La memoria como resistencia: Un Tributo
El Tributo de AWID es una exhibición de arte que honra a feministas, a activistas por los derechos de las mujeres y de la justicia social de todo el mundo que ya no están con nosotrxs.
En 2020, hacemos un cambio
El Tributo de este año cuenta y comparte las historias y narraciones de quienes crearon conjuntamente realidades feministas, ofrecieron visiones de alternativas a los sistemas y actores que nos oprimen, y propusieron nuevas formas de organizarnos, de movilizarnos, de luchar, de trabajar, de vivir y de aprender.
Se agregan a la galería 49 retratos nuevos de feministas y defensorxs de derechos humanos. Aunque muchxs feministas y defensorxs han fallecido debido a edad avanzada o enfermedad, muchísimxs han sido asesinadxs debido a su trabajo y por ser quienes eran.
Esta violencia creciente (de parte de Estados, empresas transnacionales, crimen organizado, sicarios no identificados, etc.) no se dirige solo a activistas individuales sino a nuestro trabajo común y a las realidades feministas.
Al compartir las historias de lxs activistas en este Tributo, mantenemos vivo su legado y nos inspiran para el trabajo futuro de nuestros movimientos.
Visita nuestra exhibición en línea
Lors retratos de 2020 fueron diseñados por la ilustradora y animadora galardonada, Louisa Bertman.
En AWID nos gustaría agradecer a las familias y organizaciones que nos compartieron sus historias personales, y así haber contribuido a este memorial. Nos unimos a ellxs para continuar el extraordinario trabajo de estxs activistas y defensorxs, y en el esfuerzo para asegurarnos de que se logre justicia en los casos que permanecen en la impunidad
"Ellos trataron de enterrarnos pero no sabían que éramos semillas."‐ Proverbio Mexicano
Presentamos el Tributo por primera vez en 2012
Primero tomó forma como una exposición física de retratos y biografías de feministas y activistas que habían fallecido, en el 12º Foro Internacional de AWID, en Turquía. Ahora vive como una galería en línea, que actualizamos cada año.
Desde 2012 hemos presentado más de 467 feministas y defensorxs.
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محاور جديدة: السفر إلى الفضاء عبر الحدود
سيجتمع المشاركات/ون فعليًا في عدد من المواقع خارج مكان انعقاد المنتدى في بانكوك، في أجزاء مختلفة من العالم، في كل يوم من أيام المنتدى. وستكون جميع هذه المواقع ذاتية التنظيم مرتبطة افتراضيًا لموقع انعقاد المنتدى في بانكوك. كما هو الحال مع الأفراد المتواصلون عبر الإنترنت، سيتمكن المشاركون/ات من تسيير النشاطات والمشاركة في المحادثات والاستمتاع ببرنامج غني ومتنوع.
سيتم الإعلان عن مواقع التجمعات في عام 2024.
Communicating Desire and Other Embodied Political Praxes | Title Snippet EN
Communicating Desire and Other Embodied Political Praxes
with Manal Tamimi, Lindiwe Rasekoala, and Louise Malherbe
Podcast credit: Zuhour Mahmoud
A minha participação é confidencial?
É claro que sim. As suas respostas serão eliminadas no final do processamento e da análise dos dados, e só serão usadas para fins de investigação. Os dados NUNCA serão divulgados fora da AWID e serão processados apenas por colaboradores e consultores da AWID que trabalham no projeto WITM connosco. Damos prioridade à sua privacidade e ao seu anonimato. Consulte a nossa política de privacidade detalhada aqui.
Depuis le coeur de la communauté
Par María Bonita - Venezuela
Nos ancêtres femmes forment un cercle
Sacré, vivant, puissant
Nous sommes au milieu
Et sentons leur force.
Le tambour bat le son de la terre
Notre peau s’habille de couleurs
Nous sommes vertes, rouges, oranges, bleues, violettes, noires
Le tambour bat le son de la terre
La voix vibre, le cri envahit, le chant retentit, berce le sommeil, éveille la conscience.
Le tambour bat le son de la terre
Et le regard se fait complice, ami, profond.
Le tambour bat le son de la terre
Nous ne sommes qu’un seul cœur battant au rythme de l’âme, il nous invite à bouger, nous inspire le désir, nous montre un chemin
Celle du rassemblement communautaire, celle du pouvoir populaire, celle de l’auto-gouvernement, celle de la révolution des femmes, celle du soin subversif.
