Anit-Racism Movement (ARM) / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Domaines prioritaires
Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.
L'enquête "Où est l'argent?" #WITM est maintenant en ligne ! Plongez dans l'enquête et partagez votre expérience du financement de votre organisation avec des féministes du monde entier.
Les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et leurs allié-e-s du monde entier s’opposent au pouvoir et imaginent de nouvelles politiques de libération. Des ressources économiques et politiques aux actes quotidiens de résistance et de survie, les contributions qui viennent nourrir ce travail revêtent de nombreuses formes.
L’initiative de l’AWID, Ressources des mouvements féministes (Resourcing Feminist Movements, RFM), met en lumière l’écosystème de financement actuel, qui va des modèles d’attribution des ressources auto-générée aux voies de financement officielles.
A travers nos recherches et analyses, nous examinons de quelles façons les pratiques de financement pourraient mieux servir nos mouvements. Nous faisons une étude critique des contradictions propres au “financement” de la transformation sociale, compte tenu notamment de la répression politique croissante, des programmes anti-droits et du pouvoir grandissant des entreprises. Mais surtout, nous élaborons des stratégies collectives en appui à des mouvements fleurissants, solides et résilients.
Nos Actions
Reconnaissant la richesse de nos mouvements et répondant au contexte actuel, nous oeuvrons à:
Créer et élargir les alternatives : Nous développons les pratiques de financement qui accordent une place prépondérante aux priorités des activistes et impliquons un large éventail de donateurs et d’activistes dans la création de nouveaux modèles dynamiques d’attribution de ressources en faveur des mouvements féministes, en particulier dans un contexte qui voit l’espace de participation de la société civile diminuer considérablement.
Enrichir nos connaissances : Nous explorons, échangeons et consolidons nos connaissances sur la façon dont les mouvements attirent, organisent et utilisent les ressources qui leur sont nécessaires pour entreprendre des changements significatifs.
Plaider : Nous travaillons en partenariat, comme avec le Count Me In! Consortium, afin d’influencer les programmes de financement et permettre aux mouvements féministes d’être en dialogue direct pour déplacer le pouvoir et l’argent.
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Membership why page - Paz Romero
Cette communauté est un endroit de connexions, où l’on comprend nos combats individuels comme faisant partie de luttes mondiales, et où l’on peut même parfois danser ! Il n’existe aucun endroit de la sorte en ligne, où être en contact avec des activistes de terrain, qui viennent du monde entier, et forger de la solidarité et de la sororité..- Paz Romero, Argentina
Snippet - Resources to rally - FR
Ressources à mobiliser en vue de la CSW69
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Résister aux éco-fascismes : un dialogue inter-mouvements à la COP30
Comment les mouvements résistent aux agendas fascistes en lien avec le changement climatique.
📅 Mardi 11 novembre 2025 📍 Beira Rio Hôtel, Belém, Pará
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Exclusivité membres d’AWID : atelier créatif sur l’entraide et le soin de la communauté
Les membres de l’AWID exploreront et feront une évaluation critique du rôle que l’entraide peut jouer pour financer et apporter des ressources aux mouvements, en se livrant à un collage collectif.
📅 Mercredi 12 novembre 2025
📍 Espace COP Populaire
Le Conseil des droits de l'homme (CDH) est un organe intergouvernemental clé du système des Nations Unies, responsable de la promotion et la protection des droits humains autour du globe. Il se réunit trois fois par an en session ordinaire, en Mars, Juin et Septembre. Le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) constitue le secrétariat pour le CDH.
Le CDH :
Débat et adopte des résolutions sur les questions globales des droits humains ainsi que sur la situation des droits humains dans des pays particuliers
Examine les plaintes des victimes de violations des droits humains et des organisations activistes, au nom des victimes de violations des droits humains
Nomme des experts indépendants (que l'on connaît sous le nom de « Procédures Spéciales ») pour réviser les cas de violation des droits humains dans des pays spécifiques, ainsi que pour examiner et suivre des questions globales relatives aux droits humains
Prend part à des discussions avec les experts et les gouvernements sur les questions de droits humains
Évalue les bilans des États membres de l'ONU en matière de droits humains tous les quatre ans et demi, dans le cadre de l'examen périodique universel.
La prochaine session du CDH a lieu à Genève, en Suisse, du 30 juin au 17 juillet 2020.
AWID travaille avec des partenaires féministes, progressistes et du domaine des droits humains pour partager nos connaissances clé, convoquer dialogues et évènements avec la société civile, et influencer les négociations et les résultats de la session.
Avec nos partenaires, notre travail consiste à :
◾️ Suivre, surveiller et analyser les acteurs, discours et stratégies anti-droits et leur impact sur les résolutions du CDH.
◾️ Co-développer un plaidoyer collectif pour contrer les acteurs anti-droits et discuter plus en détails les résultats du Rapport de tendances 2017 du OURs
◾️ Soutenir, coordoner et développer de manière collaborative le Caucus féministe qui émerge au CDH.
Nana Adjoa Sifa Amponsah, una joven de Ghana, sueña con «una sociedad en la que las jóvenes que se gradúan sientan orgullo de ser 'agroemprendedoras' a cargo de emprendimientos agrícolas y en la que haya una buena relación precio-calidad para los productos de la agricultura a pequeña escala».
Nana confía en que las agroemprendedoras lograrán influir sobre la economía de Ghana e impulsarla, «produciendo alimentos saludables y campesinas ricas».
«Creo firmemente que si hay un sector que puede ayudar a reducir cinco de los problemas más urgentes del mundo —desempleo, inseguridad alimentaria, pobreza, hambre y desnutrición— es la agricultura».
Emprendedora social certificada por el Institute of Social Entrepreneurs [Instituto de Emprendedores Sociales, ahora conocido como Kanthari], Nana tiene experiencia directa de campo en seguridad alimentaria, gestión estratégica y agricultura adquirida en África, Asia y Europa. Con los años, Nana se ha convertido en una experta en gestión de proyectos y ha generado muchos proyectos y programas que ayudan a generar cambios duraderos. También está capacitada en movilización de recursos y en planificación de eventos y proyectos.
En la actualidad, Nana es la Presidenta de Direct Impact Foundation [Fundación Impacto Directo], una organización con sede en Ghana que se propone cerrar la brecha educativa entre las zonas rurales y las urbanas. También es la creadora de Guzakuza, un emprendimiento social que combina la agricultura y el espíritu emprendedor para generar mentalidades agroemprendedoras. Guzakuza es una palabra suajili que significa «cultivar para cambiar vidas». Para Nana, se trata de un enfoque para hacer frente a los problemas más urgentes, al que por su sigla en inglés ella llama ‘la solución ACT’ (incidencia , cooperativas y capacitación).
«La pregunta más importante que hago todo el tiempo es ¿cuál sería el cambio más profundo? ¿Cómo vamos a alimentar a una población que se estima será de 9 mil millones en 2050 si somos todas abogadas, médicas e ingenieras?»
Nana está afiliada a AWID desde comienzos de 2014. Le gusta viajar, escribir y cocinar, y le apasionan la fotografía y la agricultura.
Escucha su “Dream Speech” [Discurso sobre mi sueño] (en inglés) en el que podrás encontrar más información sobre la ‘solución ACT’.
“Our voice” to advance the social, cultural and economic well-being of women and girls
Founded in 2008, La Floraison’s mission is to mobilize, convene and support young women human rights activists in Fizi territory[1], a rural area in the South Kivu province of the Democratic Republic of Congo, to advance their social, cultural and economic wellbeing. Its mission is part of a broader vision for the emergence of a new group of young women concerned about their development and resolutely committed to becoming agents of sociocultural and economic progress within their environment. This brought about the slogan “Young women serving the community” which has been part of the association since its launch.
“I sacrificed all of my time to serve the most vulnerable, especially women victims of sexual violence,” Magdeleine Rusia Abwe, psychosocial assistant of one of the Floraison projects.
The organization uses an approach they call ‘Our Voice’ which ranges from awareness-building and information-sharing via a theatrical troupe, a newspaper and community radio, to advocacy, and mobilizing resources for women’s groups. ‘Our Voice’ is proof of our support and engagement toward a world without violence,” says Loy Honore, founder of La Floraison.
A counseling center for survivors of sexual and gender-based violence
For three years, La Floraison has supported the psychosocial care and socioeconomic reintegration of women and girls who are survivors of sexual and gender-based violence within the Nemba, Katenga and Rubana health centers in Fizi territory. Through the counselling center the project seeks to inform communities about sexual violence against women and girls, available services, and women’s rights and their legal implementation, as well as provide victims with counseling, referral to medical and legal support services and ensure their economic reintegration through Village Saving and Lending Associations (VSLA), while strengthening community activism against gender-based violence.
In addition to documenting, counselling, supporting, and providing referrals to survivors of sexual and gender-based violence, La Floraison mediates between survivors who have been shunned and their families. To compliment, the project includes community outreach on sexual and gender-based violence, creating and strengthening Committees for Surveillance and Alert, social and community conflict resolution, and women’s rights advocacy.
“Through the group, I found something worth more than money: solidarity!”
A 17 year old Burundian survivor of violence, and beneficiary of La Floraison support, tells her story:
“At 15, I gave birth to my first child with an old loyal client who offered a cow to my mother. The brutality of that old drunkard – beatings, death threats – wouldn’t allow for a moment’s peace at home. I came home but my mother wasn’t pleased with my behaviour. In October 2013, an old Congolese man, older than 49, presented the need to bring me to the DRC with him, my mother gave him her permission for marriage without asking me and the suiter gave 3 goats and 2 pairs of loincloths[2] as my dowry.
