Adolfo Lujan | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Mass demonstration in Madrid on International Women's Day
Multitudinaria manifestación en Madrid en el día internacional de la mujer

Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Promotion des droits universels et de la justice

Eradiquer les fascismes et les fondamentalismes

Partout sur la planète, les défenseur·e·s féministes, des droits des femmes et de la justice de genre remettent en question les programmes des acteurs fascistes et fondamentalistes. Ces forces opprimantes prennent pour cibles les femmes, les personnes non conformes dans leur identité de genre, leur expression et/ou orientation sexuelle, ainsi que d’autres communautés opprimées.


Les idéologies discriminatoires sapent et s’emparent de nos systèmes et normes en termes de droits humains de manière à ce que seuls certains groupes aient l’exclusivité des droits. Face à cela, l’initiative Promotion des droits universels et de la justice (Advancing Universal Rights and Justice, AURJ) s’attache à promouvoir l’universalité des droits - le principe fondamental selon lequel les droits humains sont le bien de chaque être humain, quelle que soit son identité, et ce sans exception.

Nous créons un espace pour permettre aux mouvements et à nos allié·e·s féministes, en faveur des droits humains et de la justice de genre de se reconnaître, d’élaborer des stratégies et de recourir à des actions collectives afin de contrecarrer l’influence et l’impact des acteurs anti-droits. Nous cherchons également à faire avancer les cadres, les normes et les propositions féministes et relatifs aux droits des femmes, ainsi qu’à protéger et promouvoir l’universalité des droits.  


Nos actions

A travers cette initiative, nous visons à :

  • Enrichir nos connaissances : Dans le cadre du rôle de premier plan que nous assurons sur la plateforme collaborative, l’Observatoire de l'universalité des droits (Observatory on the Universality of Rights, OURs), l’AWID soutient les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre en diffusant et vulgarisant des connaissances et des messages clés concernant les acteurs anti-droits, leurs stratégies et leur impact au sein des organismes internationaux de protection des droits humains.

  • Promouvoir des programmes féministes : Nous faisons des alliances avec des partenaires au sein d’espaces internationaux dédiés aux droits humains, notamment le Conseil des droits de l’homme, la Commission de la population et du développement, la Commission de la condition de la femme et l’Assemblée générale de l’ONU.

  • Créer et élargir les alternatives : Nous impliquons nos membres afin de garantir que les engagements, les résolutions et les normes à l’échelle internationale sont reflétées et réintroduites dans l’organisation d’autres espaces à l’échelle locale, nationale et régionale.

  • Mobiliser des actions solidaires : Nous agissons aux côtés de défenseuses des droits humains (women human rights defenders, WHRD), y compris de défenseur·e·s trans et intersexes et de jeunes féministes, et oeuvrons à contester les fondamentalismes et les fascismes tout en attirant l’attention sur les situations à risque.   

 

 

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Snippet - COP30 - Resistance Hubs Section Column 2 - FR

Les partenaires suivantes organisent les pôles de la COP30 :

  1. Caribbean Feminist Climate Justice Movement, Barbade
  2. Gender Interactive Alliance (GIA)*, Pakistan
  3. Women’s Initiative for Sustainable Environment (WISE)*, Nigéria
  4. Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD), Cameroun
  5. MASIPAG*, Philippines

*Sites web en anglais

Clone of Clone of Publications - Homepage - fr

Publications

Lisez nos recherches sur le financement, sur les défenseuses des droits humains, sur la création de mouvements, sur les fondamentalismes, la justice économique et beaucoup plus

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Protection de la famille

Contexte

Au cours des dernières années, nous avons observé une nouvelle tendance inquiétante dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains. Les discours axés sur « la protection de la famille » sont en effet utilisés pour défendre des violations des droits de membres de la famille, pour renforcer et justifier l’impunité des auteurs de ces violations et pour restreindre l’égalité des droits au niveau de la vie familiale. 

La campagne en faveur de la « Protection de la famille » est motivée par une volonté conservatrice d’imposer des conceptions « traditionnelles » et patriarcales de la famille et de priver les membres de la famille de leurs droits pour les transférer à « l’institution familiale ».

Les initiatives visant à la « Protection de la famille » reposent sur :

  • la montée du traditionalisme,
  • la montée du conservatisme culturel, social et religieux,
  • l’existence d’une hostilité vis-à-vis des droits humains des femmes, des droits sexuels, des droits des enfants et enfin des droits des personnes dont l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas conformes aux normes.

Depuis 2014, un groupe d’Etats travaille de front dans les espaces dédiés aux droits humains sous le nom de « Group of Friends of the Family » (Groupe des ami-e-s de la famille) ; des résolutions sur la « Protection de la famille » ont été adoptées chaque année depuis 2014.

Ce programme s’est propagé au-delà du Conseil des droits humains. Nous avons observé l’introduction d’un discours régressif autour de la « famille » à la Commission sur la condition de la femme, ainsi que des tentatives d’introduction dans les négociations sur les Objectifs de développement durable.


Notre approche

L’AWID travaille avec des partenaires et des allié-e-s pour s’opposer ensemble à la « Protection de la famille » et à d’autres programmes régressifs et défendre l’universalité des droits humains.

En réponse à l’influence croissante d’acteurs régressifs au sein des espaces dédiés aux droits humains, l’AWID a rejoint des allié-e-s afin de créer l’Observatoire sur l'Universalité des droits (OURs) (site en anglais). L’OURs est un projet de collaboration qui surveille, analyse et diffuse les informations concernant les initiatives anti-droits telles que la « Protection de la famille ».

Le premier rapport de l’OURs, Nos droits en danger, trace une cartographie des acteurs et actrices qui constituent le lobby mondial anti-droits et identifie leur réthorique et stratégies clés ainsi que leur impact sur les droits humains.  

Le rapport précise que le programme de « Protection de la famille » a développé une collaboration entre un large éventail d’acteurs régressifs aux Nations Unies, qu’il décrit comme « un cadre stratégique abritant des positions anti-droits et patriarcales multiples, où le cadre vise entre autres à légitimer et institutionnaliser ces positions. »

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Transiciones: La historia de Tangarr

Transiciones: La historia de Tangarr

Después de que Rusia le quitara Crimea a Ucrania y la anexara en marzo de 2014, las comunidades de personas lesbianas, gay, bisexuales, trans, queer e intersex (LGBTQI) de la península y sus derechos quedaron sujetos a una ley discriminatoria y represiva conocida como ley de «propaganda anti-gay». 


Tangarr nació en Sebastopol, una ciudad sobre el Mar Negro. Como hombre trans y gay con firmes convicciones y principios que apoyan el feminismo, los derechos LGBTQI y los derechos humanos en general, considera que Crimea se ha tornado un lugar peligroso y por eso huyó con su pareja a la parte continental de Ucrania. 

Sobre la identidad 

A diferencia de la mayoría de las personas trans, Tangarr descubrió relativamente tarde que su identidad de género no coincidía con el sexo que le habían asignado al nacer. Nos contó que su infancia fue relativamente feliz y que su madre y su padre tenían una visión bastante liberal de cómo se supone que lxs niñxs deben comportarse. Los trataban a él y a su hermano de igual manera y nunca intentaron persuadir a Tangarr de que «actuara como una niña normal» o que hiciera cosas que la sociedad tradicionalmente considera como femeninas. 

«Jugaba a indios y vaqueros, escalaba montañas con mis padres y mi hermano, íbamos de mochileros. Practicaba judo. No tenía ningún problema en ser yo mismo.»


Pero la llegada de la pubertad implicó desafíos para él. No estaba contento con nada lo que su madre valoraba, sobre todo la idea a menudo idealizada de que ese es el momento en que «las chicas se convierten en bellas mujeres».

Sus sentimientos en relación a esos cambios tenían que ver más con la preocupación y la frustración, y recuerda lo «difícil que es darse cuenta que tu cuerpo se desarrolla de una forma que contradice a tu alma».

La sociedad no lo trataba de la forma en que él quería ser tratado; la gente veía en él a una joven y lo único que él sentía era que algo no estaba bien. Su confusión estaba relacionada con el hecho de que la percepción que la gente tenía de él lo decepcionaba. 

«Pensé que era lesbiana (porque, como ya saben, el estereotipo las muestra como mujeres masculinas), pero prefería a los hombres. Es uno de los momentos en los que te das cuenta de lo importante que es entender las cuestiones del género y la orientación sexual». 

Tangarr relata que como carecía de información acerca de las personas transgénero, pensó que el problema principal era su cuerpo. Hizo ejercicio y logró «volverse más musculoso y atlético, pero definitivamente algo estaba faltando». Sin embargo, la sensación persistente de que algo no estaba bien se veía atenuada por un entorno bastante liberal en el que contaba con la comprensión y el apoyo de sus amigxs.

Fue una persona (que él conocía) quien cambió su vida cuando intentó insultarle diciendo «No importa cuánto ejercicio hagas, nunca serás un hombre». En ese momento Tangarr se dio cuenta de algo que nunca se le había ocurrido antes... 

