taipei comme lieu de Forum car :
La ville offre un certain degré de stabilité et de sécurité aux divers·e·s participant·e·s du Forum que nous voulons rassembler.
Elle dispose aussi de capacités logistiques importantes, en plus d’être accessible pour beaucoup de voyageurs·ses (avec une facilitation de procédure de visa électronique pour les conférences internationales).
Le mouvement féministe sur place est accueillant vis-à-vis du Forum et désire s’engager avec des féministes du monde entier.
L’organisation du Forum de l’AWID implique pour nous la création et la disposition d’un espace qui s’ajuste au mieux à une diversité de formes d’expression de solidarité, d’indignation, d’espoir et d’inspiration. Celles-ci sont au cœur de nos mouvements féministes.
Actuellement, Taipei nous semble donc être l’emplacement de la région Asie-Pacifique qui nous permet au mieux de bâtir un espace sécurisé et désobéissant pour notre communauté féministe mondiale.
Le fait est qu’il n’existe pas d’emplacement idéal dans le monde actuel pour tenir un Forum qui se concentre sur les Réalités féministes. Peu importe où nous irons, nous devrons construire cet espace ensemble !