Le tambour bat le son de la terre
Et je vous invite à entrer, à être voix, peau, regard, graine, feu, chanson, communion.
Le tambour bat le son de la terre
Et je vous invite à la découvrir, à l’aimer, la connaître et la défendre depuis le coeur de la communauté.
Cela fait 25 ans qu’elles habitent ces mêmes rues poussiéreuses, au sommet d’une colline qui porte le nom d’un lion; elles viennent d’endroits différents, beaucoup ont une tradition paysanne, elles ont la peau couleur rébellion, couleur cactus cardon, parce que l’esprit semi-aride de Lara vit en elles. C’est de là que leur vient leur amour de la vie, leur appréciation, le soin et la protection apportés à l’eau et au territoire, car elles sont les héritières des lignées de Gayón, Ayaman, des communautés autochtones qui ont vécu et vivent dans le nord de l'État de Lara.
Elles ont appris dès leur plus jeune âge que la maternité est un rôle auquel il n’est pas facile d’échapper. S’occuper des enfants, de la maison, du mari, laver, repasser, cuisiner, nettoyer - elles insistent: tout devait être impeccable.
Et c’était ça la vie, ça et la violence, les insultes, la maltraitance, les coups, les réclamations et les reproches auxquels il fallait s’attendre, cela semblait presque naturel, c’est ainsi que se déroulaient leurs journées, leur quotidien. Elles vivaient dans des petites maisons en tôle dans ces rues de terre battue, sans électricité ni eau courante, c’était la pauvreté, la précarité, quand un homme est arrivé, oui, un homme, un projet, une révolution inhabituelle parce qu’elle s’est faite sans guerre.
Alors on les invita à sortir, on les invita à descendre dans les rues et à occuper l’espace public. Au cours de ce processus, elles ont arraché des portes et des fenêtres, elles ont brisé des chaînes, ont lâché leurs cheveux, elles se sont senties libres, libres comme des esclaves en fuite, des rebelles des Caraïbes, des défenseuses de la liberté.
Et ces concepts d'indépendance et de souveraineté sont des notions que celleux qui ont eu la chance d'étudier connaissent, mais le sentir, se sentir comme les protagonistes d'un processus de transformation sociale - c'est une victoire importante que nous nous devons de mentionner et que nous ne pouvons pas oublier.
Au sommet de cette colline, on peut sentir la complicité des femmes, le feu partagé, les années de lutte. On raconte que l'une d'entre elles se promenait avec son ombrelle l'après-midi et s’arrêtait de maison en maison pour prendre un café et parler aux gens, les inviter à se joindre à la cause et les convaincre…
Nous allons créer un conseil communautaire !
Allons de l'avant ensemble en tant que communauté !
Élaborons des plans pour l'éducation, le sport, la santé, la nutrition, un comité pour les femmes et l'égalité des genres, l'économie !
Nous pouvons former notre propre gouvernement populaire pour que notre quartier soit beau !
Et c'est ainsi que les maisons sont arrivées, le cabinet médical, la garderie, l'électricité, l'eau potable. Ce sont là quelques-unes des réalisations de la communauté, quelques-uns de nos rêves communs devenus réalité.
Et vous pourriez vous demander comment une cuentera, une conteuse, est arrivée sur une colline portant le nom d'un lion...
Et je vous répondrai: je suis née turbulente, me battant sans cesse, «tu es née vagabonde» dirait ma grand-mère, «tu es née prête» ajouterait le Comandante Chávez, à force de marcher, de râler, de me battre et douter de cet homme militaire. Son projet communautaire, son concept d’autonomie gouvernementale et le fait que le peuple gère ses propres ressources, que tout le pouvoir aille aux communautés, ont fini par me convaincre.
Mais je savais qu'il manquait quelque chose, parce que les femmes, les femmes de la communauté continuent à construire le pouvoir du peuple et à se battre cœur et âme contre l’impérialisme et le capitalisme, mais il y a quelque chose qui fait mal et qui continue de nous affecter. Les blessures du patriarcat sont toujours présentes.
Alors un jour, je me suis retrouvée à pleurer, le tambour battit le son de la terre et nos ancêtres parlèrent.