«Pensé que estaba solx. Una chica que se sentía como un chico — lo que es más, un chico gay».

Cambios legales y desafíos 

Antes de su cambio de sexo legal, Tangarr encontró información en línea y habló con gente que le ayudó y le guió mientras aprendía todo lo que necesitaba saber acerca de este proceso en Ucrania. Leyó historias, artículos médicos, básicamente todo lo relacionado con los cambios en la apariencia y la terapia de reemplazo hormonal. 

Tangarr comenzó la terapia y se hizo una mastectomía (extirpación de los senos) en Moscú, Rusia, ya que «no hay cirujanos en Ucrania que sean conocidos por su pericia en este tema». Para él, esta situación también refleja el estado general de «ignorancia sobre los temas trans que existe entre la población, incluso entre lxs trabajadorxs de la salud». 

«Por todo aquello que atesoramos, es impensable negarse a enfrentar el desafío.» 

Sin embargo, en Ucrania, para completar el cambio de sexo legal es obligatoria la esterilización irreversible. Tangarr protestó contra eso porque «las razones por las que la esterilización forzada es discriminatoria son demasiadas para ser enumeradas». Con el apoyo de una persona amiga pudo cambiar sus documentos legalmente, sin someterse a una histerectomía (extracción del útero). Tangarr es una de las pocas personas que lo ha hecho en Ucrania.

Discriminación/Prejuicios/Violencia y la afiliación al/los movimiento(s)  

«Siempre me pareció raro que nadie hiciera nada para evitar que eso sucediera... Pero luego entendí que ese nadie era yo.» 

Las experiencias de Tangarr durante su vida (como mujer) le llevaron a unirse al movimiento feminista, «ya que el proceso adicional de socialización masculina puso de relieve todos los desafíos que las niñas y mujeres deben superar día a día». Desde entonces es activista en la «Amenaza Violeta», un grupo cuyas principales áreas de interés son la teoría queer, el feminismo y los derechos trans y miembro activo de la Trans* Coalition [Coalición Trans*], grupo que une a las personas trans y sus aliadxs en los países de la antigua Unión Soviética. 

En diciembre de 2015 Tangarr comenzó su trabajo como activista participando en un coloquio entre representantes de la comunidad trans de los países de Europa Oriental y Asia Central (EECA, por sus siglas en inglés) y la Eurasian Coalition on Male Health (ECOM) [Coalición Euroasiática sobre Salud Masculina], para discutir sobre prevención y tratamiento de VIH y SIDA entre las personas trans como grupo socialmente vulnerable. Allí hizo una presentación sobre los «Los sesgos cognitivos como razones por las cuales los hombres trans corren un alto riesgo de infección por VIH, métodos de prevención y cómo mejorar la situación».

Tangarr ha colaborado en la creación de un folleto informativo sobre género, ha escrito artículos sobre temas trans, ha trabajado en un video que apoya al grupo Odessa Pride [Orgullo Odesa] y ha hablado en un programa de televisión acerca de los desafíos que enfrentan las personas trans cuando intentan hacer un cambio de sexo legalmente. 

En el Centro de Lucha contra el VIH y el SIDA de Kirovogrado (Ucrania central), Tangarr ha sido invitado a dar una conferencia para periodistas, activistas de derechos humanos, trabajadorxs de la salud y policías sobre temas trans. 

Tangarr cree firmemente que «la educación es una panacea contra los prejuicios y conceptos erróneos, la discriminación y la xenofobia». Su lema es: «Ríndete a la verdad tan rápido como puedas».

«Cuanto más sepamos sobre identidad de género y orientación sexual, menos prejuicios tendremos. El prejuicio trae aparejado sufrimiento, por eso barrer con la ignorancia es reducir el dolor que ella causa».

Source
AWID

Transitions : l’histoire de Tangarr

Transitions : l’histoire de Tangarr

Depuis l’annexion de la Crimée à la Russie en mars 2014, les droits et les communautés des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans*, queers et intersexes (LGBT*QI) de la péninsule sont soumis à la loi discriminatoire et répressive de « propagande anti-gays » (lien en anglais). 


Tangarr est né à Sébastopol, une ville située au bord de la Mer Noire. Mais cet homme trans* aux convictions et aux principes bien ancrés, soutenant le féminisme, les droits LGBT*QI et les droits humains en général, estime que la Crimée est aujourd’hui un lieu dangereux (lien en anglais) et a fui avec son partenaire en Ukraine continentale. 

De l’identité 

Contrairement à la plupart des personnes trans*, Tangarr a découvert un peu plus tard que son identité de genre n’était pas en accord avec le sexe qui lui avait été assigné à la naissance. Il nous a raconté que son enfance avait été relativement heureuse, que ses parents avaient une vision plutôt libérale du comportement que l’on attend d’un enfant. Son frère et lui ont été traités de la même façon, et on ne demandait pas à Tangarr « d’avoir le comportement d’une fille normale » ou de faire des choses que la société considère féminines. 

« Je jouais aux cowboys et aux indiens, j’escaladais des montagnes avec mes parents et mon frère, on voyageait en sac à dos. Je faisais du judo. J’étais moi-même et je me sentais bien. »

Mais avec la puberté, il a vu surgir les difficultés. Il vivait mal les aspirations de sa mère, en particulier l’idée selon laquelle la puberté était la période qui « transforme les filles en de belles femmes », une idée qui est souvent enjolivée. 

Cette métamorphose suscitait en lui des sentiments de frustration et du tourment. Il se souvient : « C’est dur de réaliser que le développement de votre corps prend une direction opposée à celle de votre psyché ». 

La société ne l’a pas toujours traité comme il l’aurait souhaité, les gens voyaient en lui une jeune fille. Cela ne lui inspirait qu’une confusion et une impression d’incongruité, toutes deux liées au fait que leur perception le décevait.

« J’ai cru que j’étais lesbienne (parce que, vous savez, elles sont stéréotypées comme étant des femmes masculines), mais je préférais les hommes. C’est là qu’on se rend compte à quel point il est important d’éclairer les gens sur les questions d’orientation de genre et sexuelle. » 

Tangarr décrit qu’il a cruellement manqué d’informations concernant les personnes trans*, ce qui l’a amené à croire que le plus gros problème venait de son corps. Il s’est mis à s’entraîner, « [est] devenu plus musclé et athlétique, mais quelque chose manquait clairement ». Bien qu’atténuée par un environnement assez libéral et par la compréhension et le soutien de ses ami-e-s, cette impression d’incongruité a continué de persister.

Sa vie a changé lorsque quelqu’un (qu’il connaissait) a cherché à l’insulter en lui disant : « Tu peux t’entraîner autant que tu veux, tu ne seras jamais un homme ». À cet instant, Tangarr a réalisé une chose à laquelle il dit n’avoir jamais pensé auparavant… 

« Je me suis dit que j’étais seul. Une fille qui se sent comme un mec — un mec gay, qui plus est. »

Changements juridiques et obstacles 

Avant de changer légalement de sexe, les renseignements que Tangarr a trouvés sur le net et les gens avec lesquels il a échangé l’ont aidé à s’orienter afin d’obtenir toutes les informations nécessaires au sujet de ce processus en Ukraine. Il a lu des témoignages, des articles médicaux, essentiellement tout ce qu’il pouvait sur les changements au niveau de l’apparence et sur le traitement hormonal de substitution. 

Il a entamé sa thérapie et subi une mastectomie (ablation des seins) à Moscou, en Russie, puisqu’il « n’existe en Ukraine aucun chirurgien de qualité réputé dans ce domaine ». Pour lui, cela reflète aussi « l’ignorance générale de la population sur les questions trans*, et cela même parmi le corps médical ». 

« Au nom de tout ce qui nous tient à cœur, il est impensable de refuser de relever ce défi. » 

Mais l’Ukraine exige qu’une stérilisation irréversible soit pratiquée afin d’effectuer le changement de sexe. Tangarr s’est insurgé contre cette condition, car « la stérilisation forcée est discriminatoire pour mille et une raisons ». Avec l’aide d’un ami, il est parvenu à modifier ses documents légalement, sans avoir à subir d’hystérectomie (ablation de l’utérus). Il est l’une des très rares personnes à avoir procédé ainsi en Ukraine. 

Discrimination/préjugés/violence et adhérer à des mouvements 

 « J’ai toujours trouvé bizarre que personne ne fasse rien pour empêcher que cela n’arrive… Et puis j’ai compris que ‘personne’, c’était moi ». 

Les expériences que Tangarr a faites au cours de sa vie (de femme) l’ont amené à rejoindre le mouvement féministe, « dans la mesure où sa socialisation en tant qu’homme a mis en évidence tous les obstacles que les filles et les femmes ont à surmonter jour après jour ». C’est un activiste de Lavender Menace, un groupe dont les principaux domaines d’intérêt sont la théorie queer, le féminisme et les droits trans*. Il est aussi membre actif de la Trans* Coalition, qui rassemble les personnes trans* et leurs allié-e-s des pays de l’ex Union soviétique. 

