Anit-Racism Movement (ARM) / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Ressources des mouvements féministes

Image pour partager l'enquête! "Ou est L'argent?"

 

L'enquête "Où est l'argent?" #WITM est maintenant en ligne ! Plongez dans l'enquête et partagez votre expérience du financement de votre organisation avec des féministes du monde entier.

En savoir plus et participer à l’enquête!


Les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et leurs allié-e-s du monde entier s’opposent au pouvoir et imaginent de nouvelles politiques de libération. Des ressources économiques et politiques aux actes quotidiens de résistance et de survie, les contributions qui viennent nourrir ce travail revêtent de nombreuses formes.


L’initiative de l’AWID, Ressources des mouvements féministes (Resourcing Feminist Movements, RFM), met en lumière l’écosystème de financement actuel, qui va des modèles d’attribution des ressources auto-générée aux voies de financement officielles.

A travers nos recherches et analyses, nous examinons de quelles façons les pratiques de financement pourraient mieux servir nos mouvements. Nous faisons une étude critique des contradictions propres au “financement” de la transformation sociale, compte tenu notamment de la répression politique croissante, des programmes anti-droits et du pouvoir grandissant des entreprises. Mais surtout, nous élaborons des stratégies collectives en appui à des mouvements fleurissants, solides et résilients.


Nos Actions

Reconnaissant la richesse de nos mouvements et répondant au contexte actuel, nous oeuvrons à:

  • Créer et élargir les alternatives : Nous développons les pratiques de financement qui accordent une place prépondérante aux priorités des activistes et impliquons un large éventail de donateurs et d’activistes dans la création de nouveaux modèles dynamiques d’attribution de ressources en faveur des mouvements féministes, en particulier dans un contexte qui voit l’espace de participation de la société civile diminuer considérablement.

  • Enrichir nos connaissances : Nous explorons, échangeons et consolidons nos connaissances sur la façon dont les mouvements attirent, organisent et utilisent les ressources qui leur sont nécessaires pour entreprendre des changements significatifs.

  • Plaider : Nous travaillons en partenariat, comme avec le Count Me In! Consortium, afin d’influencer les programmes de financement et permettre aux mouvements féministes d’être en dialogue direct pour déplacer le pouvoir et l’argent.

 

Contenu lié

Pourrons-nous modifier les noms des intervenant·es et les détails des activités au cours de l’année 2024 ? L’envoi de la proposition a lieu presque un an avant la tenue de l’événement !

Oui, tout à fait. Le formulaire actuel vous demande d’énumérer les noms des personnes qui interviendront sur l’activité, même si elles ne sont pas encore confirmées. Nous comprenons bien que des changements peuvent se produire au cours de l’année.

Snippet - Intro WITM - FR

Where is the Money for Feminist Organizing? Survey Results

Thanks to our global feminist community! From May to August 2024, nearly 1,200 organizations working for Women's rights, gender justice, and LBTQI+ equality shared their experiences in the WITM survey. The results offer a unique picture of how feminist movements are resourced and where gaps remain.

Stay tuned for the upcoming report for more analysis!
 

Learn more about the insights

Quel est l’objet de l’enquête WITM?

Le principal objectif de l’enquête WITM est de faire la lumière sur la situation financière de divers mouvements féministes, de défense des droits des femmes, pour la justice de genre, de défense des personnes LBTQI+ et des mouvements alliés dans le monde entier. Sur cette base, nous souhaitons démontrer l’importance d’orienter davantage de fonds, de meilleure qualité, et de transférer le pouvoir vers les mouvements féministes.

Aurai-je l’occasion de faire part de mon opinion sur des questions qui ne sont pas incluses dans l’enquête?

Oui, nous vous invitons à détailler des points importants pour vous en répondant à la ou aux questions ouvertes à la fin de l’enquête.