Je me suis retrouvée entourée d’un groupe de femmes qui m’ont soutenue, qui m’ont contenue lorsque je débordais devant elles, lorsque j’avais mal et me libérais en même temps. C’est ainsi que j’ai découvert que l’amour entre femmes vous guérit, vous sauve, que notre amitié est profondément politique et que la sororité est une manière d’être, de vivre la vie. À partir de ce moment-là, je ne me suis plus jamais sentie seule, je ne me suis plus jamais sentie comme une île parce que je sais qu’il y a un groupe de femmes qui me portent, m’emmènent, m’aiment, prennent soin de moi et moi d’elles. Je sais que mon féminisme né de l’expérience mystique de femmes pour la vie me permet de me sentir connectée, aimée par des femmes que je ne reverrai peut-être pas. Alors comment ne pas souhaiter que cela arrive aux autres? Cet éveil, cette naissance d’un nouveau cœur est un don des déesses qui doit être partagé.
C'est pourquoi j'ai décidé de me joindre à ces femmes et parcourir les communes, je me suis mise à marcher, à faire d'autres expériences, nous avons commencé à débattre de la santé, de l'éducation, de l'alimentation, nous avons commencé à prêcher le verbe anti-patriarcal et à réclamer des communautés libres de machisme. Nous avons insisté pour récupérer la sagesse ancestrale, l’intuition, nous avons décidé de défendre la vie en parlant de l'avortement et nous nous retrouvons à rire, à pleurer, à débattre, à réfléchir, je retrouve macu, la china, yenni, carolina, maria, ramona, irma et même notre sœur yenifer qui nous a quittées il y a peu.
Ceci est mon hommage à ces femmes, les femmes de la colline, les femmes lionnes, elles qui ont semé leur graine tout au fond de moi avec une telle puissance qu’elles se mêlent dorénavant aux battements de mon cœur.
C’est certain, elles tracent un chemin, et sans elles il n’y aurait ni soins familiaux, ni soins collectifs. Elles sont aussi une force sur ce territoire qui se bat contre l’embargo, la violence patriarcale, la trahison politique, la bureaucratie et la corruption.
C’est certain, elles tracent un chemin
C’est certain, elles sont des boussoles
C’est certain, elles sont le coeur de la communauté
Merci.
Mereani Naisua Senibici
Mereani Naisua Senibici, también llamada "Sua", fue, durante mucho tiempo, integrante del movimiento de la Asociación Cristiana de Mujeres Jóvenes de Fiji (YWCA, por sus siglas en inglés).
Trabajó con diversos grupos de mujeres en entornos multirraciales, rurales y urbanos y se comprometió a apoyar y promover los derechos de las mujeres y las jóvenes.
En el YWCA de Lautoka, Sua trabajó con mujeres de ascendencia india, y se convirtió en una figura destacada en el desarrollo del deporte y de la participación de atletas mujeres y personas trans en Lautoka.
"Sua es muy querida por lxs integrantes del YWCA de Fiji, a causa de su dedicación y apoyo persistente a todo lo que la organización se ha esforzado por hacer". - Tupou Vere
Mereani formaba parte de House of Sarah [La Casa de Sarah] (HoS, por sus siglas en inglés ), una iniciativa de la Asociación de Mujeres Anglicanas (AAW), lanzada en 2009, que tenía por objetivos tanto sensibilizar sobre los problemas relacionados con la violencia de género, como brindar apoyo a las mujeres que sufren violencia. Mereani empezó como una voluntaria comprometida y ofreció apoyo a las mujeres de todo el Pacífico.
Mereani falleció en 2019.
"Una persona con don de gente y una trabajadora todoterreno en el empoderamiento de las mujeres y construcción de movimientos a nivel comunitario. Descansa en paz, Sua". - Tupou Vere
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Catherine Han Montoya
La comunicación del deseo | Content Snippet ES
La comunicación del deseo
y otras praxis políticas del cuerpo
La comunicación del deseo
Anfitrionx: Tendemos a pensar en la comunicación del deseo como algo circunscrito a la intimidad de la alcoba y nuestras relaciones personales. Sin embargo, ¿podemos también pensar este tipo de comunicación como una estructura, una práctica que nutre nuestro trabajo, y cómo somos, y cómo actuamos en el mundo?

