Adolfo Lujan | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Mass demonstration in Madrid on International Women's Day
Multitudinaria manifestación en Madrid en el día internacional de la mujer

Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Promotion des droits universels et de la justice

Eradiquer les fascismes et les fondamentalismes

Partout sur la planète, les défenseur·e·s féministes, des droits des femmes et de la justice de genre remettent en question les programmes des acteurs fascistes et fondamentalistes. Ces forces opprimantes prennent pour cibles les femmes, les personnes non conformes dans leur identité de genre, leur expression et/ou orientation sexuelle, ainsi que d’autres communautés opprimées.


Les idéologies discriminatoires sapent et s’emparent de nos systèmes et normes en termes de droits humains de manière à ce que seuls certains groupes aient l’exclusivité des droits. Face à cela, l’initiative Promotion des droits universels et de la justice (Advancing Universal Rights and Justice, AURJ) s’attache à promouvoir l’universalité des droits - le principe fondamental selon lequel les droits humains sont le bien de chaque être humain, quelle que soit son identité, et ce sans exception.

Nous créons un espace pour permettre aux mouvements et à nos allié·e·s féministes, en faveur des droits humains et de la justice de genre de se reconnaître, d’élaborer des stratégies et de recourir à des actions collectives afin de contrecarrer l’influence et l’impact des acteurs anti-droits. Nous cherchons également à faire avancer les cadres, les normes et les propositions féministes et relatifs aux droits des femmes, ainsi qu’à protéger et promouvoir l’universalité des droits.  


Nos actions

A travers cette initiative, nous visons à :

  • Enrichir nos connaissances : Dans le cadre du rôle de premier plan que nous assurons sur la plateforme collaborative, l’Observatoire de l'universalité des droits (Observatory on the Universality of Rights, OURs), l’AWID soutient les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre en diffusant et vulgarisant des connaissances et des messages clés concernant les acteurs anti-droits, leurs stratégies et leur impact au sein des organismes internationaux de protection des droits humains.

  • Promouvoir des programmes féministes : Nous faisons des alliances avec des partenaires au sein d’espaces internationaux dédiés aux droits humains, notamment le Conseil des droits de l’homme, la Commission de la population et du développement, la Commission de la condition de la femme et l’Assemblée générale de l’ONU.

  • Créer et élargir les alternatives : Nous impliquons nos membres afin de garantir que les engagements, les résolutions et les normes à l’échelle internationale sont reflétées et réintroduites dans l’organisation d’autres espaces à l’échelle locale, nationale et régionale.

  • Mobiliser des actions solidaires : Nous agissons aux côtés de défenseuses des droits humains (women human rights defenders, WHRD), y compris de défenseur·e·s trans et intersexes et de jeunes féministes, et oeuvrons à contester les fondamentalismes et les fascismes tout en attirant l’attention sur les situations à risque.   

 

 

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Forum de l'AWID : Co-créer nos horizons féministes

En septembre 2016, 1800 féministes et défenseur-e-s des droits des femmes venu-e-s des quatre coins de nos mouvements se réunissaient sur les côtes de Bahia à l’occasion du 13ème Forum international de l’AWID.

Cette section met l’accent sur les victoires, les enseignements et les ressources qui ont couronné nos conversations. Nous vous invitons à l’explorer, la partager et laisser vos impressions.


L’un des principaux éléments à retenir de ce Forum a été la nécessité d’élargir et d’approfondir notre travail de collaboration entre mouvements pour faire  face à une montée des fascismes et des fondamentalismes, une exacerbation de la cupidité des entreprises et un changement climatique en progression.

L’AWID a donc travaillé avec plusieurs allié-e-s  pour ériger ces semences de résistance :

A travers son prochain plan stratégique et le processus de son Forum, l’AWID s’engage à poursuivre et approfondir les rapports, les apprentissages et les processus amorcés lors du Forum 2016, tout en s’inspirant de l’actualité.

Et maintenant ?

Le monde est bien différent de celui qu’il était l’an dernier et il continuera à changer dans les années à venir.

Le prochain Forum de l’AWID se tiendra dans la région Asie-Pacifique (les dates et le lieu exacts seront annoncés en 2018). Nous attendons avec impatience de vous y retrouver !

A propos du Forum de l’AWID

Les Forums de l’AWID ont vu le jour en 1983, à Washington DC. Depuis, ils revêtent de nombreux aspects et incarnent, selon les personnes, tantôt un processus itératif visant à affiner nos analyses, notre vision et nos actions, un évènement clé galvanisant les féminismes des participant-e-s et leurs organisations ou un espace politique offrant refuge et solidarité aux défenseur-se-s des droits humains.

En savoir plus sur les éditions précédentes

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La justice devant la loi pour toutes et pour tous

La justice devant la loi pour toutes et pour tous

L’accès à la justice, en tant que droit fondamental, est inscrit à l’Article 8 sur le « Droit au recours juridique effectif » de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il devrait être à la portée de toutes et de tous. Malheureusement, la triste réalité est bien différente puisque dans plusieurs pays du monde, la justice n’est pas aisément accessible.  


Il est fréquent que les populations marginalisées et les personnes vivant dans la pauvreté doivent composer avec une série d’obstacles qui les empêchent d’avoir accès à la justice. Il suffit de citer les frais juridiques élevés, la discrimination et le manque généralisé d’information. Ces situations ont fait de l’accès à la justice l’apanage des gens riches et influents, plutôt qu’un droit pour tout un chacun. À cet égard, « en tant que société mondiale, nous n’avons pas réellement progressé au-delà de l’époque féodale », affirme l’Alliance mondiale pour l’aide juridique (Global Alliance for Legal Aid, GALA).

Afin de contribuer à modifier certaines des inégalités actuelles sur le plan de l’accès à la justice, GALA, une alliance de juristes, offre gratuitement des services d’aide juridique et de défense de l’intérêt public pour ceux qui en ont le plus besoin, particulièrement dans les pays de l’hémisphère sud. 

« GALA : où aucun et aucune activiste n’est une île. »

Initiatives mondiales actuelles

Certains groupes et individus éprouvent souvent des difficultés à trouver de l’aide juridique gratuite. On peut notamment évoquer les victimes d’accaparement des terres; les personnes subissant des préjudices découlant de la pollution environnementale ou d’autres lésions corporelles en raison de la conduite gouvernementale illégale ou du comportement des grandes sociétés; les femmes dont on a abusé qui souhaitent divorcer; ou encore les personnes qui ont été leurrées par des fournisseurs de services financiers non réglementés. Par exemple, suivant la mise en place d’un système pyramidal en Ouganda, des milliers de personnes ont perdu des millions de dollars. GALA représente actuellement 3 000 victimes de ce système, en collaborant avec son partenaire local, la direction de la faculté de droit/d’administration de l’Université Makerere de Kampala.

« Les enjeux qui préoccupent GALA ont une vaste portée et ils touchent entre autres aux sphères suivantes : la défense de l’intérêt public pour les victimes de fraudeurs financiers; la défense et la prévention liées à l’accaparement des terres; la protection environnementale; la réforme carcérale; les droits des femmes et des veuves; les droits des migrants; et l’aide juridique destinée aux personnes vivant dans la pauvreté. »

GALA nous affirmait qu’en Ouganda, à la suite d’une fraude impliquant de fausses institutions de microfinance, « plusieurs victimes se sont suicidées » et que « les criminels vivent au vu et au su de tous, profitant des fruits de leurs délits, l’État n’ayant intenté aucune poursuite à leur endroit ». Il en est ainsi parce qu’ils « ont soudoyé les juges et les politiciens, alors que les personnes pauvres ne peuvent se permettre de payer pour obtenir justice ». En plus des efforts investis en Ouganda, l’alliance a établi un nouveau partenariat au Koweït et dirige des initiatives en cours à la Grenade.

Créer des cliniques d’aide juridique

Outre les initiatives qui occupent actuellement GALA, l’alliance planifie des percées en Inde et en Grèce, le ‘berceau de la démocratie’. L’alliance estime tout simplement non démocratique et inconstitutionnel le fait que les tribunaux grecs « exigent que les personnes voulant faire valoir leurs droits versent un cautionnement en fonction de l’éventuelle valeur de la cause ». Il s’agit d’un obstacle évident à l’application des droits au sein des tranches marginalisées et pauvres de la société. Ainsi, l’un des projets qu’envisage GALA porte sur la création de cliniques d’aide juridique.

« À ce jour, nous avons constaté que dans les endroits où GALA est à l’œuvre, il n’existe pas de cliniques d’aide juridique ni d’avocats et avocates pro bono. »

Évidemment, ce projet exige non seulement une solide planification, mais également du financement. GALA est à élaborer une étude de faisabilité à Kampala et à la Grenade afin de commencer à offrir de l’aide juridique et à établir ses propres cliniques. Il est difficile de se l’imaginer, mais l’alliance nous a indiqué qu’à la Grenade (population de 100 000 habitants), « il n’existe absolument aucun service d’aide juridique sur l’île, [il n’y a] que 12 avocat-e-s de la défense » et aucune faculté de droit. En fait :

« L’université ‘locale’ est en fait une faculté de médecine américaine. » - GALA

Représentant des droits humains (à la Grenade) Milton Coy et Jami Solli, Directrice exécutive de GALA

Dans le contexte et l’environnement si pénibles que décrit GALA, l’alliance devra bâtir à partir de zéro. Elle est néanmoins déterminée à offrir de l’aide et de l’information juridiques « à la fois aux personnes accusées, incarcérées ‘en détention provisoire’ et en attente de procès et aux victimes de crimes ». GALA examine la possibilité de solliciter le soutien d’étudiant-e-s en droit d’autres pays qui seraient supervisés par un avocat ou une avocate de la localité. Elle souhaite également l’appui de la Grenada Human Rights Association, affiliée à GALA.

Toujours en Ouganda, GALA prévoit de commencer à offrir de l’aide juridique en 2016, avec l’aide d’étudiant-e-s en droit supervisés par un professeur de droit ou un praticien du domaine. Le projet sera réalisé en collaboration avec son partenaire local, soit la direction de la faculté de droit/d’administration de l’Université Makerere. Restez attentifs à cette évolution!