Snippet - WITM FAQ - FR

Foire aux questions - FAQ

Snippet - Rights and Resources - FR

Droits et ressources : se préparer pour les 30 prochaines années

✉️ Les inscriptions en personne sont closes. Inscrivez-vous au livestream ici
Événement en anglais 

📅 Mercredi 12 mars 2025
🕒 12.00h-13.30h EST

🏢 PNUD, 304 E 45th St. Doha Room, 11th Floor (FF Building)

Organisé par : PNUD, Femena, SRI et AWID

WITM - Refreshed DATA SNAPSHOTS - FR

Présentation des donnée

Notre force collective, notre sagesse et notre engagement sont illimités... mais pas nos comptes en banque.

Cette synthèse s’appuie sur les réponses de 1 174 organisations féministes, de défense des droits des femmes, LBTQI+ et alliées (désignées ci-après comme « organisations féministes et de défense des droits des femmes ») issues de 128 pays, ayant participé à l’enquête Où est l’argent pour l’organisation des mouvements féministes ?

Instantanés de données à venir

Snippet - COP30 - Ecozine card - FR

📰 La solidarité féministe transnationale : un antidote à l’écocide

Ce fanzine collectif est issu d’une série de cercles de partage organisés en 2022, rassemblant des féministes des quatre coins du monde. Ces rencontres visaient à partager des expériences et à s’enrichir mutuellement pour découvrir comment les communautés réagissent à la crise climatique dans divers contextes locaux.

Téléchargez le fanzine

Snippet - WID2026 - Join the Global _FR

Rejoignez la communauté féministe mondiale !

Inscrivez‑vous pour devenir membre de l’AWID afin de vous connecter à plus de 9 600 mouvements féministes dans le monde et co-créer une variété de plateformes et d’espaces conçus spécialement pour les activistes et les organisations, allant des ateliers de formation aux espaces de solidarité et aux rencontres entre membres.

La communauté des membres de l’AWID est disponible sous forme d’application. Téléchargez l’application et commencez à vous connecter avec les mouvements !

Défenseur-e-s des droits humains

Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.

Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.


Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses

Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.

En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :

  • les agressions physiques et la mort
  • les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
  • le harcèlement judiciaire et la criminalisation
  • l’épuisement

Une approche holistique et collaborative de la sécurité

Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :

  • éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
  • renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.

Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :

  • de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
  • de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
  • de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
  • de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.

Nos actions

Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.

  • Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;

  • Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;

  • Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;

  • Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.

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La justice devant la loi pour toutes et pour tous

La justice devant la loi pour toutes et pour tous

L’accès à la justice, en tant que droit fondamental, est inscrit à l’Article 8 sur le « Droit au recours juridique effectif » de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il devrait être à la portée de toutes et de tous. Malheureusement, la triste réalité est bien différente puisque dans plusieurs pays du monde, la justice n’est pas aisément accessible.  


Il est fréquent que les populations marginalisées et les personnes vivant dans la pauvreté doivent composer avec une série d’obstacles qui les empêchent d’avoir accès à la justice. Il suffit de citer les frais juridiques élevés, la discrimination et le manque généralisé d’information. Ces situations ont fait de l’accès à la justice l’apanage des gens riches et influents, plutôt qu’un droit pour tout un chacun. À cet égard, « en tant que société mondiale, nous n’avons pas réellement progressé au-delà de l’époque féodale », affirme l’Alliance mondiale pour l’aide juridique (Global Alliance for Legal Aid, GALA).

Afin de contribuer à modifier certaines des inégalités actuelles sur le plan de l’accès à la justice, GALA, une alliance de juristes, offre gratuitement des services d’aide juridique et de défense de l’intérêt public pour ceux qui en ont le plus besoin, particulièrement dans les pays de l’hémisphère sud. 