LindiweCreo que, desafortunadamente, en el pasado expresar tu sexualidad tenía sus limitaciones. Se te permitía expresarla dentro de los confines del matrimonio, lo cual estaba permitido; siempre el tabú y el estigma estuvieron asociados a todo intento de expresarla de una forma distinta. Cuando se trata de comunicar, obviamente, el hecho de que ciertos estigmas se asocien a la expresión de tu sexualidad o la expresión de tu deseo hace mucho más difícil comunicar eso en la alcoba o en la intimidad con tu pareja. Desde mi experiencia personal creo que, obviamente, si me siento más cómoda expresándome fuera de la alcoba acerca de otros asuntos u otros temas, para mí es más fácil construir esa confianza, porque comprendes la resolución de conflictos con esa persona en particular, comprendes exactamente qué hacer para que esa comunicación sea especial para esa persona en particular. No es fácil. Se hace constantemente en todo tipo de relación, ya sea la pareja, algo casual o solo un momento. Pero creo que la confianza en el afuera puede traducirse definitivamente en cómo comunicas tu deseo.
Manal
Desde la infancia, a una mujer se la cría con eso de: «no tienes permiso para hablar de tu cuerpo, no tienes permiso para hablar de tu deseo», lo que hace recaer una enorme responsabilidad en las mujeres, sobre todo en las niñas en su adolescencia, cuando necesitan expresarse y hablar de estos temas. Por lo tanto, en mi opinión, este es un gran problema. ¿Sabes? Llevo casada más de 25 años, pero todavía, hasta el día de hoy, no puedo hablar de mis deseos. No puedo decir lo que quiero o prefiero, porque es como si no tuviera permitido cruzar esa línea. Es como un pecado, a pesar de ser mi derecho. Lo mismo sucede con todas mis amigas, no pueden expresarse de forma correcta.
Louise
Personalmente creo que expresar nuestros deseos, mis deseos, sea como sea que se expresen, tiene que ver con la otra persona y la mirada que esa otra persona tenga sobre mí. Así que esto también es algo que podemos vincularlo con el cine. Y la mirada que tenga sobre mí misma también: lo que creo que soy como persona, pero también lo que la sociedad espera de mí y mi sexualidad. En el pasado, de algún modo, solía establecer una analogía entre lo que sucede en la alcoba y lo que sucede en el lugar de trabajo, porque a veces se da esta dinámica de poder, lo quiera o no. Y a menudo, la comunicación verbal es más difícil de lo que pensamos. Pero cuando se trata de representarlo en el cine, es un juego absolutamente distinto. Estamos muy lejos de lo que supongo que a todxs lxs presentes nos gustaría ver en la pantalla cuando se trata de comunicar deseos sexuales dentro y fuera de la alcoba.
En línea y en el cuerpo
Anfitrionx: Podemos pensar en el mundo digital como hecho cuerpo: aunque sea virtual, no es menos real. Y eso quedó claro en el contexto del festival de las Realidades Feministas de AWID, el cual se celebró íntegramente en línea. Entonces, ¿qué implica hablar de sexualidad de forma colectiva, política, en los espacios en línea? ¿Navegamos por los espacios virtuales con nuestros cuerpos y afectos y, en dicho caso, cuáles son las distintas consideraciones en juego? ¿Qué implica para la comunicación y la representación?

LindiweLas redes sociales te hacen sentir en comunidad. Cuando expresas lo que quieres o lo que te agrada, habrá alguien que va a estar de acuerdo o en desacuerdo, pero quienes concuerdan contigo te hacen sentir que perteneces a una comunidad. Así que es más fácil lanzarlo al universo, o que otras personas lo vean, y potencialmente que no se te juzguen tanto. Y digo esto muy libremente porque a veces, según lo que expreses, serás humilladx o aprobadx. Pero cuando se trata de la alcoba, hay una intimidad y casi una vulnerabilidad que te expone a ti y a diferentes partes tuyas sobre las cuales no es fácil opinar. Cuando se trata de expresar tu deseo, hablarlo y manifestarlo y, quizás crear un tuit o un posteo en una red social, o incluso darle un «me gusta» y leer a otras comunidades con ideas afines, eso es más fácil que decirle a tu pareja, «así es como quiero recibir placer» o «así quiero que hagas ahora», debido al temor al rechazo. Pero no es eso únicamente. Sólo el aspecto de la vulnerabilidad – permitirte desnudarte a tal punto que la otra persona vea lo que estás pensando, sintiendo, deseando –, creo que es ahí donde radica la diferencia. Siento que en las redes sociales hay más comunidad y es más fácil involucrarse en conversaciones. Mientras que en la habitación, no quieres arruinar el momento necesariamente. Pero creo que eso, en cierta forma, te ayuda a comprender, según la relación con la persona, cómo te relacionarías de allí en más. Así que siempre sé que si intento comunicar algo y no lo logro en el momento, siempre puedo mencionarlo fuera de ese momento y ver cuál sería la reacción para saber cómo abordarlo en el futuro.