When we arrived in the DRC, I found out that he had 3 wives and that I had become the fourth; he had children older than me. After a month, the three first wives didn’t want me on the plot of land. The husband abandoned me without any support. I went to see the village chief but there was a language barrier. Without any ration or means of survival, I started to cultivate for people so that I could eat. When my husband learned that I was working for someone, he would come and threaten them by saying that I was his wife and that no one could use me without his consent. I did not understand anything because everything was happening in a language I don’t understand. Many people were scared to give me work. One day, three men came to my unprotected home around midnight. They raped me one by one. One of them heard my screams in Kirundi – who was also Burundian – and asked his friends to let me live. He advised me to leave because my husband was planning to kill me. In the morning, the neighbours came to my rescue.
I didn’t tell anyone what happened to me that night – the rape – because according to our customs, if others find out that you have been raped, no one can marry you any longer. In light of these threats, the village chief brought me to his home and the police came to investigate. It was not easy to help me because I was in the DRC illegally, but they began to look for my husband. My life became very difficult because I had already sold all of the goods I had for survival, and those of my child. I asked the village chief to send me to Burundi. That cost more than $30, it was not easy.
One day, a women working at the health centre came to look for me and asked me to come to the health centre for a private meeting. I was scared, but when I arrived at the location, she welcomed me very kindly, she reassured me, but I was so emotional and the meeting couldn’t take place because of all my crying. She gave me a new meeting, and this time, I told her everything that happened beginning from Burundi. The nurse also saw me and I went to Sebele[3] for care. She helped me a lot, with counselling and visits, even though I don’t speak fluent Swahili. I would go and see her at the health center and one day she came with me to the police station to follow-up on the progress of my case and asked the police officer to facilitate my repatriation to Burundi.
She also recommended that I join a savings and credit group founded in the village so that I could receive a loan to conduct small business transactions. Through the group, I found something worth more than money: solidarity! I didn’t know that I could find such generous people by my side, especially during such hardship. I received a small loan of 16,000FC, which allows me to sell fry (12,000FC) and corn flour (4,000FC). I can’t starve to death anymore.
Mentally, I feel good, but I still need to return to my country to live with my mother.”
[1] Fizi territory includes four rural communities, 27 groups, 142 towns and 1,634 villages. The infrastructure is in poor condition, particularly for education, health, employment, transportation and recreation. The area lacks electricity and few households have access to potable water and proper sanitation.
"Nuestra voz” para promover el bienestar social, cultural y económico de las mujeres y las niñas
La Floraison fue fundada en 2008 y su misión es movilizar, reunir y brindar apoyo a mujeres jóvenes activistas por los derechos humanos en el territorio de Fizi[1] –un área rural de la provincia de Kivu del Sur en la República Democrática del Congo– con el propósito de fomentar el bienestar social, cultural y económico de estas jóvenes. Su misión forma parte una visión más amplia para el surgimiento de un nuevo grupo de jóvenes preocupadas por su desarrollo y firmemente decididas a convertirse en agentes de progreso sociocultural y económico en su entorno. Así surgió el eslogan “Mujeres jóvenes al servicio de la comunidad”, que ha sido parte de la asociación desde su lanzamiento.
“Sacrifiqué todo mi tiempo para servir a las personas más vulnerables, en especial a las mujeres víctimas de violencia sexual”, Magdeleine Rusia Abwe, asistente psicosocial de uno de los proyectos de La Floraison.
La organización trabaja desde un enfoque al que denomina “Nuestra voz” y que incluye la concienciación y la información a través de una radio, un grupo de teatro y un periódico comunitarios, así como la incidencia y la movilización de recursos para los grupos de mujeres. ‘Nuestra voz’ es prueba de nuestro apoyo y compromiso con la construcción de un mundo sin violencia”, afirma Loy Honore, fundadora de La Floraison.
Un centro de atención para sobrevivientes de violencia sexual y de género
Desde hace tres años, La Floraison apoya la atención psicosocial y la reintegración socioeconómica de las mujeres y las niñas sobrevivientes de violencia sexual y de género en centros de salud de Nemba, Katenga y Rubana, en el territorio de Fizi. A través de los centros de atención, el proyecto busca informar a las comunidades sobre la violencia sexual contra las mujeres y las niñas, los servicios disponibles y los derechos de las mujeres y su implementación legal. La iniciativa se propone también asesorar a las víctimas, derivarlas a servicios médicos y de apoyo legal y asegurar su reintegración económica a través de las Asociaciones Aldeanas de Ahorro y Préstamo, a la vez que fortalece el activismo comunitario contra la violencia de género.
Además de documentar, asesorar, apoyar y derivar a las sobrevivientes de violencia sexual y de género, La Floraison media entre las sobrevivientes que han sido rechazadas y sus familias. Como complemento, el proyecto incluye la divulgación entre la comunidad sobre la violencia sexual y de género a través de la creación de comités de vigilancia y alerta, la resolución de conflictos sociales y comunitarios y la promoción y defensa de los derechos de las mujeres.
“A través del grupo encontré algo más valioso que el dinero: ¡la solidaridad!”
Una joven burundiana de 17 años sobreviviente de violencias y beneficiaria del apoyo de La Floraison, cuenta su historia:
“A los 15 años di a luz a mi primer hijo con un viejo buen cliente que le ofreció una vaca a mi madre. La brutalidad de ese viejo borracho –me propinaba golpizas y amenazas de muerte– no daban un momento de paz en el hogar. Volví a la casa de mi madre, pero ella no aprobó mi comportamiento. En octubre de 2013, un congoleño mucho mayor que yo, de más de 49 años, planteó la necesidad de llevarme con él a la República Democrática del Congo. Mi madre dio su permiso para el matrimonio sin consultarme y el pretendiente entregó 3 cabras y 2 pares de taparrabos[2] como dote.
Cuando llegamos a la RDC, descubrí que él tenía tres esposas y que yo me había converitdo en la cuarta; él tenía hijos mayores que yo. Al cabo de un mes las tres primeras esposas no me querían en la parcela de tierra. El esposo me abandonó sin ningún apoyo. Fui a ver al jefe de la aldea pero estaba la barrera del idioma. Sin comida ni medios de superviviencia, empecé a cultivar para otras personas para poder comer. Cuando mi esposo se enteraba de que yo estaba trabajando para alguien, venía y los amenazaba diciendo que yo era su esposa y que nadie podía usarme sin su consentimiento. Yo no entendía nada porque todo sucedía en un idioma que no comprendo. Muchas personas tenían miedo de darme trabajo. Un día, tres hombres llegaron a mi hogar desprotegido alrededor de la medianoche. Me violaron uno a uno. Uno de ellos oyó mis gritos en kirundi –él también era de Burundi– y le pidió a sus amigos que me dejaran vivir. Me aconsejó que huyera porque mi esposo planeaba matarme. Por la mañana, los vecinos vinieron a rescatarme.
No Ie dije a nadie lo que me había sucedido esa noche –la violación– porque de acuerdo con nuestras costumbres, si los demás saben que has sido violada, ya nadie querrá casarse contigo. A la luz de estas amenazas, el jefe de la aldea me llevó a su casa y la policía empezó a investigar. No era fácil ayudarme porque estaba en la RDC ilegalmente, pero empezaron a buscar a mi esposo. Mi vida se volvió muy difícil porque para sobrevivir había vendido todo lo que tenía, y también las cosas de mi hijo. Le pedí al jefe de la aldea que me enviara a Burundi. Eso costaba más de $30, y no era fácil.
Un día, una mujer que trabajaba en el centro de salud vino a verme y me dijo que fuera al centro de salud para una cita privada. Yo tenía miedo, pero cuando llegué al lugar, ella me recibió con mucha amabilidad, me reconfortó, pero yo estaba muy conmovida y la reunión no pudo tener lugar a causa de mi llanto. Me dio una nueva cita, y esa vez le conté todo lo sucedido desde el principio en Burundi. También me vio la enfermera y fui a Sebele[3] para que me atendieran. Ella me ayudó mucho, con asesoramiento y visitas, aunque yo no hablaba swahili fluidamente. Yo iba a verla al centro de salud y un día fue conmigo a la estación de policía para ver cómo iba mi caso y le pidió al funcionario policial que facilitara mi repatriación a Burundi.
Ella también me recomendó que me uniera a un grupo de ahorro y crédito fundado en la aldea ya que así podría recibir un préstamo y hacer pequeñas transacciones comerciales. A través del grupo encontré algo más valioso que el dinero: ¡la solidaridad! No sabía que podría encontrar personas tan generosas a mi lado, en especial durante momentos tan duros. Recibí un pequeño préstamo de 16.000FC, que me permite vender pescado (12.000FC) y harina de maíz (4.000FC). Ya no moriré de hambre.
Mentalmente me siento bien, pero todavía necesito regresar a mi país a vivir con mi madre”.
[1] El territorio de Fizi incluye cuatro comunidades rurales, 27 grupos, 142 pueblos y 1634 aldeas. La infraestructura es insuficiente, en especial para la educación, la salud, el empleo, el transporte y la recreación. El área carece de electricidad y pocos hogares tienen acceso a agua potable y a saneamiento adecuado.