En décembre 2015, Tangarr a entamé son travail activiste et participé à un dialogue entre représentant-e-s de la communauté trans* des pays de l'Europe de l'Est et d'Asie centrale (EEAC, en anglais) et de l’Eurasian Coalition on Male Health ou ECOM (Coalition eurasienne sur la santé des hommes), afin de parler des stratégies de prévention et des traitements du VIH et du SIDA au sein de la communauté trans* en tant que groupe socialement vulnérable. Il a présenté un exposé sur « les préjugés cognitifs comme causes de la forte exposition des hommes trans* à l’infection du VIH, les méthodes de prévention et l’amélioration de la situation ».

Il a participé à la création d’un ouvrage d’information sur le genre, rédigé des articles sur le thème trans*, travaillé à une vidéo de soutien à Odessa Pride et s’est exprimé lors d’une émission télévisée au sujet des obstacles juridiques auxquels les personnes trans* sont confrontées lorsqu’elles tentent de changer de sexe. 

Le Centre de la lutte contre le VIH et le SIDA de Kirovohrad (au centre de l'Ukraine) a invité Tangarr à donner une conférence sur les questions trans* à des journalistes, des activistes œuvrant en faveur des droits humains, des travailleur-euse-s de la santé et à la police. 

Tangarr est fermement convaincu que « l’éducation est une panacée capable d’éliminer les préjugés et les idées erronées, la discrimination et la xénophobie ». Il a pour devise : « Optez pour la vérité le plus rapidement possible ». 

« Plus nous savons de choses sur ce qui a trait à l’identité de genre et l’orientation sexuelle, moins nous nourrissons de préjugés. Les idées reçues engendrent de la souffrance. En abolissant l’ignorance, on diminue la détresse qu’elle provoque. » 

Source
AWID

Transitions: Tangarr’s Story

Transitions: Tangarr’s Story

After Russia annexed Crimea from Ukraine in March 2014, Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Intersex (LGBTQI) rights and communities on the peninsula became subject to the discriminatory and repressive ‘anti-gay propaganda’ law. 


Tangarr was born in Sevastopol, a city on the Black Sea. But as a gay transman, with strong views and principles supporting feminism, LGBTQI rights and human rights in general, he now considers Crimea a dangerous place and has fled with his partner to the continental part of Ukraine.

About Identity

Unlike most transgender people, Tangarr discovered somewhat later in life that his gender identity didn't match his sex assigned at birth. He told us about his childhood being relatively happy and his parents holding fairly liberal views on how a child is supposed to behave. He and his brother were treated equally, and Tangarr wasn’t persuaded to 'act like a normal girl' or do things traditionally considered feminine by society.

"I was playing Cowboys and Indians, climbing mountains with my parents and my brother, we went backpacking. I practiced Judo. I had no problem with being myself."

The coming of puberty, though, brought challenges for him. He wasn’t happy about everything his mother cherished, particularly the notion that this was the time that ‘turns girls into beautiful women’, an idea often romanticized.

His feelings about those changes were based on worry and frustration, he remembers, “it's hard to realize that your body develops in a way contradictory to your psyche”. 

Society didn’t treat him the way he wanted to be treated, people saw in him a young girl, and all he felt was a sense of wrongness and confusion related to the fact that their perception disappointed him.

“I thought I was lesbian (because they're, you know, stereotypically portrayed as masculine women), but I preferred men. It’s one of the moments when you realize how important enlightenment on issues of gender and sexual orientation is.”

Tangarr describes how he lacked information about transgender people, so he thought that the main problem was his body. He worked out, “became more muscular and athletic, yet something was definitely missing”. The sense of wrongness still persisted even if it was diminished by a quite liberal environment, including the understanding and support of friends.

His life was changed by someone (he used to know) attempting to insult him by saying “no matter how hard you work out, you’ll never be a man”. At this point, Tangarr realized something he said he never thought about before...

“I thought I was alone. A girl who feels like a guy — moreover, a gay guy.”

Legal changes and challenges

Prior to his legal sex change, the information Tangarr found online and the people he talked to helped guide him to learn all he needed to know about this process in Ukraine. He read stories, medical articles, basically everything about appearance changes and hormone replacement therapy.

He started the therapy and went through mastectomy (removal of breasts) procedure in Moscow, Russia as there “are no surgeons in Ukraine who are famed for quality in this matter”. For him this also reflects general “ignorance among the population on transgender issues, even among medical workers”. 

“For everything we hold dear, it’s unthinkable to refuse facing the challenge.”

However, to complete the legal sex change in Ukraine, irreversible sterilization is mandatory. Tangarr protested against this because, “forced sterilization is discriminatory for too many reasons to count”. With support of a friend, he was able to change documents legally, without undergoing hysterectomy (removal of the uterus). He is one of the very few people who has done so in Ukraine. 

Discrimination/Bias/Violence and joining movement(s)

 “I always found it weird that nobody does anything to stop it from happening… But then I understood that this nobody is me”

Tangarr’s experiences during his life (as a woman) moved him to join the feminist movement, “as further male socialization highlighted all the challenges girls and women must overcome on a daily basis”. He is an activist in "Lavender Menace", a group whose main fields of interest are queer theory, feminism and transgender rights, and is an active member of the Trans* Coalition, which unites transgender people and their allies in countries of the former Soviet Union. 

In December 2015, Tangarr began his work as an activist by participating in a dialogue between representatives of the transgender community from countries of Eastern  Europe and Central Asia (EECA) and the Eurasian Coalition on Male Health (ECOM), to discuss  prevention and treatment of HIV and AIDS among transgender people as a socially vulnerable group. He made a presentation on "Cognitive biases as reasons for transmen being at a high risk of HIV infection, methods of prevention and improvement of the situation".

He has participated in creating an information booklet about gender, has authored articles on transgender issues, has worked on a video to support Odessa Pride, and has spoken on a television show about challenges transgender people face when trying to change legal sex.

In the Kirovograd (central Ukraine) Centre for Fight against HIV and AIDS, Tangarr has been invited to lecture journalists, human rights activists, medical workers and the police on transgender issues.

Tangarr firmly believes that “education is a panacea for biases and misconceptions, discrimination and xenophobia”. His motto: “surrender to the truth as fast as you can”.

“The more we know about gender identity and sexual orientation issues, the less biased we become. With prejudice comes suffering, and to dispel ignorance is to diminish distress caused by it.”

Topics
LGBTQI Rights
Source
AWID

Rapport Annuel 2011

Pour réaliser sa mission, l’AWID travaille par la voie de programmes pluriannuels et interreliés. 

Chaque programme comporte plusieurs volets, y compris le développement et la diffusion de connaissances, la recherche-action, les plaidoyers, l’établissement d’alliances et l’organisation de dialogues stratégiques.

Notre Rapport Annuel 2011 vous proposent un sommaire des principales réalisations pendant l'année, dans le cadre de chacune des programmes de l’AWID.  

Lutter pour les droits humains et affronter l'injustice en Amérique latine et dans les Caraïbes

Cette année, nous rendons hommage à dix-neuf défenseuses des droits humains originaires de la région Amérique latine et Caraïbes. Parmi elles, seize ont été assassinées, dont six journalistes et quatre défenseuses des droits des personnes LGBT*QI. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour commémorer la vie et le travail de ces femmes. Faites circuler les mèmes figurant ci-dessous auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.


S'il vous plaît cliquez sur chaque image ci-dessous pour voir une version plus grande et pour télécharger comme un fichier

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Stephanie Bracken

Biography

Stephanie Bracken est une féministe qui se consacre à la construction et au soutien de systèmes solides qui répondent aux besoins du moment et des personnes qui interagissent avec eux, tout en servant les principes de justice. Elle est titulaire d'un master en droits humains de l'Université de Sydney et d'une licence en études de genre, histoire et philosophie de l'Université McGill. Elle possède une expérience de travail avec des organisations féministes et de justice sociale dans les domaines du suivi, de l'évaluation et de l'apprentissage, de la planification stratégique du travail, de la gouvernance, de la gestion de projet et de la création de systèmes et de processus opérationnels. Stephanie est basée à Tiohtià:ke/Montréal, où elle aime chanter avec d’autres, camper, pratiquer les arts textiles et passer du temps avec ses enfants et sa communauté.

Position
Cheffe des Opérations
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5. Menez des interviews

Les interviews génèrent des renseignements détaillés que vous aurez du mal à obtenir à travers un sondage. Le sondage est surtout axé sur les données quantifiables et les questions fermées,par contre les interviews permettent d’obtenir les opinions d’expert-e-s comme des activistes et des donateurs, tout en utilisant des questions ouvertes qui précisent le contexte entourant les données résultant du sondage.