Louise¿Sabes? La cuestión con las películas es que no sé si la mirada masculina es intencionada o no. En verdad no lo sabemos. Lo que sí sabemos es la razón por la que la sexualidad en general ha sido tan heteronormativa y se ha centrado en la penetración, y por qué a las mujeres no se les da ningún espacio para realmente pedir algo en el cine: es porque la mayoría de la gente que ha trabajado en esta industria y tomado decisiones en cuanto a, ya sabes, la narración y la edición, han sido varones blancos. La venganza por violación es este género cinematográfico tan extraño que nació en la década de 1970, en donde la mitad de la historia sería sobre una mujer que fue violada por una o varias personas y, en la otra mitad, ella busca vengarse. Generalmente la mujer asesinará y matará a la persona que la violó y, en algunos casos, a otras personas cercanas al violador. Cuando este género comenzaba a surgir y, durante 30 años como mínimo, los varones eran quienes escribían, producían y dirigían esas películas. Por eso también buscamos tanto la representación. Muchxs feministas y pionerxs en la cinematografía queer también usaron el acto de filmar para hacerlo y reivindicar su propia sexualidad. Se me viene a la mente Barbara Hammer, una pionera queer y feminista del cine experimental de los Estados Unidos, que decidió filmar a mujeres teniendo sexo en 16mm., y, al hacerlo, reclamó un espacio dentro de la narrativa que se exhibía en el cine en aquel momento. Y también está el tema de la invisibilización: ahora sabemos, por Internet y el intercambio de conocimientos, que cineastas mujeres y queer vienen intentando y filmando desde los inicios del cine. Recién ahora nos damos cuenta porque tenemos acceso a bases de datos y al trabajo de activistas y curadorxs y cineastas.
La resistencia a la colonización
Anfitrionx: Y esto abre la conversación sobre la importancia de mantener vivas las historias feministas. Los mundos en línea también han desempeñado un rol crucial en la documentación de las protestas y las resistencias. Desde Sudán hasta Palestina, pasando por Colombia, los feminismos han tomado nuestras pantallas por asalto y desafiado las realidades de la ocupación, el capitalismo y la opresión. Entonces, ¿podemos hablar de la comunicación del deseo, del deseo de algo más, como la descolonización?

ManalQuizás porque en mi pueblo hay apenas 600 habitantes y es una única familia – la Tamimi – no hay barreras entre varones y mujeres. Hacemos todo de manera conjunta. Entonces, cuando comenzamos nuestra resistencia no violenta o cuando nos unimos a la resistencia no violenta en Palestina, nadie discutió si las mujeres debían participar o no. Asumimos un papel muy importante en el movimiento aquí en el pueblo. Pero cuando otros pueblos u otros lugares comenzaron a sumarse a nuestras protestas semanales, algunos hombres pensaban que, si estas mujeres participaban o se unían a las manifestaciones, ellas lucharían con los soldados y entonces serían mujeres fáciles. Algunos hombres que no eran del pueblo intentaron acosar sexualmente a las mujeres. Pero una mujer fuerte que es capaz de enfrentar a un soldado puede también confrontar el acoso sexual. En ocasiones, cuando otras mujeres de otros lugares se suman a nuestra protesta, en un principio son tímidas; no se quieren acercar porque hay muchos hombres. Si quieres participar en la protesta, si quieres ser parte del movimiento no violento, tienes que quitarte todas esas restricciones y todas esas ideas de la cabeza. Tienes que enfocarte simplemente en luchar por tus derechos. Desafortunadamente, la ocupación israelí conoce todo esto. Por ejemplo, la primera vez que me arrestaron, tenía puesta la hijab, entonces intentaron quitármela, intentaron sacarme la ropa, frente a todo el mundo. Había entre 300 y 400 personas y lo intentaron. Cuando me llevaron para interrogarme, el interrogador dijo: «lo hicimos para castigar a otras mujeres a través suyo. Conocemos su cultura». Yo le respondí: «No me importa, creo en lo que hice. Aun si me quitaran toda la ropa, todo el mundo sabe que Manal está resistiendo».