« Notre voix » pour améliorer le bien-être social, culturel et économique des femmes et des filles
Créée en 2008, La Floraison se donne pour mission de mobiliser, consolider et appuyer les énergies de jeunes femmes activistes des droits humains dans le territoire de Fizi[1], zone rurale de la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, afin d’améliorer leur bien-être social, culturel et économique. Sa mission s’inscrit dans le cadre d’une vision plus globale de l’éclosion d’une nouvelle catégorie de jeunes femmes soucieuses de leur développement et résolument engagées à être des actrices de progrès socioculturel et économique dans leur environnement. C’est ainsi qu’est né le slogan « Jeunes femmes au service de la communauté », porté par l’association depuis sa création
« Je me suis sacrifiée à passer tout mon temps au service des vulnérables et surtout des femmes victimes de violences sexuelles», Magdeleine Rusia Abwe, assistante psychosociale dans le cadre d’un des projets de La Floraison.
L’organisation utilise une approche qu’elle intitule « Notre voix », qui va de la sensibilisation et l’information via une troupe théâtrale, un journal écrit et des radios communautaires, au plaidoyer et à la mobilisation des ressources de groupements féminins. « « Notre voix » est la preuve de notre souci et de notre engagement vers un monde sans violence », dit Loy Honore, Fondatrice de La Floraison.
Une maison d’écoute pour les survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre
Depuis trois ans, La Floraison appuie la prise en charge psychosociale et la réinsertion socioéconomiques des femmes et des filles qui ont survécu aux violences sexuelles et basées sur le genre, dans les aires de santé de Nemba, Katenga et Rubana, en territoire de Fizi. Dans le cadre d’une maison d’écoute, ce projet cherche à informer les communautés sur les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles, les services disponibles, les droits des femmes et leur cadre légal d’exécution, ainsi qu’à fournir aux victimes un accompagnement, une orientation vers des services de soutien médical et juridique et assurer leur réinsertion économique à travers des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC), tout en renforçant l’activisme communautaire contre les violences basées sur le genre.
En plus des activités d’identification, d’écoute, de soutien et d’orientation des survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre, La Floraison assure une médiation entre les survivantes qui ont été rejetées et leurs familles. De façon complémentaire, le projet comprend des activités de sensibilisation communautaire sur les violences sexuelles et basées sur le genre, la création et le renforcement de Comités d’Alerte et de Surveillance, la résolution de conflits sociaux et communautaires et la consolidation d’un plaidoyer en faveur des droits des femmes.
« Au sein du groupe, j’ai trouvé quelque chose qui dépasse même l’argent : la solidarité ! »
Une survivante burundaise de la violence, âgée de 17 ans et bénéficiaire de l’assistance proposée par La Floraison, raconte son histoire :
« A 15 ans, j’ai mis au monde mon premier enfant avec un vieux et fidèle client qui a proposé une vache à ma mère. Le comportement brutal de ce vieux soulard – coups, menaces de mort – n’a pas permis une entente dans le foyer. Je suis rentrée à la maison mais ma mère n’a pas été satisfaite de ma réaction. En octobre 2013, un vieil homme congolais âgé de plus de 49 ans a voulu m’amener avec lui en RDC, ma mère a donné son accord pour me marier sans me demander mon avis et le prétendant lui a remis 3 chèvres et deux paires de pagnes[2] pour ma dot.
Quand nous sommes arrivés en RDC, j’ai trouvé qu’il avait 3 femmes et que j’étais devenue la quatrième ; il avait des enfants plus âgés que moi. Après un mois, les trois premières femmes n’ont pas accepté que je reste dans la parcelle agricole. Le mari m’a abandonnée sans aucun soutien. Je suis allée voir le chef de village mais la communication a posé problème en raison de la différence de langue. Sans ration ni moyen de survie, j’ai commencé à cultiver pour les gens pour que je puisse manger. Quand mon mari apprenait que je travaillais pour quelqu’un, il venait le menacer en disant que j’étais son épouse et que personne ne pouvait m’utiliser sans son consentement. Je ne comprenais rien car tout se passait dans une langue que je ne comprends pas. Plusieurs personnes avaient peur de me faire travailler. Un jour, trois hommes se sont introduits dans ma maison non protégée vers minuit. Ils m’ont violée à tour de rôle. L’un d’eux a entendu mes cris en Kirundi – il était aussi burundais – et a demandé à ses amis de me laisser en vie. Il m’a conseillée de partir car mon mari avait l’intention de me tuer. Le matin, les voisins sont venus à mon secours.
Je n’ai dit à personne ce qui m’est arrivée cette nuit – le viol – car selon nos coutumes, si l’entourage apprend que vous avez subi le viol, personne ne peut plus se marier avec vous. Au vu de ces menaces, le chef de village m’a installée chez lui et la police est venue faire des investigations. Ça n’a pas été facile de m’assister car j’étais installée illégalement en RDC, mais ils ont commencé à chercher mon mari. Ma vie était devenue très difficile car j’avais déjà vendu tous les biens que j’avais pour ma survie et celle de mon enfant. J’ai demandé au chef de village de me faire partir au Burundi, il fallait plus de 30$, ce n’était pas facile.
Un jour, une femme travaillant au centre de santé est venue me chercher et m’a demandé de venir au centre de santé pour un entretien en privé. J’avais peur, mais lorsque je suis arrivée sur le lieu, elle m’a très bien accueillie, elle m’a rassurée, mais l’émotion était si grande que les pleurs n’ont pas permis un entretien libre. Elle m’a donnée un nouveau rendez-vous et cette fois-là, je lui ai révélé tout ce qui m’est arrivée à partir du Burundi. L’infirmier m’a aussi reçu et je suis allée à Sebele[3] pour les soins. Elle m’a beaucoup aidée par des conseils et des visites, même si je ne parle pas convenablement le Swahili. Je passais la voir au centre de santé et un jour elle m’a accompagnée au poste de la police pour suivre le déroulement de mon dossier et a demandé à la police de faciliter mon rapatriement vers le Burundi.
Elle m’a aussi conseillée de rejoindre un groupe d’épargne et crédit créé dans le village pour que je puisse bénéficier du crédit pour me permettre de mener des petites activités commerciales. Au sein du groupe, j’ai trouvé quelque chose qui dépasse même l’argent : la solidarité ! Je ne savais pas que je pouvais trouver des personnes généreuses à mes côtés surtout pendant ces moments de dures épreuves. J’ai eu un petit crédit de 16000FC qui me permet de commercialiser les fretins (12000FC) et la farine de maïs (4000FC). Je ne peux plus mourir de faim.
Mentalement je me sens bien, mais j’ai encore besoin de regagner mon pays pour vivre avec ma mère. »
[1] Le territoire de Fizi comprend quatre collectivités rurales, 27 groupements, 142 localités et 1.634 villages. Ses structures de base sont en mauvais état, notamment pour l’éducation, la santé, l’emploi, les transports et les loisirs. La région n’est pas électrifiée et peu de ménages disposent d’un accès à l’eau potable et aux infrastructures hygiéniques appropriées.
"Superando la adversidad y sanando el dolor" - Iniobong Usanga
Iniobong es una ciudadana irlandesa con raíces nigerianas, que forma parte de AWID desde enero de 2015. Llegó a Irlanda en 2001 tras ser obligada a abandonar Nigeria por sufrir violencia doméstica, sexual y reproductiva.
“Nada justifica que una persona sea puesta en la situación de ser esclava de otra. Es algo que no debería sucederle a nadie, declara.
Su llegada a Irlanda como solicitante de asilo y madre soltera fue muy difícil al principio. Las personas te juzgan incluso sin conocer tu situación, afirma. Con determinación, Iniobong completó sus estudios superiores y ha realizado numerosos trabajos, tanto remunerados como voluntarios.
Durante varios años, guardó silencio sobre sus experiencias de abuso y migración forzada. Sentía temor de la reacción de su familia y no quería ser juzgada, etiquetada o que sintieran lástima por ella. En 2014, Iniobong decidió romper el silencio, lo hizo por ella misma, pero también por aquellas personas que ahora están sufriendo lo que yo sufrí, por las supervivientes, por quienes han perdido la esperanza y por quienes desean comenzar de nuevo.
“Agradezco tener voz y poder usarla con libertad."
Iniobong también usa su voz para defender los derechos de aquellas mujeres, niñas y niños que están viviendo algún tipo de violencia. Con la ayuda de algunas amistades, fundó Love and Care for People Worldwide (Amor y protección para las personas de todo el mundo), una organización no gubernamental que apoya a las mujeres, niñas y niños afectados por el abuso, la pobreza y otras formas de exclusión social. Quería dar esperanzas a la gente, que conocieran su valor y que tuvieran cierto apoyo. La organización ofrece distintas actividades para ayudar a fortalecer la confianza de las mujeres, las niñas y niños, sus habilidades para aprender y sus destrezas vocacionales.
“No vendería mi felicidad por nadie. Es por mí que debo ser feliz y no dejar de vivir mi vida por complacer a nadie que no sea yo.”
Escuche la historia de Iniobong con sus propias palabras. (en inglés)
« Surmonter l'adversité et guérir de la douleur » - Iniobong Usanga
Iniobong, membre de l’AWID depuis janvier 2015, est citoyenne irlandaise et d’origine nigérienne. En 2001, elle est arrivée en Irlande après avoir été forcée de quitter le Nigéria suite à des violences domestiques, sexuelles et reproductives.
