Adolfo Lujan | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Mass demonstration in Madrid on International Women's Day
Multitudinaria manifestación en Madrid en el día internacional de la mujer

Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Promotion des droits universels et de la justice

Eradiquer les fascismes et les fondamentalismes

Partout sur la planète, les défenseur·e·s féministes, des droits des femmes et de la justice de genre remettent en question les programmes des acteurs fascistes et fondamentalistes. Ces forces opprimantes prennent pour cibles les femmes, les personnes non conformes dans leur identité de genre, leur expression et/ou orientation sexuelle, ainsi que d’autres communautés opprimées.


Les idéologies discriminatoires sapent et s’emparent de nos systèmes et normes en termes de droits humains de manière à ce que seuls certains groupes aient l’exclusivité des droits. Face à cela, l’initiative Promotion des droits universels et de la justice (Advancing Universal Rights and Justice, AURJ) s’attache à promouvoir l’universalité des droits - le principe fondamental selon lequel les droits humains sont le bien de chaque être humain, quelle que soit son identité, et ce sans exception.

Nous créons un espace pour permettre aux mouvements et à nos allié·e·s féministes, en faveur des droits humains et de la justice de genre de se reconnaître, d’élaborer des stratégies et de recourir à des actions collectives afin de contrecarrer l’influence et l’impact des acteurs anti-droits. Nous cherchons également à faire avancer les cadres, les normes et les propositions féministes et relatifs aux droits des femmes, ainsi qu’à protéger et promouvoir l’universalité des droits.  


Nos actions

A travers cette initiative, nous visons à :

  • Enrichir nos connaissances : Dans le cadre du rôle de premier plan que nous assurons sur la plateforme collaborative, l’Observatoire de l'universalité des droits (Observatory on the Universality of Rights, OURs), l’AWID soutient les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre en diffusant et vulgarisant des connaissances et des messages clés concernant les acteurs anti-droits, leurs stratégies et leur impact au sein des organismes internationaux de protection des droits humains.

  • Promouvoir des programmes féministes : Nous faisons des alliances avec des partenaires au sein d’espaces internationaux dédiés aux droits humains, notamment le Conseil des droits de l’homme, la Commission de la population et du développement, la Commission de la condition de la femme et l’Assemblée générale de l’ONU.

  • Créer et élargir les alternatives : Nous impliquons nos membres afin de garantir que les engagements, les résolutions et les normes à l’échelle internationale sont reflétées et réintroduites dans l’organisation d’autres espaces à l’échelle locale, nationale et régionale.

  • Mobiliser des actions solidaires : Nous agissons aux côtés de défenseuses des droits humains (women human rights defenders, WHRD), y compris de défenseur·e·s trans et intersexes et de jeunes féministes, et oeuvrons à contester les fondamentalismes et les fascismes tout en attirant l’attention sur les situations à risque.   

 

 

Contenu lié

Aurai-je l’occasion de faire part de mon opinion sur des questions qui ne sont pas incluses dans l’enquête?

Oui, nous vous invitons à détailler des points importants pour vous en répondant à la ou aux questions ouvertes à la fin de l’enquête.

Snippet - WITM FAQ - FR

Foire aux questions - FAQ

Snippet - Rights and Resources - FR

Droits et ressources : se préparer pour les 30 prochaines années

✉️ Les inscriptions en personne sont closes. Inscrivez-vous au livestream ici
Événement en anglais 

📅 Mercredi 12 mars 2025
🕒 12.00h-13.30h EST

🏢 PNUD, 304 E 45th St. Doha Room, 11th Floor (FF Building)

Organisé par : PNUD, Femena, SRI et AWID

WITM - Refreshed DATA SNAPSHOTS - FR

Présentation des donnée

Notre force collective, notre sagesse et notre engagement sont illimités... mais pas nos comptes en banque.

Cette synthèse s’appuie sur les réponses de 1 174 organisations féministes, de défense des droits des femmes, LBTQI+ et alliées (désignées ci-après comme « organisations féministes et de défense des droits des femmes ») issues de 128 pays, ayant participé à l’enquête Où est l’argent pour l’organisation des mouvements féministes ?. Les données reflètent les expériences vécues entre 2021 et 2023, et sont examinées au regard des tendances de restrictions budgétaires qui se profilent pour 2024–2025.

Découvrez l’état des lieux du financement des organisations féministes aujourd’hui.

Instantanés de données à venir

Snippet - COP30 - Ecozine card - FR

📰 La solidarité féministe transnationale : un antidote à l’écocide

Ce fanzine collectif est issu d’une série de cercles de partage organisés en 2022, rassemblant des féministes des quatre coins du monde. Ces rencontres visaient à partager des expériences et à s’enrichir mutuellement pour découvrir comment les communautés réagissent à la crise climatique dans divers contextes locaux.

Téléchargez le fanzine

Snippet - WID2026 - Join the Global _FR

Rejoignez la communauté féministe mondiale !

Inscrivez‑vous pour devenir membre de l’AWID afin de vous connecter à plus de 9 600 mouvements féministes dans le monde et co-créer une variété de plateformes et d’espaces conçus spécialement pour les activistes et les organisations, allant des ateliers de formation aux espaces de solidarité et aux rencontres entre membres.

La communauté des membres de l’AWID est disponible sous forme d’application. Téléchargez l’application et commencez à vous connecter avec les mouvements !

Défenseur-e-s des droits humains

Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.

Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.


Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses

Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.

En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :

  • les agressions physiques et la mort
  • les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
  • le harcèlement judiciaire et la criminalisation
  • l’épuisement

Une approche holistique et collaborative de la sécurité

Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :

  • éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
  • renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.

Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :

  • de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
  • de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
  • de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
  • de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.

Nos actions

Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.

  • Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;

  • Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;

  • Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;

  • Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.

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Legal Justice for All

Legal Justice for All

Access to justice, as a fundamental right, is enshrined in Article 8 "Right to Effective Judiciary" of the Universal Declaration of Human Rights and should be accessible to everyone. The sad reality is that in many countries around the world, legal justice is not readily accessible. 


Often, marginalized populations and people living in poverty face numerous obstacles in accessing justice, including high legal costs, discrimination and a general lack of information. This has made accessing justice more of a commodity of the wealthy and influential than a right for all. In this regard, “we as a global society have not truly progressed beyond feudal times.” says the Global Alliance for Legal Aid (GALA).

To help change some of the existent inequalities in accessing justice, GALA, an association of jurists, provides free legal aid and public interest advocacy to those who most need it, specifically in Global South countries.

“GALA: where no advocate is an island.”

Current Global Initiatives

It is often difficult for certain groups and individuals to find free legal assistance. This includes victims of a land grab, those suffering harm due to environmental pollution or other bodily harm by illegal government or corporate conduct, abused women seeking to file for divorce, or those who have been deceived by providers of unregulated financial services. For example, as a result of a pyramid scheme in Uganda, thousands of people have lost millions of dollars. GALA currently represents 3,000 victims of this scheme by working together with its local partner, the head of the business/law faculty at Makerere University in Kampala.

"GALA’s issue scope ranges from public interest advocacy for victims of financial fraudsters; to land grab defense and prevention; environmental protection; prison reform; women’s and widow’s rights, migrants’ rights and legal aid for the poor."

GALA told us that, in Uganda, as a consequence of fraud by fake micro-finance institutions “several of the victims committed suicide” and that “the criminals are living openly, enjoying the fruits of their theft and the state has not prosecuted them.” The reason being that they have “paid off judges and politicians but the poor cannot pay for justice”. In addition to working in Uganda, the association has a new partnership in Kuwait and ongoing initiatives in Grenada.

Envisioning Legal Aid Clinics

Beyond GALA’s current initiatives, the association is planning further outreach in India and Greece, the ‘birthplace of democracy.’ The association describes simply undemocratic and unconstitutional that the Greek courts “have been requiring that persons who want to enforce their rights file a bond based on the potential value of the case.” This is a clear obstacle to enforcing rights of the marginalized and poor parts of the society. So, one of the projects GALA is thinking about are legal aid clinics.

What we have found thus far is that in places where GALA is working, there are not any legal aid clinics or pro bono lawyers.”

This of course takes not only much planning but also funding. GALA is now working on a feasibility study in Kampala and Grenada aiming to start supplying legal aid and establishing its own clinics. It’s hard to imagine but the association told us that in Grenada (population of 100,000) “there is no legal aid provided on the island whatsoever, [there are] only 12 criminal defense lawyers” and there no law faculty. In fact:

“The ‘local’ university is in reality a US medical school.”- GALA

Grenada human rights representative Milton Coy and GALA Executive Director Jami Solli

In such a difficult case and environment, as GALA described, the association will be starting from ground zero but is determined to offer legal aid and information “both to the accused who are incarcerated ‘on remand’ awaiting trial, and to crime victims”. The association is considering seeking support of law students from other countries but with the supervision by a local lawyer and the Grenada Human Rights Association, GALA’s affiliate.