Dans cette section

Conseils d’ordre général

1. Avant de mener vos interviews

Envoyez aux personnes que vous allez interviewer une note de synthèse qui décrit les objectifs des interviews et de l’ensemble de votre recherche, en plus d’une liste de questions.

Ces personnes pourront ainsi préparer leurs réponses aux questions plus complexes et obtenir les renseignements qu’elles n’ont peut-être pas sous la main.

2. Pendant les interviews

  • Pour gagner du temps, vous pouvez procéder aux interviews pendant que votre sondage est en cours.
  • Tentez de rendre les entrevues aussi uniformes que possible pour faciliter une analyse systématique des résultats. Il s’agit notamment de poser les mêmes questions. La codification de réponses identiques sous chacune des questions vous permettra de déceler les tendances cachées.
  • On peut aussi utiliser les interviews pour étoffer les résultats du sondage.

Ne fondez pas vos questions sur des hypothèses au sujet des connaissances de la personne interviewée.
Tentez plutôt de préciser ce qu’elle sait, ce qui produit également des informations

  • NE DEMANDEZ PAS  : « Compte tenu des tendances actuelles de financement en Suisse, est-ce que vous êtes au courant de certaines occasions de collaboration ? » Cette question présume que la personne interviewée connaît les tendances de financement et que sa compréhension de ces tendances est identique à la vôtre.
  • DEMANDEZ  : En premier lieu, « Quelle est votre compréhension des tendances de financement actuelles en Suisse  ? », suivie de « Est-ce que vous êtes au courant de certaines occasions de collaboration ? » Ceci révèlera ce que la personne comprend, vous donnant encore plus d’informations que la première question.

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Interviews spécialisées

1. Interviews auprès des donateurs

Les interviews auprès des donateurs vous permettront d’approfondir vos relations avec eux, ce qui sera utile lorsque vous entreprendrez les activités de plaidoyer qui succèderont à votre recherche. Vous en tirerez également une connaissance plus poussée des processus de prises de décisions adoptés par les bailleurs de fonds.

Suggestions de thèmes à aborder lors des interviews avec les donateurs  :

  • Quelles sont leurs priorités en matière de financement ? Pourquoi et comment ont-ils choisi ces priorités ? Par exemple, pourquoi choisissent-ils de subventionner des projets plutôt que d’allouer des financements de base ou vice-versa ?
  • Quelles sont les sommes annuelles allouées à l’avancement des droits humains des femmes ? Ceci renforcera la fiabilité de l’ensemble des données recueillies.
  • Ont-ils observé certaines tendances de financement et quelles sont les origines et les politiques sous-jacentes à ces tendances ?
  • Quelle est leur théorie du changement social et comment influence-t-elle leurs relations avec les organisations de droits des femmes ?
Voir des exemples d’interviews auprès des donateurs

2. Interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes

Les interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes vous renseigneront sur leurs réalités sur le terrain. Ici encore, ces interviews vous permettront d’approfondir vos relations qui peuvent être intégrées aux plaidoyers, particulièrement en vue de favoriser la collaboration entre donateurs et activistes.

Suggestions de thèmes à aborder lors des interviews avec les activistes et les organisations de droits des femmes :

  • Les tendances à long terme des priorités de financement que les organisations de femmes ont observées et leurs incidences.
  • Des stratégies féministes et collaboratives réussies de mobilisation des ressources, qui créent des mouvements solides et complémentaires.
  • Expliquer pourquoi il est important de soutenir les mouvements de femmes et leurs efforts en matière d’organisation.
  • La manière dont différents acteurs et actrices comprennent le processus de changement social et leur rôle en faveur/pour la réalisation de l’égalité de genre et des droits des femmes.
Voir des exemples d’interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes

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Résultats préliminaires

Pendant votre recherche WITM, nous vous recommandons de procéder à l’analyse des résultats préliminaires. La présentation de vos résultats préliminaires offre l’occasion de mener d’autres interviews et de recueillir des réactions sur votre processus de recherche et sur les résultats initiaux. Ces réactions peuvent  être intégrées à votre recherche finale.

L’AWID organise des « rencontres WITM » pour partager les résultats préliminaires issus des données de sondage et des interviews. Ces rencontres permettent aux personnes qui y prennent part (activistes, organisations de droits des femmes et donateurs) de débattre et de discuter des résultats, de préciser le contexte, de rehausser le sentiment d’appropriation parmi les membres du mouvement et de fournir plus de commentaires en vue de la recherche finale.

Par exemple, l’AWID a profité du Pôle de mobilisation des ressources (RMH) pour les droits des femmes autochtones, dans le cadre du World Summit on Indigenous Philanthropy (Sommet mondial sur la philanthropie autochtone) pour lancer une présentation de ses résultats préliminaires.

Voir la présentation donnée lors du RMH (en anglais)

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Étape précédente

4. Recueillez et analysez vos données

Étape suivante

6. Menez une recherche documentaire


Temps estimé :

• 1,5 - 3 mois

Personnel requis :

• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche

Ressources requises :

• Liste d’organisations, de donateurs et d’activistes agissant à titre consultatif
• Questions d'interview que vous aurez préparées
• Note conceptuelle (Vous pouvez utiliser de cadre de référence que vous avez déjà préparé)

Ressources disponibles :

• Exemples d’interviews auprès des donateurs
• Exemples d’interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes


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Juhi

Biography

Juhi est passionnée de technologie, titulaire d'une licence en génie informatique de l'Université Technologique du Gujarat et d'une formation de troisième cycle en télécommunications sans fil et en gestion de projet du Humber College. Passionnée par la résolution de problèmes et aimant garder une longueur d'avance dans un paysage technologique en constante évolution, Juhi s'est retrouvée à naviguer dans divers secteurs en tant que technicienne informatique. Grâce à l'environnement stimulant de la School Board, Juhi a eu l'occasion d'appliquer ses compétences techniques dans divers contextes, relevant toujours de nouveaux défis avec enthousiasme. Au-delà du code et des circuits, Juhi aime les aventures de la vie. Explorer de nouveaux lieux et cultures constitue pour elle une bouffée d’air frais. Qu'il s'agisse de découvrir des trésors cachés de la ville, d'essayer des cuisines exotiques ou de se lancer dans des sports d'aventure palpitants, Juhi est toujours partante pour de nouvelles expériences.

Position
Coordonnatrice du Support informatique
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Les principales stratégies et tactiques

En dépit de la rigidité de leur doctrine et de leur vision du monde, les acteurs anti-droits ont fait preuve d’ouverture dans la construction de nouveaux types d’alliances stratégiques ainsi que dans l’utilisation de nouvelles techniques d’organisation et modes d’argumentation. En conséquence, ils sont de plus en plus influents dans les espaces internationaux.


Les ultraconservateurs qui agissent à ce niveau ont fait considérablement évoluer leurs stratégies. Ils ne limitent pas leurs ambitions à la modification de certains aspects marginaux des accords et à la lutte contre l’utilisation de certaines formulations. Ils œuvrent également à la transformation conceptuelle du cadre lui-même et à l’élaboration de norme et de référentiels alternatifs. Ils cherchent enfin à ouvrir les brèches qui renforceront leur influence.

Stratégie 1 : la formation de délégués à l’ONU

Les ultraconservateurs travaillent à la création et à la pérennité de leurs relations avec des délégués d’États membres de l’ONU en leur proposant régulièrement des formations – notamment pendant le Global Family Policy Forum (Forum mondial sur la politique familiale) qui se tient tous les ans – ainsi que du matériel de formation ciblé.

Ces formations régulières et ces ressources donnent systématiquement aux délégués des informations relatives à des sujets de débat et à des techniques de négociation dans le but d’approfondir leur contribution aux objectifs anti-droits au sein du système relatif à ceux-ci. Les délégués reçoivent également des compilations ciblées de « formulations consensuelles » et de références à des informations pseudo-scientifiques ou à des statistiques dans le but de renforcer leur argumentaire.

La transmission organisée de ces messages explique en partie pourquoi les délégués de certains États membres adoptent des positions ultraconservatrices dans les débats internationaux sur les droits humains en totale contradiction avec leurs propres lois et politiques nationales.

Stratégie 2 : l’organisation de rassemblements internationaux

Les abondantes réunions régionales et internationales entre acteurs anti-droits contribuent à créer des liens plus étroits entre les organisations de la société civile (OSC) ultraconservatrices, les États et blocs d’États et certains organismes intergouvernementaux puissants. Le Congrès mondial international des familles est une bonne illustration de rassemblements de ce type.

Anti Abortion Vigil

Ces rencontres renforcent les liens personnels et les alliances stratégiques, des éléments clés de la construction et de la pérennité des mouvements. Elles facilitent l’existence de relations transnationales et interreligieuses dynamiques qui se créent autour de questions et d’intérêts communs. Celles-ci permettent aux acteurs anti-droits de mettre en œuvre une approche plus entreprenante et de formuler un ensemble plus complet de revendications en matière de politique internationale.