« Je pense que personne ne mérite d’être l’esclave de quelqu’un. Cela ne devrait arriver à personne. » dit-elle.
Au début, son arrivée en Irlande, comme demandeuse d’asile et fille mère, a été très difficile : « les gens vous jugent sans vraiment connaître votre situation », commente-t-elle. A force de détermination, Iniobong a achevé ses études secondaires et a occupé de nombreux postes rémunérés et bénévoles.
Pendant des années, Iniobong a gardé toute cette histoire d’abus et de départ forcé pour elle. Par crainte des réactions de sa famille et aussi parce qu’elle ne voulait pas qu’on la juge, qu’on la plaigne ou lui mette une étiquette. En 2014, Iniobong a choisi de rompre la loi du silence, pour elle, et aussi « pour toutes celles et ceux qui endurent ce qu’elle a vécu, pour les survivant-e-s, pour les personnes qui n’ont plus d’espoir et celles qui veulent prendre un nouveau départ.»
« Je suis reconnaissante d’avoir une voix et de pouvoir m’exprimer librement. »
Iniobong fait aussi entendre sa voix pour militer pour les droits des femmes et des enfants qui subissent eux-mêmes différentes formes de violence. Avec l’aide de quelques ami-e-s, elle a fondé “Amour et attention aux gens du monde entier” (Love and Care for People Worldwide), une organisation non-gouvernementale qui aide les femmes, les enfants et les jeunes ayant subi des abus, et souffrant de pauvreté et d’autres formes d’exclusion sociale. “Je voulais apporter de l’espoir aux gens et leur faire savoir que nous soutiendrons leur détermination.” L’organisation propose différentes activités qui permettent de renforcer la confiance en soi des enfants et des femmes, de les éduquer et de développer leurs compétences professionnelles.
« Je ne pourrais jamais brader mon bonheur. C’est mon bonheur. Je continuerai de vivre pour moi-même et non pour satisfaire les autres. »
Ecoutez Iniobong raconter son histoire avec ses propres mots (en anglais)
"Overcoming adversity and healing the pain" - Iniobong Usanga
Iniobong, an AWID member since January 2015, is an Irish citizen with Nigerian roots. In 2001, she migrated to Ireland because she was forced to leave Nigeria after experiencing domestic, sexual and reproductive abuse.
“I don’t think anyone should be put in that situation where they are a slave to someone…. It shouldn’t happen to anyone”, she says.
Her arrival to Ireland as an asylum seeker and a single mother was extremely difficult at the beginning.
“People judge you even without knowing your situation”, she says. But due to her determination, Iniobong completed post-secondary education and has since worked in different paid and voluntary positions.
For years Iniobong kept her experience of abuse and forced migration to herself. She feared her family’s reactions and did not want to be judged, pitied or labelled.
In 2014, Iniobong chose to break her silence.
She spoke out for herself but also “for people who are currently experiencing what I had gone through, for survivors, for those who have given up hope and those who want to make a fresh start.”
“I am grateful because I have a voice and I can use it freely.”
Iniobong also uses her voice to advocate for the rights of women and children who are facing different kinds of violence.
With the help of some friends, she founded Love and Care for People Worldwide, a non-governmental organisation that supports women, children and youth affected by abuse, poverty and other forms of social exclusion. “I wanted to offer people hope and make them know their determination combined with some support.” The organisation offers diverse activities to help strengthen children’s and women’s self-confidence, learning and vocational skills.
“I would not sell my happiness for anyone. I have to be happy for me. And not continue living my life to please every other person but me.”
Les trois défenseuses des droits humains de la région Pacifique auxquelles nous rendons hommage cette année ont travaillé dans les médias, fait campagne pour les droits des personnes handicapées ou plaidé en faveur des droits des femmes. Leur contribution restera irremplaçable et nous leur rendons honneur. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour commémorer la vie de ces femmes, leur travail et l’héritage qu’elles nous ont laissé. Faites circuler ces mèmes auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.
S'il vous plaît cliquez sur chaque image ci-dessous pour voir une version plus grande et pour télécharger comme un fichier
La montée de la droite dans nombre de pays et le déluge de coupes dans les financements frappent durement la société civile de la Majorité mondiale ; le génocide en cours à Gaza, l’intensification des conflits violents au Soudan, la crise climatique à de nombreux endroits de notre planète : nous faisons face à des fascismes qui reviennent en force et un ordre mondial de l’impunité.
Les résultats de votre recherche façonneront également vos plaidoyers. Par exemple, vos résultats auront cerné les secteurs qui accordent le plus de financements et les secteurs qui vous semblent nécessiter une certaine sensibilisation auprès des donateurs.
Adaptez votre stratégie au secteur
1. Organisations de droits des femmes
2. Agences bilatérales et multilatérales
3. Fondation privées
4. Fonds pour les femmes
5. Secteur privé et nouveaux donateurs
Élaborez votre stratégie de plaidoyer
Dans la section Établir le cadre de référence de votre recherche de cette boîte à outils, nous vous recommandons de fixer les objectifs que vous voulez atteindre à travers votre recherche. Ces objectifs vous permettront d’élaborer une stratégie de plaidoyer lorsque votre recherche sera terminée.
Une stratégie de plaidoyer représente un plan de distribution des résultats de votre recherche de manière à ce que vous atteigniez vos objectifs. Cette démarche s’inscrit dans le but plus vaste de promouvoir auprès des secteurs clés des changements positifs dans le domaine des ressources destinées aux efforts d’organisation liés aux droits des femmes.
À l’aide des objectifs définis dans le cadre de référence de votre recherche :
Dressez la liste de tous les groupes qui pourraient éventuellement s’intéresser aux résultats de votre recherche.
Pour chacun des groupes, expliquez en une phrase comment ils pourraient vous aider à atteindre vos objectifs.
Pour chacun des groupes, indiquez le ton que vous devez utiliser lorsque vous parlez avec eux (formel, professionnel, commentaires à bâtons rompus, est-ce qu’ils comprennent le jargon du domaine ?).
Dressez la liste de tous les médias qui vous permettent de rejoindre ces publics, sur un ton approprié (réseaux sociaux pour stimuler l’esprit communautaire, communiqués de presse pour les annonces officielles au grand public, etc.).
De cette liste, la plus complète possible, choisissez les éléments qui sont les plus efficaces pour atteindre vos objectifs (voir plus loin les exemples de publics spécifiques et les méthodes de plaidoyer).
Lorsque votre stratégie est achevée, vous pouvez commencer la diffusion.
Pour diffuser vos résultats, contactez d’abord les personnes ou les organisations à qui vous avez distribué votre sondage, ainsi que toutes les personnes interviewées.
Premièrement, profitez de l’occasion pour les remercier de leur contribution à cette recherche.
Partagez avec elles les principaux résultats et analyses du sondage.
Facilitez la tâche de ceux et celles qui distribueront votre produit par le truchement de leurs réseaux, en leur offrant des exemples de tweets, de messages Facebook ou même une courte introduction qu’ils pourraient copier et coller dans leur site Web.
N’oubliez pas d’identifier clairement une personne-contact et demandez une confirmation lorsque le rapport aura été affiché.
Cela vous permettra non seulement de savoir qui a diffusé votre rapport, mais vous aurez aussi l’occasion de renforcer vos relations au sein de votre réseau.
À titre d’exemple, nous proposons ci-dessous une liste de secteurs que mobilise l’AWID dans ses efforts de plaidoyer.
Utilisez cette liste comme point de part pour élaborer un plan de plaidoyer propre à chaque secteur.
Fixez un objectif décrivant ce que vous espérez accomplir dans chaque secteur.
Assurez-vous d’ajouter à cette liste tout secteur pertinent dans le cadre de votre recherche, notamment les ONG locales ou les gouvernements locaux.
La liste des organisations et des individus qui vous ont conseillé-e-s sera également utile. Ces personnes peuvent non seulement vous aider à diffuser votre rapport dans divers espaces, mais aussi vous faire connaitre de nouvelles organisations ou sphères de plaidoyer.
1. Organisations de droits des femmes
Exemple d’objectifs : informer les organisations de droits des femmes des nouvelles tendances de financement ; à l’aide des résultats de la recherche, proposer des séances de réflexion sur les efforts collaboratifs en matière de mobilisation des ressources ; influencer la manière dont elles approchent la mobilisation des ressources.
Exemples de méthodes de plaidoyer :
Offrez des séminaires, des cafés d’apprentissage ou d’autres activités dans toute votre région, dans la langue qui convient, sur les résultats de votre recherche.
Si vous ne pouvez atteindre tout le monde physiquement, pensez à organiser un webinaire et à concevoir des présentations en ligne.
Présentez vos résultats lors de rencontres d’envergure, comme les sessions de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW).
Au-delà des bulletins et sites Web de votre organisation, rédigez des articles sur diverses plateformes que fréquente votre public cible. Exemples : World Pulse, OpenDemocracy (principalement en anglais), feministing (en anglais).
2. Agences bilatérales et multilatérales
Exemple d’objectif : sensibiliser le public à la manière dont les financements actuels ne respectent pas les engagements convenus et à la manière dont ce secteur doit améliorer ses mécanismes de financement soutenant les efforts d’organisation liés aux droits des femmes.
