Analyses Spéciales

L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes

Forum de l'AWID : Co-créer nos horizons féministes

En septembre 2016, 1800 féministes et défenseur-e-s des droits des femmes venu-e-s des quatre coins de nos mouvements se réunissaient sur les côtes de Bahia à l’occasion du 13ème Forum international de l’AWID.

Cette section met l’accent sur les victoires, les enseignements et les ressources qui ont couronné nos conversations. Nous vous invitons à l’explorer, la partager et laisser vos impressions.


L’un des principaux éléments à retenir de ce Forum a été la nécessité d’élargir et d’approfondir notre travail de collaboration entre mouvements pour faire  face à une montée des fascismes et des fondamentalismes, une exacerbation de la cupidité des entreprises et un changement climatique en progression.

L’AWID a donc travaillé avec plusieurs allié-e-s  pour ériger ces semences de résistance :

A travers son prochain plan stratégique et le processus de son Forum, l’AWID s’engage à poursuivre et approfondir les rapports, les apprentissages et les processus amorcés lors du Forum 2016, tout en s’inspirant de l’actualité.

Et maintenant ?

Le monde est bien différent de celui qu’il était l’an dernier et il continuera à changer dans les années à venir.

Le prochain Forum de l’AWID se tiendra dans la région Asie-Pacifique (les dates et le lieu exacts seront annoncés en 2018). Nous attendons avec impatience de vous y retrouver !

A propos du Forum de l’AWID

Les Forums de l’AWID ont vu le jour en 1983, à Washington DC. Depuis, ils revêtent de nombreux aspects et incarnent, selon les personnes, tantôt un processus itératif visant à affiner nos analyses, notre vision et nos actions, un évènement clé galvanisant les féminismes des participant-e-s et leurs organisations ou un espace politique offrant refuge et solidarité aux défenseur-se-s des droits humains.

En savoir plus sur les éditions précédentes

Contenu lié

Membership why page - Paz Romero

Esta comunidad es un lugar para las conexiones, para entender nuestras luchas individuales como parte de las luchas globales y, a veces, ¡también para bailar! En línea, no existen otros lugares como este, en el que puedes encontrarte con auténtiques activistas de base de todo el mundo y forjar lazos de solidaridad y sororidad..- Paz Romero, Argentina

Molara Ogundipe

« Mais quand le maître
s’est-il laissé éloigner du pouvoir?
Quand un système a-t-il jamais été brisé
par l’acceptation?
Quand le CHEF te remettra-t-il le pouvoir avec amour?
À Jobourg, à Cancun, à l’ONU? », Molara Ogundipe.

 Dans un entretien à la Foire internationale du livre du Ghana en 2010, Molara Ogundipe s’est présentée avec ces mots : « ... Je suis une Nigériane. J’ai vécu absolument partout, sauf en Union soviétique et en Chine ».

À travers les continents et les pays, la professeure Ogundipe a enseigné la littérature comparée, l’écriture, le genre et les études anglaises, se servant de la littérature comme outil de transformation sociale, de même que pour revisiter les relations de genre. 

Penseuse, écrivaine, rédactrice, critique sociale, poète et activiste féministe, Molara Ogundipe est parvenue à allier le travail théorique et l’action créative et la créativité. Elle est considérée comme l’une des principales voix critiques du(des) féminisme(s) africain(s), des études de genre et de la théorie littéraire.

Molara est connue pour avoir créé le concept de « stiwanisme », à partir de l’acronyme STIWA, pour Social Transformations in Africa Including Women (transformations sociales en Afrique incluant les femmes), reconnaissant la nécessité de « s’éloigner de la définition du ou des féminismes en lien avec l’Euro-Amérique ou avec toute autre région, et de la déclamation de loyautés ou déloyautés ».

Avec son ouvrage fondateur « Re-creating Ourselves » de 1994 (publié sous le nom de Molara Ogundipe-Leslie), Molara Ogundipe a laissé derrière elle un immense éventail de connaissances qui ont décolonisé le discours féministe et « recentré les femmes africaines sur leurs récits entiers et complexes... menées par une exploration de la libération économique, politique et sociale des femmes africaines et la restauration de la capacité d’agir féminine dans plusieurs cultures en Afrique ».

À propos des difficultés rencontrées en tant que jeune universitaire :

« Lorsque j’ai commencé à parler et à écrire sur le féminisme à la fin des années soixante et soixante-dix, on me considérait comme une bonne et admirable fille qui s’était égarée, une femme dont l’esprit avait été gâté par trop d’apprentissages ».

Molara Ogundipe s’est démarquée grâce à son leadership alliant activisme et université. En 1977, elle comptait parmi les fondatrices de l’AAWORD (Association of African Women for Research and Development). En 1982, elle fonde WIN (Women in Nigeria) pour défendre des « droits économiques, sociaux et politiques » entiers pour les Nigérianes. Elle crée et dirige ensuite la Foundation for International Education and Monitoring, et passe plusieurs années à oeuvrer au comité de rédaction de The Guardian.

Ayant grandi avec les Yoruba, leurs traditions, leur culture et leur langue, elle a un jour déclaré :

« Je pense que célébrer la vie, célébrer les personnes qui décèdent après une vie bien remplie est l’un des plus beaux aspects de la culture yoruba ». 

Le nom de fête « oiki » de Molara en yoruba était Ayike. Née le 27 décembre 1940, Molara est décédée à l’âge de 78 ans, le 18 juin 2019 à Ijebu Igbo, dans l’État d’Ogun au Nigeria.

Sara AbuGhazal

Biography

Sara AbuGhazal is a Palestinian feminist living in Beirut. She is a co-founder of Sawt al-Niswa, a collective that produces knowledge in Beirut. She is the co-director of The Knowledge Workshop, a feminist organization based in Beirut that works on feminist oral history and archiving. Sara is currently the Regional Coordinator of the Regional Coalition for Women Human Rights Defenders in the Middle East and North Africa.

Sara strives to help create spaces of feminist transformation and solidarity. Her work is mostly centered on building sustainable movements in the MENA region. She is invested in knowledge production, feminist transformation, and Palestine. She publishes regularly in sawtalniswa.org and her fiction also appears in Romman e-magazine.