« Un goût de justice »

Pour soutenir sa mission, ainsi que les initiatives en cours et celles qui sont planifiées, GALA vend des produits de commerce équitable, notamment du café provenant d’Ouganda, par l’entremise d’un partenariat avec Thanksgiving Coffee. L’alliance prévoit de vendre et distribuer d’autres produits de commerce équitable afin de proposer un produit de chaque pays où elle offre de l’aide juridique ou soutient une cause d’intérêt public. Vous pouvez visiter ici la boutique de café en ligne tenue par GALA.


Connectez-vous :

Source
AWID

Movilizando el cambio

Movilizando el cambio

Ruth Acheinegeh (afiliada de AWID desde 2010) se define a sí misma como «una joven de poco más de treinta años, que se relaciona llena de energía y buen humor con quienes la rodean y tiene una pierna afectada por la polio». Es dueña de un puesto que ella atiende en el mercado local de Bamenda, Camerún, donde también vende bolsos y ropa que fabrica un grupo local de mujeres discapacitadas. El puesto es una fuente importante de apoyo financiero para Ruth y también le permite, en parte, mantener a su familia.

«Lo que me mantiene en pie es mi deseo de movilizar y darles visibilidad a muchas más mujeres discapacitadas no solo en Camerún sino en todo el mundo, con la esperanza de que tengamos una sociedad más incluyente para todas y todos.»

Fortalecer las habilidades

Personal de AWID conoció a Ruth en agosto de 2010 en Eugene, Oregón, Estados Unidos, durante el Women’s Institute on Leadership and Disability [WILD, Instituto sobre Liderazgo y Discapacidad para Mujeres], de la organización Mobility International USA (MIUSA, Movilidad Internacional de Estados Unidos), que convocó a muchas lideresas discapacitadas provenientes de todo el mundo a fin de «fortalecer sus habilidades para el liderazgo, generar nuevas visiones y construir redes de apoyo internacionales». Tras su regreso a Camerún, Ruth creó la North West Association for Women with Disabilities [Asociación para Mujeres Discapacitadas del Noroeste], primer grupo centrado solo en cuestiones de mujeres que fue creado en Bamenda. Ya cuenta con 40 integrantes y Ruth les está transmitiendo lo que aprendió en Eugene sobre empoderamiento económico, salud e información y tecnología.

Ruth es una pionera, creadora de cambios, visionaria y viajera con un enorme sentido del humor. En 2012 participó del 12º Foro Internacional de AWID realizado en Estambul, Turquía, que reunió a varias mujeres africanas discapacitadas quienes luego organizaron su primer taller en Malaui.

Un gran tema pendiente

Y aunque se ha trabajado mucho y ha habido avances, como señala Ruth, «todavía tenemos un gran tema pendiente que es la baja tasa de alfabetización entre las mujeres discapacitadas» en la región. A fin de impulsar cambios, en junio de 2015 Ruth participó en el muy competitivo programa de formación de formadoras/es organizado por MIUSA y luego reunió a 20 mujeres discapacitadas de 20 distritos de la región donde vive. Fue la primera formación de esta clase que se hizo en el país y los contenidos incluyeron derechos humanos, gobernanza y gestión en el área de la discapacidad. Pese a sus capacidades, experiencia y formación académica que incluye una Licenciatura en Gestión y Contaduría otorgada por la Universidad Internacional de Bamenda, Ruth no ha logrado conseguir empleo, lo cual en su opinión «se debe al hecho de que tengo una discapacidad».

«Creo que soy una de las personas que están llamadas a cambiar las vidas de las mujeres con discapacidades en todo el mundo, no solo en mi comunidad.»

Escucha a Ruth hablar (en inglés) de su experiencia en WILD 2015

Además de atender su puesto en el mercado, Ruth trabaja con mujeres discapacitadas de su área para alentarlas a generar proyectos económicos y ser independientes. A través de este grupo se ha conectado con iniciativas internacionales, activistas feministas y personas que investigan sobre discapacidad a nivel global, accediendo así a nuevas oportunidades para aprender y viajar. Pese a sus propias dificultades económicas y a que no puede mejorar su vida comprando «algo que necesito mucho: una silla de rueda o unas muletas nuevas», Ruth afirma que su «independencia social y económica es muy valiosa» para ella.

Como mujer inmersa en varias redes locales, nacionales e internacionales (en estas últimas sobre todo gracias a su trabajo en temáticas de discapacidad), la forma en que Ruth se define a sí misma y la intensidad de sus vínculos varían todo el tiempo ya que «paso de hija a hermana y luego a proveedora de ingresos».

Dado que en AWID seguimos vinculándonos con Ruth como afiliada, aliada y amiga, estamos muy entusiasmadas pues volveremos a verla en el 13º Foro Internacional de AWID en Brasil. Ruth será una de las ponentes en la sesión sobre Roles ‘apropiados’ y vidas precarias: Las mujeres discapacitadas subvierten el patriarcado.


Para saber más sobre Ruth y conectarte con ella


“Loud, Proud and Passionate” [Ruidosas, Orgullosas y Apasionadas]

Mira un video (en inglés) sobre el Instituto WILD 2010 de MIUSA:

 

 

Source
AWID

Inspirer le changement

Inspirer le changement

Selon ses propres mots, Ruth Acheinegeh (membre de l'AWID depuis 2010) est « une jeune trentenaire pleine d’énergie et de joie de vivre qu’elle aime partager avec ceux qui l’entourent et dont une jambe a été atteinte par la polio ».

Elle possède et gère un petit étal au marché de Bamenda au Cameroun qui vend également des sacs et des vêtements réalisés par un groupe local de femmes handicapées. Cette activité est une source financière précieuse pour Ruth, qui lui permet également de soutenir en partie sa famille.

« Ce qui me motive, c’est l’esprit qui nous fait avancer et inspirer l’espoir d’une société inclusive et ouverte à beaucoup d’autres femmes handicapées, pas seulement au Cameroun mais partout dans le monde. »

Renforcer les compétences

L’équipe de l’AWID a rencontré Ruth en août 2010 à Eugene en Oregon aux États-Unis lors du Women's Institute on Leadership and Disability (l’Institut des femmes sur le leadership et le handicap, WILD en anglais), organisé par Mobility International USA (MIUSA). Cet événement a rassemblé de nombreuses femmes leaders handicapées avec l’objectif de renforcer leurs compétences, d’ouvrir de nouvelles perspectives et de créer des réseaux internationaux de soutien mutuel. Après son retour au Cameroun, Ruth a créé la North West Association for Women with Disabilities (Association pour les femmes handicapées du Nord-Ouest), le premier groupe de femmes de Bamenda qui ne s’occupe que de thèmes propres aux femmes. L’association compte actuellement 40 membres et Ruth leur transmet les savoirs reçus à Eugene sur l’autonomisation économique, la santé et l’usage des technologies de l’information.

Ruth est une actrice de changement, pionnière et visionnaire et aussi une voyageuse dotée d’un incroyable sens de l’humour. En 2012, elle a participé au 12e Forum international de l’AWID à Istanbul en Turquie qui a permis à plusieurs femmes africaines handicapées de se rencontrer et, par la suite, d’organiser leur premier atelier au Malawi.

Un écart important à combler

Même si un travail important et des progrès ont été réalisés, comme Ruth le souligne « il y a encore un écart important à combler quand on voit les faibles taux d’alphabétisation parmi les femmes handicapées dans la région ». Afin de contribuer à faire progresser le changement, Ruth a pris part en juin 2015 à un programme très réputé de formation de formatrices (WILD) organisé par MIUSA à la suite duquel elle a rassemblé 20 femmes handicapées issues de 20 communes de sa région. C’était le premier événement du genre au pays à offrir une formation sur les droits humains, la gouvernance et la gestion dans ce domaine. Malgré ses compétences, son expérience et son parcours d’études qui inclut un baccalauréat en gestion et comptabilité de l’Université internationale de Bamenda, Ruth n’a pas trouvé de travail « du fait que je suis handicapée », dit-elle.

« Je pense faire partie de celles et ceux qui se sentent appelés à changer la vie de femmes handicapées partout dans le monde et pas seulement dans ma communauté. » 

Voir la vidéo de Ruth qui parle de son expérience lors de la formation de formatrices (WILD) en 2015 (en anglais).

En plus de gérer son étal, Ruth travaille avec des femmes handicapées de sa localité pour les encourager à entreprendre des projets de nature économique et à acquérir leur indépendance. Grâce à ce groupe, elle a tissé des liens avec des initiatives internationales, avec des activistes féministes du monde entier et avec des chercheur-euse-s spécialistes du handicap, ce qui a ouvert de nouvelles perspectives de voyage et d’apprentissage. Malgré ses propres défis financiers et sa difficulté à améliorer son existence en achetant « la chaise roulante ou les nouvelles béquilles dont elle a grandement besoin», Ruth déclare qu’elle « tient énormément à son indépendance économique et sociale ».

En tant que femme engagée dans une série de réseaux sociaux locaux, nationaux et internationaux (ces derniers particulièrement grâce à son travail sur le handicap), la manière dont Ruth se présente et la solidité de ses relations est en constante mutation car elle « passe d’un rôle de fille, à celui de sœur, à celui de soutien économique ».

Dans la prolongation de notre engagement auprès de Ruth qui est notre membre, alliée et amie, nous sommes très enthousiastes à l’idée de la retrouver lors du 13ème Forum international de l’AWID au Brésil ! Elle interviendra dans la session Rôles « appropriés » et vies précarisées : des femmes handicapées gênent le patriarcat.


Pour prendre contact et en savoir plus sur Ruth


Loud, Proud and Passionate (Fortes, fières et passionnées).

Regardez la vidéo (en anglais) réalisée par MIUSA lors de l’Institut WILD en 2010:

 

Source
AWID

Mobilizing Change

Mobilizing Change

In her own words, Ruth Acheinegeh (AWID member since 2010) is a “young woman in her early thirties, full of energy and cheerfulness in her encounters with those around her and with one leg affected by polio.”