Déterminez les agences bilatérales et multilatérales qui ont le plus d’influence sur les financements, y compris les ambassades locales.
Exemples de méthodes de plaidoyer :
Recrutez des organisations et des individus alliés et influents (peut-être ceux et celles qui vous ont conseillé-e-s lors de cette recherche) afin qu’ils organisent des activités de sensibilisation.
Sollicitez leur appui pour diffuser vos résultats auprès de grandes agences multilatérales (comme les Nations Unies).
Présentez vos travaux et/ou participez à des rencontres dans des espaces que fréquentent les agences bilatérales et multilatérales, notamment GENDERNET.
Publiez des articles dans les sites et publications que consultent les agences bilatérales et multilatérales, comme devex, Better Aid, Publish What You Pay.
3. Fondations privées
Exemple d’objectif : Améliorer la qualité et la quantité de soutien aux organisations de droits des femmes.
Exemples de méthodes de plaidoyer :
Présentez vos résultats ou participez à des activités menées par des fondations privées.
Contactez des alliances d’octroi de subventions qui sont progressives, commeEDGE Funders, pour la diffusion de vos résultats et d’éventuelles présentations.
Exemple d’objectif : Les encourager à poursuivre leur travail à plus grande échelle.
Exemples de méthodes de plaidoyer :
Organisez des présentations destinées aux fonds pour les femmes de votre région et dans les pays que vous souhaitez influencer.
Diffusez les résultats de votre recherche à tous les fonds pour les femmes qui ont un impact sur la région, les questions prioritaires ou la population sur lesquelles votre recherche est axée.
Pensez à organiser des efforts conjoints, selon les résultats de la recherche. Vous pourriez par exemple proposer de collaborer avec un fonds pour mettre en place une subvention qui permettrait de combler les écarts de financement constatés dans votre recherche.
5. Secteur privé et nouveaux donateurs
Exemple d’objectif : Améliorer leur compréhension du domaine et les encourager à renforcer la cohérence entre leurs intérêts philanthropiques et leurs pratiques commerciales.
Exemples de méthodes de plaidoyer :
Recrutez des organisations et des individus alliés et influents (dont certains font sans doute partie de ceux et celles qui vous ont conseillé-e-s lors de ce processus de recherche) afin qu’ils organisent des activités de sensibilisation des pairs.
Suscitez des rencontres avec les acteurs et actrices influents du secteur privé pour y présenter les résultats de votre recherche.
Organisez votre propre rencontre en invitant les acteurs et actrices du secteur privé afin de partager les résultats de votre recherche et de promouvoir votre position.
Assurez-vous d’adapter vos présentations, propositions et vos demandes à chaque groupe ciblé.
Êtes-vous prêts-tes à commencer votre propre recherche ?
Nous vous recommandons fortement de rempli vous-même la Fiche de travail « Êtes-vous prêts-tes ? » afin d’évaluer votre propre niveau de préparation.
Temps étimsé :
• 1-2 ans, selon votre plan de plaidoyer
Personnel requis :
• 1 personne (ou plus) responsable de la communication
Ressources requises :
• Liste des espaces de publication
• Liste de blogs et de magazines en ligne où vous pourrez publier des articles à propos de vos résultats de recherche
• Liste de vos conseillers-ères
• Vos produits de recherche WITM
Salome est une activiste féministe originaire de Tbilisi, Géorgie, qui se consacre à la justice de genre et sociale. Titulaire d’une Maîtrise en études sur le genre, elle s’est impliquée auprès de mouvements féministes, queers et écologiques au cours des neuf dernières années, travaillant entre autres sur les questions de la violence liée au genre, la violence domestique, la santé sexuelle et reproductive et les droits afférents, les droits LGBTIQ et la sécurité et les droits holistiques et numériques.
Depuis 2014, elle travaille activement sur les questions de sécurité et de sûreté des activistes et des femmes défenseures des droits humains, organisant des ateliers sur la sécurité intégrée et la sécurité numérique spécialement pour les activistes de groupes défavorisés (personnes homosexuelles, minorités ethniques et religieuses, femmes et filles rurales, etc.) ainsi que pour de grandes organisations féministes. Salome est membre de l’Independent Group of Feminists (Groupe indépendant de féministes)- une initiative non-formelle, non hiérarchique et non enregistrée qui réunit des féministes géorgiennes ayant différents parcours. Elle travaille actuellement avec le Fonds pour les femmes de Géorgie, où elle est pleinement impliquée dans la construction de mouvements de femmes/féministes, tout en offrant un financement féministe et encourageant la philanthropie féministe locale.
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Sept recommandations politiques féministes pour stopper les flux financiers illégaux
La domination croissante des marchés financiers internationaux et des institutions dans la définition des politiques économiques mondiales a pour effet de confisquer le pouvoir des personnes dans l’intérêt des élites mondiales et des grandes entreprises.
Notre rapport sur les flux financiers illégaux explore leur impacts disproportionnés sur la justice de genre. Il expose les cadres politique et juridique qui permettent aux entreprises de jouir d'abus fiscaux au détriment des personnes et de la planète.
Le rapport conclut avec ces sept recommandations politiques féministes pour demander plus de transparence et de responsabilité des entreprises afin de stopper les flux financiers illégaux.
Nos recommandations stratégiques :
Les flux financiers illicites attirent une attention sans précédent, par exemple dans le cadre de négociations sur le développement autour du Programme de développement à l’horizon 2030 ou lors de la Conférence sur le financement du développement d’Addis-Abeba en 2015. Ils font également les gros titres dans les médias traditionnels avec la diffusion de documents concernant des opérations financières offshore ayant fait l’objet de fuites, une affaire connue sous le nom des « Panama Papers ».
Pour donner un autre exemple, lors d’un référendum en février 2017, le peuple équatorien a voté pour empêcher les politiciens et les fonctionnaires de posséder des actifs, des entreprises ou des capitaux dans des paradis fiscaux. Le gouvernement équatorien est maintenant une voix de premier plan au sein du G77, aux Nations Unies, en faveur de la création d’un organisme fiscal mondial de l’ONU pour mettre un terme aux paradis fiscaux.
Ce coup de projecteur constitue potentiellement une opportunité pour les féministes, les mouvements sociaux et les défenseur-euse-s de la justice fiscale de faire pression en faveur de la transformation du système financier mondial qui renforce les inégalités au niveau mondial, y compris les inégalités de genre.
Nous proposons ci-dessous sept revendications politiques pour contribuer aux actions de plaidoyer des féministes et des activistes oeuvrant en faveur de la justice sociale, des droits des femmes et de l’égalité de genre :
1. Les FFI constituent une violation des droits humains et des droits des femmes :
Les flux financiers illicites entravent le respect de l’obligation qu’ont les États de mobiliser les ressources maximales disponibles pour la réalisation des droits humains, en ce compris les engagements pris de longue date concernant les droits des femmes et l’égalité de genre.
Le renforcement de la responsabilité des entreprises est une option qui se trouve sur la table du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Un groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée a été constitué pour élaborer un instrument international juridiquement contraignant dans le cadre du droit international relatif aux droits humains pour réglementer les activités des sociétés transnationales et autres entreprises commerciales. Ce processus a le potentiel de faire reconnaître l’évasion fiscale des entreprises comme violation des droits humains, y compris les droits des femmes, et devrait être davantage soutenu par les pays du Nord et du Sud.
2. S’assurer que les multinationales paient leur part :
Développer des mécanismes internationaux qui freinent les pratiques fiscales abusives et empêchent les exonérations fiscales des entreprises. Les États membres de l’ONU devraient engager des négociations pour rédiger une convention des Nations Unies pour lutter contre les pratiques fiscales abusives. La convention devrait inclure un régime de consolidation et de répartition fiscales pour imposer les bénéfices globaux des entreprises.
Revoir en particulier les réglementations nationales dans les pays riches qui permettent aux multinationales de payer leurs impôts dans le pays où elles sont domiciliées plutôt que dans le pays où elles exercent leur activité économique. Cette pratique affecte particulièrement les pays en développement, car les bénéfices imposables leur échappent de plus en plus, face à des juridictions à faible taux d’imposition ou non taxées.
Des propositions comme le système de taxation unitaire devraient être prises en considération à cet égard.
3. Soutenir la création d’une instance fiscale intergouvernementale aux nations unies :
Une instance fiscale au sein des Nations Unies, dotée de droits de vote égaux et d’adhésion universelle devrait avoir le pouvoir d’examiner les politiques fiscales nationales, régionales et mondiale et de veiller à ce que les États respectent les engagements convenus depuis longtemps dans le domaine des droits humains, y compris les droits des femmes et l’égalité de genre.
4. Promouvoir la transparence et la collecte de données sensibles au genre :
Des efforts accrus doivent être accomplis au niveau mondial pour affiner des données comparables sur la fraude fiscale, comme par exemple des données ventilées selon le genre qui montrent les impacts différenciés selon le genre qui sont spécifiques à certains systèmes fiscaux.
Les pays doivent adopter un cadre qui assure l’échange automatique de données, ce qui garantirait un accès public et global à des informations essentielles qui illustrent comment certaines pratiques affectent les ressources disponibles pour la réalisation des droits humains.
Mettre en oeuvre l’obligation pour les multinationales de divulguer publiquement, dans le cadre de leurs rapports annuels, les bénéfices réalisés et les taxes payées dans chaque pays dans lequel elles opèrent.