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Snippet - Podcast Intro (EN)

We are thrilled to announce the launch of AWID’s new podcast THAT FEMINIST FIRE. Our narrative series unravels over 40 years of feminist movements—and reimagines a way forward.

In our pilot season, you’ll hear five compelling stories that are part of a constellation of feminist activism today. Hosted by our very own Gopika Bashi, Deputy Director of Programmes at AWID, each episode explores unique but interconnected feminist realities that are achieving greater gender justice and human rights.

Produced by our Webby-winning podcast partner Hueman Group Media, you can subscribe to THAT FEMINIST FIRE and listen to our first episode here.

Find us on Apple Podcasts, Spotify, or wherever you get your podcasts. Share with your network! Help us spread stories that ignite our feminist fire and move us to action.

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المانغو

ترجمة رولا علاء الدين

Jurema Araújo Portrait

جوريما آراوْخو،  معلّمة وشاعرة من ريو دي جانيرو. ساهمت في مجلة Urbana التي حرّرها الشاعران برازيل باريتو وسامارال، وفي كتاب Amor e outras revoluções “الحب والثورات الأخرى” مع العديد من الكتّاب الآخرين. بالتعاون مع أنجليكا فيراريس وفابيانا بيريرا، شاركت في تحرير O livro negro dos sentidos “الكتاب الأسود للحواس”، وهو مختارات إبداعية عن الحياة الجنسية للمرأة السوداء في البرازيل. جوريما عمرها 54 سنة. لديها ابنة وثلاثة كلاب وقطة والعديد من الأصدقاء.

Mango Cover

مَن يودّ المصّ معي؟

المانغو هي الثمرة المفضّلة عندي.
أفتح ثغري وأمصّها كلّها،
ويعلق لبّها بين أسناني 
وأسناني تنعم كي لا تؤذيها.
أضعها بين لساني وسقف حلقي وأضغط عليها
ثم أُخرجها وأمصّ كلَّ شبرٍ منها،
وعصيرُها يسيلُ في فمي وحوله
وأنا أتبلّل وأغرق في رحيقها الساحر.
وأعود وأدخلها كلّها في ثغري،
لأنّ المانغو هي البَذْرَة والعسل
وهي العِرْق والنَكهة.
ولمّا ينتهي الأمر، أجد نفسي منتشية
مُندّية بالرحيق مُحلاة وشفتاي مبلولتان.
المانغو خُلِقَت لمتعة المرغ. 


تقديم كتاب الحواس الأسود The Black Book of Senses

يومَ دعتني أنجليكا وفابي لأكون القَيِّمة على تشكيلة نصوص شبقية من تحرير نسوة سود لم أكن أعرف ما يعنيه عملُ القيِّم. الشبق ومشتقاته، هذه فهمتها جيداً، لكن عمل القَيِّم... ابتسمت تحت وطأة الخجل والإطراء. أظن أنّي شكرتهما، على الأقلّ آمل أنّي شكرتهما، وقلت في ذاتي: ماذا تعني هذه الكلمة اللعينة؟! حسناً، سأضطر إلى سَبر معاني هذا اللقب المُبهرَج وأنا أطبّقه. 

اليوم، أنا على دراية بما يعينه عمل القيِّم. هو بمثابة ممارسة الحبّ مع نصوص شخصٍ آخر، مع فنّ شخصٍ آخر، بغية تجميع كتاب وتنظيمه. وهذا تماماً ما قمت به. عرّيت بشهوانية أدبية كلّ نصّ لكلٍّ من الكاتبات. تعمّقت في كلمات وحواس الآخرين. ولَجَتني قصائدُ لم أكتبها. حكايات ما كنت لأجرؤ على تخيّلها قلبتني رأساً على عقب وأربكت مشاعري وعبثت بشهوتي الجنسية. وكانت نشوةٌ رائعة وفريدة: سماويّة وجسمانيّة وسامية في آنٍ واحد، فكريّة وحسّيّة.

تنبض هذه النصوص كالبظر المنتصب رغبةً، رطبةٌ، ينسال منها الفرح مع كلّ قراءة. كلمات ابتلعتني بإيحاءتها اللعوبة، تأخذني أعمق فأعمق في هذا العالم الرّطب.

غطست هذه النسوة السود إلى قعرِ هَيْجِهنّ وحوّلن أعمق تخيّلاتهنّ الشبقيّة إلى فنٍّ.

أُخْصِبَت هذه الأعمال بأسلوبِ كلٍّ من الكاتبات الخاصّ في التجربة الجنسانية، بحريّة، بسوداوية، بأنفسنا، بطريقتنا الخاصّة، بتمكّن. 

اخترت أن أوزّع هذه النصوص في مختلف أجزاء الكتاب ونظّمتها بحسب محتواها الأكثر رقّة أو انفعالية أو بديهية أو ضمنيّة.

استهلالاً لهذا «اللبّ الأسود المفترج»، تأتي أقسام ’التمهيدات‘ (Preliminaries) بنصوصها التي تقدّم لمحةً للقرّاء عن عالم الأطايب هذا، وهي بمثابة لمسَة شاملة رقيقة تُعرِّف بالمواضيع التي تطرحها النصوص في باقي الكتاب. 

يلي ذلك لهيبُ ’اللمس‘ (Touch) وهو جزءٌ يُعنى بكلّ ما تشعر به البشرة. تلك الطاقة التي تحرق أو تُثلِج أجسادنا، التي تفجّر هُرموناتنا وتوقظ حواسنا الأخرى. صحيحٌ أنّ كثيرين بيننا يستمتعون بشهوة التلصُّص، لكنّ ملامسة البشرة بالفم الدافئ والرّطب مثيرٌ، وهو كالتطواف في نعومة الآخر. تُغرينا اللمسة اللطيفة أو الحازمة وتجتاحنا القشعريرة، وذلك التوتّر الجميل الذي يسري من العنق إلى الظهر ولا يختفي إلا اليومَ التالي. ودفء الشفاه والفم واللسان الرّطب على البشرة، آه من حلاوة لسانٍ ينساب داخل الأذن، أو احتكاك الجلد بالجلد، والملابس تتموّج على الجسد وكأنّها امتدادٌ لليدّ. ولمّا يكون التروّي جزءاً من المتعة، وتعصف بك الإثارة بفعل قبضة مُحْكَمة وبعضٍ من الألم – أو الكثير منه، من يدري؟