« GALA : où aucun et aucune activiste n’est une île. »

Initiatives mondiales actuelles

Certains groupes et individus éprouvent souvent des difficultés à trouver de l’aide juridique gratuite. On peut notamment évoquer les victimes d’accaparement des terres; les personnes subissant des préjudices découlant de la pollution environnementale ou d’autres lésions corporelles en raison de la conduite gouvernementale illégale ou du comportement des grandes sociétés; les femmes dont on a abusé qui souhaitent divorcer; ou encore les personnes qui ont été leurrées par des fournisseurs de services financiers non réglementés. Par exemple, suivant la mise en place d’un système pyramidal en Ouganda, des milliers de personnes ont perdu des millions de dollars. GALA représente actuellement 3 000 victimes de ce système, en collaborant avec son partenaire local, la direction de la faculté de droit/d’administration de l’Université Makerere de Kampala.

« Les enjeux qui préoccupent GALA ont une vaste portée et ils touchent entre autres aux sphères suivantes : la défense de l’intérêt public pour les victimes de fraudeurs financiers; la défense et la prévention liées à l’accaparement des terres; la protection environnementale; la réforme carcérale; les droits des femmes et des veuves; les droits des migrants; et l’aide juridique destinée aux personnes vivant dans la pauvreté. »

GALA nous affirmait qu’en Ouganda, à la suite d’une fraude impliquant de fausses institutions de microfinance, « plusieurs victimes se sont suicidées » et que « les criminels vivent au vu et au su de tous, profitant des fruits de leurs délits, l’État n’ayant intenté aucune poursuite à leur endroit ». Il en est ainsi parce qu’ils « ont soudoyé les juges et les politiciens, alors que les personnes pauvres ne peuvent se permettre de payer pour obtenir justice ». En plus des efforts investis en Ouganda, l’alliance a établi un nouveau partenariat au Koweït et dirige des initiatives en cours à la Grenade.

Créer des cliniques d’aide juridique

Outre les initiatives qui occupent actuellement GALA, l’alliance planifie des percées en Inde et en Grèce, le ‘berceau de la démocratie’. L’alliance estime tout simplement non démocratique et inconstitutionnel le fait que les tribunaux grecs « exigent que les personnes voulant faire valoir leurs droits versent un cautionnement en fonction de l’éventuelle valeur de la cause ». Il s’agit d’un obstacle évident à l’application des droits au sein des tranches marginalisées et pauvres de la société. Ainsi, l’un des projets qu’envisage GALA porte sur la création de cliniques d’aide juridique.

« À ce jour, nous avons constaté que dans les endroits où GALA est à l’œuvre, il n’existe pas de cliniques d’aide juridique ni d’avocats et avocates pro bono. »

Évidemment, ce projet exige non seulement une solide planification, mais également du financement. GALA est à élaborer une étude de faisabilité à Kampala et à la Grenade afin de commencer à offrir de l’aide juridique et à établir ses propres cliniques. Il est difficile de se l’imaginer, mais l’alliance nous a indiqué qu’à la Grenade (population de 100 000 habitants), « il n’existe absolument aucun service d’aide juridique sur l’île, [il n’y a] que 12 avocat-e-s de la défense » et aucune faculté de droit. En fait :

« L’université ‘locale’ est en fait une faculté de médecine américaine. » - GALA

Représentant des droits humains (à la Grenade) Milton Coy et Jami Solli, Directrice exécutive de GALA

Dans le contexte et l’environnement si pénibles que décrit GALA, l’alliance devra bâtir à partir de zéro. Elle est néanmoins déterminée à offrir de l’aide et de l’information juridiques « à la fois aux personnes accusées, incarcérées ‘en détention provisoire’ et en attente de procès et aux victimes de crimes ». GALA examine la possibilité de solliciter le soutien d’étudiant-e-s en droit d’autres pays qui seraient supervisés par un avocat ou une avocate de la localité. Elle souhaite également l’appui de la Grenada Human Rights Association, affiliée à GALA.

Toujours en Ouganda, GALA prévoit de commencer à offrir de l’aide juridique en 2016, avec l’aide d’étudiant-e-s en droit supervisés par un professeur de droit ou un praticien du domaine. Le projet sera réalisé en collaboration avec son partenaire local, soit la direction de la faculté de droit/d’administration de l’Université Makerere. Restez attentifs à cette évolution!