Parmi les autres informations financières qui doivent être accessibles, il doit y avoir une plus grande coopération entre les gouvernements concernant le partage de leurs registres publics nationaux qui révèlent l’identité des véritables propriétaires des sociétés, fiduciaires, fondations et autres structures juridiques du même type.
5. Promouvoir la justice fiscale au niveau national par des politiques fiscales progressives :
Promouvoir la justice fiscale par des politiques fiscales progressives. Cela nécessite d’augmenter le poids des taxes directes sur le revenu du capital et sur les secteurs hautement rentables de la société, tout en réduisant et en supprimant le fardeau qui pèse sur les femmes et les personnes pauvres. Les segments pauvres de la société, où les femmes sont surreprésentées, ne devraient pas payer plus d’impôts par rapport à leurs revenus que les segments les plus riches qui bénéficient souvent de subventions fiscales, de congés fiscaux et autres réductions fiscales.
Les gouvernements doivent examiner de manière critique les accords de commerce et d’investissement néfastes qui accordent des incitations et des exemptions fiscales qui perpétuent les inégalités et les préjugés liés au genre.
6. Assurer une large participation des organisations de défense des droits des femmes, des mouvements sociaux et de la société civile progressiste :
Les décisions en matière de politiques économiques et fiscales manquent souvent de perspective sensible au genre. Les interactions entre le ministère des finances et le ministère qui s'occupe de l'égalité de genre et avec la société civile et les défenseur-euse-s des droits humains, sont essentielles pour mieux comprendre l’incidence qu’ont les décisions relatives aux recettes sur les droits des femmes et l’égalité de genre.
Un environnement favorable devrait être mis en place pour protéger les défenseuses des droits humains et celles et ceux (lanceuses et lanceurs d'alerte, activistes pour la justice fiscale) qui dénoncent les abus fiscaux et documentent les affaires de corruption.
7. Faire cesser les activités criminelles liées aux FFI qui s’exercent en toute impunité et garantir que leurs auteurs aient à répondre de ces actes :
Mettre en place un mécanisme coordonné au niveau mondial entre les autorités fiscales nationales, les organismes pour les droits humains et l’égalité de genre et les agences de renseignement, afin d’assurer que les activités criminelles associées aux FFI cessent de se poursuivre en toute impunité.
Renforcer les systèmes judiciaires nationaux et mondiaux pour responsabiliser les personnes morales et physiques qui financent des activités criminelles par l’entremise des FFI.
Jemimah Naburri-Kaheru est une stratège internationale accomplie en matière de ressources humaines à impact profond dans la région de la Corne de l'Afrique. Jemimah était auparavant responsable régionale des ressources humaines et du bureau de l'Initiative stratégique pour les femmes dans la Corne de l'Afrique (SIHA) . Son influence s’est étendue jusqu’à la direction des ressources humaines de plus de 70 employé·e·s régionaux·ales, alors que l'organisation connaissait une croissance rapide, avec une augmentation de 40 % de ses revenus annuels. Tout au long de sa carrière, Jemimah a orchestré avec succès des efforts de recrutement, introduit des systèmes de performance basés sur le mérite, de même que supervisé les relations avec les employé·e·s et les politiques RH. Elle a joué un rôle central dans le soutien aux stratégies mondiales de personnel. Avec une formation universitaire en Études de Développement de l'Université de Makerere (Ouganda) et un Master en Gestion des Ressources Humaines, Jemimah est évidemment engagée envers le développement professionnel. Sa contribution à des effectifs hautement performants et à un leadership international en matière de ressources humaines la positionne comme un atout inestimable dans toute entreprise mondiale.
Position
Directrice adjointe des ressources humaines
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Présentation du salon
Par Alejandra Laprea
Qu’il est difficile de condenser la puissance et la diversité des voix qui s'élèvent en Amérique latine afin de vous présenter les autres réalités qui émergent dans ce vaste territoire, ces réalités féministes que nous construisons à partir du mouvement et des organisations populaires….
Pendant longtemps, j’ai tenté de paramétrer ma recherche et la sélection des films qui vous permettraient d’avoir un aperçu de tous ces rêves et projets qui se matérialisent peu à peu sur les territoires ‘notre-américains’, comme nous aimons à les appeler. La tâche a été ardue : il a fallu tenter d'établir des paramètres tels que la présence géographique, la justice linguistique et la représentation de la diversité des populations : indiennes, afro-descendantes, migrantes, et la multiplicité des drapeaux et des luttes qui découlent de toutes ces voix. Je suis arrivée à la conclusion que la création de cette compilation était un travail qui prendrait plusieurs années, un de ces projets en perpétuelle construction.
Pour ce salon, je suis partie à la recherche d'œuvres liées à la mobilisation et à la militance, ainsi que de documents qui donneront peut-être lieu à de grands débats que nous n'avons pas encore eus.
Dans cette sélection de films, vous découvrirez les voix de réalisatrices qui ne se contentent pas de restituer les réalités féministes palpitant dans chaque recoin de ce territoire vaste et divers, mais explorerez aussi des oeuvres qui, dans leur conception même, s'interrogent sur le pourquoi, le qui et le comment du cinéma ou de l'audiovisuel. Ces femmes comprennent le cinéma comme un outil de lutte, comme quelque chose de plus que de simples images à apprécier sur un écran. Pour ces réalisatrices ou collectifs de cinéastes, le cinéma et l'audiovisuel constituent un outil capable de promouvoir la discussion, d'ouvrir un débat, bref, une ressource pour la pédagogie populaire et féministe.
Ainsi, cette petite présentation est un voyage à travers les réalités féministes à deux niveaux : d’un côté, il y a ces histoires que vous découvrirez, et de l’autre, le travail de ces cinéastes qui cherchent à expérimenter, à créer d’autres réalités féministes dans leur façon de faire de l’audiovisuel et de raconter des histoires.
Bon voyage au gré de ces films de résistance, créatifs et transformateurs !
Lima is Burning
Direction: Giovana García Soto
Docu-fiction
Spanish with English subtitles
In Lima is Burning our work plays with documentary and fiction to take us into the life of Gía, a non-binary person, who uses performance art as a tool to denounce and transgress, as a vital manifesto against transfobia in every space, including gays spaces. With Gía we also take a look at transfeminism as a safe community in which Gía feels embraced, where she shares feelings and affections.
Giovana Garcia Sojo is a young peruvian audiovisual producer, specialized in low-budget production, creation for children and adolescents in cinema and cinematographic script by the International School of Cinema and Television - EICTV in San Antonio de Baños - Cuba. Giovana has developed her path as a director towards women and feminized identities, Lima is Burning is one of her first works.
Yo, Imposible / Being Impossible
Réalisé par Patricia Ortega
Fiction
Sous-titres en anglais
Patricia Ortega, directrice de “Yo Imposible” explore à travers Ariel, une jeune dont l’intersexualité a été violentée chirurgicalement dans son enfance, les multiples façons dont on tente de normaliser la diversité sexuelle et de genre.
Le film nous raconte comment Ariel a découvert qu’elle était née intersexe et qu’elle avait subi plusieurs chirurgies visant à normaliser ses organes génitaux. Cette découverte confronte le personnage à la redécouverte de son corps, à la reconstruction de son identité et nous confronte, nous qui regardons le film, à la remise en question d’une société dominée par l’hétéronormativité qui invisibilise les autres et les condamne au malheur.
Patricia Ortega, cinéaste vénézuélienne vivant en Argentine, a étudié à l’Ecole internationale de Cinéma et Télévision de Cuba et s’est spécialisée dans la réalisation de films. À travers la fiction, elle traite les situations extrêmes que les femmes ou les corps féminisés traversent et leurs façons de les surmonter.
“Yo Imposible” est une prise de position face à la conception d’un monde qui n’est conçu qu’en termes de masculin/féminin et qui invisibilise les autres. «Ces personnes ne sont pas malades, simplement génétiquement différentes. On intervient sur leurs organes génitaux et leur corps au moyen d'hormones sans leur autorisation, ce qui constitue une violation de leurs droits humains et de leur identité, et on cherche à les faire entrer dans les canons établis.» - Patricia Ortega
Cubanas, mujeres en revolución [Cuban Women in Revolution]
Réalisé par Maria Torrellas Liebana
Documentaire
Sous-titres en anglais
María Torrellas nous raconte la révolution cubaine à travers les femmes qui l’ont fait vivre, dont Vilma Espín, Celia Sánchez et Haydee Santamaría, entre autres.
Mais on ne peut pas se limiter à raconter l'histoire de la révolution cubaine par les femmes au passé, et c'est une lutte quotidienne que Torrellas dévoile en donnant la voix aux paysannes cubaines, professionnelles, étudiantes et ouvrières d’aujourd’hui. Dans «Cubanas, mujeres en revolución», nous découvrons les défis actuels des femmes cubaines face aux préjugés persistants, aux nouvelles formes de violence et au défi constant de créer de nouvelles réalités féministes pour celles et celleux qui viendront après elles dans un territoire assiégé depuis plus de soixante-dix ans par l'impérialisme américain.
Maíia Torrellas
María Torrellas est une communicante et documentariste. Elle a une longue carrière cinématographique et a obtenu, entre autres, le prix Santiago Alvarez in Memoriam pour son documentaire : Memoria de una Hija de Oshun (Mémoire d’une fille d’Oshún).