Similarly in Uganda, GALA envisions 2016 as a year where they would start providing legal aid through law students supervised by a law professor or practitioner and through GALA’s local partner, the head of the business/law faculty at Makerere University. Stay tuned for this!

“A taste of Justice”

To support its mission, ongoing and planned initiatives, GALA sells fair trade products such as its current offer, coffee from Uganda through a partnership with Thanksgiving coffee. GALA plans to establish other fair trade product sales and distribution in order to sell a product from every country where it provides legal aid or supports a public interest case. Here you can visit GALA's coffee online store


Connect:

Source
AWID

Inspirer le changement

Inspirer le changement

Selon ses propres mots, Ruth Acheinegeh (membre de l'AWID depuis 2010) est « une jeune trentenaire pleine d’énergie et de joie de vivre qu’elle aime partager avec ceux qui l’entourent et dont une jambe a été atteinte par la polio ».

Elle possède et gère un petit étal au marché de Bamenda au Cameroun qui vend également des sacs et des vêtements réalisés par un groupe local de femmes handicapées. Cette activité est une source financière précieuse pour Ruth, qui lui permet également de soutenir en partie sa famille.

« Ce qui me motive, c’est l’esprit qui nous fait avancer et inspirer l’espoir d’une société inclusive et ouverte à beaucoup d’autres femmes handicapées, pas seulement au Cameroun mais partout dans le monde. »

Renforcer les compétences

L’équipe de l’AWID a rencontré Ruth en août 2010 à Eugene en Oregon aux États-Unis lors du Women's Institute on Leadership and Disability (l’Institut des femmes sur le leadership et le handicap, WILD en anglais), organisé par Mobility International USA (MIUSA). Cet événement a rassemblé de nombreuses femmes leaders handicapées avec l’objectif de renforcer leurs compétences, d’ouvrir de nouvelles perspectives et de créer des réseaux internationaux de soutien mutuel. Après son retour au Cameroun, Ruth a créé la North West Association for Women with Disabilities (Association pour les femmes handicapées du Nord-Ouest), le premier groupe de femmes de Bamenda qui ne s’occupe que de thèmes propres aux femmes. L’association compte actuellement 40 membres et Ruth leur transmet les savoirs reçus à Eugene sur l’autonomisation économique, la santé et l’usage des technologies de l’information.

Ruth est une actrice de changement, pionnière et visionnaire et aussi une voyageuse dotée d’un incroyable sens de l’humour. En 2012, elle a participé au 12e Forum international de l’AWID à Istanbul en Turquie qui a permis à plusieurs femmes africaines handicapées de se rencontrer et, par la suite, d’organiser leur premier atelier au Malawi.

Un écart important à combler

Même si un travail important et des progrès ont été réalisés, comme Ruth le souligne « il y a encore un écart important à combler quand on voit les faibles taux d’alphabétisation parmi les femmes handicapées dans la région ». Afin de contribuer à faire progresser le changement, Ruth a pris part en juin 2015 à un programme très réputé de formation de formatrices (WILD) organisé par MIUSA à la suite duquel elle a rassemblé 20 femmes handicapées issues de 20 communes de sa région. C’était le premier événement du genre au pays à offrir une formation sur les droits humains, la gouvernance et la gestion dans ce domaine. Malgré ses compétences, son expérience et son parcours d’études qui inclut un baccalauréat en gestion et comptabilité de l’Université internationale de Bamenda, Ruth n’a pas trouvé de travail « du fait que je suis handicapée », dit-elle.

« Je pense faire partie de celles et ceux qui se sentent appelés à changer la vie de femmes handicapées partout dans le monde et pas seulement dans ma communauté. » 

Voir la vidéo de Ruth qui parle de son expérience lors de la formation de formatrices (WILD) en 2015 (en anglais).

En plus de gérer son étal, Ruth travaille avec des femmes handicapées de sa localité pour les encourager à entreprendre des projets de nature économique et à acquérir leur indépendance. Grâce à ce groupe, elle a tissé des liens avec des initiatives internationales, avec des activistes féministes du monde entier et avec des chercheur-euse-s spécialistes du handicap, ce qui a ouvert de nouvelles perspectives de voyage et d’apprentissage. Malgré ses propres défis financiers et sa difficulté à améliorer son existence en achetant « la chaise roulante ou les nouvelles béquilles dont elle a grandement besoin», Ruth déclare qu’elle « tient énormément à son indépendance économique et sociale ».

En tant que femme engagée dans une série de réseaux sociaux locaux, nationaux et internationaux (ces derniers particulièrement grâce à son travail sur le handicap), la manière dont Ruth se présente et la solidité de ses relations est en constante mutation car elle « passe d’un rôle de fille, à celui de sœur, à celui de soutien économique ».

Dans la prolongation de notre engagement auprès de Ruth qui est notre membre, alliée et amie, nous sommes très enthousiastes à l’idée de la retrouver lors du 13ème Forum international de l’AWID au Brésil ! Elle interviendra dans la session Rôles « appropriés » et vies précarisées : des femmes handicapées gênent le patriarcat.


Pour prendre contact et en savoir plus sur Ruth


Loud, Proud and Passionate (Fortes, fières et passionnées).

Regardez la vidéo (en anglais) réalisée par MIUSA lors de l’Institut WILD en 2010:

 

Source
AWID

Mobilizing Change

Mobilizing Change

In her own words, Ruth Acheinegeh (AWID member since 2010) is a “young woman in her early thirties, full of energy and cheerfulness in her encounters with those around her and with one leg affected by polio.”

She owns and runs a local market stall in Bamenda, Cameroon which also sells bags and clothing made by a local group of women with disabilities. This is a valuable source of financial support for Ruth, and also enables her to partly support her family.

"What keeps me going is the spirit of moving and creating a new spotlight for many more women with disabilities not only in Cameroon but all over the world, hoping to have an inclusive society for all."

Strengthen leadership skills

Staff from AWID met Ruth in August 2010 in Eugene, Oregon, United States, at the Mobility International USA’s (MIUSA) Women's Institute on Leadership and Disability (WILD) that brought together numerous women leaders with disabilities from all over the world to “strengthen leadership skills, create new visions and build international networks of support.” After returning to Cameroon, Ruth created the North West Association for Women with Disabilities, the first ever women’s group in Bamenda focusing only on women’s issues. It now counts 40 members and Ruth is passing on the knowledge she gained in Eugene in the areas of economic empowerment, health, and information and technology. 

Ruth is a trail blazer, change-maker, visionary, and a traveler with an incredible sense of humor. In 2012 she participated in the 12th AWID International Forum in Istanbul Turkey which brought together a number of African women with disabilities who subsequently organised their first workshop in Malawi.

Still a big gap

And even though much work has been done and progress achieved, as Ruth points out, there is “still a big gap looking at the low literacy rate among women with disabilities” in the region. So to help advance change, in June 2015 Ruth took part in a highly competitive training-of-trainers program held by MIUSA after which she brought together 20 women with disabilities from 20 different council areas in her region. This was the first of its kind in the country and offered training in human rights, governance and management in that area. In spite of her skills, experience and educational background, including a Bachelor’s degree in Management and Accountancy from the International University Bamenda, Ruth has been unable to find work which she says is, “due to the fact that I have a disability.”

"I think that I am one of those that have the calling of changing the lives of women with disabilities all over the world, not only in my community."

Watch Ruth speak about her WILD 2015 experience

Apart from managing her market stall, Ruth works with local women with disabilities to encourage them to establish economic projects and independence. Through this group she has made connections with international initiatives, global feminist activists and disability researchers which has opened new channels of learning and travel. Despite her own financial challenges and being unable to improve her own life by buying a “much-need wheelchair or new crutches”, Ruth says she “clearly holds her social and economic independence dear”.

As a woman immersed in a range of local, national and international social networks (the latter particularly through her disability work), how Ruth constitutes herself and the strength of her connections constantly shift as she “moves from daughter to sister to income provider.”

Continuing our engagement with Ruth as our member, ally and friend we are extremely excited to meet her again at our upcoming 13th AWID International Forum in Brasil! She is a co-presenter in a session on “Proper” roles and precarious lives: women with disabilities disrupting patriarchy.


Find out more and connect with Ruth


“Loud, Proud and Passionate”

Watch a MIUSA WILD Institute 2010 Video:

 

Source
AWID

Movilizando el cambio

Movilizando el cambio

Ruth Acheinegeh (afiliada de AWID desde 2010) se define a sí misma como «una joven de poco más de treinta años, que se relaciona llena de energía y buen humor con quienes la rodean y tiene una pierna afectada por la polio». Es dueña de un puesto que ella atiende en el mercado local de Bamenda, Camerún, donde también vende bolsos y ropa que fabrica un grupo local de mujeres discapacitadas. El puesto es una fuente importante de apoyo financiero para Ruth y también le permite, en parte, mantener a su familia.