LindiwePienso que incluso desde una perspectiva cultural, lo cual es muy irónico, si observas la cultura en África, antes de ser colonizada, se ve que mostrar la piel no era un problema. Usar piel animal o cuero para protegerte, no era ningún problema y la gente no estaba sexualizada salvo que se diera en un contexto determinado. Pero nos hemos condicionado a decir «deberías cubrirte» y cuando no te cubres, quedas expuesta y, por lo tanto, estarás sexualizada. La desnudez se sexualiza en lugar de estar simplemente desnuda; no quieres que a una niña pequeña la vean desnuda. ¿Qué tipo de sociedad nos hemos condicionado a ser si vamos a sexualizar a alguien que está desnudx fuera del contexto del vínculo sexual? Pero el entorno definitivamente juega un papel importante, porque tu madre y tu padre y tus abuelas y abuelos y tías y tíos dicen «no, no te vistas de manera inapropiada», o «no, eso es muy corto». Entonces, primero escuchas todo eso en el hogar, y luego, en el momento en que te expones al exterior, según el entorno, ya sea eurocéntrico o más occidentalizado que el que estás acostumbrada, entonces eres un poco libre de hacerlo. E incluso entonces, por más libre que seas, eso trae consigo muchas otras cuestiones en términos de abucheos y la gente que todavía sexualiza tu cuerpo. Puedes vestir una falda corta, y alguien se siente con derecho de tocarte sin tu permiso. Hay tanto asociado a la regulación y el control sobre el cuerpo de las mujeres, y la narrativa comienza en casa. Y luego sales a la comunidad, a la sociedad, y la narrativa se perpetúa, y te das cuenta de que la sociedad te sexualiza en general, sobre todo si eres una persona de color.

La resistencia como placer
Anfitrionx: Por último, ¿cómo puede nuestra resistencia traspasar lo que está permitido? ¿Hay un lugar para el placer y el gozo para nosotrxs y nuestras comunidades?

LouiseEncontrar placer en la resistencia y resistencia en el placer; en primer lugar, para mí está la idea del cine de guerrilla o el acto de filmar cuando se supone que no deberías o cuando alguien te dijo que no lo hagas, lo cual es el caso de muchas realizadoras, incluidas lxs realizadorxs queer, en el mundo de hoy. Por ejemplo, en el Líbano, que es un terreno cinematográfico que conozco muy bien, la mayoría de las historias de lesbianas que he visto las han rodado estudiantes en formatos muy cortos «sin valor de producción», como se diría en Occidente: sin dinero, debido a la censura en el ámbito institucional, pero también en la esfera familiar y privada. Creo que filmar lo que sea, pero también filmar el placer y el placer en la narrativa lesbiana, es un acto de resistencia en sí mismo. Muchas veces, tan solo tomar una cámara y conseguir que alguien edite y que alguien interprete es sumamente difícil y requiere de mucha convicción política.
LindiweTengo un grupo de apoyo para casos de violación. Intento asistir a las mujeres para que se restablezcan desde una perspectiva sexual: si quieren volver a tener intimidad, que los traumas del pasado no influyan a la hora de seguir adelante. No es fácil, pero es individual. Por eso siempre comienzo por comprender el cuerpo. Creo que cuanto más lo comprendes y lo amas y más orgullo sientes por él, serás mucho más capaz de recibir a alguien en ese espacio. Lo denomino entrenamiento en la sensualidad, donde hago que comiencen a verse a sí mismas no como objetos sexuales, sino como objetos de placer y deseo que pueden ser intercambiables. De ese modo eres tan digna de recibir como de dar. Pero no solo desde un punto de vista psicológico, también es físico. Cuando sales de la ducha, sales de la tina, y te pasas loción por el cuerpo, miras cada parte de tu cuerpo, sientes cada parte de tu cuerpo, sabes cuando hay cambios, conoces tu cuerpo tan bien que si te sale un grano nuevo en la rodilla, eres tan consciente de ello porque hasta hace unas horas no lo tenías. Con este tipo de cosas intento hacer que las personas se amen a sí mismas desde su interior, se sientan que son dignas de recibir amor en un espacio seguro, así las guío hacia la reivindicación de su sexualidad y su deseo.