« Un goût de justice »

Pour soutenir sa mission, ainsi que les initiatives en cours et celles qui sont planifiées, GALA vend des produits de commerce équitable, notamment du café provenant d’Ouganda, par l’entremise d’un partenariat avec Thanksgiving Coffee. L’alliance prévoit de vendre et distribuer d’autres produits de commerce équitable afin de proposer un produit de chaque pays où elle offre de l’aide juridique ou soutient une cause d’intérêt public. Vous pouvez visiter ici la boutique de café en ligne tenue par GALA.


Connectez-vous :

Source
AWID

Legal Justice for All

Legal Justice for All

Access to justice, as a fundamental right, is enshrined in Article 8 "Right to Effective Judiciary" of the Universal Declaration of Human Rights and should be accessible to everyone. The sad reality is that in many countries around the world, legal justice is not readily accessible. 


Often, marginalized populations and people living in poverty face numerous obstacles in accessing justice, including high legal costs, discrimination and a general lack of information. This has made accessing justice more of a commodity of the wealthy and influential than a right for all. In this regard, “we as a global society have not truly progressed beyond feudal times.” says the Global Alliance for Legal Aid (GALA).

To help change some of the existent inequalities in accessing justice, GALA, an association of jurists, provides free legal aid and public interest advocacy to those who most need it, specifically in Global South countries.

“GALA: where no advocate is an island.”

Current Global Initiatives

It is often difficult for certain groups and individuals to find free legal assistance. This includes victims of a land grab, those suffering harm due to environmental pollution or other bodily harm by illegal government or corporate conduct, abused women seeking to file for divorce, or those who have been deceived by providers of unregulated financial services. For example, as a result of a pyramid scheme in Uganda, thousands of people have lost millions of dollars. GALA currently represents 3,000 victims of this scheme by working together with its local partner, the head of the business/law faculty at Makerere University in Kampala.

"GALA’s issue scope ranges from public interest advocacy for victims of financial fraudsters; to land grab defense and prevention; environmental protection; prison reform; women’s and widow’s rights, migrants’ rights and legal aid for the poor."

GALA told us that, in Uganda, as a consequence of fraud by fake micro-finance institutions “several of the victims committed suicide” and that “the criminals are living openly, enjoying the fruits of their theft and the state has not prosecuted them.” The reason being that they have “paid off judges and politicians but the poor cannot pay for justice”. In addition to working in Uganda, the association has a new partnership in Kuwait and ongoing initiatives in Grenada.

Envisioning Legal Aid Clinics

Beyond GALA’s current initiatives, the association is planning further outreach in India and Greece, the ‘birthplace of democracy.’ The association describes simply undemocratic and unconstitutional that the Greek courts “have been requiring that persons who want to enforce their rights file a bond based on the potential value of the case.” This is a clear obstacle to enforcing rights of the marginalized and poor parts of the society. So, one of the projects GALA is thinking about are legal aid clinics.

What we have found thus far is that in places where GALA is working, there are not any legal aid clinics or pro bono lawyers.”

This of course takes not only much planning but also funding. GALA is now working on a feasibility study in Kampala and Grenada aiming to start supplying legal aid and establishing its own clinics. It’s hard to imagine but the association told us that in Grenada (population of 100,000) “there is no legal aid provided on the island whatsoever, [there are] only 12 criminal defense lawyers” and there no law faculty. In fact:

“The ‘local’ university is in reality a US medical school.”- GALA

Grenada human rights representative Milton Coy and GALA Executive Director Jami Solli

In such a difficult case and environment, as GALA described, the association will be starting from ground zero but is determined to offer legal aid and information “both to the accused who are incarcerated ‘on remand’ awaiting trial, and to crime victims”. The association is considering seeking support of law students from other countries but with the supervision by a local lawyer and the Grenada Human Rights Association, GALA’s affiliate.