أمّا ’الصوت‘ (Sound) – أو اللحن؟ – فيبيّن لنا أنّ الانجذاب يحصل أيضاً عبر حاسّة السمع: صوت الشخص، الهمسات، الموسيقى التي تشعل التواصل بين جسدٍ وآخر وقد تمسي محورَ الرغبة. فبالنسبة لبعضٍ منّا، لا يتطلّب الأمر إلّا الأوتار الصوتية لشخصٍ ذي صوتٍ جميل، فذاك الصوت الأجشّ أو العميق أو الرخيم يكون كممارسة الجنس سمعياً. أن نسمع سِبابَهم الصارخ أو كلامهم المعسول همساً في الأذن يكفي لتجتاحنا قشعريرة الإثارة من الرأس إلى أخمص القدميْن. 

في ’المذاق‘ (Flavor)، نأتي إلى اللسان وهو الخبير في استكشاف الخبايا يجول هائماً على جسد الآخر ويتلذّذ. وأحياناً يُقحَم اللسان قحماً لتذوُّق رحيق الآخر. فكرة أن يُشاركنا أحدٌ فراولته أو مانغته الشهيّة الملأى، بالعضّ واللحس، أو اللحس ثم العضّ، فكرةٌ كفيلة بإذابتنا. لكن لا شيء يعلو على حلاوة تذوُّق جسد الآخر بكهوفه وتلاله. إقحامُ اللسان في العمق لتذوُّق الثمرة، أو قضاءُ ساعاتٍ في تذوُّق رأس القضيب في الفم، أو رضعُ ثدي شهيّ لتذوُّق الحلمة... كلّها أفعال تسعى إلى حفظ ’مذاق‘ الآخر في الذاكرة.

نجد أيضاً نصوصاً تصف كيف تُستثار الرغبة عبر الأنف. ’الرائحة‘ (Smell)، أعزائي القرّاء، قد توقظ فينا شهوات الرغبة. أحياناً نلتقي شخصاً رائحته عبقة لدرجة أننا نودّ التهامه بأنفنا. يريد الأنف أن يجول في أنحاء الجسد ويبدأ من العنق وآهٍ من الرعشة الحلوة التي تصيبنا وتعرّي الروح! يقلّ حياء الأنف فيتعمَّق ويلفّ حول العنق ليلتقط عَبَق رائحة الآخر فيحفظها. وفي غياب هذا الشخص، إن إلتقط الأنف رائحة شبيهة يحضر الشخص في ذاكرتنا، أو إن استحضرته الذاكرة تجتاحنا الرائحة والإثارة.

نصل إلى ’النظر‘ (Look)، وهو برأيي غدّار الحواس، ومن خلاله ندرك الرغبة من وجهة «نظر». هنا النصوص تصف الرغبة والإثارة عبر حاسة النظر التي توقظ باقي الحواس. أحياناً، ابتسامةٌ تكفي لِنُصاب بالجنون. تبادُل النظرات؟ تلك النظرة التي تقول «أريدك الآن». نظرة التملّك تلك التي لا تنكسر إلا مع انتهاء المضاجعة، وقد تدوم بعدها. هذه نظرة فريدة من نوعها، تجذب الآخر فيعجز عن إشاحة نظره لوقتٍ طويل. والنظرات المُسترَقة حيث يشيح واحدٌ بنظره ما أن يلتفت إليه الآخر كأنّهما في مطاردة كالقط والفأر. وما أن تلتقي الأعين وينفضح أمرنا جُلّ ما يمكننا فعله هو أن تنفرج أساريرنا بابتسامة فاغرة. 

ختاماً، يأتي الانفجار في جزء ’الحواس كافة‘ (All Senses) حيث النصوص تمزج المشاعر لتبدو كحالة تأهّب لنصل إلى اللذة القصوى، إلى النشوة. 

طبعاً، لا شيء يفصل بوضوح بين هذه القصائد والحكايات. بعضها رقيقٌ بتلميحه. الإثارة تُشغِل الحواس كافّة، والأهمّ أنّها تُشغِل الرأس، فهُنا مقام كلّ ما يحدث والجسد بكامله يستجيب. لقد نظَّمتُ القصائد وفقاً لما أثارته فيّ عند قراءتها، ولكم الحريّة في مخالفة رأيي هذا. لكن بالنسبة لي، الرغبة تنبع من حاسّة معيّنة ومن ثم تنفجر، وثمّة لذّة في تتبّع مسار الرغبة وتحديد أيٍّ من الحواس استقلّت. 

إنّ القدرة على تحويل الإثارة إلى فنّ تعني تحرير أنفسِنا من الأحكام المسبقة والسجون ووصمات العار كلّها التي حبَسَنا فيها هذا المجتمع المُتمَحوِر حول العرق الأبيض.

كلّما تقوم كاتبة سوداء بتحويل الشبقيّ إلى فنّ فهي تخلع السلاسل العنصرية المؤذية التي تشلّ جسدها وتقمع جنسانيتها وتجعل منّا غرضاً لجشع الآخرين. إنّ كتابة الشعر الشبقيّ هي استعادة لسلطتها على جسدها وهي التنقّل بلا خوف بين ملذّات الرغبة من أجل ذاتها ومن أجل الآخرين ومن أجل الحياة. 

الكتابات الأدبية الشبقيّة هي نحن عندما نتّخذ الشكل الفنّي. الشكل الذي يتيح لنا إظهار أفضل ما لدينا وآرائنا في الحبّ الملأى لذّة والمتبّلة بشهوة أجسادنا والتي تُترجَم عبر وَعْينا الفنّي. نحن متنوّعات، وهنا نشارككم هذا التنوّع في الأحاسيس عبر الكلمات المُشبَعَة إثارة. صحيح، حتّى كلماتنا ترشَح برغبتنا الجنسية وترطّب آياتنا وتجعل من شهواتنا قصائدَ. النشوة، بالنسبة لنا، إنجاز. 