Manal
¿Sabes? Comenzamos a ver mujeres de Nablus, de Jerusalén, de Ramallah, incluso de las 48 zonas ocupadas, que tienen que conducir entre tres y cuatro horas solo para sumarse a las protestas. Luego intentamos ir a otros lugares, hablar con las mujeres, decirles que no sean tímidas, que simplemente tienen que creer en sí mismas y que no hay nada de malo en lo que estamos haciendo. Puedes protegerte, entonces, ¿qué tiene de malo participar o sumarte? Cuando les pregunté a algunas de ellas por qué se habían sumado, respondieron, «si las mujeres Tamimi pueden, nosotras también». Con toda honestidad, escuchar esa respuesta me hizo muy feliz porque éramos una especie de modelo para otras mujeres. Si tengo que defender mis derechos, deberían ser todos mis derechos, no apenas uno o dos. Los derechos no se dividen.

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Love letter to Feminist Movements #4
To my beloved feminists living with HIV,

We’ve been together for over 20 years and how deeply I’ve treasured your love and support. It is interesting to think that you too are a similar age to AWID - both trying to figure out how to engage and support the community on a similar timeline. To the mothers in the movement, your leadership and guidance has been unmatched. I think of Prudence Mabele, Kate Thompson, Darien Taylor, Patricia Perez, Martha Tholanah, Deloris Dockery, Iris De La Cruise, Doris Peltier, Cecilia Chung and so many more. While not perfect (as none of us are), you always put your community first and champion the inclusion of ALL women living with HIV in feminist spaces.
I love the way you have held me when no one else has been able to, but more importantly how we hold each other. While you understand stigma, discrimination, violence and pain, you also understand joy, love and forgiveness. As feminists living with HIV, we are glorious and powerful in our intersectionality. We understand that feminism includes and is led by communities - our Black, Brown and Indigenous sisters, communities who are trans and gender diverse, sex workers, queer/lesbian, those who have been incarcerated, and those who use drugs - as set out in the GIPA (Greater Involvement of People Living with HIV) principles. Your feminism is all encompassing. We talk about the hard issues and about criminalized communities, because as people living with HIV, we ourselves are criminalized.
I would be remiss if I didn’t send special love to the young women living with HIV, the heartbeat of the movement. I see you Kia Lebejia, Keren Dunaway, Liz Onyango, Faith Ona, Sara Thapa Maga, Doreen Moraa, Yana Panfilova and millions of others incredible activists living with HIV. You are the power that will continue to propel us forward and allow us to be seen as important in mainstream feminst movements. Thank you for taking our movement further to ALWAYS include trans and gender diverse folks, to talk about the links between climate change and sexual and reproductive health and rights.
I love, love, love, love you so much. For better or for worse, let’s move forward together because this is our community - this is my community.
With love,
Jessica Whitbread
Sylvia Robinson
« La vie... c’est vivre dans la joie, se lever avec un but, sentir son énergie créative, répondre à son appel. » – Sylvia Robinson
Sylvia Robinson, infatigable leader et organisatrice communautaire, fut la fondatrice et directrice générale de l’Emergence Community Arts Collective (ECAC) à Washington, D.C.
Cet espace de performances créatrices foisonnantes rassemblait des initiatives d’éducation, d’engagement citoyen, d’arts, de services sociaux et spirituels et de pratiques de développement durable. Sylvia considérait cet endroit comme une maison où « il existe un équilibre et une synergie avec les activités dont les gens ont besoin pour entretenir la vie ».
Elle comptait également parmi les membres fondateur·trice·s du Georgia Avenue Community Development Taskforce, dans le nord-ouest de la capitale, un groupe de quartier actif dans le domaine de la justice sociale et de l’organisation qui veillait à ce que la communauté ait son mot à dire dans le redéveloppement et l’embourgeoisement du secteur.
« Nous demandons des logements abordables. Nous demandons que les petits commerces qui sont ici depuis longtemps ne soient pas balayés par de nouvelles enseignes. Nous demandons des espaces verts et des lieux où les gens peuvent se rencontrer. Nous demandons à ce que le paysage urbain soit amélioré, avec des rues en meilleur état et des éclairages publics. » – Sylvia Robinson, à propos du travail de la Taskforce
Avant de devenir organisatrice, et après avoir obtenu son diplôme en informatique, Sylvia avait travaillé dans le domaine des systèmes de contrôle du trafic aérien pendant plus d’une décennie. Elle s’est ensuite orientée vers le conseil relatif à la consommation d’alcool et de drogue, s’impliquant davantage dans le travail communautaire.