She owns and runs a local market stall in Bamenda, Cameroon which also sells bags and clothing made by a local group of women with disabilities. This is a valuable source of financial support for Ruth, and also enables her to partly support her family.

"What keeps me going is the spirit of moving and creating a new spotlight for many more women with disabilities not only in Cameroon but all over the world, hoping to have an inclusive society for all."

Strengthen leadership skills

Staff from AWID met Ruth in August 2010 in Eugene, Oregon, United States, at the Mobility International USA’s (MIUSA) Women's Institute on Leadership and Disability (WILD) that brought together numerous women leaders with disabilities from all over the world to “strengthen leadership skills, create new visions and build international networks of support.” After returning to Cameroon, Ruth created the North West Association for Women with Disabilities, the first ever women’s group in Bamenda focusing only on women’s issues. It now counts 40 members and Ruth is passing on the knowledge she gained in Eugene in the areas of economic empowerment, health, and information and technology. 

Ruth is a trail blazer, change-maker, visionary, and a traveler with an incredible sense of humor. In 2012 she participated in the 12th AWID International Forum in Istanbul Turkey which brought together a number of African women with disabilities who subsequently organised their first workshop in Malawi.

Still a big gap

And even though much work has been done and progress achieved, as Ruth points out, there is “still a big gap looking at the low literacy rate among women with disabilities” in the region. So to help advance change, in June 2015 Ruth took part in a highly competitive training-of-trainers program held by MIUSA after which she brought together 20 women with disabilities from 20 different council areas in her region. This was the first of its kind in the country and offered training in human rights, governance and management in that area. In spite of her skills, experience and educational background, including a Bachelor’s degree in Management and Accountancy from the International University Bamenda, Ruth has been unable to find work which she says is, “due to the fact that I have a disability.”

"I think that I am one of those that have the calling of changing the lives of women with disabilities all over the world, not only in my community."

Watch Ruth speak about her WILD 2015 experience

Apart from managing her market stall, Ruth works with local women with disabilities to encourage them to establish economic projects and independence. Through this group she has made connections with international initiatives, global feminist activists and disability researchers which has opened new channels of learning and travel. Despite her own financial challenges and being unable to improve her own life by buying a “much-need wheelchair or new crutches”, Ruth says she “clearly holds her social and economic independence dear”.

As a woman immersed in a range of local, national and international social networks (the latter particularly through her disability work), how Ruth constitutes herself and the strength of her connections constantly shift as she “moves from daughter to sister to income provider.”

Continuing our engagement with Ruth as our member, ally and friend we are extremely excited to meet her again at our upcoming 13th AWID International Forum in Brasil! She is a co-presenter in a session on “Proper” roles and precarious lives: women with disabilities disrupting patriarchy.


Find out more and connect with Ruth


“Loud, Proud and Passionate”

Watch a MIUSA WILD Institute 2010 Video:

 

Source
AWID

Advocating Health for Everyone

Advocating Health for Everyone

Isaac Oriafo Ejakhegbe works in the non-profit sector, primarily focusing his work on gender equality, climate change, and health promotion, including maternal and child health. He is a Women Deliver Young Leader and is currently working at the Women’s Health and Action Research Centre, a non-governmental organisation in Nigeria that advocates for women’s reproductive health and social well-being. As founder of the Youth Spotlight Initiative, Isaac also engages in specifically promoting sexual and reproductive health and rights of young people, including issues bordering on HIV infection.


Issac studied Applied Health Social Science from the School of Public Health at the University of Ghana, where he was awarded the best graduating student in his set. His thesis focused on gender equality, women’s empowerment, and contraceptive use in the Western Region of Ghana.

After graduating, Isaac volunteered as a United Nations Children's Fund Peer Educator under the National Reproductive Health HIV and AIDS Prevention and Care project in Northern Nigeria and has worked as a program officer at the Initiative for the Rehabilitation and Care for HIV and AIDS. He was involved in several projects pertaining to commercial sex workers.

Strengthening the capacities and leadership of women and youth are key to unlocking the potentials of the Sustainable Development Goals (SDGs).

Part of his work in health promotion included direct community involvement. As a community health officer at the Joy Maternity Clinic based in Edo State, Nigeria Issac actively provided health education and social support to community members. During this time, he enrolled in an online program, earning a Clinical Research and Public Health Certificate from the Harvard School of Public Health and a certificate in “Challenges of Global Poverty” from the Massachusetts Institute of Technology. 

 A successful environment/climate policy must be holistic: cutting carbon dioxide, methane and other greenhouse gases as well as promoting clean surroundings - both working towards sustainable health for everybody.

Isaac enjoys writing articles and blogs on health and climate change issues. Ahead of the recent 2015 United Nations conference on climate change COP 21, he wrote an article for ‘Climate Reports’ focusing on the impacts of unhealthy environment on health. 

 

En defensa de la salud para todas las personas

En defensa de la salud para todas las personas

Isaac Oriafo Ejakhegbe trabaja en el sector sin fines de lucro y su labor se ha centrado primordialmente en la igualdad de género, el cambio climático y la promoción de la salud, incluyendo la salud materna e infantil. Es Líder Juvenil de Women Deliver [Las mujeres dan a luz/cumplen] y en este momento trabaja en el Women’s Health and Action Research Centre [Centro de Investigación y Acción por la Salud de las Mujeres], organización no gubernamental en Nigeria que defiende la salud reproductiva y el bienestar social de las mujeres. Como fundador de la Youth Spotlight Initiative [Iniciativa Juventud en Primer Plano], Isaac también se dedica específicamente a promover la salud y los derechos sexuales y reproductivos de las personas jóvenes, abordando asimismo aspectos de la infección por VIH.


Isaac completó una Maestría en Ciencias Sociales Aplicadas a la Salud en la Facultad de Salud Pública de la Universidad de Ghana, donde se le reconoció como el mejor alumno de su promoción. Su tesis versó sobre la igualdad de género, el empoderamiento de las mujeres y el uso de anticonceptivos en la región occidental de Ghana.

Tras su graduación, Isaac trabajó como educador de pares voluntario del Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia en el marco del Proyecto Nacional de Salud Reproductiva y de Prevención, Tratamiento y Apoyo para el VIH y el SIDA en el norte de Nigeria. También desempeña el rol de Coordinador de Programa de la Iniciativa para Rehabilitación y Tratamiento del VIH y el SIDA, además de haber estado involucrado en diversos proyectos relacionados con trabajadoras/es comerciales del sexo.

Fortalecer las capacidades y el liderazgo de las mujeres y de la juventud es fundamental para que los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) puedan realizar todo su potencial.

Su trabajo de promoción de la salud ha incluido participación directa de las comunidades. Como Coordinador de Salud Comunitaria en la Clínica de Maternidad Joy [Alegría], ubicada en el estado de Edo, Nigeria, proporcionó activamente educación para la salud y apoyo social a personas de la comunidad. Mientras realizaba esa tarea, Isaac se inscribió en un programa virtual y obtuvo dos Certificados: uno en Investigación Clínica y Salud Pública de la Facultad de Salud Pública de Harvard y otro en Desafíos de la Pobreza Global, del Instituto de Tecnología de Massachusetts.

Toda política medioambiental/climática exitosa debe ser integral: reducir las emisiones de dióxido de carbono, metano y otros gases de efecto invernadero, promoviendo al mismo tiempo un ambiente limpio pero sin dejar de trabajar por la salud sostenible para todas las personas.

Isaac disfruta escribiendo artículos y blogs sobre temáticas de salud y cambio climático. Poco antes de la Conferencia de las Partes (COP 21) de la Convención Marco de Naciones Unidas sobre el Cambio Climático escribió un artículo para ‘Climate Reporters’ [Reporteras/os del Clima] sobre los efectos que un ambiente nocivo tiene para la salud.

 

 

Promouvoir la santé pour tous et toutes

Promouvoir la santé pour tous et toutes

Actif dans le secteur sans but lucratif, Isaac Oriafo Ejakhegbe, membre de l'AWID depuis juin 2015, concentre son travail sur l’égalité de genre, le changement climatique, la promotion de la santé et la santé des femmes et des enfants. Il est un jeune leader de l’initiative Women Deliver et travaille actuellement pour le Women’s Health and Action Research Centre (Centre de recherche et d’action pour la santé des femmes), une organisation non gouvernementale établie au Nigeria qui œuvre au service de la santé reproductive des femmes et de leur bien-être social.


Fondateur de l’initiative Youth Spotlight (Coup de projecteur sur la jeunesse), Isaac s’engage également à promouvoir la santé et les droits reproductifs et sexuels des jeunes. En outre, il aborde les enjeux relatifs à l’infection par le VIH.

Isaac a étudié en sciences sociales appliquées en santé à la School of Public Health de l’University of Ghana, où il a obtenu les meilleures notes de sa promotion. Sa thèse portait sur l'égalité de genre, l'autonomisation des femmes et l'usage de la contraception dans la région occidentale du Ghana.

Après avoir obtenu son diplôme, Isaac s’est porté volontaire comme éducateur pour les pairs auprès du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), dans le cadre du projet national Reproductive Health HIV and AIDS Prevention and Care (La santé reproductive, la prévention et les soins liés au VIH et au SIDA) dans le Nord du Nigeria. Il est ensuite devenu chargé de programme de l'Initiative for the Rehabilitation and Care for HIV and AIDS (Initiative pour la réadaptation et les soins aux personnes porteuses du VIH et atteintes du SIDA). Il a également participé à plusieurs projets auprès des travailleurs et travailleuses du sexe.

Le renforcement des capacités et du leadership des femmes et des jeunes est un facteur clé pour libérer le potentiel des Objectifs de développement durable (ODD).

Un volet de son travail en promotion de la santé implique une participation communautaire directe. En tant qu’agent de santé communautaire à la Joy Maternity Clinic dans l’État d’Edo au Nigéria, Isaac s’est concentré sur l’offre active d’éducation en matière de santé et de soutien social à l’intention des membres de la communauté. Au même moment, il s’est inscrit à un programme en ligne, obtenant un Clinical Research and Public Health Certificate (Certificat en santé publique et recherche clinique) de la Harvard School of Public Health et un Certificat en  Challenges of Global Poverty (Les défis de la pauvreté mondiale) du Massachusetts Institute of Technology.