أن تكون عقولنا وأجسادنا وجنسانياتنا سوداء هو أمرٌ ضروري لاستئناف لذّتنا واستعادة نشوتنا. عندها فحسب نصير أحراراً. هذه العملية برمّتها إنجازٌ وهي لا تخلو من الألم. لكنّه من المفرح أن نجد أنفسنا في مكان مختلف جداً عن حيث تمّ وضعنا. 
أشعر أنّي لكنّ/لكم، أنّي لنا. تذوّقوا هذه الكلمات العذبة معنا، تلذّذوا بها، ولْتَكُن وليمة. 


هذا النص مقتبس من مقدمة كتاب «O Livro Negro Dos Sentidos» وهي تشكيلة قصائد شبقيّة لثلاثٍ وعشرين كاتبة سوداء.

Cover image for Communicating Desire
 
Explore Transnational Embodiments

This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

Explore

Cover image, woman biting a fruit
 

التجسيدات العابرة للحدود

نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.

استكشف المجلة

FRMag - Our neighbourhood, our network

Our neighbourhood, our network, our strength

by Marta Plaza Fernández

The feminist reality that I want to share is about weaving networks in which we uphold one another. (...)

Read

artwork: “Entretejidas” [Interwoven women] by Surmercé >

Snippet - Intro CSW69_EN

#FreezeFascisms

In the 30 years since the adoption of the Beijing Declaration & Platform for Action, a rising tide of fascisms is exerting significant power and influence within multilateral spaces, backpedalling gender justice gains and human rights protections globally.

Around CSW69, we're co-organizing horizontal, brave spaces on-ground and online, to share strategies and build feminist power beyond Beijing+30. Our collective presence disrupts institutional practices of exclusion in such spaces while supporting movements to organize around feminist alternatives to systems of oppression.

Join the conversations from March 10-21, 2025, as we collectively transform CSW69 into spaces for and about resistance and solidarity.

Mereani Naisua Senibici

Mereani Naisua Senibici, also called ‘Sua’, was a longstanding member of the Fiji Young Women’s Christian Association (YWCA) movement.

She worked with diverse groups of women in multi-racial, rural and urban settings and was committed to supporting and promoting women’s and young women’s rights.

In the Lautoka YWCA, she worked with women of Indian descent, and was  a leading figure in the sports development and participation of women and of trans athletes in Lautoka. 

“Sua is greatly loved by Fiji YWCA members for her dedication and long-time support towards all that the organisation endeavoured to do.” - Tupou Vere

Mereani was part of the House of Sarah (HoS), an initiative of the Association of Anglican Women (AAW), launched in 2009 and aimed at raising awareness of the issues around gender-based violence, as well as providing support to women who face violence. She started as a dedicated volunteer and offered support to women throughout the Pacific.

“A people’s person and an all-rounder in women's empowerment and movement work at community level. Rest in Peace, Sua.” - Tupou Vere

Salome Chagelishvili

Biography

 es una activista feminista de Tiflis, Georgia, dedicada a la justicia social y de género. Tiene una Maestría en estudios de género, y ha estado comprometida con movimientos feministas, queer y ecologistas desde hace nueve años, trabajando, entre otras problemáticas, sobre violencia de género, violencia doméstica, derechos y salud sexuales y reproductivos, derechos LGBTIQ, y seguridad y derechos holísticos y digitales, entre otros.

Desde 2014 trabaja activamente sobre asuntos de seguridad de activistas y defensoras de derechos humanos, ha organizado talleres sobre seguridad integrada y seguridad digital dirigidos específicamente a activistas de grupos desfavorecidos (personas queer, minorías étnicas y religiosas, mujeres y niñas rurales, etc.), y también para organizaciones feministas más grandes. Salome integra el «Independent Group of Feminists», una iniciativa informal, no jerárquica y no registrada que reúne feministas de distintos contextos de Georgia. Actualmente, trabaja con el Fondo de Mujeres de Georgia, que está comprometido con la construcción de movimientos feministas y de mujeres, brindando financiación feminista y alentando la filantropía feminista local.

 

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Snippet - GII Download (FR)

بصمة حبّ جماعيّة

تصوير مريم مكيوي
ترجمة فيفيان عقيقي

Decorative element
Teta Research Network
Wazina Zondon Portrait
تُعرَف أيضًا باسم “شبكة تيتا للأبحاث”. دائرة الكتابة: العصبةُ المتآمرة هي مجموعة عابرة للقوميات من الكتّاب الكويريين والنسويين الذين يتشاركون في الكتابة الجماعية والتفكير وصنع العالم. أعضاء المؤامرة هم: أحمد قيس منهزم، أحمد عوض الله، ألينا آخنباخ، باربرا ديندا، سيندي سلامة، دلال الفارس، ديباراتي سركار، فرح جلال عثمان، ج. دانييل لوثر، جان مخلوطة، لينا قليلات، حنا الطاهر، ماريا نجار، مايا بهاردواج، مادوليكا سنكار، ملاك الأكحل، ميريام عمري، نيحاريكا بانديت، نور المزيدي، رؤيا حسن، سارة البنا، سارة تونسي، شيرين شلاح، وازنة زندن، زينب أحمد. وازنة زندن (wazina.com) أفغانية نشأت في مدينة نيويورك، يركز عملها على جمع ورواية القصص المتعلقة بالذكريات الجماعية وطقوس العبور في الشتات. بصفتها تقدم آداءات روائية غير رسمية ولا تتبع منهجية معينة، تساهم وازنة في تقديم عرض بعنوان الخروج من المختبأ: الأفعال الراديكالية المتعلقة بالحب. يعد هذا العرض آداءًا شخصيًا لسرد قصص تجسد تجربة أن يكون المرء كويريًا ومسلمًا في آن. تقدم وازنة هذا الآداء إلى جانب نظيرتها الإبداعية وأختها الروحية ترنا دلي جيادو. حاليًا، تعمل على “الإيمان: في الحب / الإيمان في الحب” الذي (يعيد) تتبع قصة علاقة والديها ونصوص الحب الموروثة من العائلة.