«Lo que me mantiene en pie es mi deseo de movilizar y darles visibilidad a muchas más mujeres discapacitadas no solo en Camerún sino en todo el mundo, con la esperanza de que tengamos una sociedad más incluyente para todas y todos.»

Fortalecer las habilidades

Personal de AWID conoció a Ruth en agosto de 2010 en Eugene, Oregón, Estados Unidos, durante el Women’s Institute on Leadership and Disability [WILD, Instituto sobre Liderazgo y Discapacidad para Mujeres], de la organización Mobility International USA (MIUSA, Movilidad Internacional de Estados Unidos), que convocó a muchas lideresas discapacitadas provenientes de todo el mundo a fin de «fortalecer sus habilidades para el liderazgo, generar nuevas visiones y construir redes de apoyo internacionales». Tras su regreso a Camerún, Ruth creó la North West Association for Women with Disabilities [Asociación para Mujeres Discapacitadas del Noroeste], primer grupo centrado solo en cuestiones de mujeres que fue creado en Bamenda. Ya cuenta con 40 integrantes y Ruth les está transmitiendo lo que aprendió en Eugene sobre empoderamiento económico, salud e información y tecnología.

Ruth es una pionera, creadora de cambios, visionaria y viajera con un enorme sentido del humor. En 2012 participó del 12º Foro Internacional de AWID realizado en Estambul, Turquía, que reunió a varias mujeres africanas discapacitadas quienes luego organizaron su primer taller en Malaui.

Un gran tema pendiente

Y aunque se ha trabajado mucho y ha habido avances, como señala Ruth, «todavía tenemos un gran tema pendiente que es la baja tasa de alfabetización entre las mujeres discapacitadas» en la región. A fin de impulsar cambios, en junio de 2015 Ruth participó en el muy competitivo programa de formación de formadoras/es organizado por MIUSA y luego reunió a 20 mujeres discapacitadas de 20 distritos de la región donde vive. Fue la primera formación de esta clase que se hizo en el país y los contenidos incluyeron derechos humanos, gobernanza y gestión en el área de la discapacidad. Pese a sus capacidades, experiencia y formación académica que incluye una Licenciatura en Gestión y Contaduría otorgada por la Universidad Internacional de Bamenda, Ruth no ha logrado conseguir empleo, lo cual en su opinión «se debe al hecho de que tengo una discapacidad».

«Creo que soy una de las personas que están llamadas a cambiar las vidas de las mujeres con discapacidades en todo el mundo, no solo en mi comunidad.»

Escucha a Ruth hablar (en inglés) de su experiencia en WILD 2015

Además de atender su puesto en el mercado, Ruth trabaja con mujeres discapacitadas de su área para alentarlas a generar proyectos económicos y ser independientes. A través de este grupo se ha conectado con iniciativas internacionales, activistas feministas y personas que investigan sobre discapacidad a nivel global, accediendo así a nuevas oportunidades para aprender y viajar. Pese a sus propias dificultades económicas y a que no puede mejorar su vida comprando «algo que necesito mucho: una silla de rueda o unas muletas nuevas», Ruth afirma que su «independencia social y económica es muy valiosa» para ella.

Como mujer inmersa en varias redes locales, nacionales e internacionales (en estas últimas sobre todo gracias a su trabajo en temáticas de discapacidad), la forma en que Ruth se define a sí misma y la intensidad de sus vínculos varían todo el tiempo ya que «paso de hija a hermana y luego a proveedora de ingresos».

Dado que en AWID seguimos vinculándonos con Ruth como afiliada, aliada y amiga, estamos muy entusiasmadas pues volveremos a verla en el 13º Foro Internacional de AWID en Brasil. Ruth será una de las ponentes en la sesión sobre Roles ‘apropiados’ y vidas precarias: Las mujeres discapacitadas subvierten el patriarcado.


Para saber más sobre Ruth y conectarte con ella


“Loud, Proud and Passionate” [Ruidosas, Orgullosas y Apasionadas]

Mira un video (en inglés) sobre el Instituto WILD 2010 de MIUSA:

 

 

Source
AWID

Advocating Health for Everyone

Advocating Health for Everyone

Isaac Oriafo Ejakhegbe works in the non-profit sector, primarily focusing his work on gender equality, climate change, and health promotion, including maternal and child health. He is a Women Deliver Young Leader and is currently working at the Women’s Health and Action Research Centre, a non-governmental organisation in Nigeria that advocates for women’s reproductive health and social well-being. As founder of the Youth Spotlight Initiative, Isaac also engages in specifically promoting sexual and reproductive health and rights of young people, including issues bordering on HIV infection.


Issac studied Applied Health Social Science from the School of Public Health at the University of Ghana, where he was awarded the best graduating student in his set. His thesis focused on gender equality, women’s empowerment, and contraceptive use in the Western Region of Ghana.

After graduating, Isaac volunteered as a United Nations Children's Fund Peer Educator under the National Reproductive Health HIV and AIDS Prevention and Care project in Northern Nigeria and has worked as a program officer at the Initiative for the Rehabilitation and Care for HIV and AIDS. He was involved in several projects pertaining to commercial sex workers.

Strengthening the capacities and leadership of women and youth are key to unlocking the potentials of the Sustainable Development Goals (SDGs).

Part of his work in health promotion included direct community involvement. As a community health officer at the Joy Maternity Clinic based in Edo State, Nigeria Issac actively provided health education and social support to community members. During this time, he enrolled in an online program, earning a Clinical Research and Public Health Certificate from the Harvard School of Public Health and a certificate in “Challenges of Global Poverty” from the Massachusetts Institute of Technology. 

 A successful environment/climate policy must be holistic: cutting carbon dioxide, methane and other greenhouse gases as well as promoting clean surroundings - both working towards sustainable health for everybody.

Isaac enjoys writing articles and blogs on health and climate change issues. Ahead of the recent 2015 United Nations conference on climate change COP 21, he wrote an article for ‘Climate Reports’ focusing on the impacts of unhealthy environment on health. 

 

En defensa de la salud para todas las personas

En defensa de la salud para todas las personas

Isaac Oriafo Ejakhegbe trabaja en el sector sin fines de lucro y su labor se ha centrado primordialmente en la igualdad de género, el cambio climático y la promoción de la salud, incluyendo la salud materna e infantil. Es Líder Juvenil de Women Deliver [Las mujeres dan a luz/cumplen] y en este momento trabaja en el Women’s Health and Action Research Centre [Centro de Investigación y Acción por la Salud de las Mujeres], organización no gubernamental en Nigeria que defiende la salud reproductiva y el bienestar social de las mujeres. Como fundador de la Youth Spotlight Initiative [Iniciativa Juventud en Primer Plano], Isaac también se dedica específicamente a promover la salud y los derechos sexuales y reproductivos de las personas jóvenes, abordando asimismo aspectos de la infección por VIH.


Isaac completó una Maestría en Ciencias Sociales Aplicadas a la Salud en la Facultad de Salud Pública de la Universidad de Ghana, donde se le reconoció como el mejor alumno de su promoción. Su tesis versó sobre la igualdad de género, el empoderamiento de las mujeres y el uso de anticonceptivos en la región occidental de Ghana.

Tras su graduación, Isaac trabajó como educador de pares voluntario del Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia en el marco del Proyecto Nacional de Salud Reproductiva y de Prevención, Tratamiento y Apoyo para el VIH y el SIDA en el norte de Nigeria. También desempeña el rol de Coordinador de Programa de la Iniciativa para Rehabilitación y Tratamiento del VIH y el SIDA, además de haber estado involucrado en diversos proyectos relacionados con trabajadoras/es comerciales del sexo.

Fortalecer las capacidades y el liderazgo de las mujeres y de la juventud es fundamental para que los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) puedan realizar todo su potencial.

Su trabajo de promoción de la salud ha incluido participación directa de las comunidades. Como Coordinador de Salud Comunitaria en la Clínica de Maternidad Joy [Alegría], ubicada en el estado de Edo, Nigeria, proporcionó activamente educación para la salud y apoyo social a personas de la comunidad. Mientras realizaba esa tarea, Isaac se inscribió en un programa virtual y obtuvo dos Certificados: uno en Investigación Clínica y Salud Pública de la Facultad de Salud Pública de Harvard y otro en Desafíos de la Pobreza Global, del Instituto de Tecnología de Massachusetts.

Toda política medioambiental/climática exitosa debe ser integral: reducir las emisiones de dióxido de carbono, metano y otros gases de efecto invernadero, promoviendo al mismo tiempo un ambiente limpio pero sin dejar de trabajar por la salud sostenible para todas las personas.