Pour atteindre leur objectif, les politiques liées à l’environnement et au climat doivent être holistiques : il faut réduire les émissions de dioxyde de carbone, de méthane et d’autres gaz à effet de serre, tout en promouvant des environnements plus sains, ces deux stratégies favorisant une santé durable pour tous et toutes. 

Isaac aime rédiger des articles et des blogues sur les questions entourant la santé et le changement climatique. À l’approche de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP 21, il a écrit un article (en anglais) pour The Lancet Global Health dans lequel il souligne les incidences d’un environnement malsain sur la santé.


Apprenez à mieux connaître Isaac !

Vous pouvez entrer en contact avec lui en consultant le répertoire en ligne des membres de l’AWID (uniquement accessible aux membres) ou en envoyant un courriel à membership@awid.org. Vous pouvez également suivre ses tweets sur @wisenobleman.

Des défenseuses courageuses dans l’univers des médias

Ces 21 Défenseuses des Droits humains (WHRDs) ont travaillé en tant que journalistes ou plus généralement dans le domaine des médias au Mexique, en Colombie, aux Îles Fidji, en Lybie, au Népal, aux États-Unis, au Nicaragua, aux Philippines, en Russie, en Allemagne, en France, en Afghanistan et au Royaume-Uni. 17 d'entre elles ont été assassinées et les causes de la mort de l’une d’elles restent obscures. Pour cette Journée mondiale de la liberté de la presse,  joignez-vous à nous pour commémorer la vie et le travail de ces femmes. Faites circuler ces portraits auprès de vos collègues, vos ami-e-s et dans vos réseaux. Partagez-les en utilisant les mots-clés #WPFD2016 et #WHRDs.

Les contributions de ces femmes ont été célébrées et honorées dans notre Hommage en ligne aux défenseuses qui ne sont plus parmi nous.


Cliquez sur chaque image pour voir une version plus grande ou pour télécharger le fichier.

2019 : Réalités féministes dans un monde en évolution

L’AWID a commencé à préparer ce rapport annuel au moment même où la pandémie mondiale commençait à bouleverser nos modes de rassemblement, d’organisation et de vie. Nous ne pouvons donc passer en revue notre travail sans prendre en compte l’influence de la COVID-19 dans notre évaluation.  

Téléchargez le rapport annuel 2019 complet (PDF)


La cocréation de réalités féministes n’est plus seulement le thème du Forum l’AWID – elle est un cri de ralliement suite à une pandémie démontrant les failles des systèmes économiques, politiques et sociaux.

Elle est une affirmation urgente de l’existence d’autres façons, plus justes, d’organiser nos vies. En 2019, des centaines de groupes ont partagé avec nous leurs expériences et leurs propositions : des réseaux radicaux de soutien communautaire en Amérique latine, qui facilitent l’avortement autogéré, aux pratiques économiques centrées sur les communautés en Indonésie et aux systèmes alimentaires communautaires en Inde et aux États-Unis, en passant par une réinvention et une nouvelle pratique de rites de passage sans danger en Sierra Leone. Ce sont ces expériences qui traceront la voie d’une « nouvelle norme ».  

Pour autant, les historiques d'oppression et de violence peuvent rendre l'imagination des possibles compliquée. Un élément clé de notre travail en 2019 a été d’initier ces pistes via la boîte à outils visant à soutenir les groupes qui cherchent à dénicher des histoires et des aspirations, piliers de propositions féministes.

Tandis que nous focalisons sur nos propositions pour un autre monde, nous reconnaissons le contexte difficile qui nous entoure.

Au sein de l'Observatoire de l'universalité des droits (OURs), de Feminists for a Bing Treaty (Féministes pour un traité contraignant), de Count Me In ! (Comptez sur moi!) et d’autres alliances, l’AWID n’a pas cessé de contrer le pouvoir débridé des entreprises et les agendas fascistes et fondamentalistes qui mettent à mal les droits des femmes et la justice de genre. Dans un contexte de perspectives sombres pour un changement transformateur par les processus multilatéraux et de capacités limitées à réagir pour la plupart des États, nous redoublons d'efforts pour nous assurer que les mouvements féministes, dans toute leur diversité, soient dotés de ressources adaptées aux rôles majeurs qu'ils jouent – en soutenant leurs communautés, en réclamant des droits et en répondant aux crises. En 2019, nous avons introduit des principes et des approches féministes aux fonds révolutionnaires tels que l'Initiative Spotlight et le Fonds Égalité. Nous avons de plus réussi à mobiliser des ressources via des aides à l’amorçage de réalités féministes, financées par des bailleurs féministes. 

À l’heure où nous nous penchons vers l'avenir, le contexte appelle clairement à une transformation de nos stratégies d'organisation :

  • nous apprenons à naviguer dans un plaidoyer mondial se limitant aux canaux en ligne,
  • nous composons avec l'incertitude du moment et des modalités de réunions en face à face, et
  • nous utilisons les outils à notre disposition pour accentuer les connexions entre les sphères locales et mondiales.

L’AWID se lance dans un nouveau modèle d'adhésion qui permet un meilleur accès et met l'accent sur les opportunités d'engagement et de connexion entre membres. Nous continuerons d'expérimenter différents outils et processus en ligne pour renforcer notre communauté. Et l'engagement inter-mouvements restera au cœur de notre travail. Nos actions solidaires envers les mouvements et les identités opprimées, même et surtout lorsqu’ils sont marginalisés, sont importantes pour conduire le changement et soutenir des mouvements, inclusifs pour tou·te·s.

La crise n'est pas nouvelle pour les mouvements féministes et sociaux.

Nous sommes résilient·e·s, nous nous adaptons et nous sommes présent·e·s les un·e·s pour les autres. Nous devrons continuer à faire encore mieux. Merci à toutes les personnes qui nous accompagnent dans cette aventure.

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4. Recueillez et analysez vos données

Cette section vous guidera pour vous permettre d’obtenir des résultats de recherche représentatifs et fiables.

Dans cette section  :

Recueillez vos données

1. Avant le lancement

  • Déterminez tout d’abord quel est le meilleur moyen d’atteindre la population cible de votre sondage.
    Par exemple, si vous souhaitez vous concentrer sur les organisations qui travaillent auprès des femmes autochtones, connaissez-vous les réseaux clés ? Êtes-vous  en contact avec eux? Qui pourraient vous présenter à ces organisations ou vous suggérer des moyens de les atteindre ?
  • Déterminez si votre population cible peut être facilement être jointe par un sondage en ligne, si vous devez plutôt distribuer un sondage sur papier ou avoir recours à ces deux méthodes à la fois. Cette décision est très importante pour garantir l’accessibilité et la nature inclusive de votre sondage.
  • Préparez-vous à l’avance ! Avant de l’annoncer, dressez une liste des espaces en ligne où vous pourrez faire la promotion de votre sondage.
    Si vous distribuez une version papier, dressez une liste des activités, espaces et méthodes en vue de la distribution et de la collecte des résultats.
  • Planifiez votre calendrier à l’avance, afin d’éviter de faire démarrer votre sondage pendant les périodes de fêtes importantes ou de longues vacances.
  • Facilitez la tâche des personnes qui vous conseillent et des partenaires qui veulent faire la promotion de votre sondage : offrez-leur des messages et des courriels que vous aurez rédigés pour Twitter et Facebook, qu’ils peuvent copier et coller.

2. Lancement

  • Envoyez l’hyperlien menant au sondage par courriel en utilisant les bases de données des adresses courriels de votre organisation.
  • Annoncez-la sur les réseaux sociaux que votre organisation utilise. Comme pour vos bulletins, vous pouvez annoncer régulièrement le sondage pendant sa période d’ouverture.
  • Si votre organisation accueille des activités qui touchent les membres de votre population cible, c’est l’endroit idéal pour faire la promotion de votre projet et pour distribuer la version papier de votre sondage, le cas échéant.
  • Invitez les personnes qui vous conseillent à promouvoir votre sondage par le truchement de leurs listes d’adresses électroniques et demandez-leur de vous mettre en copie leurs échanges pour vous informer de leurs messages promotionnels. N’oubliez pas d’envoyer des rappels de suivi si elles ont accepté de divulguer le sondage.
  • Approchez les bailleurs de fonds afin qu’ils partagent votre sondage avec leurs bénéficiaires. Il est de leur intérêt que leurs groupes répondent à un sondage qui vise à améliorer leur propre travail sur le terrain.

3. Pendant le lancement

  • Faites en sorte que le sondage soit ouverte pendant au moins quatre semaines de sorte que tout le monde ait le temps d’y répondre et que vous ayez le temps d’en faire la promotion.
  • Envoyez des rappels en utilisant vos propres bases de données d’adresses électroniques, et celles de vos partenaires, en demandant aux gens de participer au sondage. Pour éviter d’agacer les gens en leur envoyant trop de courriels, nous recommandons d’adresser deux courriels de rappel supplémentaires : un à la moitié du projet et l’autre une semaine avant la fin du sondage.
  • Lors de vos démarches de promotion, n’oubliez pas de préciser que vous ne recueillez qu’une réponse par organisation. Cela vous permettra de nettoyer vos données plus facilement lorsque vous vous préparerez à les analyser.
  • Réservez une semaine supplémentaire ! Lorsque vous en êtes à la moitié du temps alloué à votre sondage, vérifiez l’ensemble de vos données. Où en êtes-vous actuellement ? Procédez à un décompte initial pour voir combien de groupes ont répondu, dans quelle zone, etc. ? Si vous constatez des lacunes, efforcez-vous d’atteindre ces populations en particulier. De plus, examinez l’option de prolonger votre sondage d’une semaine. Si vous le faites, indiquez-le dans l’un de vos courriels de rappel, en informant les personnes qu’elles ont plus de temps pour remplir le sondage. Il arrive fréquemment que plusieurs réponses arrivent pendant la dernière semaine ou encore après le délai supplémentaire.

Si vous prévoyez de recueillir des données issues des demandes soumises aux institutions d’octroi de subventions, ce moment est opportun pour communiquer avec elles.