 

الحبّ هروب في الجحيم
الحبّ أسيد يذوِّب الحانات 
لكن أنت، أنا والغد
نمسك أيدينا ونتعاهد
بأنّ هذا الكفاح سوف يستمرّ
للمنشار حدّان
للبندقية ماسورتان
نحن حبالى الحرّية
نحن مؤامرة
من واجبنا الكفاح من أجل الحرّية
من واجبنا الفوز
يجب أن نحبّ بعضنا وندعم بعضنا
لا يوجد ما نخسره سوى قيودنا

«الحبّ» لأساتا شاكور

Cover for article A Collective Love Print showing two people kissing

«إذا استطعنا أن نرِث صدمةً، فهل يمكننا أن نرث بصمةً مُرتبطة بالحبّ؟»

هذا هو السؤال الذي تطرحه وازنة زوندُن في مذكّراتها «بصمة حبّ». «بصمة حبّ» هو تطواف، تداخل، انحراف يَخلق (أو يعيد خلق)، عند تقاطع المقابلات والمقالات الشخصيّة، قصص عائلاتنا ورؤىً عن الحبّ والشراكة والرومانسية. بتوجيهٍ من وازنة، اجتمعت مؤامرة كتّاب الدائرة، وحاولت إعادة إنتاج هذا المُخطّط الحرفي على شكل كتابة جماعيّة، حيث تُكمِّل قصصنا وهويّاتنا الجنسية والجندرية المُختلفة بعضها البعض، وتتناقض فيما بينها. مع تداخل أصواتنا، نُكمِّل جُمَلَ بعضنا لنخلق محادثة، تذكاراً، وأجزاء من أنفسنا تتحدّث إلى الـ»نحن».

ما هي أصول «بصمة حبّ»؟

أنا من يُسمّى «حادثة سعيدة». هناك الكثير من الروايات عن الأمر – حياة عرضية، إنّما مطلوبة في الوقت نفسه. أظن أنّ هذه هي طريقتي في الحبّ، فأنا لا أقع في الحبّ فقط؛ أنا أخاطر بانزلاق يؤدّي إلى السقوط. ربّما جعلني الأمر شخصاً قدره الحبّ.

قيل لي إنني طفلة غير مرغوب فيها. لذلك كَبِرت لأصبح شخصًا بالغًا غير مرغوب فيه. أصول «بصمة حبّ» تستند إلى كوني شخص غير مرحّب به بالأساس. أنا لستُ ثمرة حبّ أو أي مشاعر سعيدة، بل ثمرة ألَم وعبء. ليس لديّ بصمة حبّ – أقلّه بهذا المعنى.

أعرف أنّ والديّ كانا في حالة حبٍّ في مرحلة ما، لكنّ الصحّة العقلية شيطان، إلى حين يواجه المرء شياطينه، لا يوجد ربح.

لن أربط أبداً «الحبّ» بوالديّ أو عائلتي. كان الحبّ الذي يكبر مليئًا بالعنف والمسؤوليّات التي لم أشترك بها ولم أكن مستعدّة لها. شعرت لوقت طويل أنّ الحياة والحبّ يدوران حول حِملٍ مُرهِق وشاقّ. بينما كان والدايْ «يحبّان بعضهما البعض»، كانت روحٌ سامّة من العنف والغيرة وانعدام الأمن تنمو أيضاً. نشأتُ وأنا أتوق إلى الاستقرار، وهذا ما أنا عليه الآن. أنا مُجازفة، لكن ليس في «مساحة الحبّ».

لا أعرف لماذا اختارت والدتي استضافة طفل (أنا) في داخلها. هي لا تحبّ بهذا الشكل.

قالت لي والدتي إنّه إذا كان عليّ التفكير في «إيجاد» الحبّ، أن لا أنظر إلى زواجها كنموذج. تأتي «بصمة حبّ» بدلاً من تربية كلب على مدار عقدين ماضيين (18 عامًا لأكون دقيقة). والعكس صحيح أيضًا – لقد ربّوني. بتّ أفهم المزيد عن الحبّ وطبقاته العديدة في صحبتهم.

لم أعرف الحبّ من «بصمة». في منزلنا لا نتحدّث عن الحبّ. كان عليّ أن أعلّم نفسي كيف أحبّ. لقد كان عملاً صعباً. ما زلت أفشل، وما زلت أحاول وأفشل كلّ يوم. ربّما الفشل هو بصمة حبّي.

بصمة حبّي هي الرعاية والدفء والفهم الذي أعطيهم للمُحيطين بي، سواء كانوا غرباء أم أصدقاء أم أقارب أم عشيقاً. بصمة حبّي سياسيّة – غير محسوبة وغير مدروسة.

وُلدتُ تحت قصف عنيف. بصمة حبّي هي بصمة سلبية عن تلك الأحداث.

دروس مُستقاة عن الحبّ

أعرف ما هو ليس حبّاً أكثر ممّا أعرف الحبّ.

الحبّ ليس قلقاً ولا ذعراً.

الحبّ لا يطلب الإذن ليعيش أو يتنفّس. إنه الحبّ، ولا يوجد حبّ من دون حرّية.

كلّ ما تفعله هو استخدام قلبك من دون الحبّ. الحبّ هو أن تستخدم عقلك.

أحيانًا أخشى أن تضيع لغة حبّي في الترجمة.

--- هناك طرق عدّة
لرسم أصول
كيف
وكيف لا
تحبّ
الحبّ
ليس حبّاً
الحبّ كافٍ فقط
الحبّ بعيد جدّاً
بعض الحبّ
بعض الخسارة
لتحبّ
لتحبّ الخسارة ---

لا أستطيع تحمّل فكرة الزوجين. لا يمكنني تحمّل فكرة العيش بمفردي أثناء الشيخوخة أيضًا. لقد سئمتُ من القيام بالأعمال المنزلية بمفردي، والانتقال من منزل إلى آخر بمفردي، ودفع الإيجار والفواتير بمفردي... أتخيّل إصابتي بجلطة دماغية وأنا بمفردي، وهذا يخيفني. ليس لديّ خطّة «شراكة». أريد عالمًا يمكنني فيه الزواج من صديق، وشراء منزل مع صديق، وعدم ممارسة الجنس.
 