«Dans ce documentaire, j’ai souhaité mêler les luttes des héroïnes d’hier à celles des femmes d’aujourd’hui. Il s’agit d’histoires racontées par les femmes elles-mêmes où elles évoquent également les combattantes qu’elles admirent le plus. J’ai été impressionnée d’entendre “la révolution nous a tout donné” ou “que serait devenue ma famille sans la révolution?” de la bouche de camarades aux origines humbles, paysannes ou noires.» - María Torrellas
Serie documental Cuidadera (Série documentaire Cuidadera)
Réalisé par Gabriela Arnal et Marzel Ávila pour Fondo de Acción Urgente - LAC
Équateur 2019
Sous-titres en anglais
CUIDANDERAS, qui fusionne les mots ‘cuidar’ (prendre soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses), est la synthèse d’une série portant sur les femmes en Amérique latine sur leurs territoires, des femmes qui mettent leur corps et toute leur énergie à protéger leurs communes, à protéger ce que nous offre la pachamama en nous engageant à en faire usage avec autant de sagesse que le reste des êtres vivants. Cette mini-série de documentaires nous présente les histoires de trois collectifs de femmes latinoaméricaines qui se dédient à prendre soin de leurs territoires, guérir leurs corps et affronter les modèles extractivistes et racistes en Équateur, en Colombie et en Bolivie.
Guardianas del Amazonas (Gardiennes de l’Amazonie)
Province d’Orellana, Équateur. Depuis plusieurs siècles, les femmes Waorani se battent pour leur territoire amazonien et la préservation de leur culture autochtone. Aujourd’hui, elles sont confrontées aux menaces de l’industrie pétrolière et son modèle de production mortifère. Depuis la jungle, des leaders appartenant à l’Association des femmes Waorani de l’Amazonie équatorienne (AMWAE, d’après son sigle en espagnol) exposent les raisons de leur résistance et nous montrent cette joie inépuisable qui symbolise leur plus grande force.
COMADRES DEL PACÍFICO COLOMBIANO (FEMMES DU PACIFIQUE COLOMBIEN)
Buenaventura, Colombie. Dans le port le plus grand et le plus violent de Colombie, ravagé par des décennies de conflit armé, de racisme et de machisme, un groupe de femmes refuse de sombrer dans la peur et résiste dans l’adversité. La Red Mariposas de Alas Nuevas (Réseau papillons aux ailes nouvelles) réunit des femmes noires de la côte pacifique colombienne qui travaillent de concert pour protéger leur territoire, récupérer leurs traditions ancestrales et guérir les blessures de cette violence systématique et structurelle.
RED NACIONAL DE MUJERES EN DEFENSA DE LA MADRE TIERRA (RÉSEAU NATIONAL DE FEMMES POUR LA DÉFENSE DE LA TERRE MÈRE)
Protéger et prendre soin du corps-terre-territoire est la vocation des femmes autochtones, paysannes et irrigantes (chargées des irrigations) en Bolivie face à un modèle extractiviste qui menace leurs vies, leur santé, leur intégrité physique et sexuelle et la survie de leurs communautés et de leurs territoires. Le Réseau de défenseuses de la Terre Mère a réuni des femmes de plus de 12 communautés autochtones afin de défendre leur droit à l’eau et dénoncer les violations des droits humains et des droits de la nature perpétrées par les industries extractives, tout en récupérant leurs savoirs et pratiques ancestrales de soin collectif.
«CUIDANDERAS, un mot qui combine ‘cuidadoras’ (celles qui prennent soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses), présente les histoires de femmes défenseuses latinoaméricaines qui se consacrent à prendre soin de leurs territoires comme de leurs corps. La force collective de ces femmes a changé l’histoire de leurs communautés en Équateur, en Colombie et en Bolivie face à l’extractivisme et au racisme.»
Yo aborto, tú abortas todxs, callamos (J’avorte, tu avortes, on se tait)
Réalisé par Carlina Reynso
Argentine 2013
Espagnol
Si quelque chose a marqué les luttes féministes en Amérique latine, c'est assurément le cri lancé à l'échelle continentale en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit. Du nord au sud, les mouvements féministes se lèvent et descendent dans la rue pour lutter en faveur de la libération de notre premier territoire : notre corps. Ce documentaire sur l'avortement au sein de ce salon s’avère ainsi indispensable à l’heure de comprendre le pouvoir de nos femmes latino-américaines.
“Yo aborto, Tu Abortas Todxs Callamos” raconte l’histoire de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de classes socioculturelles différentes, qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps : l’avortement clandestin.
À travers leurs témoignages, la réalisatrice tente de démonter les mythes liés à l’interruption volontaire de grossesse, de déstigmatiser la question et de renouveler notre regard sur l’une des formes de violence les plus courantes dans les Amériques.
Carolina Reynoso
Réalisatrice, chercheuse et productrice de cinéma féministe, c’est aussi une activiste féministe qui anime des ateliers de création de scénarios d’un point de vue du genre afin de multiplier les films illustrant des réalités différentes et des histoires contre-hégémoniques. Carolina Reynoso conjugue de manière équilibrée activisme et création dans chacune de ses œuvres.
«Nous sommes un groupe de réalisateurs·rices audiovisuel·le·s qui avons réalisé ce documentaire pour continuer à lutter en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit en Argentine. Le film présente les témoignages de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de différentes classes socioculturelles qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps: l’avortement clandestin.» -L’équipe de tournage
Historias Urgentes: Resistencia en ollas Comunes (Histoires urgentes : la résistance dans les pots communs)
Nosotras Audiovisuales, collectif de réalisatrices chiliennes
Chili 2020
Lien vers le micro documentaire:
Espagnol
"Historias Urgentes" est une série créée par des femmes afin de visibiliser les besoins et les expériences revêtant une importance pour la population des territoires qui composent le Chili d'aujourd'hui. Cette série audiovisuelle est née pour entretenir la flamme ayant attisé la révolte sociale en octobre 2019 dans un Chili diversifié qui s'était réveillé et avait alors déclaré : «ça suffit».
"Resistencia en ollas comunes", la première de ces "Historias urgentes", nous montre, par la voix de quatre femmes d'Iquique, de Valparaíso, de Chillán et de Santiago, comment les soins se trouvent en première ligne de la résistance, créant d'autres réalités féministes pour elles-mêmes et pour les communautés où vivent les femmes d'Amérique latine.
Nosotras audiovisuales
Cette organisation, qui réunit des femmes ayant un lien avec l’audiovisuel chilien, est née en 2017 du besoin de connecter les femmes qui travaillent dans l’audiovisuel. Elle encourage ainsi le réseautagel, la collaboration et l’information entre femmes du secteur audiovisuel, ainsi que leurs travaux et leurs points de vue sur le monde du travail.
Nosotras Audiovisuales participe à la révolte chilienne en enregistrant et créant des contenus de création collective.
Se trata de Mujeres (Il s’agit de femmes)
Micol Metzner
Argentine 2019
Castillan
À partir de son expérience personnelle, la réalisatrice Micol Metzner présente une œuvre qui mêle documentaire et fiction, sa voix de cinéaste engagée à celle de milliers de femmes victimes de la traite sur le continent et démontre enfin que la solidarité entre femmes constitue la meilleure protection.
Micol Metzner
Réalisatrice audiovisuelle et formée à l’Institut d’arts cinématographiques d’Avellaneda, cette directrice artistique et monteuse fait partie du Cluster audiovisual de la Ciudad de Buenos Aires (Cluster audiovisuel de la ville de Buenos Aires), un espace communautaire et coopératif multisectoriel qui réalise des projets indépendants.
Elle anime des ateliers de cinéma dans certains quartiers et dans des contextes carcéraux (institutions pour mineur·e·s et prisons pour femmes). Elle fait partie de la société de production audiovisuelle MVM.
«La société de production MVM est née de la nécessité de pouvoir exprimer beaucoup de choses que nous exprimons habituellement dans la rue et de pouvoir le faire de manière créative à travers le dessin, l'audiovisuel et la photographie.
La société de production MVM est un lieu de recherche sur le langage, le graphisme et l'audiovisuel d’un point de vue féministe. C'est aussi un lieu qui permet de se libérer de tout ce que nous vivons et de générer des productions artistiques, parfois pour guérir, parfois pour créer des espaces de débat, comme c’est le cas de ce court métrage... Je n'imaginais pas que ce serait le cas, mais à chaque fois que le court métrage est diffusé, beaucoup de choses sortent, il engendre des discussions qui sont beaucoup plus enrichissantes que le court métrage en soi. Et le fait que ce soit notre travail qui déclenche ça, c’est formidable...».
Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour recevoir des informations sur les prochains événements et projections :
Promouvoir les programmes féministes : principales avancées en matière de genre et de sexualité
Chapitre 1
Alors que les fondamentalismes, les fascismes et autres systèmes d’oppression se métamorphosent et trouvent de nouvelles tactiques et stratégies pour consolider leur pouvoir et influence, les mouvements féministes persévèrent et célèbrent leurs victoires nationales, régionales et internationales.
La [MB1] reconnaissance en 2019 par le Conseil des droits de l’Homme du droit à l’intégrité et à l’autonomie corporelles, par exemple, a marqué une étape cruciale. Des résolutions du Conseil sur la discrimination envers les femmes et les filles admettent cependant un recul lié à des groupes de pression rétrogrades, des conceptions idéologiques ou un détournement de la culture ou la religion pour s’opposer à l’égalité de leurs droits. Des avancées féministes sont aussi notées dans le travail des Procédures spéciales, qui soulignent notamment l’obligation des États de contrer les doctrines de l’idéologie du genre, rappellent à l’ordre les antidroits qui détournent des références à la « culture », et signalent que les convictions religieuses ne peuvent pas servir à justifier la violence ou la discrimination.