Isaac disfruta escribiendo artículos y blogs sobre temáticas de salud y cambio climático. Poco antes de la Conferencia de las Partes (COP 21) de la Convención Marco de Naciones Unidas sobre el Cambio Climático escribió un artículo para ‘Climate Reporters’ [Reporteras/os del Clima] sobre los efectos que un ambiente nocivo tiene para la salud.

 

 

Promouvoir la santé pour tous et toutes

Promouvoir la santé pour tous et toutes

Actif dans le secteur sans but lucratif, Isaac Oriafo Ejakhegbe, membre de l'AWID depuis juin 2015, concentre son travail sur l’égalité de genre, le changement climatique, la promotion de la santé et la santé des femmes et des enfants. Il est un jeune leader de l’initiative Women Deliver et travaille actuellement pour le Women’s Health and Action Research Centre (Centre de recherche et d’action pour la santé des femmes), une organisation non gouvernementale établie au Nigeria qui œuvre au service de la santé reproductive des femmes et de leur bien-être social.


Fondateur de l’initiative Youth Spotlight (Coup de projecteur sur la jeunesse), Isaac s’engage également à promouvoir la santé et les droits reproductifs et sexuels des jeunes. En outre, il aborde les enjeux relatifs à l’infection par le VIH.

Isaac a étudié en sciences sociales appliquées en santé à la School of Public Health de l’University of Ghana, où il a obtenu les meilleures notes de sa promotion. Sa thèse portait sur l'égalité de genre, l'autonomisation des femmes et l'usage de la contraception dans la région occidentale du Ghana.

Après avoir obtenu son diplôme, Isaac s’est porté volontaire comme éducateur pour les pairs auprès du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), dans le cadre du projet national Reproductive Health HIV and AIDS Prevention and Care (La santé reproductive, la prévention et les soins liés au VIH et au SIDA) dans le Nord du Nigeria. Il est ensuite devenu chargé de programme de l'Initiative for the Rehabilitation and Care for HIV and AIDS (Initiative pour la réadaptation et les soins aux personnes porteuses du VIH et atteintes du SIDA). Il a également participé à plusieurs projets auprès des travailleurs et travailleuses du sexe.

Le renforcement des capacités et du leadership des femmes et des jeunes est un facteur clé pour libérer le potentiel des Objectifs de développement durable (ODD).

Un volet de son travail en promotion de la santé implique une participation communautaire directe. En tant qu’agent de santé communautaire à la Joy Maternity Clinic dans l’État d’Edo au Nigéria, Isaac s’est concentré sur l’offre active d’éducation en matière de santé et de soutien social à l’intention des membres de la communauté. Au même moment, il s’est inscrit à un programme en ligne, obtenant un Clinical Research and Public Health Certificate (Certificat en santé publique et recherche clinique) de la Harvard School of Public Health et un Certificat en  Challenges of Global Poverty (Les défis de la pauvreté mondiale) du Massachusetts Institute of Technology.

Pour atteindre leur objectif, les politiques liées à l’environnement et au climat doivent être holistiques : il faut réduire les émissions de dioxyde de carbone, de méthane et d’autres gaz à effet de serre, tout en promouvant des environnements plus sains, ces deux stratégies favorisant une santé durable pour tous et toutes. 

Isaac aime rédiger des articles et des blogues sur les questions entourant la santé et le changement climatique. À l’approche de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP 21, il a écrit un article (en anglais) pour The Lancet Global Health dans lequel il souligne les incidences d’un environnement malsain sur la santé.


Apprenez à mieux connaître Isaac !

Vous pouvez entrer en contact avec lui en consultant le répertoire en ligne des membres de l’AWID (uniquement accessible aux membres) ou en envoyant un courriel à membership@awid.org. Vous pouvez également suivre ses tweets sur @wisenobleman.

Les défenseuses mexicaines

Les données que nous avons recueillies pour élaborer notre hommage montrent à quel point le Mexique est un pays dangereux pour les défenseuses. Sur les 12 femmes mexicaines défenseuses des droits humains que nous commémorons cette année, 11 ont été assassinées. Elles étaient des journalistes ou des activistes, des défenseuses des droits des femmes ou de ceux des personnes trans*. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour rendre hommage à ces défenseuses, à leur travail et à l’héritage qu’elles nous ont laissé. Faites circuler ces mèmes auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.

 


S'il vous plaît cliquez sur chaque image ci-dessous pour voir une version plus grande et pour télécharger comme un fichier 

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2022: Transitions, Sources d’Inspiration et Pouvoir du Collectif

Notre plan stratégique, intitulé “ Les réalités féministes ”, est arrivé à son terme à la fin de l’année 2022. Au cours des cinq dernières années, ce cadre audacieux nous a incité·es à aller au-delà des avenirs féministes et à reconnaître les solutions féministes et les modes de vie qui existent déjà, ici et maintenant. Des réalités qu’il convient de mettre en avant, de célébrer et de populariser. Le projet de récits multimédias Les économies féministes que nous adorons et la plateforme de connaissances Our:Resource sur les modalités autonomes d’obtention de ressources pour l’activisme féministe sont deux exemples de ce travail visionnaire, toujours profondément collectif avec une grande diversité de mouvements féministes.

Téléchargez le rapport annuel 2022


Couverture du rapport annuel 2022 de l'AWID. La couverture est bleu clair et montre un groupe de personnes se donnant la main. Au-dessus du texte « Transitions, Sources  d’Inspiration et Pouvoir du Collectif », il y a un demi-cercle formé de petites lunes, représentant les transitions.

L’année 2022 a été marquée par de nombreuses transitions pour l’AWID. 

En faisant le bilan de ces derniers mois, nous vous invitons à célébrer avec nous des aboutissements heureux et des débuts prometteurs. Les changements et les transitions sont parties prenantes de la vie et des mouvements, que nous voulons accueillir avec intention et soins.

Téléchargez le rapport annuel 2022

8. Finalisez et mettez en forme

Le produit de l’ensemble de votre recherche est maintenant organisé et révisé. Vous désirez maintenant que les résultats soient visuellement accessibles et attrayants afin d’en faciliter la diffusion.

Dans cette section

Mettez en forme votre rapport final en vue d’une diffusion publique

Pensez à élaborer des produits plus courts qui accompagnent le rapport complet.

Comme il a été mentionné à la section Synthétisez les résultats de votre recherche, l’AWID tire fréquemment des produits plus succincts du long rapport de recherche. Cela facilite une distribution plus vaste, particulièrement destinée à des publics clés.

Ne perdez jamais de vue votre population cible : qui lira votre rapport ?

Exemples de produits plus courts tirés du long rapport de recherche :

  • Infographies
  • Galerie en ligne
  • Animation présentant vos arguments

1. Pensez comme pense votre public

Les gens sont constamment submergés d’information. Votre produit devra être visuellement percutant afin de maintenir l’intérêt de votre public. Ici encore, le fait d’avoir une idée précise de ce que vous souhaitez accomplir et de ceux et celles que vous voulez toucher permettra à la-au graphiste de créer des produits ciblés.

Un très long rapport en format PDF pourrait sembler être la seule façon de présenter votre recherche. Cependant, ce genre de document peut rebuter la plupart des gens, particulièrement s’il est affiché en ligne.

Si vous voulez partager votre produit avec une communauté en ligne, pensez à créer des mèmes (symboles culturels transmis de façon virale) et des infographies à diffuser dans les médias sociaux, les blogs et les plateformes Web.

Lorsque vous devez décider de créer ou non des produits plus courts, considérez la possibilité de diviser vos résultats en produits plus succincts que vous pourrez partager avec les populations ciblées ou encore à différents moments de l’année, pour susciter un intérêt renouvelé à l’égard de votre produit.

 

2. Collaborez avec un-e graphiste professionnel-le

Si avez peu de temps et un peu de ressources financières, nous vous recommandons d’embaucher une entreprise de conception graphique.

Pour des raisons économiques, il peut sembler tentant d’avoir recours au personnel interne pour mettre en forme votre produit. Cependant, un-e graphiste professionnel-le peut avoir d’énormes incidences sur l’aspect de votre produit final et sur les retombées qu’il peut avoir !

La-le graphiste (interne ou embauché-e) doit pouvoir :

  • Vous présenter des exemples de son travail précédent qui correspondent à ce que vous recherchez.
  • Vous fournir des conseils précis sur la manière de présenter votre recherche, en fonction du contenu que vous offrez et du public ciblé.
  • Suggérer des composantes supplémentaires ou différentes pour mettre en forme votre produit.

Ce dont la-le graphiste aura besoin de votre part :

  • Une idée générale de ce que vous voulez que le long rapport mette en évidence par des aspects visuels et graphiques (par exemple, les informations les plus importantes, les principaux constats) et certaines idées sur le type de produits plus succincts que vous souhaitez créer (par exemple, un dépliant, une infographie, une série de mèmes (symboles) viraux. Si possible, présentez-lui des exemples de documents semblables produits par d’autres organisations.
  • Votre budget et votre calendrier de travail.
  • Les lignes directrices sur l’identité visuelle de votre organisation, le cas échéant (logo, couleurs officielles, polices, etc...).
  • Quelques photos, libres de droits d’auteurs ou l’accès à votre banque de photos, le cas échéant.
  • Les principaux éléments visuels qui doivent être inclus : graphiques, tableaux et autres pièces visuelles tirés de votre recherche.