Lorsque vous recueillez ces données, réfléchissez aux types de demandes de subventions que vous souhaitez examiner. Votre cadre de recherche vous orientera sur cette question.

De plus, il n’est peut-être pas nécessaire de revoir chaque demande soumise à l’organisation. Il sera plus utile et efficace de ne passer en revue que les demandes admissibles (qu’elles aient ou non été financées).

Par ailleurs, vous pouvez aussi demander aux institutions d’octroi de subventions de partager leurs données avec vous.

Voir un modèle de lettre à envoyer aux institutions d’octroi de subventions

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Préparez vos données en vue de l’analyse

Votre sondage est terminée et vous avez une mine de renseignements ! Vous devez maintenant faire en sorte que vos données soient les plus exactes possibles.

Selon la taille de votre échantillon et la quantité de sondages remplis, cette étape peut être longue. Ce processus sera accéléré et gagnera en précision si vous disposez d’une bonne réserve de personnel qui a le souci du détail.

Vous aurez peut-être recueilli, en plus de vos sondages, des données issues des demandes soumises aux institutions d’octroi de subventions. Utilisez les mêmes étapes pour traiter ces données. Ne vous découragez pas si vous ne pouvez comparer les deux ensembles de données ! Les bailleurs de fonds recueillent des renseignements différents de ceux que vous aurez obtenus de vos sondages. Dans le rapport final et les produits de votre recherche, vous pouvez analyser et présenter les ensembles de données de manière distincte (données issues des sondages et des institutions d’octroi de subventions).

1. Nettoyez vos données

  • Évitez et supprimez les doubles emplois : s’il y a plus d’un sondage rempli pour une même organisation, contactez-la et déterminez lequel est le plus exact.
  • Supprimez les réponses inacceptables : passez en revue chaque sondage rempli et retirez les réponses qui ne répondent pas adéquatement à la question. Remplacez cette réponse par « nulle », en l’excluant ainsi de votre analyse.
  • Formatez les données numériques de façon systématique : par exemple, vous pouvez retirer les virgules, les décimales et les symboles du dollar des réponses numériques. Il se pourrait que vous ayez à convertir les données financières en différentes devises.

2. Codifiez les réponses aux questions ouvertes

Il existe deux types de questions ouvertes qui exigent une codification.

Questions appelant des réponses ouvertes

Pour ces questions, vous devrez codifier les réponses afin de cerner les tendances.

Vous aurez à affronter les difficultés suivantes :

  1. Les gens n’emploieront pas exactement les mêmes mots pour décrire des réponses semblables.
  2. Les sondages proposant des versions en plusieurs langues devront être traduites, puis codifiées.
  3. Les compétences du personnel chargé d’examiner et de codifier les réponses ouvertes.

Si vous avez recours à plus d’une personne pour examiner et codifier, vous devrez vous assurer que la codification est systématique. Voilà pourquoi nous recommandons de limiter les questions ouvertes et d’être le plus précis possible si vous posez ce type de questions. 

Par exemple, si vous posez cette question ouverte : « Quelles difficultés spécifiques avez-vous rencontrées cette année en matière de levée de fonds ?  ».
Les réponses pourraient être : « le manque de ressources humaines » ou « pas assez de personnel ». Ces réponses peuvent être regroupées et codifiées sous une même catégories «  manque de personnel ». Ceci vous permettra d’obtenir le nombre de personnes qui ont répondu de manière semblable.

Questions appelant des réponses fermées

Si vous avez proposé aux personnes répondantes de préciser leurs réponses, vous devrez procéder au « surcodage » de ces réponses.

Pour certaines questions du sondage, vous aurez peut-être proposé l’option « autre ». Lorsque cette option est offerte, on l’accompagne fréquemment d’une zone de texte où les personnes peuvent préciser leurs réponses.

Différentes méthodes de « surcodage » :

  • Convertir les réponses ouvertes en catégories pertinentes qui existent déjà (ce que l’on appelle le « surcodage »). À titre d’exemple, si votre sondage demande « Quelle est votre couleur favorite ? » et que vous proposez les options « bleu », « vert » et « autre ». Certaines personnes pourraient choisir « autre » et écrire dans la zone de texte « ma couleur favorite est celle du ciel ». Vous procéderiez donc au « surcodage » de cette réponse en la plaçant sous la catégorie pertinente, ici le « bleu ».
  • Créer une nouvelle catégorie si plusieurs personnes ont choisi « autre », mais sous un thème commun. (Cette situation est semblable à la codification du premier type de réponses ouvertes). Si l’on reprend l’exemple précédent sur la couleur favorite, plusieurs personnes pourraient avoir choisi « autre », puis écrit « rouge ». Dans cette situation, vous pourriez créer une nouvelle catégorie, « rouge » pour saisir le nombre de personnes ayant répondu « rouge ».
  • Supprimer les réponses « autre » qui ne correspondent à aucune catégorie existante ou nouvellement créée.

3. Supprimez les données inutiles

Analysez la fréquence des résultats

Pour chaque question quantitative, vous pouvez décider de retirer les 5 % ou les 1 % les plus élevés et les moins élevés afin d’éviter que des données aberrantes* ne biaisent vos résultats. Vous pouvez aussi traiter l’effet de biais en employant une moyenne médiane plutôt qu’une moyenne arithmétique. Pour calculer la médiane, il faut d’abord ordonner les données (les trier dans l’ordre ascendant). La médiane est le nombre qui se situe au point milieu. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’il est possible que vous estimiez que les données aberrantes soient utiles. Elles vous donneront une idée de la gamme et de la diversité des personnes participant au sondage et vous choisirez peut-être de réaliser une étude de cas qui porte sur ces données aberrantes.

* Une donnée aberrante est un point de données qui est beaucoup plus grand ou beaucoup plus petit que la majorité des points de données. Par exemple, imaginons que vous viviez dans un quartier de classe moyenne avec pour voisin un millionnaire. Vous décidez de connaître l’échelle de revenu chez les familles de classe moyenne de votre quartier. Pour ce faire, vous devez retirer le revenu du millionnaire de votre ensemble de données, puisqu’il s’agit d’une donnée aberrante. Sinon, la moyenne du revenu de classe moyenne semblera beaucoup plus élevée qu’elle ne l’est en réalité.

Retirez tout le sondage concernant les répondant-e-s qui ne correspondent pas à votre population cible. Habituellement, vous les reconnaîtrez par le nom de l’organisation ou encore par leurs réponses aux questions qualitatives.

4. Assurez la sécurité

Pour assurer la confidentialité de l’information partagée par les répondant-e-s, vous pouvez à cette étape remplacer les noms des organisations par une nouvelle série de numéros d’identité et sauvegarder la codification, conservant les noms et les numéros d’identification dans un dossier distinct.

En collaboration avec votre équipe, déterminez la manière de stocker et de protéger le dossier de codification et les données.

Par exemple, les données seront-elles stockées dans un ordinateur ou un serveur protégé par mot de passe, auquel seule l’équipe de recherche aurait accès ?

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Créez votre rapport de synthèse

Un rapport de synthèse dresse la liste de toutes les questions posées lors du sondage ainsi que les réponses obtenues en pourcentages inscrits sous chaque question. Ce document présente les résultats collectifs de toutes les réponses individuelles. 

Conseils :

  • Il est important d’être systématique : on doit appliquer les mêmes règles à chaque donnée aberrante lorsque l’on détermine si elle devrait demeurer ou être retirée de l’ensemble des données.
  • Pour toutes les réponses ouvertes (« autre ») qui sont « surcodées », assurez-vous que la codification est en adéquation. Désignez une personne afin qu’elle vérifie la cohérence et la fiabilité des codes de façon aléatoire et qu’elle révise les codes si nécessaire.
  • Si possible, tentez de toujours travailler en équipe de deux personnes afin que quelqu’un puisse vérifier le travail.

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Analysez vos données

Maintenant que vos données sont nettoyées et triées, que veulent dire toutes ces informations ? Voici la partie la plus stimulante, où vous commencez à analyser pour dégager les tendances.

Est-ce qu’il existe des types de bailleurs de fonds particulièrement importants (gouvernement par rapport aux sociétés privées) ? Est-ce qu’il y a des régions qui reçoivent plus de financements ? Vos données révéleront des renseignements fort intéressants.

1. Programmes statistiques

  • Échantillons plus petits (moins de 150 réponses) : peuvent être analysés en interne à l’aide d’une feuille de calcul Excel.

  • Échantillons plus grands (plus de 150 réponses) : peuvent être analysés en interne à l’aide d’Excel, si votre analyse se résume à compter l’ensemble des réponses, des moyennes ou d’autres analyses simples.

  • Si vous prévoyez des analyses plus poussées, comme des analyses à variables multiples, nous recommandons alors d’avoir recours à un logiciel statistique comme - SPSS, Stata, R (gratuit)
    REMARQUE: SPSS et Stata sont dispendieux alors que R est gratuit.
    Ces trois types de logiciels exigent des connaissances de la part du personnel et il n’est pas facile de les maîtriser rapidement.

Essayez de trouver des stagiaires ou du personnel temporaire, provenant notamment des universités locales. De nombreux étudiant-e-s doivent apprendre l’analyse statistique au cours de leurs programmes et ils-elles pourraient avoir un accès gratuit aux logiciels SPSS ou Stata par l’intermédiaire de l’université. Ces étudiant-e-s sauront probablement utiliser le logiciel R, qui peut être téléchargé et utilisé gratuitement.

2. Éléments d’analyse suggérés

  • Analyse de la taille des budgets collectifs
  • Analyse de la taille des budgets selon la région ou le type d’organisation
  • Les bailleurs de fonds les plus communs
  • La somme totale de l’ensemble des financements signalés
  • Les pourcentages totaux de chaque type de financement (sociétés privées, gouvernements, etc.)
  • Les questions/populations les plus financées
  • Les changements qu’ont enregistrés tous ces résultats dans le temps

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Étape précédente

3. Créez votre sondage

Étape suivante

5. Menez des interviews


Temps estimé :

• 2 - 3 mois

Personnel requis :

• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche
• Traducteur(s)-trice(s), si vous voulez traduire votre sondage
• 1 personne (ou plus) pour diffuser le sondage auprès des populations choisies
• 1 personne (ou plus) chargée de l'analyse des données

Ressources requises :

• Liste d’organisations, de donateurs et d’activistes agissant à titre consultatif
• Un prix de récompense pour encourager les gens à répondre à votre sondage (optionnel)
• Une marque de reconnaissance pour vos conseillers-ères (optionnel)

Ressources disponibles :

Survey Monkey
Survey Gizmo (en anglais)
• Exemple : Enquête mondiale WITM
Exemple de lettre aux bailleurs de fonds demandant accès aux bases de données
Tutoriel  : Simple introduction au nettoyage des données (en anglais)
Outils de visualisation (en anglais)

 


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Êtes-vous prêts-tes ?