Stratégie 3 : l’émission de réserves sur les accords relatifs aux droits humains

Des États et blocs d’États tentent depuis toujours de saper les consensus internationaux ou le principe de responsabilité des États définis en vertu des normes internationales relatives aux droits humains. À cette fin, ils émettent des réserves quant aux accords sur les droits humains, menaçant ainsi le caractère universel de leur applicabilité.

La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) est le texte qui a provoqué l’émission du plus grand nombre de réserves. La plupart d’entre elles sont fondées sur des conflits présumés avec le droit religieux. Le droit international relatif aux droits humains est très clair concernant les références à la tradition, à la culture ou à la religion : celles-ci ne peuvent en aucun cas justifier de violations des droits humains. Nombre des réserves émises à propos de la CEDAW ne sont pas valables car elles sont « incompatibles avec l’objet et le but » de la CEDAW. Néanmoins, les États se servent constamment de ces réserves pour ne pas assumer leurs responsabilités en matière de droits humains.

Ces acteurs émettent des « réserves » de plus en plus nombreuses sur les documents et accords de l’ONU qui ne sont pas des traités officiels, notamment sur les résolutions du Conseil des droits de l’homme et de l’Assemblée générale.

Stratégie 4 : la création d’un cadre parallèle relatif aux droits humains

Il est alarmant de constater que certains acteurs rétrogrades actifs au sein du système onusien ont commencé à coopter les références existantes en matière de droits et à élaborer et promouvoir un langage consensuel qui revêt un caractère profondément anti-droits. L’objectif est de créer puis de propager ce langage qui légitime des normes patriarcales, hiérarchiques, discriminatoires et culturellement relativistes dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains.

Dans ce but, un certains nombre de déclarations ont été rédigées, parmi lesquelles la Déclaration mondiale de la famille et les Articles de San José, qui se veulent les représentantes d’une version moins contraignante du droit des droits humains. Des signatures sont recueillies auprès de multiples acteurs de la société civile, d’États et d’institutions et sont ensuite utilisées comme des outils de plaidoyer et de lobbying.

Stratégie 5 : le développement de sources « scientifiques » alternatives

Dans le cadre d’un virage stratégique vers le recours à des arguments non religieux, les acteurs anti-droits ont considérablement investi dans leurs propres groupes de réflexion axés sur les « sciences sociales ». Relayées par des médias conservateurs en plein essor, les idées de ces think tanks sont largement diffusées par des groupes conservateurs issus de la société civile. Les mêmes supports servent ensuite de matériel de base pour le travail de plaidoyer auprès du système international relatif aux droits humains.

Bien que les objectifs et la motivation des conservateurs découlent de leurs interprétations extrémistes de la religion, de la culture et de la tradition, leurs arguments rétrogrades sont souvent appuyés par des études qui s’arrogent une forme d’autorité intellectuelle. Ils élaborent ainsi un contre-discours, savant mélange de doctrine traditionaliste et de sciences sociales.

Stratégie numéro 6 : la mobilisation des jeunes

Il s’agit de l’une des stratégies les plus efficaces de la droite religieuse, et elle représente un investissement majeur pour l’avenir du processus organisationnel des acteurs anti-droits. Le recrutement des jeunes et le développement de leurs compétences en leadership – des processus qui s’opèrent en premier lieu au niveau local par le biais des églises et des campus – sont une priorité pour de nombreux conservateurs qui tentent d’influencer les politiques internationales.

Cette stratégie leur a permis de s’infiltrer dans les espaces du système onusien notamment consacrés à la jeunesse, parmi lesquels la Commission de la condition de la femme, et de créer une opposition conséquente aux réseaux et organisations progressistes de jeunes.

Stratégie 7 : compromettre le financement des mécanismes relatifs aux droits humains et les délégitimer

Que ce soit auprès des mécanismes d’experts faisant autorité – parmi lesquels les Procédures spéciales et les organes chargés de la surveillance de l’application des traités de l’ONU – ou auprès des organes opérationnels comme les agences de l’ONU, les groupes anti-droits ont conscience que leur influence potentielle est beaucoup plus faible qu’au sein des mécanismes politiques.

En conséquence, les groupes anti-droits répandent un certain nombre d’idées, parmi lesquelles le fait que les agences des Nations Unies « outrepassent leur mandat », que le Comité de la CEDAW et d’autres organes créés en vertu d'instruments relatifs aux droits humains n’ont pas le pouvoir d’interpréter les traités ou encore que les Procédures spéciales sont activées par des experts partisans qui ne respectent pas l’étendue de leur mandat. Les groupes anti-droits exercent également des pressions pour compromettre le financement d’agences comme le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

Cette délégitimation des mécanismes de l’ONU encourage l’impunité des États. Les gouvernements soumis à un examen international sont alors en mesure de justifier leurs actes en arguant du fait que le mécanisme de révision lui-même est défaillant ou trop exigeant.

Stratégie 8 : s’organiser en ligne

Les forces conservatrices non étatiques investissent de plus en plus dans les médias sociaux et dans d’autres plateformes en ligne pour promouvoir leurs activités, leurs campagnes et diffuser le plus largement possible leurs informations sur les espaces internationaux relatifs aux droits humains. L’organisation espagnole CitizenGo, par exemple, se veut la version conservatrice de change.org et publie des pétitions et des campagnes épistolaires. Une pétition récente contre la création par l’ONU d’une journée internationale de l’avortement sans risque a rassemblé plus de 172 000 signatures.


Tendances globales :

  • S’inspirer des stratégies d’organisation des groupes féministes et d’autres acteurs progressistes.

  • Adapter à la sphère internationale les stratégies qui ont porté leurs fruits au niveau national.

  • Passer de la « protestation symbolique » contre le cadre des droits humains à une stratégie d’infiltration subversive du système.

En comprenant les stratégies déployées par les acteurs anti-droits, nous pouvons les contrer plus efficacement.

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Autres chapitres

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Fatima Qureshi

Biography

Culturellement nomade, née à Hong Kong et enracinée dans un héritage turco-pakistanais, l'amour de Fatima pour les récits - tant pour les lire que pour les cocréer - a alimenté sa passion pour l'activisme à travers la communication. Forte de sa formation en journalisme, Fatima a travaillé pendant 7 ans dans les domaines de la communication numérique et médiatique avec des ONG qui offrent des opportunités d'éducation et de l’aide juridique aux réfugié·e·s et demandeur·se·s d'asile, ainsi qu'avec le mouvement féministe musulman qui applique une perspective féministe et fondée sur les droits dans la compréhension et la quête d’égalité et de justice au sein de la tradition juridique musulmane. Elle rédige régulièrement des tribunes sur les questions féministes dans les pays du Sud.

Grâce à la narration dans cette ère ultra digitale des réseaux sociaux, Fatima continue de collaborer avec des animateur·rice·s communautaires et des activistes de terrain pour créer du contenu audiovisuel dans le but de cultiver des ponts de compréhension vers la libération collective et la décolonisation. Les jours où elle ne travaille pas, elle regarde attentivement des films féministes indépendants venant d’Iran, du Maroc et du Pakistan, et les autres jours elle interprète de la poésie orale avec ses camarades à Kuala Lumpur.

Position
Responsable des communications numériques et des partenariats
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Sélection des activités du Forum

Pour chaque Forum de l’AWID, nous lançons un appel à contributions auprès d’une grande variété de mouvements féministes et de justice sociale. Ces derniers proposent des activités et créent ainsi le programme du Forum.  

Pour le 14ème Forum international de l’AWID, nous voulons faire en sorte que le programme soit réellement représentatif de la diversité des mouvements. Voilà pourquoi nous mettons en place une nouvelle façon engageante de choisir les propositions qui feront émerger le programme final du Forum, à savoir : le Processus de sélection participative (PSP). 

Qu’est-ce que le Processus de sélection participative (PSP)? 

Le Processus de sélection participative constitue l’étape finale dans l’examen des propositions d’activités, et leur sélection, pour faire partie du programme officiel du Forum. 

Voici comment ça fonctionne :

  1. Les propositions d’activités sont initialement envoyées via notre Appel à activités pour le Forum, ouvert à toute personne – groupe ou individu –  intéressée à présenter sa réalité féministe sur leForum. 
  2. L’équipe de l’AWID présélectionne les activités qui, parmi toutes celles ayant été proposées, reflètent au mieux le thème du Forum et qui présentent une approche créative pour s’engager avec le public. 
  3. Les activités sont ensuite examinées à nouveau et présélectionnées par les différents comités du Forum afin d’assurer une bonne diversité des régions, des mouvements et des idées. 
  4. Les propositions sélectionnées sont ensuite revues et classées par individus et groupes dont les propositions ont été présélectionnées. Les propositions qui reçoivent le plus de votes de la part des autres candidat·e·s feront partie du programme final du Forum.   