أن نحبّ كثيرين لا يفسد الحبّ المُشترك بين شخصين. سواء كان الحبّ رومانسيًا أم لا فهذا ليس مهمّاً حقًا.

عندما أفكّر في علاقاتي الرديئة، أُدرك أنني مُرتبطة بعلاقة تدرّبتُ لأكون فيها. مع كلّ «راديكاليّتي» لم أتخلّص بعد من الأعراف الجندرية القذرة.

حاجتي إلى الاستقرار «ليست جذّرية» بما فيه الكفاية. أريد الخروج من هذه الوصمة. أريد شيئًا لم أحصل عليه من قبل. أريد أن أجعله جم

--- بصمة حبّ – أحبّ شمّ الكتب لمعرفة مكان طباعتها
أحاول التفكير في أصل فهمي وممارستي الحبّ
هل نحتاج إلى أصول، فهو ليس مثل النقاء؟ لا طهارة ولا أصل للحبّ.
لماذا يتبادر الفهم والممارسة إلى الذهن وليس «العاطفة»؟ ---

عندما أتّصل بوالدَيْ، لا أغلق الهاتف بعد قول الوداع، لكي أتمكّن من سماع أصوات المنزل.
 

ما الذي نحتاجه لكي نقع في/ نشعر بالحبّ في الموت؟

أثناء دفني وفق طقوس المذهب السنّي، أريد أن يجتمع كلّ الرجال والنساء معاً. لا أفهم سبب عدم القدرة على توديع الموتى من جنس مختلف؟ سوف تكون مراسم دفني وفق الطقوس السنّية لأن والدتي قد ترغب بذلك. سوف يكون دفني صديقاً للبيئة. لا حاجة لوضع شاهد فوق قبري. أنا أحبّ كلّ طقوس الدفن. القرآن جيّد، لكنّي أريد موسيقى أيضًا. أحبّ أسمهان جدّاً، وأم كلثوم، وذا ستون روزيز.s.

لديّ قائمة تشغيل من الاثنين إلى الجمعة، وقائمتان مختلفتان لعطلة نهاية الأسبوع: واحدة ليوم السبت والأخرى ليوم الأحد. أودّ ممّن يحبّوني أن يشغّلوا الموسيقى التي كنت أستمع إليها مع الالتزام بقوائم الأيّام – هناك هامش حرّية في اختيار الأغاني طالما يلتزمون بقوائم التشغيل.

أريد أن أكون مُحاطة بمن أحبّني، ولو للحظة. مع الموسيقى والأزهار المقطوفة. لا أريد أن يشعروا بغيابي. أريد أن أموت على وقع ضحكات من أحبّهم.

أريد أن يتذكّروني كشخص يحبّ.
 

لست بحاجة للشعور بالحبّ في الموت. أريد ممّن حولي أن يشعروا بأنني أحبّبتهم، حتّى بعد موتي. أن تكون محبوبًا في الموت هو أمر مُرتبط بمَن لا يزالون على قيد الحياة. لذلك أفكّّر أكثر في كيفيّة لقائنا معًا كمجتمع حيّ ومحبّ في موت مَن نحبّهم ونعيش معهم. كيف نأخذ ذكرياتهم معنا. كيف نصبح أرشيفاً لحياتهم.

--- في بعض الأحيان يمكنك أن تحبّ الناس في موتهم فقط --

عليّ التفكير في الجسد المُتّصل بمساحة. عائلتي صغيرة جدًا، وعلى الرغم من أننا نأتي من أماكن مختلفة، لكن يبدو كما لو أن كلّ جيل انتقل إلى مكانٍ جديد. ربّما هذا هو سبب عدم ارتباط الموت بمكان خاص: مقبرة. من الشائع في عائلتنا دفن الموتى من دون أسماء أو شواهد قبور، أو ترك الرماد يتحرّر بتطايره مع الريح. أشعر بسلام إذا كان ذكري مُنفصلاً عن المكان. مجرّد التفكير بأن رمادي يُخصّب حياة جديدة، وأنّه يتمّ ذكري في أوقات التسلية والفرح، يعطيني إحساسًا بأنني محبوبة. توفّيت جدّتي في وقت سابق من هذا العام بسبب مضاعفات اللقاح. بعد ساعتين من وفاتها، جلست عائلتي تضحك على نكاتها، وطريقتها المُضحكة في سرد ​​القصص. ضحكنا وشعرنا بالحبّ وكأنّها تجلس معنا مرّة أخرى. هذا ما قد يجعلني أشعر بسلام – تخصيب التراب، وتخصيب الأحاديث، والتذكّر الجماعي.

--- هناك
شارعان أسلكهما
للمشي
للهرب
للّعب
للبقاء
هناك
خمس ساعات تكون أشعة الشمس
حادّة
السماء زرقاء
الأرض خضراء
هناك
زهرة أستطيع
شمّها
لمسها
عصرها
واقتلاعها
هناك
أصدقاء أستطيع
ضمّهم
طعام
أستطيع
ابتلاعه
لغة
تخرج
عبر شفتيّ
ربّما لا يزال هناك
أماكن عدّة
وأشياء
وناس
من بعدي ---

ربّما يكفيني وعد بـ»الاحتفاء بذكري مكانياً» كما لو أنني نبتة يجري الاعتناء بها حتّى تصبح شجرة. لا إسم ولا لوحات تعريفيّة – النبتة/ الشجرة فقط مع عِلمٍ مُسبق بأنّه سوف يتمّ الاعتناء بها. بالنسبة لجسدي، أريد أن أُحرَق من دون أي طقوس، وأن يُرمى رمادي في بحر العرب.

أريد أن يتمّ التعامل مع جسدي بشكل تخريبي كما لو أنّه على قيد الحياة.

لا أريد أن أدفن إلى جانب عائلتي. في هذا الدُرج الصغير إلى جانب كلّ الأشخاص الذين لم يعرفوني أبدًا. محاصرة بالموت كما كنت في الحياة. أريد أن أُحرَق، وأن يتمّ تحرير رمادي أخيراً.
أريد أن يُسمح لي بالمرور، لا الوقوف ما بين بين، لكي يكون ذلك وجوداً، عملية نشطة، تجاوز.