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Sara AbuGhazal

Biography

Sara AbuGhazal est une féministe palestinienne vivant à Beyrouth. Elle est Co-fondatrice de Sawt al-Niswa, un collectif qui produit des connaissances à Beyrouth. Elle est co-directrice de The Knowledge Workshop, une organisation féministe basée à Beyrouth qui travaille sur l'histoire orale et l'archivage féministes. Sara est actuellement coordonnatrice régionale de la Regional Coalition for Women Human Rights Defenders in the Middle East and North Africa.

Sara s'efforce de contribuer à la création d'espaces de transformation et de solidarité féministes. Son travail est principalement axé sur la création de mouvements durables dans la région Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord Elle est investie dans la production de connaissances, la transformation féministe et la Palestine. Elle publie régulièrement dans sawtalniswa.org et ses œuvres de fiction apparaissent également dans le magazine électronique Romman

 

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Les membres de l’AWID s’engagent à la CSW61

Les Etats membres et les défenseur-e-s et organisations des droits des femmes se réuniront au siège des Nations Unies à New York du 13 au 24 mars pour la 61ème édtion de la Commission de la condition de la femme, afin d’aborder le thème de l’« autonomisation économique des femmes » dans le cadre de l'objectif 5 pour le développement durable.

Alors que nous avons hâte de retrouver quelques un-e-s d'entre vous à New-York, nous souhaitons aussi impliquer celles et ceux qui ne peuvent pas être présent-e-s à la CSW et être votre porte-voix dans les espaces pertinents.

Poursuivez votre lecture pour savoir comment participer à la CSW aux côtés de l’AWID, que vous soyez sur place ou non.


Participez à une prise de contrôle artistique !

C'es un plaisir pour nous que Nayani Thiyagarajah, membre de l’AWID, assistera à la CSW cette année et qu’elle sera en charge du compte Instagram de l’AWID.

Là-bas, elle sera disponible pour rencontrer d’autres membres qui pourront éventuellement figurer sur notre Instagram. Elle explorera par ailleurs les possibilités d’inclure certain-e-s membres de l’AWID dans un court-métrage sur le thème ‘le privé est politique’, qui retracera l’histoire de la participation de Nayani à la CSW de cette année.

Nayani Thiyagarajah

Qui est Nayani?

Nayani Thiyagarajah est une directrice, productrice et écrivaine qui se consacre à porter des histoires à l’écran. Fille de la diaspora tamoule, elle appelle désormais Toronto sa ville. Pendant plus de 10 ans, Nayani a travaillé dans l’industrie des arts et de la culture. Son premier long-métrage documentaire indépendant, Shadeism: Digging Deeper (2015), fut présenté en première au Festival international du film de Zanzibar, où il obtint le Prix spécial du jury. Avec son partenaire de production Camaro West, Nayani a récemment lancé [RE]FRAME, une compagnie de production basée à Atlanta et à Toronto qui s’attache à reformuler les récits concernant les noir-e-s, les autochtones et d’autres personnes de couleur à travers des narrations portées à l’écran.

Plus sérieusement, il convient de mentionner que Nayani a un rire étrange, qu’elle est assez maladroite et qu’elle a toujours la tête dans les nuages. Pour elle, c’est une chance incroyable d’inventer des histoires pour l’écran et de s’amuser à faire croire, et de pouvoir en vivre. Elle croit en l’amour par-dessus tout.

(Biographie soumise par Nayani)

Vous avez envie de rencontrer Nayani et d’être pris-e en compte pour figurer dans son film ?

  • Envoyez un e-mail à membership@awid.org en précisant dans la ligne d’objet « CSW: Prise de contrôle artistique »

  • Avant le 13 mars 2017

  • Merci d’inclure votre nom complet et votre lieu de résidence.


Vous ne pouvez pas assister à la CSW ? Exprimez-le !

Si vous êtes dans l’incapacité d’assister à la CSW61 en raison d’une interdiction de voyager, qu’elle ait été imposée par l’administration Trump ou par votre propre gouvernement, n’hésitez pas à nous faire part de votre histoire.

Envoyez-nous les messages que vous voulez voir diffusés dans les espaces des Nations Unies autour du financement, de l’impact du rétablissement de la règle du bâillon mondiale (Global Gag Rule) et de la nécessité de rejeter les fondamentalismes religieux. Vous pouvez adresser vos messages sous les formats suivants : 

  • vidéo : elle ne devra pas durer plus de deux minutes et devra être envoyée via un partage de fichier en ligne (par exemple dropbox, google drive) 

  • audio : il ne durera pas plus de deux minutes et sera envoyé via un partage de fichier en ligne (par exemple dropbox, google drive)

  • image : vous pouvez partager une photo ou une affiche de votre message 

  • texte : il ne pourra pas faire plus de 200 mots et devra être intégré dans le corps d’un e-mail ou dans un document word

Envoyez-nous votre message !

  • Envoyez un e-mail à membership@awid.org, en précisant en ligne d’objet « CSW: Exprimez-le ! »

  • Avant le 15 mars 2017


Rencontrez d’autres membres à la CSW61

Les membres de l’AWID nous disent combien les rencontres qui se font entre membres à la CSW sont précieuses. Dans un lieu de plaidoyer tellement immense, il est utile de rencontrer et d’échanger avec les autres, y compris avec des activistes travaillant sur des questions semblables, ou venant du même pays ou de la même région. Nous reconnaissons que les rencontres sont fondamentales dans la construction des mouvements.

Voir les members de l'AWID

Vous souhaitez être mis-e-s en contact avec d’autres membres à la CSW61 ?

  • Envoyez un e-mail à membership@awid.org, en précisant en ligne d’objet « CSW: Membres de l’AWID »

  • NOTE : Veuillez nous transmettre vos coordonnées complètes (nom, pays) et nous indiquer si vous nous autorisez à communiquer votre adresse mail aux autres membres qui souhaiteraient entrer en contact à la CSW.


Prenez une photo !

Si vous participez à la CSW, partagez-nous ce que vous y voyez ! Montrez-le nous en capturant un instant qui reflète l'energie de l'espace de la CSW, que ce soit lors d'une conférence ou en dehors. Nous avons l'intention de publier vos images usr nos réseaux sociaux et de les partager sur notre site.

Vous pouvez nous envoyer :

  • des photographies en couleur ou en noir & blanc

  • avec leur titre (si vous souhaitez)

  • et une légende (pas plus de 100 mots) qui raconter l'histoire de votre photo.

Veuillez aussi inclure :

  • votre nom complet et votre pays d'origine

  • faites-nous aussi savoir si vous nous autorisez à partager tout ou partie de ces informations

Partagez vos images !

  • Envoyez un e-mail à membership@awid.org en précisant en ligne d’objet « CSW: Prenez une photo ! »

  • Pendant toute la CSW ou rapidement après, jusqu'au jeudi 28 mars 2017. 

Debbie Stothard

Biography

Tout au long de ses 38 années de carrière, Debbie Stothard a collaboré avec diverses communautés pour impliquer des États, des organisations intergouvernementales et autres parties prenantes en Asie, en Afrique, en Europe et dans les Amériques sur des questions de droits humains et de justice. Son travail porte essentiellement sur les thématiques des affaires et des droits humains, de la prévention des atrocités et du leadership des femmes. Elle a, de ce fait, animé ou secondé près de 300 formations au cours des 15 dernières années. La plupart de ces formations était des ateliers à destination de groupes de base et organisés sur le terrain, centrés sur le plaidoyer en faveur des droits humains, les connaissances économiques fondamentales, les affaires et les droits humains, la justice transitionnelle et la prévention des atrocités. Son travail dans le domaine de la justice transitionnelle et de la prévention des atrocités s’est principalement déroulé au Myanmar, mais elle a également été conseillère en matière d’interventions dans d’autres situations nationales dans le monde.

Entre 1981 et 1996, Debbie a été reporter spécialisée dans les affaires criminelles, organisatrice d’évènements étudiants, analyste politique, universitaire, conseillère gouvernementale et traiteure en Malaisie et en Australie, tout en étant bénévole pour des causes en lien avec les droits humains. Elle a fondé ALTSEAN-Burma en 1996, qui fut à l’initiative d’un large éventail de programmes sur les droits humains à la fois innovants et autonomisants. ALTSEAN mène notamment un programme permanent et intensif de leadership à destination de diverses jeunes femmes à Burma qui, au cours des 22 dernières années, a aidé à renforcer et élargir le leadership des femmes dans les zones touchées par un conflit. Debbie Stothard a siégé au Conseil de la fédération internationale des droits humains (FIDH) pendant neuf années en sa qualité de secrétaire générale adjointe (2010–2013) puis de secrétaire générale (2013–2019). Elle a mis cette période à profit en promouvant la mission et le profil de la FIDH lors de près de 100 réunions et conférences par année.

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Pourquoi l’AWID a-t-elle choisi de tenir le Forum à Taipei ?

Les recherches à distance et les consultations menées auprès de nos allié·e·s nous ont permis d’éliminer plusieurs options de la région.

Nous avons ensuite organisé une série complète de visites au Népal, en Malaisie, au Sri Lanka, en Thaïlande, en Indonésie et (plus tard) à Taïwan. Sur place, chaque visite comprenait non seulement un examen de l’infrastructure logistique, mais aussi des réunions avec des activistes et des groupes féministes locales·aux afin de mieux comprendre la situation et leur analyse des risques et opportunités potentielles quant à un Forum de l’AWID dans leur contexte.     