Aperçu du processus de sélection d’activités dans son ensemble :

 

Étape

 

Étape 1 : 
Appel à activités pour le Forum : dépôt des candidatures

Étape 2 :
Premier examen

 

Étape 3 :
Présélection 

 

Étape 4 :
Processus de sélection participative

 

Calendrier

Décembre 2019 - mi-février 2020

 

Janvier - février 2020

 

Été 2020

 

dates à ajuster

 

Personnes impliquées Toute personne intéressée pour co-créer le programme du Forum

Équipe de l’AWID

 

Équipe de l’AWID, Comité contenu et méthodologie, Comité accessibilité

Candidat·e·s présélectionné·e·s

 

Nombre d’activités en jeu

Environ 838 activités envoyées

 

306  propositions sélectionnées

 

126 activités sélectionnées

 

50-60 activités recueillant le plus de votes, retenues pour le programme final du Forum


Pourquoi l’AWID a-t-elle décidé d’organiser un PSP pour les activités du 14ème Forum de l’AWID? 

Nous pensons qu’un PSP est pertinent pour le Forum, car :

  • Il place les communautés qui vivent des réalités féministes, lesquelles seront illustrées et discutées lors du Forum, au cœur du processus de prise de décision.

  • Il est cohérent avec notre identité et notre rôle d’organisation de soutien/accompagnement des mouvements.

  • Il correspond à notre vision d’un Forum co-créé par différents mouvements féministes et de justice sociale. Ces derniers façonnent le Forum via leur participation dans les comités (contenu et méthodologie, accessibilité, activiste et pays d’accueil), créent et facilitent les activités en tant que partenaires de l’AWID et prennent également des décisions sur le Programme via le PSP.  

  • Il permet de renforcer la diversité des textures qui tisseront le Forum (et des voix qui composeront le chant du Forum). Il assure d’aller au-delà de l’AWID en tant que telle et des mouvements partenaires que nous connaissons, et avec qui nous collaborons déjà. Il laisse la porte ouverte à l’inattendu.  

Comment l’AWID a-t-elle eu l’idée de créer ce PSP? 

C’est la première fois que l’AWID envisage ce type de processus.

L’idée est initialement venue de l’équipe et des co-directrices de l’AWID. Avant de s’y engager, nous avons consulté certains fonds communautaires qui mettent en place des processus de sélection participative depuis des années. On retrouve parmi eux : le jeune Fonds féministe FRIDA, le Fonds trans international, le Fonds d’Afrique de l’Est pour les minorités sexuelles et les travailleurs·ses du sexe UHAI, ainsi que le Central American Women’s Fund (Fonds d’Amérique centrale pour les femmes). Nous les avons consultés pour en savoir plus sur leurs vastes expériences et avoir leurs retours.


Acitivités pré-sélectionnées

  • Autonomie Financière, le Briseur du Silence
    ORGANISATION DES FEMMES AFRICAINES DE LA DIASPORA (OFAD) ASSOCIATION LES PETITES MERES PRODADPHE ASSOCIATION AMBE KUNKO (AAK)

  • Contribution des organisations féministes dans la lutte contre l'extrémisme violent au Niger
    Femmes Actions et Développement (FAD)

  • Autofinancement: les femmes à l'épreuve des banques à domicile
    Rassemblement des Femmes pour le développement endogène et solidaire RAFDES

  • Alimentation et souveraineté alimentaire des femmes rurales
    Association Song-taaba des Femmes Unies pour le Développement (ASFUD)

  • Leaders féministes, engagées à investir la masculinité positive, dans la construction d’un nouvel ordre social équilibré, au niveau des localités de la Région du Cavally, Ouest de la Côte d’Ivoire : Comment opérer le changement des mentalités ?
    Une societe cooperative, la chefferie traditionnelle des localites, les autorites administratives et les autres associations feminines ONG Centre Solidarite "Investir dans les Filles et les Femmes

  • Co-creation d'une méthodologie de marrainage
    NEGES MAWON

  • Millénium d'opportunités pour la sauvegarde de la terre (MOST) par l'appui à la justice climatique des communautés locales et autochtones du bassin du Congo
    Jeunesse Congolaise pour les Nations Unies (JCNU), Association Genre et Environnement pour le Développement (AGED)

  • Imaginer une politique féministe queer asiatique
    ASEAN Feminist LBQ Womxn Network Sayoni

  • Soutenir l'autogestion: les doulas, les accompagnantes et les réseaux de soutien à l'avortement
    inroads

  • Féminismes en ligne: Comment les femmes se réapproprient la technologie
    Feminism In India

  • Un comité pour l'élimination des discriminations envers les travailleurs et travailleuses du sexe
    Asia Pacific Network of Sex Workers (APNSW), The International Women's Rights Action Watch Asia Pacific (IWRAW AP)

  • Pour un leadership et des organisations féministes durables : partage d'expériences individuelles et collectives
    HER Fund, Institute for Women's Empowerment (IWE) ,Kalyanamita, AAF

  • Réalités des Caraïbes : La radio Black Sauna
    WE-Change Jamaica

  • Les lignes d'assistance téléphonique pour les femmes
    Generation Initiative for Women and Youth Network (GIWYN),Youth Network for Community and Sustainable Development (YNCSD), Community Health Rights Network (CORENET)

  • La sensualité comme forme de résistance : un atelier corporel
    UHAI EASHRI

  • Discothèque lesbienne d'Europe de l'Est
    Sapfo Collective

  • FitcliqueAfrica: des séjours pour concrétiser des utopies féministes, guérir des traumas,  apprendre l'auto-défense
    FitcliqueAfrica (Fitclique256 Uganda Limited)

  • Communication Queer pour un Internet Libre
    Astraea Lesbian Foundation for Justice

  • Votre manière de considérer la santé sexuelle et reproductive est-elle biaisée par du validisme? Des bonnes pratiques pour inclure les personnes handicapées dans ces politiques
    Asia Pacific Network of Women with Disabilities and Allies

  • Décoloniser la Communication Non Violente
    API Equality-LA, Sayoni, ASEAN Feminist LBQ Womxn Network

  • Des approches féministes pour engager des poursuites judiciaires contre le harcèlement au travail
    Women's Legal Centre

  • Femmes en situation de conflit au Myanmar
    Women's League of Burma, Rainfall

  • Espaces féministes des Carïbes, expressions créatives et pratiques spirituelles pour la transformation des communautés
    CAISO: Sex and Gender Justice

  • POP-UPS : Le pouvoir juste. Des outils d'éducation populaire pour un futur féministe
    JASS/Just Associates

  • NonAnonyme : Rendre les pratiques féministes de la diaspora africaine noire sur la sobriété plus "queer"

  • Sorcellerie digitale: La pensée magique pour des horizons cyberféministes
    The Digital Witchcraft Institute

  • Élaborer des manifestes pour les femmes : les revendications des femmes de terrain pour le changement dans la région Asie-Pacifique
    Asia Pacific Forum on Women Law and Development

  • Concevoir vos voyages astraux
    EuroNPUD, narcofeminists as a loose group

  • Soins collectifs
    RENFA Rede Nacional de Feministas Antiproibicionistas

  • Musique de nos mouvements
    Radical imagination

  • Transformer des déchets en charbon de bois écologique
    KEMIT ECOLOGY SARL

  • Soins collectifs et rébellion des mouvements féministes antiracistes dans des contextes autoritaires et violents
    CFEMEA - Feminist Center of Studies and Advisory Services, CRIOLA - black women`s organization, Iniciativa Mesoamericana de Mujeres Defensoras

  • Briser les carcans religieux et patriarcaux du droit de la famille qui impactent nos vies #FreeOurFamilyLaws
    Musawah

  • Approche féministe pour la revendication des droits fonciers
    Badabon Sangho, APWLD

  • La grève mondiale des femmes : Notre résistance, notre futur
    Asia Pacific Forum on Women, Law & Development, ESCR-Net, Women's March Global

  • Pour une  « Terre Mère » inclusive
    Disability Rights Fund, Open Society Foundation

  • De l'inclusion à l'infiltration : Stratégies pour créer de véritables organisations féministes intersectionnelles
    Mobility International USA (MIUSA)

  • Les histoires cachées de femmes porteuses de handicaps invisibles : l'Art en action
    The Red Door, Merchants of Madness, Improving Mental Wellbeing through Art

  • Partenariats publics-privés et droits humains des femmes : Leçons tirées d'études de cas de pays du Sud
    Development Alternatives with Women for a New Era (DAWN)

  • Voyage interconnecté : nos corps, notre science-fiction !
    The Interconnected Journey Project, Laboratorio de Interconectividades

  • Compiler et construire : vision féministe pour contester l'ordre économique mondial dominant
    IWRAW Asia Pacific

  • L'auto-publication comme acte de résistance féministe
    International Women* Space

  • Bonnes pratiques de protection juridique pour les minorités sexuelles et de genre au Pakistan
    Activists Alliance Foundation, Khawja Sirah Society, Wajood Society, Wasaib Sanwaro

  • Approches féministes pour lutter contre le traffic d'être humains
    IWRAW Asia Pacific, Business & Human Rights Resource Center