« Cette implication dans la communauté, c’était ma vocation. » – Sylvia Robinson
Née à Washington D.C. le 14 août 1961, Sylvia est décédée le 18 septembre 2017 après avoir lutté contre le cancer.
« L’esprit et l’héritage de Sylvia continueront d’inspirer cette communauté pour de nombreuses années. » – ECAC
Forum 2024 - FAQ - Accessibility and Health ES
Accesibilidad y Salud
Vuyisa Dayisi
Transnational Embodiments | Small Snippet AR
التجسيدات العابرة للحدود
نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.
Snippet - AWID Community - EN
AWID Community
AWID Community is an online social networking platform for specifically for AWID members. It’s a feminist space for connection, resistance and celebration. A space for critical feminist conversations, collective power and solidarity. It is also a space for post-event dialogues, navigating difficult political learnings and community care
Carta de amor a los movimientos feministas #6
Sobre el amor por un movimiento

¿Cómo comienza un movimiento?
los fantasmas nos expulsan de una casa, una familia, y una nación
llegamos fatigadas a un espacio (a veces un domicilio real) pero fundamentalmente a un estado de ser
precedidas por una estrella fugaz
quizás nuestra llegada no está acompañada por la fatiga,
quizás está acompañada por el miedo
quizás nuestra llegada no está acompañada por el miedo
quizás está acompañada por la rabia
ante cuestiones que siguen repitiéndose:
una puñalada en el corazón (léase pena)
una bala en la espalda (léase traición)
desapariciones forzadas
cuerpos sentenciados por el matrimonio, la desfiguración y la fatiga crónica,
sin embargo, llegamos, nos reunimos, susurramos, hablamos y lloramos.
Así es como nuestros movimientos comienzan cuando llegamos unas a otras
Nos convertimos en semillas,
Así es como nuestros movimientos comienzan cuando nos plantamos unas a otras
Convirtiéndonos en flores, a veces solo espinas, a veces frutas,
somos el oasis de las otras
para cantar por las batallas
para preparar remedios
para ubicar los rostros de nuestras amantes, la forma de sus sonrisas, el sonido de su risa
el secreto de convertir los silencios en lenguaje
las detalladas instrucciones de las brujas
nuestro movimiento es para todas nosotras,
cuando llegamos como semillas con el propósito de florecer.
Sara AbuGhazal
www.badiya.blog
Sarah Maldoror
“I’m no adherent to the concept of the ‘Third World’. I make films so that people - no matter what race or color they are - can understand them. For me there are only exploiters and the exploited, that’s all. To make a film means to take a position.” - Sarah Maldoror
Her groundbreaking film and “revolutionary picture” Sambizanga (1972) follows Angolan militants’ anti-colonial liberation struggle, as well as captures a woman’s perspective in a historical moment she finds herself in.
“For many African filmmakers, cinema is a revolutionary tool, a political education to raise consciousness. It is inscribed in the evolution of a Third Cinema striving to decolonize thought and advocate radical changes in society.” - Sarah Maldoror
Throughout her career, Sarah - together with a number of African and Caribbean artists - co-founded (1956) the first Black theatre troupe in France. She made around 40 films, comprising important documentaries that amplify the lives and work of black artists, including her friend and poet Aimé Césaire who wrote to her:
“To Sarah Maldo
who, a camera in hand,
fights oppression, alienation
and flies in the face
of human bullshit.”
Sarah was also committed to giving African women more ownership of the filmmaking process. In an interview, she pointed out:
"African women must be everywhere. They must be in the images, behind the camera, in the editing room and involved in every stage of the making of a film. They must be the ones to talk about their problems."
Sarah left an incredibly powerful legacy to be carried forward.
Born 19 July 1929, Sarah passed away on 13 April 2020 from complications of the coronavirus.
Watch Sambizanga and read a film review in a 1973 New York Times article
Y a-t-il un format privilégié pour les sessions d’activités ?
L’Appel à activités énumère plusieurs formats et méthodologies pour le déroulé des activités. Faites preuve de créativité et assurez-vous d’avoir lu la section « Ce qu’il faut savoir » avant de commencer.