Durant nos visites sur place, nous avons rencontré de formidables mouvements féministes locaux, divers et dynamiques. 

Ils ont souvent exprimé des sentiments partagés entre risques et opportunités liées à la visibilité apportée par un événement comme le Forum. Durant l’une des réunions,  les activistes présent·e·s soulignèrent à l'unanimité, au cours des 30 premières minutes, que le Forum de l’AWID pouvait entraîner de nombreux contrecoups, que les droits LGBTQ étaient un sujet politique particulièrement sensible et que les groupes fondamentalistes chercheraient de toutes leurs forces à interrompre l’événement. Lorsque nous répliquâmes  « ok, donc vous ne pensez pas que ce soit une bonne idée », leur réponse également unanime  fut « bien sûr que si, nous voulons changer les récits !».

Il était difficile d’entendre et de voir dans certains endroits le nombre d’activistes féministes qui voulaient utiliser l’opportunité de visibilité d’un tel événement comme levier, prêt·e·s à faire face aux risques locaux ; mais l’accueil de près de 2000 personnes venues du monde entier nécessitait de prendre en compte d’autres calculs de risque et de faisabilité. 

Nous avons également débattu de questions sur ce qu’implique l’organisation d’un forum féministe en cohérence avec les principes d’inclusion, de réciprocité et d’autodétermination, là où les politiques et les pratiques étatiques vont généralement à leur encontre (même si les représentant·e·s des Ministères du Tourisme ont tenté  ardemment de concilier ce point). 

Nous avons pris en considération l’infrastructure au regard des opportunités éventuelles permettant d’insuffler un élan pour certaines priorités féministes nationales, ainsi que le contexte politique du pays.   

Dans beaucoup d’endroits, suivre le contexte donnait des impressions de balancier pouvant pencher vers l’ouverture et la sécurité des débats féministes à un moment donné, et vers la répression totale et la xénophobie l’instant d’après, sacrifiant les priorités féministes dans les négociations politiques cherchant à apaiser l’extrême droite ou les forces anti-droits.  

Ce processus a donné lieu à des réflexions sur le contexte extrêmement difficile pour l’activisme des droits des femmes et de la justice de genre au niveau mondial. 

Les défis de la région Asie-Pacifique nous ont amené à nous demander : ne serait-ce pas plus simple de tenir le Forum dans une autre région ? 

Pour autant, nous ne pourrions aujourd’hui organiser un Forum de l’AWID à Istanbul comme nous l’avions fait en 2012, ou au Brésil comme en 2016.  

Malgré toute cette complexité, l’AWID a finalement choisi Taipei comme lieu de Forum car :

  • La ville offre un certain degré de stabilité et de sécurité aux divers·e·s participant·e·s du Forum que nous voulons rassembler.
  • Elle dispose aussi de capacités logistiques importantes, en plus d’être accessible pour beaucoup de voyageurs·ses (avec une facilitation de procédure de visa électronique pour les conférences internationales). 
  • Le mouvement féministe sur place est accueillant vis-à-vis du Forum et désire s’engager avec des féministes du monde entier.

L’organisation du Forum de l’AWID implique pour nous la création et la disposition d’un espace qui s’ajuste au mieux à une diversité de formes d’expression de solidarité, d’indignation, d’espoir et d’inspiration. Celles-ci sont au cœur de nos mouvements féministes.

Actuellement, Taipei nous semble donc être l’emplacement de la région Asie-Pacifique qui nous permet au mieux de bâtir un espace sécurisé et désobéissant pour notre communauté féministe mondiale.

Le fait est qu’il n’existe pas d’emplacement idéal dans le monde actuel pour tenir un Forum qui se concentre sur les Réalités féministes. Peu importe où nous irons, nous devrons construire cet espace ensemble !

Qu’est-ce que l’AWID ?

L’Association pour les droits de la femme dans le développement (AWID) est une organisation associative internationale féministe.

Nous œuvrons à renforcer les répercussions et l’influence des organisations, mouvements et défenseur-euse-s des droits des femmes sur la scène internationale et à amplifier leur voix collective, en vue de la pleine réalisation de la justice de genre et des droits humains des femmes.

En savoir plus sur l’AWID

Comprendre le contexte des menaces antidroits

Chapitre 2

Bien plus de la moitié de la population mondiale est aujourd’hui dirigée par l’extrême droite. C’est sur cette toile de fond que défenseur·e·s des droits humains et féministes luttent pour « tenir bon », protéger le multilatéralisme et le système international des droits humains, alors que leurs engagements les exposent à de violentes répressions. Ces institutions sont cependant de plus en plus soumises aux intérêts du secteur privé. Les grandes entreprises, surtout les sociétés transnationales, siègent à la table des négociations et occupent des fonctions de leadership dans plusieurs institutions multilatérales, l’ONU notamment. Le lien entre ultranationalisme, restriction de l’espace civique et emprise des entreprises a un impact considérable sur la réalisation ou non des droits humains pour tout le monde.

Protester holding a flyer that reads "Danger - Trump and the Far Right."
© Alisdare Hickson / Flickr
Danger - Trump and the Far Right.

Sommaire

  • Nationalisme et ultranationalisme
  • Emprise des entreprises : le pouvoir débridé des entreprises met nos droits en danger
  • Répression et restriction des espaces civiques pour les activistes féministes et les défenseur·e·s des droits humains des femmes et des personnes LGBTIQ+
  • Histoire du mouvement de la résistance. L’Article 16 de la CEDAW : vers une réforme des codes de la famille discriminatoires dans les contextes musulmans
     

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J’ai rédigé un article en rapport avec les droits des femmes et le développement. Comment puis-je le partager avec les membres de l’AWID ?

Clone of Incarnations Transnationales | Note des éditeurices

Des mots perdus 

Chinelo Onwualu
Ghiwa Sayegh
Chinelo Onwualu Ghiwa Sayegh

« Lorsque nous avons désespérément besoin de changement, comme c’est le cas dans la maladie et l’insurrection, notre langage se vide de sa complexité et se réduit à l’essentiel... Mais à mesure que la maladie et la révolution persistent, le langage fabriqué en elles et à leur sujet s’approfondit, laisse entrer plus de nuances, absorbé par l’expérience profondément humaine qu’est de rencontrer de ses propres limites sur le site de la fin du monde. »
Johanna Hedva


Lorsque nous avons commencé à imaginer un tel numéro avec Nana Darkoa, à l’approche du festival Crear | Résister | Transform : un festival dédié aux mouvements féministes ! de l’AWID, nous sommes parti·e·s d’une question qui relève davantage d’une observation de l’état du monde – un désir de déplacer le terrain : pourquoi nos sexualités et nos plaisirs continuent-ils d’être apprivoisés et criminalisés, alors même qu’on nous répète sans cesse qu’ils n’apportent ni valeur ni progrès? Nous sommes arrivé·e·s à la conclusion que lorsqu’elles sont incarnées, quelque chose dans nos sexualités va à l’encontre d’un ordre mondial qui continue à se manifester par des contrôles aux frontières, des apartheids vaccinaux, un colonialisme d’occupation, un nettoyage ethnique et un capitalisme rampant. Pouvons-nous donc parler du potentiel perturbateur de nos sexualités? Pouvons-nous encore le faire lorsque, pour être financé·e·s, nos mouvements sont cooptés et institutionnalisés?

Lorsque notre travail incarné devient un profit entre les mains de systèmes que nous cherchons à démanteler, il n’est pas étonnant que nos sexualités et nos plaisirs soient une fois de plus relégués à la marge – surtout lorsqu’ils ne sont pas assez rentables. À plusieurs reprises au cours de la production de ce numéro, nous nous sommes demandé ce qui se passerait si nous refusions de nous plier aux services essentiels du capitalisme. Mais pouvons-nous oser poser cette question, lorsque nous sommes épuisé·e·s par le monde? Peut-être que nos sexualités sont si facilement rejetées parce qu’elles ne sont pas considérées comme des formes de soins. Peut-être que ce dont nous avons besoin, c’est de réimaginer le plaisir comme une forme de soin radical – un soin qui est également anticapitaliste et anti-institutionnel.

Alors que nous entrons dans notre deuxième année complète de pandémie mondiale, notre approche des incarnations transnationales a dû se concentrer sur un seul constat politique : prendre soin est une forme d’incarnation. Et parce qu’à l’heure actuelle, une grande partie de notre travail se fait sans tenir compte des frontières entre nous et en nous-mêmes, nous sommes toustes incarné·e·s de manière transnationale – et nous échouons toustes. Nous ne parvenons pas à prendre soin de nous-mêmes et, plus important encore, à prendre soin les un·e·s des autres.

Cet échec n’est pas de notre fait. 

Beaucoup de nos parents considéraient le travail comme une transaction, quelque chose à donner en échange d’une compensation et d’une garantie de soins. Et bien que cet échange n’ait pas toujours été respecté, nos parents ne s’attendaient pas à ce que leur travail les comble. Iels avaient leurs loisirs, leurs passe-temps et leurs communautés pour cela. Aujourd’hui, nous, leurs enfants, qui avons été conditionné·e·s à penser que notre travail est intimement lié à notre passion, n’avons pas de telles attentes. Nous considérons le travail et les loisirs comme une seule et même chose. Pour un trop grand nombre d’entre nous, le travail en est venu à incarner tout notre être. 

Cependant, le capitalisme hétéropatriarcal ne nous valorise pas, et encore moins notre travail ou nos sexualités. C’est un système qui ne fera qu’exiger toujours plus, jusqu’à votre mort. Et quand vous mourrez, il vous remplacera par quelqu’un·e d’autre. L’attente d’être en ligne 24 heures sur 24 signifie que nous ne pouvons tout simplement pas nous échapper du travail, même lorsque nous le souhaitons. Cette commercialisation du travail, qui le dissocie de la personne, a infiltré tous les aspects de nos vies et se perpétue même dans les milieux les plus féministes, les plus radicaux et les plus révolutionnaires.