  • Critique de l'individualisme et des politiques étatiques : mobilisation internationale contre les violences ciblées
    Masaha: Accessible Feminist Knowledge

  • Décoloniser l'intimité : comment les identités queer défient les structures familiales hétéronormatives
    WOMANTRA

  • Yeki Hambe - Le théatre des travailleurs et travailleuses du sexe
    Sex Worker Education and Advocacy Task Force

  • Créer une réalité féministe autochtone : Honorer le féminin sacré et ouvrir de nouvelles voies pour les femmes autochtones
    Cultural Survival, International Funders in Indigenous Peoples

  • Femmes brésiliennes contre la prohibition
    Mulheres Cannabicas, Tulipas do Cerrado

  • Commission pour la vérité féministe noire : tenir compte des injustice pour révolutionner le féminisme intersectionnel
    Black Women in Development

  • Le soin communautaire c'est aussi prendre soin de soi : les vraies histoires se racontent dans des espaces de confiance
    Eurasian Harm Reduction Association, Metzineres, Urban Survivor’s Union, Salvage women and children from drug abuse

  • Pas de mouvement interdit : danser les liens entre droits sexuels et ceux des personnes handicapées et trans pour contrer la violence
    National Forum of Women with Disabilities, Autonomy foundation, Nazyk kyz

  • L'impact de l'accaparemment du pouvoir par les entreprises sur les réalités féministes: développer des outils pour l'action
    ESCR-Net | Economic, Social, Cultural Rights Network

  • Réimaginer le SIDA : élaborer une stratégie féministe face au VIH
    Frontline AIDS, Aidsfonds, IPPI (Indonesian Network of Women Living with HIV), UHAI-EASHRI (East African Sexual Health and Rights Initiative)

  • Faire progresser la justice économique pour concrétiser notre vision d'un monde féministe
    International Network for Economic, Social and Cultural Rights, ESCR-Net

  • Café des travailleurs et travailleuses du sexe
    Hydra e.V.

  • Approche écoféministe du changement climatique et de la sécurité alimentaire
    Umphakatsi Peace Ecovillage, Human Rights Educational Centre

  • Relier les actions locales et internationales : l'expérience d'une mobilisation innovante par les travailleurs et travailleuses du sexe en Europe
    International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe, STRASS - French Sex Worker Union, APROSEX, Red Edition

  • Faire l'expérience d'une innovation technologique qui peut renforce notre sécurité lorsque nous circulons dans l'espace public
    Soul City Institute for Social Justice, Safetipin, Womanity Foundation

  • Les hiérarchies dans nos organisations sont-elles NON-féministes?
    Gay and Lesbian Coalition of Kenya National, Gay and Lesbian Human Rights Commission

  • Nous sommes tous et toutes différent.e.s mais nous partageons des valeurs communes
    UNWUD (Ukrainian network of women who use drugs), JurFem Association, Women's Prospects

  • Un monde sans classes
    Bunge La Wamama Mashinani (Grassroots Women's Parliament)

  • Les femmes renforcent le pouvoir des communautés
    Institute for Women's Empowerment (IWE), Solidaritas Perempuan, ASEC Indonesia, Komunitas Swabina Pedesaan Salassae (KSPS)

  • Organisations féministes et leadership transformationnel : Les travailleuses en Amérique latine créent un mouvement ouvrier féministe
    Solidarity Center

  • Féminisme et handicap : théatre participatif pour décoloniser les récits qui stigmatisent
    Rising Flame, National Indigenous Disabled Women Association, Nepal, The Spectrum & Union of Abilities, The Red Door

  • Donner de la valeur et ancrer le repos, le plaisir et le jeu
    ATHENA Network

  • Le projet de jugement féministe africain
    The Initiative for strategic Ligation in Africa (ISLA)

  • Voix du front : renforcer le pouvoir collectif pour mettre fin à l'incarcération des femmes dans le monde
    International Drug Policy Consortium, Equis Justicia para las Mujeres, National Council for Incarcerated and Formerly Incarcerated Women and Girls, Women and Harm Reduction International Network

  • Activisime des jeunes queer : pour une ère de droits humains et de développement durable
    African Queer Youth Initiative, Success Capital Organisation

  • Nos luttes, nos histoires, nos ressources
    Oriang Lumalaban, Pambansang Koalisyon ng Kababaihan sa Kanayunan

  • Asie du Sud-Est : Franchir les obstacles pour une action autochtone collective pour le climat
    Cuso International, Asia Indigenous Peoples' Pact

  • Dépasser l'amour romantique pour renforcer la justice sociale et l'amour au sein de la communauté
    Eurasian Women's Network on AIDS

  • Intersexualité et féminisme
    Intersex Russia

  • Comprendre les expériences et les besoins en matière de santé reproductive des personnes de diverses identités de genre
    Asia Pacific Transgender Network (APTN)

  • Conversations sur la mobilisation contre le VIH comme un espace de discrimination
    Because We Care Collaborative

  • Le Manifeste des systèmes alimentaires du Mississippi
    Center for Ideas, Equity & Transformative Change, National Council of Appropriate Technology - Gulf South, MS Food Justice Collaborative, Malcolm X Grassroots Movement

  • Coprésidence du mouvement des femmes kurdes comme exemple de féminisme radical abouti
    The Free Women’s Movement (TJA)

  • Infortunes : Marcher sur des oeufs
    Eldoret Women For Development (ELWOFOD), Mama Cash, Young women against Women Custodial Injustices Network

  • LIBERTÉ

  • La prison n'est pas féministe : explorer l'impact et les alternatives à la police et à l'incarcération
    Migrant Sex Workers Project, Showing Up For Racial Justice

  • La société Bondo : pour des rites de passage sans mutilations en Sierra Leone
    Purposeful

  • Terres et territoires libérés : Un dialogue panafricain
    Thousand Currents (USA), Abahlali baseMjondolo (South Africa), Nous Sommes la Solution (west Africa/regional), Movilización de Mujeres Negras por el Cuidado de la Vida y los Territorios Ancestrales (Colombia), and Articulation of Black Rural Quilombola Communities (Brazil)

  • L'éducation populaire et la mobilisation pour une économie féministe
    Jamaica Household Workers Union (JHWU), United for a Fair Economy, Centro de Trabajadores Unidos en la Lucha (CTUL)

  • Se mobiliser avec un portefeuille vide? C'est possible !
    Breakthrough India

  • Partage d'expériences autour de la création d'un réseau pour les femmes défenseuses des droits humains en Afrique de l'Est : L'expérience ougandaise
    Women Human Rights Defenders Network Uganda

  • Clinique technologique
    Stichting Syrian Female Journalists Netowrk

  • Construire des mouvements inspirants : Dépasser le stade de la représentation symbolique
    Rising Flame

  • Justice et guérison pour les survivant·e·s de violences basées sur le genre: un débat interactif sur la justice resaurative et sur l'anatomie du pardon
    One Future Collective

  • Actions collectives pour mettre un terme à la transphobie : une perspective féministe
    Asia Pacific Transgender Network, Iranti, Transgender Europe

  • Femmes lesbiennes, bisexuelles et queer et demande d'asile
    Sehaq

  • Avortement et handicap : vers une approche intersectionnelle fondée sur les droits humains
    Women Enabled International

  • Apprendre à soutenir l'auto-gestion de communautés de personnes sans papiers, migrantes, travailleuses du sexe et criminalisées
    Buttrerfly (Asian and Migrant Sex Workers Support Network)

  • Le souci de soi : un outil fondamental pour la durabilité des mouvements féministes et LGBTQI
    United and Strong Inc., S.H.E Barbados, Lez Connect

  • Donner la place aux voix, aux réalités et au pouvoir collectif des jeunes féministes en faveur de la justice climatique
    Young Feminist organization Gasy Youth Up, Young African Feminist Dialogues

  • Femmes solidaires et en action : incarner nos réalités (Asie et Afrique)
    Women Performing the World (Asia/Africa)

  • Défier le patriarcat : les travailleurs et travailleuses dans le secteur des loisirs et du divertissement
    Women Forum for Women in Nepal (WOFOWON)

  • Non-citoyennes: la question de la citoyenneté des femmes dans le contexte des communautés migrantes et vulnérables en Asie du Sud
    NEthing

  • Visualiser comment faire entendre nos voix dans le contexte de la crises climatique et migratoire
    Women's Refugee Commission, The Feminist Humanitarian Network, ActionAid

  • Dans le même bateau : les fonds pour les femmes et les mouvements de femmes cocréent des réalités féministes
    Mama Cash, Global Fund for Women, Urgent Action Fund - Africa

  • Co-création de magie avec des mouvements de jeunes féministes : pratiques participatives qui inspirent la joie
    Feminist organizing, FRIDA The Young Feminist Fund (Community), Teia