Les graphistes sont des spécialistes du design visuel.  Ils/Elles n’ont pas forcément de connaissances dans le domaine des droits des femmes et ne sont pas au fait des résultats de votre recherche, particulièrement si vous travaillez avec un prestataire externe. Indiquez-leur clairement quels sont les éléments importants du rapport et le public que vous ciblez.
En fonction de ces détails, la personne chargée du graphisme suggérera des moyens de mettre en exergue ces éléments et rendra l’ensemble du produit attrayant.

3. Veillez à la cohérence

Lorsque vous créez une série de produits plus succincts, n’oubliez pas de les lier les uns aux autres :

  • Un rapport sommaire qui se concentre seulement sur les résultats finaux et les recommandations devra fournir un lien vers le rapport complet.
  • Une infographie visuellement attrayante qui transmet un message sur la situation du financement dans le cadre de votre recherche peut afficher un lien vers votre site Web et la section où se trouve le rapport complet. Elle doit être accompagnée d’un appel à partager l’information dans les médias sociaux.
  • Une courte vidéo d’animation qui se sert des données, des résultats et des recommandations de votre rapport doit afficher un lien vers les sites Web ou les réseaux sociaux qu’utilise votre organisation.
  • Une série de mèmes viraux, qui peuvent être diffusés en ligne, doit afficher un lien vers le rapport, les infographies, le rapport sommaire, etc.

Il est également important d’assurer la participation du personnel afin que ses membres puissent garantir que tous les produits dérivés demeurent fidèles aux résultats de la recherche.

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Contrôlez la qualité des traductions

Si vous avez modifié le texte une fois que la conception graphique et la mise en forme du rapport de votre recherche ont été finalisées, assurez-vous de faire parvenir ces changements aux traducteurs-trices.

Si vous créez des produits plus succincts, vous devrez aussi les traduire lorsqu’ils auront été conçus et mis en forme. Ces traductions doivent être suffisamment claires pour permettre à la personne chargée du graphisme de la mettre en page, même si elle ne parle pas la langue.

Après la traduction du produit et avant de le partager, assurez-vous de faire revoir le document par une personne dont la langue maternelle est celle dans laquelle le produit est présenté.

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Étape précédente

7. Synthétisez les résultats de votre recherche

Étape suivante

9. Parlez-en au monde entier !


Temps éstimé  :

• 2-3 mois

Personnel requis :

• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche
• 1 éditeur-trice (ou plus)
• Graphiste
• Traducteur(s)-trice(s), si nécessaire

Ressources requises :

• Liste des espaces de publication


Étape précédente

7. Synthétisez les résultats de votre recherche

Étape suivante

9. Parlez-en au monde entier !


Êtes-vous prêts-tes ?

Télécharger la Boîte à outils en PDF

Claudia Montserrat Arévalo Alvarado

Biography

Claudia est Professeure en Egalité et équité pour le développement, psychologue féministe, activiste en faveur de la défense des droits humains depuis 30 ans et des droits des femmes depuis 24 ans.

Claudia, qui travaille au Salvador, est co-fondatrice et directrice générale de l’association Mujeres Transformando, et défend depuis 16 ans les droits du travail des travailleuses du secteur des maquiladoras textiles et de l’habillement. Elle a collaboré à la formulation d’initiatives législatives, à des propositions de politiques publiques et de recherches visant à améliorer la qualité de l’emploi pour les femmes travaillant dans ce secteur, en plus de travailler sans relâche au renforcement de l’organisation et de l’autonomisation des ouvrières des maquiladoras textiles et des couturières à domicile.

Elle participe activement à des actions de plaidoyer à l’échelle nationale, régionale et internationale pour la défense et la revendication des droits du travail de la classe ouvrière du Sud mondial d’un point de vue féministe, anticapitaliste, anti-patriarcal et dans une perspective de prise de conscience de la classe et du genre. Elle fait partie du Conseil d'administration de l'Initiative Spotlight et du Groupe national de référence de cette dernière. Elle fait également partie du Groupe consultatif de la société civile de l'ONU Femmes.

Position
Co-président
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Les principaux acteurs anti-droits

Nous constatons une implication sans précédent des acteurs anti-droits dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains. Pour être plus efficaces et plus audibles, les acteurs anti-droits œuvrent à la constitution d’alliances tactiques qui regroupent différents secteurs et confessions et franchissent les frontières régionales et nationales.

Cette « alliance impie » entre des acteurs traditionalistes issus de milieux catholiques, évangéliques, mormons, orthodoxes russes et musulmans s’est construite autour d’une cause commune qui se concrétise dans un certain nombre de thèmes de discussion et d’efforts communs de plaidoyer visant à réduire à néant les progrès obtenus par les féministes en matière de droits sexuels au niveau international.


Le Saint-Siège

  • Activités clés : en tant que gouvernement de l’Église catholique romaine, le « Saint-Siège » utilise son statut unique d’État observateur permanent auprès de l’ONU pour faire pression en faveur de visions conservatrices, patriarcales et hétéronormatives de la féminité, de l’identité de genre et de la « famille ». Il promeut des politiques anti-avortement et anti-contraception.

  • Basé à : la Cité du Vatican, Rome, Italie.

  • Affiliation religieuse : catholique.

  • Connexions avec d’autres acteurs anti-droits : groupes chrétiens américains ; alliances interreligieuses orthodoxes ; OSC catholiques.

L’Organisation de la coopération islamique (OCI)

  • Activités clés : l’OCI se définit comme la « voix collective du monde musulman » et agit comme un bloc d’États au sein des Nations Unies. Elle tente d’ouvrir des brèches dans le système de protection des droits humains en s’appuyant sur des références à la religion, à la culture ou à la souveraineté nationale. Elle promeut le concept de « famille traditionnelle » et contribue à la mise en place d’un régime parallèle de droits humains doté d’un caractère plus restrictif (voir par exemple la Déclaration du Caire de 1990 sur les droits humains dans l’Islam).

  • Basé à : Djeddah, Arabie Saoudite.

  • Affiliation religieuse : musulmane.

  • Connexions à d’autres acteurs anti-droits : missions des États ultraconservateurs auprès de l’ONU, par exemple la Russie.

Le Congrès mondial des familles

  • Activités clés : conférences internationales et régionales ; production et diffusion de recherches et de connaissances ; lobbying auprès des Nations Unies pour « défendre la vie, la foi et la famille ».

  • Basé à : Rockford, Illinois, États-Unis.

  • Affiliation religieuse : prédominance catholique et chrétienne évangélique.

  • Connexions à d’autres acteurs anti-droits : le Sutherland Institute, un groupe de réflexion conservateur ; l’Église des Saints des Derniers Jours ; le département de la famille et de la vie de l’Église orthodoxe russe ; les prêtres catholiques anti-avortement et pro-vie ; la Fondation pour la culture et le patrimoine africains ; la Fédération polonaise des mouvements pro-vie ; la Fédération européenne des associations de familles catholiques ; le Comité des ONG de l’ONU sur la famille ; le Réseau politique pour les valeurs ; la Société démographique géorgienne ; des parlementaires polonais, moldaves, etc. ; FamilyPolicy ; l’Institut russe d’études stratégiques ; HatzeOir ; C-fam ; et d’autres encore.

Le Centre pour la famille et les droits de l’homme (C-Fam)

  • Activités clés : lobbying auprès des Nations Unies, en particulier auprès la Commission de la condition de la femme, pour la « défense de la vie et de la famille » ; diffusion d’informations diverses (par ex. les bulletins faxés du vendredi) ; travail de construction du mouvement ; formations à l’intention des militants conservateurs.

  • Basé à : New York et Washington D.C., États-Unis.

  • Affiliation religieuse : catholique.

  • Connexions avec d’autres acteurs anti-droits : l’International Youth Coalition (Coalition internationale de la jeunesse) ; l’Alliance mondiale pour la jeunesse ; Human Life International ; le Saint-Siège ; coordination de la Civil Society for the Family ; le Family Research Council (États-Unis) et d’autres OSC anti-droits chrétiennes/catholiques ; délégation des États-Unis auprès de la CSW.

Family Watch International

  • Activités clés : lobbying dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains pour des politiques pro-famille, anti-LGBT*Q et anti-ESC (éducation sexuelle complète) ; formations à l’intention des acteurs de la société civile et des délégués d’États membres (par exemple « Le Guide des ressources sur la langue consensuelle des Nations Unies sur les questions familiales ») ; diffusion d’informations ; production de savoirs et d’analyses ; campagnes en ligne.