Similarly in Uganda, GALA envisions 2016 as a year where they would start providing legal aid through law students supervised by a law professor or practitioner and through GALA’s local partner, the head of the business/law faculty at Makerere University. Stay tuned for this!

“A taste of Justice”

To support its mission, ongoing and planned initiatives, GALA sells fair trade products such as its current offer, coffee from Uganda through a partnership with Thanksgiving coffee. GALA plans to establish other fair trade product sales and distribution in order to sell a product from every country where it provides legal aid or supports a public interest case. Here you can visit GALA's coffee online store


Connect:

Source
AWID

Justicia legal para todxs

Justicia legal para todxs

El acceso a la justicia, entendido como un derecho fundamental de todas las personas, se encuentra consagrado en el artículo 8 sobre el «Derecho a un recurso judicial efectivo» de la Declaración Universal de Derechos Humanos. La triste realidad sin embargo muestra que en numerosos países de todo el mundo no es posible acceder con facilidad al sistema jurídico.


A menudo, las poblaciones marginadas y las personas que viven en la pobreza se enfrentan a muchos obstáculos para acceder a la justicia, como por ejemplo los costos elevados de los trámites legales, la discriminación y la falta de información en general. Por esto, el acceso a la justicia se ha convertido en una mercancía de las personas acaudaladas e influyentes más que en un derecho de toda la ciudadanía. En este sentido «como sociedad global no hemos avanzado verdaderamente después del feudalismo», afirma la Global Alliance for Legal Aid (GALA, la Alianza Mundial por la Asistencia Letrada).

Para cambiar algunas de las desigualdades imperantes en el acceso a la justicia, GALA — una asociación de juristas — presta asistencia jurídica gratuita y promueve los litigios de interés público para quienes más lo necesitan, en especial en los países del sur global.

«GALA: donde no hay activistas que sean islas».

Iniciativas mundiales en curso

En general, para determinados grupos e individuos resulta difícil encontrar asistencia letrada gratuita. Esto incluye a víctimas de la apropiación de tierras, de la contaminación ambiental o a quienes que padecen otros daños físicos producto de comportamientos ilegales gubernamentales o corporativos; a mujeres maltratadas que buscan presentar una demanda de divorcio; o a quienes han sido víctimas de estafa por prestadores de servicios financieros no regulados. Por ejemplo, como resultado de un esquema piramidal en Uganda, miles de personas han perdido millones de dólares. GALA actualmente representa a 3000 de las víctimas de ese esquema. Para ello trabaja con su contraparte local, la máxima autoridad de la Facultad de Comercio/Derecho de la Universidad de Makerere en Kampala.

«Las temáticas de las que se ocupa GALA cubren desde los litigios de interés público a favor de las víctimas de fraude financiero, hasta la prevención y la defensa contra la apropiación de tierras, la protección ambiental, la reforma penitenciaria, los derechos de las mujeres y las viudas, los derechos de las personas migrantes y la asistencia jurídica para personas pobres.»

GALA nos cuenta que en Uganda, como consecuencia del fraude cometido por falsas entidades de microfinanzas , «se suicidaron varias víctimas» y que «los delincuentes están viviendo en libertad, disfrutando de los frutos de su estafa y el Estado no los ha procesado». Esto se debe a que «han pagado a jueces y políticos, pero las personas pobres no pueden pagar para tener justicia». Además de trabajar en Uganda, GALA ha forjado una nueva alianza en Kuwait y tiene iniciativas en marcha en Granada.

Planes para establecer centros de asistencia letrada  

Además de las iniciativas actuales de GALA, la asociación planea extenderse a la India y a Grecia, la ‘cuna de la democracia’. Para GALA, que los tribunales griegos «exijan a las personas que desean hacer cumplir sus derechos que paguen un arancel en función del valor potencial del caso que interpongan» es sencillamente «antidemocrático e inconstitucional». Se trata sin dudas de un obstáculo para que las franjas más marginadas y pobres de la sociedad puedan realizar sus derechos. Por eso, uno de los proyectos que GALA está pensando desarrollar en Grecia consiste en la creación de centros de asistencia letrada.