  • Droit de protection de femmes vivant des réalités difficiles : le cas de 3 organisations de femmes de communautés marginales
    NGO Asteria, Ermolaeva Irena and Bayazitova Renata. NGO Ganesha Musagalieva Tatiana. NGO Ravniy Ravnomu Kucheryavyh Tanya

  • Feminnale (biennale féministe) - Les traditions contre l'art et les formes d'expression
    Bishkek Feminist Initiatives

  • Résistance grâce au savoir, aux arts et à l'activisme : création d'une bilbliothèque féministe en Arménie
    FemHouse, Armenia

  • À la conquête du système onusien grâce à des stratégies féministes (il ne faut pas être avocat.e pour s'amuser)
    Kazakhstan Feminist Initiative "Feminita", IWRAW Asia Pacific, ILGA World

  • Les données, à quoi ça sert ? Vers des données élaborées d'une perspective féministes pour répondre à nos besoins !
    International Women's Development Agency, Women's Rights Action Movement, Fiji Women's Rights Movement

  • Criminalisation de la voix, du leadership et de l'influence des femmes sur les lois, les politiques et les pratiques au Kenya
    Keeping Alive Societies Hope-KASH, Katindi Lawyers and Advocates, Vocal Kenya

  • De la Colombie vers le monde, la force de changement des femmes africaines
    Proceso de Comunidades Negras en Colombia -PCN, Solidarité Féminine por la Paix el le Develppment Integral -SOFEPADI,

  • Salon d"écoute AfroQueer et stand d'enregistrement d'histoires
    AQ Studios, None on Record, AfroQueer Podcast

  • Revendiquer l'intégrité corporelle
    GBV Prevention Network : Coordinated by Raising Voices

  • Apprenons de la diversité
    Circulo de Mujeres con Discapacidad -CIMUDIS, Alianza Discapacidad por nuestros Derechos -ADIDE, Fundación Dominicana de Ciegos -FUDCI, Filial Puerto Rico de Mujeres con Discapacidad

  • Le football comme outil féministe
    Fundación GOLEES (Género, Orgullo, Libertad y Empoderamiento de Ellas en la Sociedad)

  • Constellations migrantes
    LasVanders

  • Dialogues écoféministes pour la défense
    CIEDUR (Centro Interdisciplinario de Estudios sobre el Desarrollo), Equit, Foro permanente de Manaos y Amazonia

  • Le mouvement «La Frida Bikes»
    La Frida Bike

  • Sorcellerie, chamanisme et autres savoirs insurrectionnelles contre le patriarcat.
    Colectiva Feminista MAPAS-Mujeres Andando Proceso por Autonomías Sororales

  • Expériences, apprentissages et défis relatifs à la gestion de la sécurité holistique des organisations horizontales féministes et de la dissidence liée à l'identité de genre en période de crise sociale et politique. L'expérience du soulèvement populaire du 18 octobre au Chili.
    Fudación Comunidades en Interfaz

  • La nourriture que nous connaissons tou·te·s
    Las Nietas de Nonó, Parceleras Afrocaribeñas por la Transformación barrial (PATBA)

  • Pratiques de résistance des femmes autochtones du Pérou et du Guatemala face au changement climatique
    Thousand Currents, Red de Mujeres Productoras de la Agricultura Familiar, Asociación de Mujeres Ixpiyakok (ADEMI, Ixpiyakok Women's Association)

  • Construire des villes féministes
    CISCSA, Articulacion Feminista Marcosur

  • Mets-toi à ma place
    Alianza Discapacidad por nuestros Derechos - ADIDE, Circulo de Mujeres con Discapacidad -CIMUDIS

  • Déblayer la voie pour que les femmes puissent vivre pleinement, guérir les traumatismes collectifs et historiques
    Grupo de Mujeres Mayas Kaqla

  • Des femmes autochtones zapotèques défiées par la nature

  • Foyers de soins et de réparation pour les défenseuses des droits humains dans le cadre de l'approche d'une protection intégrale féministe : une réalité féministe
    Iniciativa Mesoamericana De Defensoras de Derechos Humanos, Consorcio Oaxaca para el Diálogo Parlamentario y la Equidad A.C, Red Nacional De Defensoras De Derechos Humanos en Honduras, Coletivo Feminista de Autocuidado

  • Guérir ta voix de licorne : tisser des technologies ancestrales et digitales pour aiguiser la langue

  • Pistes féministes vers un protocole de maternité assistée pour les femmes en situation de handicap
    Circulo emancipador de mujeres y niñas con discapacidad de Chile, CIMUNIDIS, WEI

  • Ecole pour enfants trans féministes
    Fundación Selena

  • REDTRASEX: Expérience d'organisation et de lutte pour les droits des travailleuses du sexe d'Amérique Latine et des Caraïbes
    RedTraSex Red de mujeres trabajadoras sexuales LAC

  • Violence de genre dans le monde du commerce du sexe
    Brigada Callejera de Apoyo a la Mujer, "Elisa Martínez", A.C., Red Mexicana de Organizaciones Contra la Criminalización del VIH. Red Mexicana de Trabajo Sexual

  • La migration nous oblige à tracer notre chemin au fur et à mesure que nous marchons
    Asociación de Trabajadoras del Hogar a Domicilio y de Maquila. ATRAHDOM

  • Nouveaux récits pour les femmes noires : corps, guérison et plaisir.

  • Tisser des souvenirs et des réseaux - Les féministes noires renforcent les féminismes noirs en Amérique latine et aux Caraïbes
    Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora, Articulação de Organizações de Mulheres Negras Brasileiras (AMNB), Voces Caribeñas

Quels sont les enjeux sur lesquels travaille l’AWID ?

L’AWID œuvre à renforcer la justice de genre et les droits humains des femmes.

Nous travaillons à renforcer les voix et l'impact des défenseuses des droits humains, des organisations et des mouvements.

Nos Domaines prioritaires sont étroitement liés aux réalités internationales. Ils sont le reflet de situations de plus en plus précaires qui sapent les droits des femmes à l’échelle mondiale.

  • La justice économique 
  • Les ressources pour les droits des femmes
  • S'opposer aux fondamentalismes religieux
  • Les défenseuses des droits humains
  • L'activisme des jeunes féministes

Découvrir les domaines prioritaires de l’AWID

Tactiques, stratégies et impacts des antidroits

Chapitre 5

Les antidroits ont adopté une double stratégie : outre leurs attaques ouvertes sur le système multilatéral, ils et elles sapent les droits humains depuis l’intérieur. Leur implication vise à prendre le contrôle des processus, instaurer des normes régressives et fragiliser la redevabilité.

Photo-OP // the first anniversary of the EU signature to the Council of Europe Convention to prevent and combat gender-based violence and domestic violence, the so-called Istanbul Convention
© ALDE Group/Flickr
Photo-OP // Le premier anniversaire de la signature par l'UE de la Convention du Conseil de l'Europe pour prévenir et combattre la violence basée sur le genre et la violence domestique, dite Convention d'Istanbul

Leur implication dans les sphères des droits humains a un but essentiel : saper le système et sa capacité à respecter, protéger et assurer les droits humains de tout un chacun, et à tenir les États membres pour responsables de leurs enfreintes. Certaines tactiques antidroits en dehors de l’ONU visent à la délégitimer, exercer des pressions politiques pour limiter son financement ou se retirer d’accords internationaux sur les droits humains. Les acteur·rice·s antidroits gagnent cependant en influence au sein même de l’ONU. Leurs tactiques de l’intérieur incluent la formation de délégué·e·s, la dénaturation de cadres relatifs aux droits humains, la dilution de la substance d’accords sur les droits humains, l’infiltration de comités d’ONG, la demande du statut ECOSOC sous un nom neutre, l’infiltration des espaces des jeunes et la pression pour que des acteur·rice·s antidroits occupent des postes clés.

Sommaire

  • L’institutionnalisation des antidroits dans les mécanismes de l’ONU
  • Le retrait et la délégitimation
  • L’appauvrissement des standards relatifs aux droits humains
  • La prise de contrôle : création d’un cadre des droits humains parallèle
  • Exercice : Oui, ils et elles sont fort·e·s, mais nous aussi!
  • Exercice : Tenir les gouvernements pour responsables

Lire le chapitre complet

2005: le second Dialogue de haut niveau a lieu

Second Dialogue de haut niveau sur le financement du développement

  • Organisé les 27 et 28 juin 2015, le second Dialogue de haut niveau sur le financement du développement,  avait pour thème Le Consensus de Monterrey : état de la mise en œuvre et responsabilités futures.
  • Outre les six traditionnelles tables rondes portant   sur chacun des chapitres du Consensus de Monterrey, un dialogue interactif officieux a été instauré entre différentes parties prenantes, parmi lesquelles des groupes de défense des droits des femmes.
  • Les nations « en développement » ont lancé un appel à prendre en compte les défis mondiaux aussi bien que les possibilités et besoins locaux dans les interactions avec les différents groupes sociaux ­–notamment les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, etc. – sur les thèmes identifiés dans le Consensus de Monterrey.