Les attentes capitalistes ont toujours été particulièrement pernicieuses pour les corps qui ne correspondent pas à leur idéal. Et celleux qui cherchent à consolider leurs pouvoirs ont utilisé la pandémie comme une occasion de cibler les femmes, les minorités sexuelles et toustes celleux qu’iels considèrent comme des moins que rien.

Ce numéro spécial existe à cause, et certainement en dépit, de cela.

Presque tous les contributeur·ice·s et membres du personnel se sont surpassé·e·s. Chaque article est le fruit d’une passion, mais aussi d’un incroyable épuisement. De manière très concrète, ce numéro est une incarnation du travail transnational – et dans le monde numérique dans lequel nous vivons, tout travail est devenu un travail transnational. Alors que nous devons faire face à de nouvelles frontières qui ne brisent pas un ordre ancien mais le réifient, nous avons fait l’expérience directe, aux côtés de nos contributeurs, de la façon dont le capitalisme épuise nos limites – comment il devient difficile de construire des arguments cohérents, en particulier lorsque ceux-ci sont soumis à une date limite. Nous avons collectivement perdu les mots – parce que nous sommes perdu·e·s pour les mondes.

Se sentir perdu et seul dans le monde du capitalisme hétéropatriarcal est exactement la raison pour laquelle nous devons réévaluer et repenser nos systèmes de soins. À bien des égards, nous avons transformé ce numéro en une mission visant à trouver du plaisir dans les soins. Parce qu’il est devenu plus difficile de construire des arguments cohérents, les moyens visuels et créatifs sont passés au premier plan. Nombreux·ses sont celleux qui, ayant l’habitude d’écrire, se sont tourné·e·s vers ces médias pour produire des connaissances et couper court au brouillard mental qui nous a toustes enveloppé·e·s. Nous avons fait intervenir d’autres voix, en plus de celles que vous avez entendues au festival, afin d’ouvrir de nouvelles conversations et d’élargir nos horizons. 

Alors que nous sommes privé·e·s de nos mots, il est de notre devoir politique de continuer à trouver des moyens de nous maintenir et de prendre soin de nous-mêmes et des autres. Une grande partie de nos réalités actuelles tente de nous effacer et de nous déplacer, tout en continuant à exploiter notre travail. Notre incarnation, par conséquent, devient une forme de résistance; c’est le début de nous-mêmes trouvant notre voie en dehors et en dedans de nous.

Woman with hijab-squiggle

Avril 2015: des audiences interactives avec le secteur privé et la société civile ont lieu

  • Des audiences interactives informelles avec le secteur privé et avec la société civile se sont respectivement tenues les 8 et 9 avril 2015, au siège  de l’ONU à New York.
  • Les organisations de défense des droits des femmes et d’autres OSC ont souligné la faiblesse de la participation des États membres aux audiences des OSC. Le Groupe de coordination des OSC d’Addis Abeba a donc adressé à ce sujet une lettre aux co-facilitateurs (en anglais).
  • La seconde session de rédaction du document final d’Addis Abeba s’est tenue du 13 au 17 avril 2015, au siège de l’ONU. Les discussions se sont appuyées sur la version zéro (en anglais).
  • Le WWG sur le FdD a présenté aux États membres ses recommandations sur les différents thèmes du FdD (document en anglais) lors de différentes sessions officielles et manifestations parallèles. Les femmes ont exprimé leurs inquiétudes dans différents domaines clés. Elles ont notamment déploré le fait que la version zéro ne souligne qu’insuffisamment les conséquences négatives graves des crises financières, provoquées par l’instabilité des systèmes financiers internationaux, sur le développement, l’égalité et les droits humains, et en particulier sur les droits humains des femmes.

Lettre d’amour aux mouvements féministes #7

Ma très chère communauté féministe,

Je suis ravie de te faire part d’un de mes rendez-vous les plus remarquables en tant que féministe en situation de handicap. C’était le 30 mai 2014. L’Organisation nationale des puissantes dames porteuses d’un handicap visuel (NOVEL) participait aux festivités de la Fashion Week 2014 des Philippines, au profit de notre campagne de plaidoyer pour les cannes blanches. Deux dames aveugles défilaient sur le podium pour promouvoir la canne blanche comme symbole de l’égalité des genres, de l’autonomisation, de l’inclusion totale et de la participation égale des femmes et des filles porteuses de handicap visuel au sein de la société.

J’étais extrêmement nerveuse au moment de leur passage devant la foule, en tant que porte-parole de notre projet auprès des productions Runway (j’avais douloureusement attendu cette approbation pendant une année entière), sachant qu’elles n’étaient pas des mannequins, elles avaient été nommées Madame Philippines Vision et la première dauphine 2013 de Madame Philippines sur Roues, Signe et Vision par Tahanang Walang Hagdanan, Inc. (« Maison sans marches »). Elles n’avaient pas pu participer à leur séance d’orientation et s’étaient entraînées la veille au soir sans pouvoir le faire avec des mannequins professionnelles. Avant que ne commence le spectacle, je les avais appelées pour booster leur confiance et prier ensemble que Dieu les guide. Lorsqu’elles ont quitté le podium, j’ai pris une grande respiration alors que les larmes coulaient sur mes joues. Je me sentais euphorique parce que nous y étions parvenues malgré toutes les difficultés! Notre message au monde disant que les femmes et les filles en situation de handicap visuel pouvaient marcher en toute dignité, liberté et indépendance sur la même base d’égalité que les autres, grâce à notre appareil d’aide – les cannes blanches –  qui était passé! On a parlé de nous sur les réseaux sociaux ainsi que sur les chaînes de télévision.

Love letter to feminist movements from Your dramatically cloaked jungle nymph.

Ma vie de féministe en situation de handicap a débutcé comme un moyen de réparer mon manque de confiance et de trouver une autre trajectoire de réussite pour ma vie après avoir survécu à une vicieuse attaque à l’acide en 2007, alors que j’attendais le véhicule qui devait me ramener chez moi depuis le bureau. Mes yeux ont été fortement touchés, au point où je suis devenue une femme malvoyante.

Ce progrès n’est pas sans coût, tout comme il n’est pas parfait. Les activistes féministes, les groupes et les activistes se retrouvent face aux difficultés typiques rencontrées dans les contextes conservateurs et affectés par des conflits. Mais l’impact du mouvement des jeunes féministes au Soudan mérite d’être encensé. Dépasser les obstacles internes des différences de culture, de religion et des conflits historiques est un défi en soi, que les jeunes féministes au Soudan semblent relever activement. La création d’écoles féministes au Darfour et dans le Kordofan révèle la trajectoire unique du travail des jeunes féministes au Soudan, dont nous pouvons tirer des enseignements.

Je n’avais jamais pensé que ma vie pourrait être aussi joyeuse et pleine de sens avant de rencontrer les femmes leaders du mouvement pour le genre et le handicap, qui n’ont cessé depuis d’exercer une influence positive sur moi. Leurs mots d’encouragement m’ont plu et sont devenus la musique la plus douce à mes oreilles. Mon cœur brisé bondit comme un oiseau qui prend son envol à chaque fois que je pense à elles et au féminisme qui m’a encouragée à contribuer pour que les choses changent pour nos sœurs en situation de handicap qui sont invisibles et pour celles qui continuent à être discriminées. Jusqu’à ce jour, je suis consumée par le désir d’être avec le mouvement. Je ne peux cacher mon excitation chaque fois que je soumets des propositions de projets à différentes parties prenantes pour l’autonomisation, le développement et la promotion de nos sœurs en situation de handicap. Ou à chaque fois que j’interviens dans des conversations locales, nationales et internationales pour faire entendre nos voix, même lorsque cela est à mes dépens.

De manière inattendue, j’ai été choisie pour représenter notre pays à l’assemblée générale de l’Union mondiale des aveugles (UMA) en 2012 en Thaïlande, bien que je venais d’arriver dans le mouvement en faveur du handicap. Cette même année, j’ai été la seule femme élue au comité de l’Union philippine des aveugles (UPA). J’ai eu envie de me rapprocher de nos sœurs ayant un handicap visuel et de les informer sur leurs droits et afin qu’elles connaissent les questions transversales. En 2013, nous avons officiellement lancé NOVEL pour soutenir l’autonomisation de nos sœurs en situation de handicap, constituer des coalitions de mouvements de plurihandicap et de mouvements de femmes et promouvoir le développement inclusif du genre du handicap.

Ma participation en tant que copersonne pour les ressources des femmes en situation de handicap dans notre soumission au rapport alternatif à la CEDAW en 2016 avec les groupes de femmes marginalisées, coordonné par Women’s Legal and Human Rights Bureau (WLB), m’a ouvert de nombreuses portes et également permis de travailler avec différentes organisations de femmes et de participer aux Journées internationales de l’inclusion de Berlin en 2017, aux côtés de trois leaders philippines en situation de handicap; journées au cours desquelles nous avons fait part de nos bonnes pratiques, et principalement de notre engagement auprès de mouvements des femmes d’autres pays.

Ma trajectoire en tant que féministe en situation de handicap a été une véritable montagne russe émotionnelle pour moi. J’en ai retiré beaucoup de joie et un sentiment de valeur lors du travail pour la promotion de nos sœurs en situation de handicap pour une participation totalement inclusive, égale et efficace dans la société, mais je me suis également sentie frustrée et en colère lorsque j’ai tout donné et que j’ai essuyé des remarques négatives. Malgré tout, c’est ce que je ressens parce que je suis amoureuse du mouvement.

Je vois mon avenir dans le travail en solidarité avec le mouvement afin de veiller à ce que nos sœurs, en situation de handicap ou non, puissent profiter de, et participer également et entièrement dans la société.

Plein d’amour,
Gina Rose P. Balanlay
Féministe en situation de handicap
Philippines

Comment puis-je financer ma participation au Forum de l’AWID ? De nombreux-ses activistes n’auront pas les moyens de payer les frais relatifs au Forum – l’AWID a-t-elle pris des mesures pour leur fournir de l’assistance ?

Veuillez visiter la page « Financement » pour obtenir des idées et vous inspirer sur les façons dont financer votre participation au prochain Forum, y compris pour vous informer sur le soutien limité que l’AWID sera en mesure de fournir. 

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Dernière mise à jour : mai 2019

 

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