Sommaire
Niveau national
Sphères mondiales
Exercice : Cartographions et célébrons nos victoires!
Les dialogues de haut niveau de l’Assemble générale des Nations Unies sur le financement du développement, tenus tous les deux ans, sont l’un des mécanismes de suivi de la Conférence de Monterrey. À la suite de ce premier dialogue, huit tables rondes ont été organisées autour de différentes questions comprenant les subventions agricoles, le commerce, l’allègement de la dette et le financement des OMD. Toutes les discussions se concentraient sur les manières de faire face aux obstacles structurels qui pesaient sur ces questions et défavorisaient les nations « en développement ».
D'autres mécanismes de suivi de la Conférence de Monterrey :
Les réunions spéciales de haut niveau du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) tenues chaque année sur le thème du suivi du Consensus de Monterrey et sous la direction de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l’Organisation mondiale du commerce et de la CNUCED. En outre, au cours de chacune de ses sessions de fond, l’ECOSOC consacre jusqu’à deux jours à des délibérations portant sur les priorités du FdD.
L’organe des Nations Unies consacré aux questions fiscales, le Comité d'experts de la coopération internationale en matière fiscale, traite des différentes questions relatives aux politiques fiscales qui ont été identifiées dans le Consensus de Monterrey. Il constitue un cadre de dialogue visant à améliorer et à encourager la coopération fiscale internationale entre les autorités fiscales nationales.
Un futur alternatif est possible, il nous suffit de continuer à y croire
Par Michel’le Donnelly
Le festival féministe Crear | Résister | Transform en septembre a été une véritable bouffée d'air frais en ces temps incertains, turbulents et douloureux.
L'espace créé par ce festival était absolument nécessaire. Nécessaire pour les âmes de ceux et celles qui cherchent du réconfort en ces temps les plus sombres. Nécessaire pour ceux et celles qui rêvent d’une communauté dans ce qui ressemble à un monde de plus en plus isolé et, par-dessus tout, nécessaire pour ceux et celles qui luttent contre les systèmes qui ont mis nombre d'entre nous à genoux, surtout au cours de ces deux dernières années.
«La crise n'est pas une nouveauté pour les mouvements féministes et sociaux, nous avons une longue histoire de survie face à l'oppression et cela fait longtemps que nous construisons nos communautés et nos propres réalités.»
Plaider pour des visions et des réalités alternatives à celle dans laquelle nous vivons actuellement constitue un élément fondamental du programme féministe. De nombreuses personnes extraordinaires œuvrent à explorer d'autres façons d'exister dans ce monde. Ces alternatives sont axées sur les personnes. Elles sont équitables et justes. Ces mondes sont remplis d'amour, de tendresse et d'attention. Les visions esquissées sont presque trop belles à imaginer, mais nous devons nous forcer à le faire car c'est la seule façon de continuer.
Au cours des dix derniers mois, j'ai eu la chance incroyable de travailler avec un collectif féministe qui ne se contente pas d'imaginer une réalité alternative, mais qui la vit activement. Nous nous inspirons du travail de nombreux autres mouvements féministes à travers le monde qui n'ont pas laissé le patriarcat capitaliste et suprémaciste blanc mettre un frein à leurs visions. Ce collectif m'a permis de tenir le coup alors que je ne demandais qu’à m'effondrer. À l'instar de l'histoire partagée par Maria Bonita le quatrième jour du festival, la libération à laquelle les mouvements féministes m’ont donné accès est bien trop importante pour que je sois la seule à en bénéficier. C'est quelque chose qui se partage, que nous devons crier sur les toits pour permettre aux autres de nous rejoindre.
Le quatrième jour du festival a été marqué par une conversation captivante entre Felogene Anumo, Dr. Dilar Dirik, Nana Akosua Hanson et Vandana Shiva, qui a encouragé les participant·e·s au festival à croire qu’un avenir alternatif était non seulement possible, mais qu'il était, de fait, urgent. Les féministes parlent de mondes alternatifs depuis tant d'années; entendre les panélistes en parler s’est avéré instructif, mais aussi réconfortant. Réconfortant dans le sens où je me suis sentie en sécurité à l’idée de savoir qu’il existe vraiment des réseaux féministes mondiaux solides travaillant au-delà des frontières internationales et nationales, cherchant à décoloniser les cadres établis de nos réalités actuelles.
À quoi ressemble une réalité alternative?
Au cours de la session, Dr Dirik a souligné le fait que la croyance, le sacrifice et la patience sont d’une nécessité absolue si l’on veut abolir les systèmes oppressifs dans lesquels nous vivons actuellement. Collaboration, partenariat, créativité, solidarité et autonomie. Ce sont les piliers essentiels de la construction d'une société féministe mondiale et ils devraient être adoptés par tous les mouvements féministes du monde.
Des exemples pratiques de ces réalités peuvent être trouvés à travers le monde, notamment le Mouvement des femmes Soulaliyate pour les droits fonciers. Ce mouvement, qui fait référence aux femmes tribales du Maroc vivant sur des terres collectives, représente la première mobilisation communautaire à l’échelle nationale pour les droits fonciers au Maroc. Bien qu’initialement assez restreint, le mouvement s'est transformé en un programme national qui a remis en question la nature genrée des lois régissant les terres dans le pays. En 2019, le groupe a contribué à la refonte du cadre législatif national sur la gestion des biens communautaires par l'adoption de trois séries de lois garantissant l'égalité entre les femmes et les hommes.
Il est incroyablement inspirant de découvrir ces mouvements féministes qui œuvrent à faire de ces futurs alternatifs une réalité et c’est exactement ce dont nous avons besoin, en particulier lorsque nous avons à affronter le flot incessant de mauvaises nouvelles qui semble couler sans interruption.
«Le patriarcat capitaliste est comme un cancer. Il ne sait pas quand s’arrêter de croître.» - Dr Vandana Shiva
L'AWID a toujours été un mouvement inspiré par les réalités féministes dans lesquelles il nous est possible de vivre. Grâce à ses festivals, ainsi qu'au magazine et à la boîte à outils des Réalités féministes, l’AWID nous a montré une autre façon de faire les choses. Nous pouvons imaginer un monde où les soins sont prioritaires, où les économies féministes et la justice de genre sont la norme. C'est en créant des futurs alternatifs que nous ripostons, que nous résistons à la violence qui est perpétrée contre nos corps chaque jour.
Le festival Crear | Résister | Transform m’a permis de me sentir vraiment connectée aux membres d’une communauté mondiale, que je ne rencontrerai pour la plupart jamais. Le fait de savoir que nous travaillons tou·t·es à la création d'un autre monde a allumé un feu dans mon âme et j'ai hâte de voir ce que le prochain festival nous réservera.
Si vous l'avez manquée, assurez-vous de regarder la session «Elle est en route : alternatives, féminismes et un autre monde» de la quatrième journée du festival ci-dessous. Et souvenez-vous de ce que la Dr Shiva a dit avec tant d'éloquence : «L'énergie des femmes perpétuera la vie sur terre. Nous ne serons pas vaincues.»
Quels sont les enjeux de ce processus pour les droits des femmes ?
Le financement du développement est, pour les droits des femmes et les droits humains de toutes et tous, un champ qui comporte des menaces et des possibilités spécifiques. Le financement du développement et des politiques à visées transformatrices peut être un facteur déterminant dans la mise en œuvre des changements systémiques nécessaires pour garantir le respect, la protection et la réalisation des droits humains des femmes.
L’étape actuelle du processus sur le FdD est une occasion importante pour définir un cadre de financement susceptible de garantir le financement efficace de la mise en œuvre du programme de développement de l’après-2015 et des Objectifs pour le développement durable (ODD). Elle pourrait également permettre d’aborder les conditions structurelles et les changements systémiques nécessaires à la pleine réalisation d’autres priorités et engagements, tels que les conventions sur les droits humains et le Programme d'action de Beijing.
Au cours de ces treize dernières années, les organisations féministes et de défense des droits des femmes se sont résolument engagées dans le processus sur le FdD.
Le calendrier féministe 2023
L'AWID fait partie d'un incroyable écosystème de mouvements féministes qui œuvrent pour la justice de genre et la justice sociale dans le monde entier. Avec notre 40e anniversaire, nous célébrons tout ce que nous avons construit au cours de ces 40 dernières années. En tant qu'organisation mondiale de soutien aux mouvements féministes, nous savons que la collaboration avec des féminismes féroces est notre moyen d'avancer, en reconnaissant à la fois la multiplicité des féminismes et la valeur d'une volonté de justice féroce et sans faille. L'état du monde et des mouvements féministes appelle à des conversations et des actions courageuses. Nous sommes impatient.e.s de travailler avec nos membres, nos partenaires et nos bailleurs de fonds pour créer les mondes auxquels nous croyons, célébrer les victoires et dire la vérité pour que le pouvoir soit au service des mouvements féministes dans le monde.
Le calendrier féministe 2023 est notre cadeau aux mouvements. Il présente les œuvres d'art de quelques-un.e.s des formidables membres de l'AWID.