  • Basé à : Gilbert, Arizona, États-Unis.

  • Affiliation religieuse : Mormone.

  • Connexions avec d’autres acteurs anti-droits : en charge du Caucus sur les droits de la famille à l’ONU ; C-fam ; JONAH (Juifs offrant de nouvelles alternatives à l’homosexualité)[Béné1]  ; NARTH, l’Association nationale pour la recherche et la thérapie de l’homosexualité (USA) ; le Congrès mondial des familles ; CitizenGo ; l’Institut Magdalen ; l’Associación La Familia Importa ; le Groupe des amis de la famille (bloc de 25 États).

Alliance mondiale de la jeunesse

  • Activités clés : plaidoyer pour « la famille » et contre les droits sexuels et reproductifs dans les espaces politiques internationaux, y compris les Nations Unies, l’Union européenne et l’Organisation des États américains ; formation des jeunes membres à l’art de la diplomatie et de la négociation, aux relations internationales, aux activités de terrain et au développement d’une communication efficace ; programme de stage pour encourager la participation des jeunes aux activités de l’alliance ; conférences régulière des leaders émergents ; production et diffusion de savoirs.

  • Basé à : New York (États-Unis) avec des bureaux régionaux à Nairobi (Kenya), Quezon (Philippines), Bruxelles (Belgique), Mexico (Mexique) et Beyrouth (Liban).

  • Affiliation religieuse : principalement catholique, mais vise l’affiliation interreligieuse.

  • Connexions avec d’autres acteurs anti-droits : C-Fam ; Human Life International ; le Saint-Siège ; la campagne Life Coalition.

Église orthodoxe russe

  • Activités clés : l’Église orthodoxe russe, en capitalisant sur ses liens étroits avec l’État russe, fonctionne comme un « entrepreneur de normes » dans le cadre des débats sur les droits humains. La Russie et l’Église orthodoxe russe ont coopté le langage des droits humains pour souligner l’importance de la « moralité » et des « valeurs traditionnelles » définies comme des fondements prétendument essentiels des droits humains. La Russie a mené une série d’actions pour que le Conseil de l’Europe adopte des résolutions fondées sur les « valeurs traditionnelles » et a été en première ligne du travail visant à proposer des amendements hostiles aux résolutions progressistes dans des domaines tels que la mortalité maternelle, la protection du champ d’action de la société civile et le droit de manifester pacifiquement.

  • Connexions avec d’autres acteurs anti-droits : Organisation de la coopération islamique ; Églises orthodoxes d’Europe de l’Est et du Caucase, par ex. l’Église orthodoxe géorgienne ; la droite chrétienne américaine, y compris les évangéliques américains ; le Congrès mondial des familles ; le Groupe des amis de la famille (bloc d’États).

Caroline Sin

Biography

Caroline a travaillé régulièrement pour l'AWID, organisant auparavant les forums de 2005 et 2008 à Bangkok et au Cap, et à travers d'autres fonctions au sein de l'organisation. Avant de rejoindre l'AWID, elle a enseigné l'anglais en licence, puis a quitté l’université pour diriger le Reel Asian International festival de film de Toronto et travailler sur d'autres projets. Plus récemment, elle a occupé le poste de responsable des opérations chez Spring Strategies. En dehors du travail, Caroline se retrouve généralement dans son jardin, communiant avec ses chères plantes et faisant la paix avec les insectes et les rongeurs qui s’invitent.

Position
Directrice Adjointe du Forum
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Tenir les cieux à bout de bras

Une série de films sur les Réalités féministes en Afrique et dans la diaspora africaine

par Gabrielle Tesfaye

Quand j’ai créé mon court-métrage d’animation The Water Will Carry Us Home, mon esprit était branché sur un monde magique de résilience téméraire et de sirènes ancestrales transformant leurs cicatrices/plaies les plus profondes en une nouvelle vie. Le film se déroulant à l’époque du commerce transatlantique de l’esclavage, j’ai eu envie de montrer l’histoire de l’esclavage américain, telle qu’elle n’a jamais été racontée précédemment. Je voulais offrir à mes ancêtres la commémoration qu’iels n’ont jamais reçue, et j’avais comme motivation de m’approprier l’histoire qui continue à nous dépeindre comme des victimes désemparées. Je voulais simplement raconter la vérité. En me réappropriant et en réimaginant notre histoire et notre point de vue, je guérissais en même temps les traumatismes générationnels dont nous souffrons aujourd’hui. C’est cet important travail que font de très nombreuses femmes du continent africain et de la diaspora africaine, donnant vie à nos Réalités féministes collectives.
 
J’ai mené des recherches très systématiques pour la réalisation de ce film, et en consultant ce qui avait été écrit, j’ai vu ce qui ne l’avait pas été. À plusieurs reprises, j’ai eu l’impression d’être confrontée à un mur en essayant de trouver quelque chose qui n’y était pas, et c’est dans ces lacunes que j’ai pris conscience que les conteuses d’aujourd’hui comblent les vides. Les histoires les plus utiles se cachent dans l’art contemporain, dans les films et dans le folklore de la diaspora africaine.
 
The Water Will Carry Us Home s’est ainsi déplacé dans le monde entier, dans les cœurs de la diaspora. Le film m’a également menée ici, en tant que commissaire des projections de films africains et de la diaspora pour l’initiative de cocréation de Réalités féministes de l’AWID. En sélectionnant ces films, j’étais à la recherche d’histoires totalement uniques, crues et représentatives du pouvoir féministe en action. Avec les trois courts-métrages et le long, ces films révèlent des histoires parmi des communautés d’Afrique et de la diaspora, notamment en Éthiopie, en Ouganda, en République démocratique du Congo, en Afrique du Sud et au Kenya. Ces films présentent les femmes africaines comme elles sont réellement : autogouvernées et autonomisées par l’objectif sans filtre de leur travail.

The Water Will Carry Us Home carried itself around the world into the hearts of the Diaspora. It also led me here, as the curator of the African and Diaspora film screenings of AWID’s Co-Creating Feminist Realities initiative. Whilst curating this collection of films, I looked for stories that were completely unique, raw and representational of feminist power in action. Consisting of three shorts and one feature, they reveal stories through many communities in Africa and the diaspora, including Ethiopia, Uganda, The Democratic Republic of Congo, South Africa and Kenya. These films reposition African women as what they truly are- self governing and empowered through the unfiltered lens of their work. 

« Un récit incroyablement beau, attentif et finement observateur de la connexion entre l'Afrique et sa diaspora formée par la traite transatlantique d’esclaves. L'univers visuel qu'il crée est tout simplement magnifique... un écho de la fusion des traditions spirituelles et du temps non linéaire qui montre comment nous vivons encore les moments du passé qui ont formé de « nouveaux » mondes de négritudes pour la diaspora. »
    - Jessica Horn, stratège féministe panafricain·e, écrivain·e et cocréateur·rice de The temple of her skin (Le temple de sa peau)

  «...vraiment unique, brut et représentatif du pouvoir féministe en action. » 
    -  Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film


Notre documentaire Women Hold Up the Sky, créé par la WoMin African Alliance, raconte l’histoire de femmes activistes en Ouganda et en République démocratique du Congo qui réclament activement leurs droits fonciers menacés localement par les mines et autres activités d’extraction. Le film expose certes la corruption liée à l’extractivisme, mais partage enfin ce qui fait tant défaut sur les écrans : la manière dont les femmes africaines de la base s’organisent activement, créent des stratégies et mènent des analyses au sein de leur communauté, pour créer des alternatives axées sur les femmes et menées par la communauté. Margaret Mapondera, de WoMin, l’explique de manière très poétique : ce sont les « gardiennes des terres, des forêts, des eaux, des rivières et des territoires; les façons selon lesquelles les femmes détiennent et transmettent leurs histoires/les histoires des femmes de notre passé et de nos avenirs; les manières à la fois puissantes et transformatrices d’être femme s’incarnent dans leurs relations entre elles, avec l’environnement et avec elles-mêmes ».

« Une œuvre cinématographique rafraîchissante et indispensable qui met en évidence les nombreuses façons dont les femmes africaines se rassemblent pour créer des alternatives dirigées par les femmes et axées sur la communauté… Le combat est engagé et les femmes en détiennent la clé. » 
    - Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film


Pumzi, de la réalisatrice Wanuri Kahiu acclamée par la critique, établit un pont entre l’Afrique et la science-fiction en se centrant sur le climat et l’environnementalisme. Pumzi imagine un monde futuriste où l’humanité aura été contrainte de s’installer sur une autre planète. Si Pumzi semble afro-futuriste et nouveau pour l’Afrique en surface, Kahiu révèle que la science-fiction et le fantastique ont toujours existé dans les récits africains, mais qu’ils n’ont simplement jamais été reconnus. Kahiu crée un monde où les femmes cherchent les vérités et sont les héroïnes qui nous guident dans un monde nouveau, soit à l’opposé des images qui placent les femmes en tant que victimes de la guerre et de la destruction. À l’inverse, Pumzi rédige le récit de femmes africaines qui se sauvent elles-mêmes et résolvent leurs propres problèmes, qui ne s’arrêtent à aucun prix dans la poursuite des visions énigmatiques qu’elles insufflent dans leurs rêves.