سأطلب منكم: 

  • إطلاق سراحي والسماح لي بالمرور
  • عدم السماح للحنين بتعكير هذه اللحظة لأنني لن أطلب سوى عودة تعابيركم إلى طبيعتها
  • لقد اقتنصت اللمحات اللطيفة، وتخلّصت من الطرق الصغيرة والكبيرة التي أحبّبتموني بها سعياً للخلود. أبقيت نفسي على قيد الحياة بهذه الطريقة
  • تحديد وقت للحزن
  • تذكّر أنّه لا يوجد فراق في جمال الحبّ؛ إنه لا نهائي ويتجدّد من دون الجسد

أريد أن يتذكّروني من خلال الحبّ الذي تركته. أريد التخلّي عن جسدي وأعضائي لتغذية الحبّ في حياة أو حياوات أخرى.

--- رائحة الياسمين ---


 

Cover image for Communicating Desire
 
Explore Transnational Embodiments

This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

Explore

Cover image, woman biting a fruit
 

التجسيدات العابرة للحدود

نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.

استكشف المجلة

FRMag - Looking at me Looking at Safe Spaces

Mirándome observar los espacios seguros

por Judyannet Muchiri

En octubre del año pasado, me fui a Kenia para empezar lo que he llegado a considerar el trabajo más importante que he hecho hasta ahora. (...)

Leer

arte: «Healing Together» [Sanar juntxs], Upasana Agarwal >

Snippet - CSW69 - Feminist Solidarity Space - ES

Espacio de solidaridad feminista

✉️ Requiere inscripción previa para grandes grupos. Entrada libre para grupos reducidos. Reserven aquí

📅Martes 11 de marzo de 2025
🕒 de 12:00 a 02:00 p.m. y de 04:00 a 06:00 p.m., EST
🏢 
Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York

Organiza: AWID

Sylvia Robinson

"La vida se trata ... de vivir en alegría – despertarse con objetivos, sentir tu propia energía creativa, responder a tu llamada." - Sylvia Robinson

Sylvia Robinson, una incansable organizadora y líder comunitaria, fue la fundadora y directora ejecutiva de Emergence Community Arts Collective [Colectivo de Artes Comunitarias de Emergencia] (ECAC, por sus siglas en inglés ), en Washington DC.

Este centro y espacio de performance combina la educación, el compromiso cívico, las artes, los servicios sociales y espirituales y las prácticas ambientales sostenibles. Sylvia lo concibió como un hogar donde " hubiera equilibrio y sinergia con las actividades que la gente necesitaba para sostener la vida".

También fue una de lxs co-fundadorxs del Georgia Avenue Community Development Taskforce [Grupo de Trabajo de Desarrollo Comunitario de la Avenida Georgia], un grupo vecinal que trabaja por la justicia social y la organización de la comunidad en el noroeste de DC, para asegurarse de que esta tenga una voz en la reurbanización y gentrificación del área.

"Estamos pidiendo viviendas asequibles. Estamos pidiendo que los pequeños negocios que han estado aquí desde siempre no sean aniquilados por nuevos comercios. Estamos pidiendo espacios verdes y espacios para que la gente se pueda reunir y socializar. Estamos pidiendo mejoras en el paisaje urbano – mejores calles y mejor iluminación en los tramos de carretera." - Sylvia Robinson sobre el Grupo de Trabajo

Antes de convertirse en organizadora y después de recibir un título en informática, Sylvia trabajó en sistemas de control de tráfico aéreo por más de una década. Después se dedicó al asesoramiento en materia de drogas y alcohol, a través de lo cual se involucró cada vez más en el trabajo comunitario.

"Involucrarme con la comunidad era mi vocación".  - Sylvia Robinson

Sylvia nació en Washington D.C. el 14 de agosto de 1961, y falleció el 18 de septiembre de 2017, después de una batalla contra el cáncer.

"El espíritu y el legado de Sylvia seguirán inspirando a esta comunidad durante muchos años." - ECAC

Michelle D'Cruz

Biography

Michelle est une féministe d'Asie du Sud-Est qui aime concerterer pour rassembler des gens et susciter des conversations en faveur du changement social et du partage des connaissances féministes, à travers l'art, la poésie, la musique et les jeux. Forte d'une expérience en plaidoyer digital et en développement de stratégies de communication, elle a contribué à des initiatives en matière de droits digitaux, de recherche sur les droits humains et de création de coalitions de la société civile dans toute l'Asie du Sud-Est. Elle est titulaire d'une licence de droit de l'Université nationale de Singapour, aime se balader dans des rues au hasard de la ville et apprécie un peu trop le café.

Position
Coordonnatrice de l’Adhésion et de l’Engagement des Membres
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Depuis le coeur de la communauté

Par María Bonita - Venezuela

Nos ancêtres femmes forment un cercle 
Sacré, vivant, puissant 
Nous sommes au milieu
Et sentons leur force. 
Le tambour bat le son de la terre 
Notre peau s’habille de couleurs 
Nous sommes vertes, rouges, oranges, bleues, violettes, noires
Le tambour bat le son de la terre 
La voix vibre, le cri envahit, le chant retentit, berce le sommeil, éveille la conscience. 
Le tambour bat le son de la terre
Et le regard se fait complice, ami, profond. 
Le tambour bat le son de la terre
Nous ne sommes qu’un seul cœur battant au rythme de l’âme, il nous invite à bouger, nous inspire le désir, nous montre un chemin 
Celle du rassemblement communautaire, celle du pouvoir populaire, celle de l’auto-gouvernement, celle de la révolution des femmes, celle du soin subversif.
Le tambour bat le son de la terre 
Et je vous invite à entrer, à être voix, peau, regard, graine, feu, chanson, communion.
Le tambour bat le son de la terre 

Et je vous invite à la découvrir, à l’aimer, la connaître et la défendre depuis le coeur de la communauté.

Cela fait 25 ans qu’elles habitent ces mêmes rues poussiéreuses, au sommet d’une colline qui porte le nom d’un lion; elles viennent d’endroits différents, beaucoup ont une tradition paysanne, elles ont la peau couleur rébellion, couleur cactus cardon, parce que l’esprit semi-aride de Lara vit en elles. C’est de là que leur vient leur amour de la vie, leur appréciation, le soin et la protection apportés à l’eau et au territoire, car elles sont les héritières des lignées de Gayón, Ayaman, des communautés autochtones qui ont vécu et vivent dans le nord de l'État de Lara.

Elles ont appris dès leur plus jeune âge que la maternité est un rôle auquel il n’est pas facile d’échapper. S’occuper des enfants, de la maison, du mari, laver, repasser, cuisiner, nettoyer - elles insistent: tout devait être impeccable.  

Et c’était ça la vie, ça et la violence, les insultes, la maltraitance, les coups, les réclamations et les reproches auxquels il fallait s’attendre, cela semblait presque naturel, c’est ainsi que se déroulaient leurs journées, leur quotidien. Elles vivaient dans des petites maisons en tôle dans ces rues de terre battue, sans électricité ni eau courante, c’était la pauvreté, la précarité, quand un homme est arrivé, oui, un homme, un projet, une révolution inhabituelle parce qu’elle s’est faite sans guerre.  

Alors on les invita à sortir, on les invita à descendre dans les rues et à occuper l’espace public. Au cours de ce processus, elles ont arraché des portes et des fenêtres, elles ont brisé des chaînes, ont lâché leurs cheveux, elles se sont senties libres, libres comme des esclaves en fuite, des rebelles des Caraïbes, des défenseuses de la liberté. 

Et ces concepts d'indépendance et de souveraineté sont des notions que celleux qui ont eu la chance d'étudier connaissent, mais le sentir, se sentir comme les protagonistes d'un processus de transformation sociale - c'est une victoire importante que nous nous devons de mentionner et que nous ne pouvons pas oublier.

Au sommet de cette colline, on peut sentir la complicité des femmes, le feu partagé, les années de lutte. On raconte que l'une d'entre elles se promenait avec son ombrelle l'après-midi et s’arrêtait de maison en maison pour prendre un café et parler aux gens, les inviter à se joindre à la cause et les convaincre…
Nous allons créer un conseil communautaire !
Allons de l'avant ensemble en tant que communauté !
Élaborons des plans pour l'éducation, le sport, la santé, la nutrition, un comité pour les femmes et l'égalité des genres, l'économie !
Nous pouvons former notre propre gouvernement populaire pour que notre quartier soit beau !
Et c'est ainsi que les maisons sont arrivées, le cabinet médical, la garderie, l'électricité, l'eau potable. Ce sont là quelques-unes des réalisations de la communauté, quelques-uns de nos rêves communs devenus réalité.
Et vous pourriez vous demander comment une cuentera, une conteuse, est arrivée sur une colline portant le nom d'un lion...

Et je vous répondrai: je suis née turbulente, me battant sans cesse, «tu es née vagabonde» dirait ma grand-mère, «tu es née prête» ajouterait le Comandante Chávez, à force de marcher, de râler, de me battre et douter de cet homme militaire. Son projet communautaire, son concept d’autonomie gouvernementale et le fait que le peuple gère ses propres ressources, que tout le pouvoir aille aux communautés, ont fini par me convaincre.

Mais je savais qu'il manquait quelque chose, parce que les femmes, les femmes de la communauté continuent à construire le pouvoir du peuple et à se battre cœur et âme contre l’impérialisme et le capitalisme, mais il y a quelque chose qui fait mal et qui continue de nous affecter. Les blessures du patriarcat sont toujours présentes.

Alors un jour, je me suis retrouvée à pleurer, le tambour battit le son de la terre et nos ancêtres parlèrent.

Je me suis retrouvée entourée d’un groupe de femmes qui m’ont soutenue, qui m’ont contenue lorsque je débordais devant elles, lorsque j’avais mal et me libérais en même temps. C’est ainsi que j’ai découvert que l’amour entre femmes vous guérit, vous sauve, que notre amitié est profondément politique et que la sororité est une manière d’être, de vivre la vie. À partir de ce moment-là, je ne me suis plus jamais sentie seule, je ne me suis plus jamais sentie comme une île parce que je sais qu’il y a un groupe de femmes qui me portent, m’emmènent, m’aiment, prennent soin de moi et moi d’elles. Je sais que mon féminisme né de l’expérience mystique de femmes pour la vie me permet de me sentir connectée, aimée par des femmes que je ne reverrai peut-être pas. Alors comment ne pas souhaiter que cela arrive aux autres? Cet éveil, cette naissance d’un nouveau cœur est un don des déesses qui doit être partagé. 

C'est pourquoi j'ai décidé de me joindre à ces femmes et parcourir les communes, je me suis mise à marcher, à faire d'autres expériences, nous avons commencé à débattre de la santé, de l'éducation, de l'alimentation, nous avons commencé à prêcher le verbe anti-patriarcal et à réclamer des communautés libres de machisme. Nous avons insisté pour récupérer la sagesse ancestrale, l’intuition, nous avons décidé de défendre la vie en parlant de l'avortement et nous nous retrouvons à rire, à pleurer, à débattre, à réfléchir, je retrouve macu, la china, yenni, carolina, maria, ramona, irma et même notre sœur yenifer qui nous a quittées il y a peu.

Ceci est mon hommage à ces femmes, les femmes de la colline, les femmes lionnes, elles qui ont semé leur graine tout au fond de moi avec une telle puissance qu’elles se mêlent dorénavant aux battements de  mon cœur.  

C’est certain, elles tracent un chemin, et sans elles il n’y aurait ni soins familiaux, ni soins collectifs. Elles sont aussi une force sur ce territoire qui se bat contre l’embargo, la violence patriarcale, la trahison politique, la bureaucratie et la corruption.   
C’est certain, elles tracent un chemin 
C’est certain, elles sont des  boussoles 
C’est certain, elles sont le coeur de la communauté

Je vous remercie infiniment. Je suis Maria Bonita, Mharyha Morales du Venezuela, et j’espère que vous pourrez continuer de profiter de ce beau festival qui nous rassemble, nous les femmes, dans toute notre diversité, qui nous rassemble depuis le cœur de la communauté pour créer, résister et transformer.

Merci.