« Un film de science-fiction africain pionnier, situant les femmes comme scribes du futur et ouvrant nos visions vers d'autres mondes, d'autres univers que nous pourrions occuper en tant qu'Africain·e·s - un exercice toujours important à réaliser lorsqu’on envisage les modes de sortie de crises actuelles. »
       - Jessica Horn, stratège féministe panafricain·e, écrivain·e et cocréateur·rice de The temple of her skin (Le temple de sa peau)


Le seul long métrage du programme, Finding Sally, se déroule dans l’Éthiopie des années 1970, à l’époque de la Terreur rouge. Il documente l’étonnante histoire de la tante de la réalisatrice Tamara Mariam Dawit, l’activiste Sally Dawit. Le film nous raconte l’incroyable aventure de Sally, jeune et courageuse activiste qui évolue dans les années les plus violentes de l’histoire de l’Éthiopie. L’histoire de Sally révèle non seulement la gravité de l’époque, mais ses réflexions sur sa propre évolution en tant que jeune femme. Dawit a intentionnellement fait abstraction des voix d’hommes dans son film, pour se centrer sur le point de vue et le regard des femmes. L’histoire de l’Éthiopie a si souvent, et si longtemps, été racontée par des hommes que la réalisation de cette puissante histoire protège la réalité en rendant honneur au point de vue féministe. Dawit explique que « [l]es femmes pendant la révolution et la guerre ne sont souvent mentionnées qu’en tant qu’épouse de quelqu’un, ou que cuisinière ou secrétaire. Je voulais observer et montrer l’activisme autour de la révolution, uniquement à travers les mémoires et les voix des femmes ». Finding Sally démontre la réappropriation de l’histoire que réclament les cinéastes actuelles. C’est un embrasement de pouvoir féministe et de nos réalités connectées, à travers l’histoire.  

« La responsabilité nous incombe, de nous souvenir de ces femmes qui nous ont précédé·e·s et de leur brillant travail, pour ne pas être oubliées comme les milliers de femmes qui l’ont déjà été en menant le bon combat. Sally est une sacrée femme, pourvu qu’elle ne soit jamais oubliée. » 

     - Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film

Inscrivez-vous ici pour regarder ce film du 18 au 22 juin


Ces films constituent maintenant une partie importante de ma psyché. Ils me poussent à continuer à créer des alternatives puissantes vers la justice depuis l’intérieur. Ils affirment que je suis une femme dans un monde de femmes, tenant les cieux à bout de bras et construisant activement des Réalités féministes indestructibles. Ces films sont davantage que des histoires d’Africaines. Tout le monde peut s’y référer, ils sont source d’inspiration et donnent l’exemple de Réalités féministes pour nous toustes dans le monde entier.


Gabrielle Tesfaye:

Gabrielle Tesfaye est une artiste interdisciplinaire initiée à la peinture, à l'animation, au cinéma, à la marionnette et à l'installation interactive. Son travail prend source dans la diaspora africaine, l'afro-futurisme, les pratiques artistiques anciennes et la narration culturelle.

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Que fait l’AWID ?

Les discours antidroits

Chapitre 3

Les discours antidroits continuent à évoluer. Outre le recours à des arguments religieux, culturels et traditionnels, les acteur·rice·s antidroits s’approprient le langage de la justice sociale et des droits humains pour travestir leurs véritables programmes et gagner ainsi en légitimité.

Alison Howard, Alliance Defending Freedom, speaks outside the construction site of the Washington, D.C. Planned Parenthood.
© American Life League/Flickr
Alison Howard, de l'Alliance Defending Freedom, s'exprime devant le chantier de construction de l'édifice de Washington, D.C. Planned Parenthood.

Il y a trente ans, un télévangéliste américain candidat républicain décrivait le féminisme comme « un mouvement politique antifamille qui encourage les femmes à quitter leur mari, tuer leurs enfants, pratiquer la sorcellerie, détruire le capitalisme et devenir lesbiennes ». Cette idée progresse et acquiert aujourd’hui une légitimité insoupçonnée sous les apparats de l’« idéologie du genre » – une espèce de croque-mitaine polyvalent créé par les antidroits dans le seul but de s’y opposer.

Un thème revient sans cesse dans leurs discours teintés d’« impérialisme culturel », de « colonisation idéologique », de « génocide prénatal » et d’appel à la « clause de conscience » : la prise de contrôle. Les antidroits s’approprient des questions d’intérêt légitime, qu’ils et elles déforment pour servir leurs programmes oppressifs.

Sommaire

  • L’idéologie du genre
  • L’impérialisme culturel et la colonisation idéologique
  • L’avortement : la clause de conscience
  • L’avortement : un génocide prénatal
  • Exercice : ressaisissons-nous du discours
  • Histoire du mouvement de la résistance. Les Principes de Nairobi : les engagements intermouvements en faveur du handicap et de la SDSR

Lire le chapitre complet

2002: les discussions sur les questions relatives au financement du développement commencent

La Conférence de Monterrey sur le financement du développement a marqué le début des discussions sur les questions relatives au financement du développement.

  • Le Consensus de Monterrey a été adopté lors de cette première conférence internationale sur le financement du développement. Il s’agissait de la première réunion au sommet organisée sous l’égide des Nations Unies à traiter des questions financières fondamentales et des problématiques connexes relatives au développement mondial.
  • La conférence et  ses phases préparatoires furent le théâtre d’une coopération sans précédent entre les Nations Unies, la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC),  montrant une partie des efforts entrepris pour promouvoir une cohérence et  une homogénéité plus importantes au sein des systèmes et institutions  monétaires, commerciaux et financiers internationaux.
  • Lors de cette conférence, les débats sur le financement du développement ont, pour la première fois, impliqué les gouvernements, des représentant-e-s de la société civile et le secteur privé. Ces acteurs ont porté les discussions au-delà des aspects « techniques » pour traiter des modalités de mobilisation et de canalisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des objectifs de développement internationalement convenus auparavant lors des sommets et conférences des Nations Unies des années 1990. Parmi ces objectifs figurent notamment les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
  • Le Caucus des femmes a non seulement noté le caractère historique de cette conférence et déclaré que celle-ci  pouvait  permettre de relever les défis structurels qui continuaient à ralentir  le développement, mais il a aussi souligné les inquiétudes engendrées par les  conséquences de la militarisation croissante et de la montée des fondamentalismes à l’encontre des femmes, et ceci malgré le fait que le Consensus de Monterrey considérait que le système économique et financier mondial fonctionnait  au profit de toutes et tous.

Pour en savoir plus sur les six axes de Monterrey et sur les mécanismes de suivi de la conférence : Gender Issues and Concerns in Financing for Development (en anglais), par Maria Floro, Nilufer Çagatay, John Willoughby et Korkut Ertürk (INSTRAW, 2004). 

Depuis le coeur de la communauté

Par María Bonita - Venezuela

Nos ancêtres femmes forment un cercle 
Sacré, vivant, puissant 
Nous sommes au milieu
Et sentons leur force. 
Le tambour bat le son de la terre 
Notre peau s’habille de couleurs 
Nous sommes vertes, rouges, oranges, bleues, violettes, noires
Le tambour bat le son de la terre 
La voix vibre, le cri envahit, le chant retentit, berce le sommeil, éveille la conscience. 
Le tambour bat le son de la terre
Et le regard se fait complice, ami, profond. 
Le tambour bat le son de la terre
Nous ne sommes qu’un seul cœur battant au rythme de l’âme, il nous invite à bouger, nous inspire le désir, nous montre un chemin 
Celle du rassemblement communautaire, celle du pouvoir populaire, celle de l’auto-gouvernement, celle de la révolution des femmes, celle du soin subversif.
Le tambour bat le son de la terre 
Et je vous invite à entrer, à être voix, peau, regard, graine, feu, chanson, communion.
Le tambour bat le son de la terre 

Et je vous invite à la découvrir, à l’aimer, la connaître et la défendre depuis le coeur de la communauté.

Cela fait 25 ans qu’elles habitent ces mêmes rues poussiéreuses, au sommet d’une colline qui porte le nom d’un lion; elles viennent d’endroits différents, beaucoup ont une tradition paysanne, elles ont la peau couleur rébellion, couleur cactus cardon, parce que l’esprit semi-aride de Lara vit en elles. C’est de là que leur vient leur amour de la vie, leur appréciation, le soin et la protection apportés à l’eau et au territoire, car elles sont les héritières des lignées de Gayón, Ayaman, des communautés autochtones qui ont vécu et vivent dans le nord de l'État de Lara.

Elles ont appris dès leur plus jeune âge que la maternité est un rôle auquel il n’est pas facile d’échapper. S’occuper des enfants, de la maison, du mari, laver, repasser, cuisiner, nettoyer - elles insistent: tout devait être impeccable.  

Et c’était ça la vie, ça et la violence, les insultes, la maltraitance, les coups, les réclamations et les reproches auxquels il fallait s’attendre, cela semblait presque naturel, c’est ainsi que se déroulaient leurs journées, leur quotidien. Elles vivaient dans des petites maisons en tôle dans ces rues de terre battue, sans électricité ni eau courante, c’était la pauvreté, la précarité, quand un homme est arrivé, oui, un homme, un projet, une révolution inhabituelle parce qu’elle s’est faite sans guerre.  

Alors on les invita à sortir, on les invita à descendre dans les rues et à occuper l’espace public. Au cours de ce processus, elles ont arraché des portes et des fenêtres, elles ont brisé des chaînes, ont lâché leurs cheveux, elles se sont senties libres, libres comme des esclaves en fuite, des rebelles des Caraïbes, des défenseuses de la liberté. 

Et ces concepts d'indépendance et de souveraineté sont des notions que celleux qui ont eu la chance d'étudier connaissent, mais le sentir, se sentir comme les protagonistes d'un processus de transformation sociale - c'est une victoire importante que nous nous devons de mentionner et que nous ne pouvons pas oublier.

Au sommet de cette colline, on peut sentir la complicité des femmes, le feu partagé, les années de lutte. On raconte que l'une d'entre elles se promenait avec son ombrelle l'après-midi et s’arrêtait de maison en maison pour prendre un café et parler aux gens, les inviter à se joindre à la cause et les convaincre…
Nous allons créer un conseil communautaire !
Allons de l'avant ensemble en tant que communauté !
Élaborons des plans pour l'éducation, le sport, la santé, la nutrition, un comité pour les femmes et l'égalité des genres, l'économie !
Nous pouvons former notre propre gouvernement populaire pour que notre quartier soit beau !
Et c'est ainsi que les maisons sont arrivées, le cabinet médical, la garderie, l'électricité, l'eau potable. Ce sont là quelques-unes des réalisations de la communauté, quelques-uns de nos rêves communs devenus réalité.
Et vous pourriez vous demander comment une cuentera, une conteuse, est arrivée sur une colline portant le nom d'un lion...

Et je vous répondrai: je suis née turbulente, me battant sans cesse, «tu es née vagabonde» dirait ma grand-mère, «tu es née prête» ajouterait le Comandante Chávez, à force de marcher, de râler, de me battre et douter de cet homme militaire. Son projet communautaire, son concept d’autonomie gouvernementale et le fait que le peuple gère ses propres ressources, que tout le pouvoir aille aux communautés, ont fini par me convaincre.

Mais je savais qu'il manquait quelque chose, parce que les femmes, les femmes de la communauté continuent à construire le pouvoir du peuple et à se battre cœur et âme contre l’impérialisme et le capitalisme, mais il y a quelque chose qui fait mal et qui continue de nous affecter. Les blessures du patriarcat sont toujours présentes.

Alors un jour, je me suis retrouvée à pleurer, le tambour battit le son de la terre et nos ancêtres parlèrent.

Je me suis retrouvée entourée d’un groupe de femmes qui m’ont soutenue, qui m’ont contenue lorsque je débordais devant elles, lorsque j’avais mal et me libérais en même temps. C’est ainsi que j’ai découvert que l’amour entre femmes vous guérit, vous sauve, que notre amitié est profondément politique et que la sororité est une manière d’être, de vivre la vie. À partir de ce moment-là, je ne me suis plus jamais sentie seule, je ne me suis plus jamais sentie comme une île parce que je sais qu’il y a un groupe de femmes qui me portent, m’emmènent, m’aiment, prennent soin de moi et moi d’elles. Je sais que mon féminisme né de l’expérience mystique de femmes pour la vie me permet de me sentir connectée, aimée par des femmes que je ne reverrai peut-être pas. Alors comment ne pas souhaiter que cela arrive aux autres? Cet éveil, cette naissance d’un nouveau cœur est un don des déesses qui doit être partagé. 

C'est pourquoi j'ai décidé de me joindre à ces femmes et parcourir les communes, je me suis mise à marcher, à faire d'autres expériences, nous avons commencé à débattre de la santé, de l'éducation, de l'alimentation, nous avons commencé à prêcher le verbe anti-patriarcal et à réclamer des communautés libres de machisme. Nous avons insisté pour récupérer la sagesse ancestrale, l’intuition, nous avons décidé de défendre la vie en parlant de l'avortement et nous nous retrouvons à rire, à pleurer, à débattre, à réfléchir, je retrouve macu, la china, yenni, carolina, maria, ramona, irma et même notre sœur yenifer qui nous a quittées il y a peu.

Ceci est mon hommage à ces femmes, les femmes de la colline, les femmes lionnes, elles qui ont semé leur graine tout au fond de moi avec une telle puissance qu’elles se mêlent dorénavant aux battements de  mon cœur.  

C’est certain, elles tracent un chemin, et sans elles il n’y aurait ni soins familiaux, ni soins collectifs. Elles sont aussi une force sur ce territoire qui se bat contre l’embargo, la violence patriarcale, la trahison politique, la bureaucratie et la corruption.   
C’est certain, elles tracent un chemin 
C’est certain, elles sont des  boussoles 
C’est certain, elles sont le coeur de la communauté

Je vous remercie infiniment. Je suis Maria Bonita, Mharyha Morales du Venezuela, et j’espère que vous pourrez continuer de profiter de ce beau festival qui nous rassemble, nous les femmes, dans toute notre diversité, qui nous rassemble depuis le cœur de la communauté pour créer, résister et transformer.

Merci.

Qu’est-ce que le processus des Nations Unies sur le financement du développement ?

Le processus de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur le financement du développement (FdD) vise à traiter  différentes formes de financement du développement et de coopération pour le développement. Selon le Consensus de Monterrey, ce processus comporte six axes clés :

  • La mobilisation des ressources financières nationales au service du développement.
  • La mobilisation des ressources internationales au service du développement : investissements étrangers directs et autres flux financiers privés.
  • Le commerce international, comme moteur  du développement.
  • L’accroissement de la coopération financière et technique internationale pour le développement.
  • La dette extérieure.
  • L’examen des questions systémiques : amélioration de la cohérence et de la constance des systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux en faveur du développement. 

Nous sommes celles et ceux que nous attendions !

Nous commençons une nouvelle année - 2023. Le COVID-19 continue d'infecter et de réinfecter de très nombreuses personnes dans le monde. Nous assistons à la résurgence de gouvernements droites et fascistes, même dans des endroits auxquels nous ne nous attendions peut-être pas comme la Suède. La guerre, les conflits armés et l'augmentation spectaculaire de la militarisation, du militarisme et des dépenses militaires permettent l'accumulation effrénée du capital par quelques-uns, avec la participation d'alliances apparemment « étranges » qui verrouillent les armes, à la fois visiblement et invisiblement, où les élites économiques et politiques du monde Le Nord et le Sud global en profitent au-delà de notre imagination la plus folle. Entre-temps, notre peuple et l'environnement naturel paient des coûts énormes et subissent toutes les conséquences attendues et inattendues.
 
Comme vous le savez tous et nous tous à l'AWID, les féministes de multiples mouvements à travers le monde résistent et s'organisent contre les multiples visages de la tyrannie, créant des structures alternatives, mettant en œuvre des stratégies de base et construisant des alliances transnationales. Nous générons de la joie, nous inspirons les unes les autres, chantons et dansons dans et contre la culture dominante du meurtre et du cynisme qui semble avoir englouti une si grande partie du monde.
 
Nous - le personnel et le conseil d'administration - de l'AWID sommes préparés et inspirés plus que jamais pour relever les défis en renforçant nos relations avec nos membres et nos partenaires organisationnels, en rencontrant et en apprenant à connaître ceux que nous n'avons pas encore rencontrés et en faisant ce que nous faisons le mieux : soutenir les mouvements féministes mondiaux. Bien que nous soyons tristes face au départ de notre ancienne Co-Direction générale Cindy et Hakima, notre merveilleuse nouvelle Co-Direction générale Faye et Inna ainsi que notre personnel engagé et créatif ont embrassé le moment qui englobe à la fois les opportunités et les menaces.

Bien sûr, nous tous à l'AWID et tous les membres de notre mouvement le savons : comme l'écrivait la poétesse et militante américaine des Caraïbes June Jordan aux militantes sud-africaines au plus fort du régime d'apartheid : « Nous sommes celles et ceux que nous attendions » !