«Lo que hemos encontrado hasta ahora es que en aquellos lugares en los que GALA está trabajando no existen clínicas ni profesionales que brinden asistencia letrada (gratuita)».

Esto requiere desde luego no solo mucha planificación sino además financiamiento. GALA está trabajando ahora en un estudio de viabilidad en Kampala y otro en Granada para comenzar a prestar asistencia jurídica y establecer sus propios centros. Es difícil de imaginar pero GALA nos dijo que en Granada (con una población de 100 000 habitantes) «no se presta ningún tipo de asistencia jurídica: existen únicamente 12 penalistas que defienden a personas acusadas» y ninguna Facultad de Derecho.

«La única universidad ‘local’ es en realidad una escuela de medicina de los Estados Unidos». GAL

Representante de derechos humanos (en Granada) Milton Coy y Jami Solli, Directora Ejecutiva de GALA

Frente a situaciones y contextos tan difíciles como los que describió GALA, la asociación comenzará desde cero pero con la determinación de brindar asistencia e información letradas “«tanto a las personas acusadas y que se encuentran cumpliendo prisión preventiva es espera del juicio, como a las víctimas de delitos». La asociación está considerando buscar el apoyo de estudiantes de derecho de otros países quienes trabajarían bajo la supervisión de un abogado o abogada local y de la Grenada Human Rights Association [Asociación de Derechos Humanos de Granada], afiliada a GALA.

En Uganda, GALA prevé que en 2016 podría comenzar a brindar asistencia jurídica a través de estudiantes de derecho bajo la supervisión de un profesor o profesora o profesional en ejercicio y a través de la contraparte local de GALA, la máxima autoridad de la Facultad de Comercio/Derecho de la Universidad de Makerere. ¡Mantente en contacto para conocer las novedades!

«El sabor de la justicia»

Para apoyar su misión, las iniciativas en curso y las planificadas, GALA vende productos basados en el principio de comercio justo y en este momento está ofreciendo café de Uganda a través de una alianza con Thanksgiving Coffee. GALA tiene pensado vender y distribuir otros productos elaborados a partir de ese mismo principio provenientes de cada uno de los países donde brinda asistencia letrada o presta apoyo para litigios de interés público. Aquí puedes visitar la tienda de café en línea de GALA. (en inglés)


Formas de contacto:

Source
AWID

Mobilizing Change

Mobilizing Change

In her own words, Ruth Acheinegeh (AWID member since 2010) is a “young woman in her early thirties, full of energy and cheerfulness in her encounters with those around her and with one leg affected by polio.”

She owns and runs a local market stall in Bamenda, Cameroon which also sells bags and clothing made by a local group of women with disabilities. This is a valuable source of financial support for Ruth, and also enables her to partly support her family.

"What keeps me going is the spirit of moving and creating a new spotlight for many more women with disabilities not only in Cameroon but all over the world, hoping to have an inclusive society for all."

Strengthen leadership skills

Staff from AWID met Ruth in August 2010 in Eugene, Oregon, United States, at the Mobility International USA’s (MIUSA) Women's Institute on Leadership and Disability (WILD) that brought together numerous women leaders with disabilities from all over the world to “strengthen leadership skills, create new visions and build international networks of support.” After returning to Cameroon, Ruth created the North West Association for Women with Disabilities, the first ever women’s group in Bamenda focusing only on women’s issues. It now counts 40 members and Ruth is passing on the knowledge she gained in Eugene in the areas of economic empowerment, health, and information and technology. 

Ruth is a trail blazer, change-maker, visionary, and a traveler with an incredible sense of humor. In 2012 she participated in the 12th AWID International Forum in Istanbul Turkey which brought together a number of African women with disabilities who subsequently organised their first workshop in Malawi.

Still a big gap

And even though much work has been done and progress achieved, as Ruth points out, there is “still a big gap looking at the low literacy rate among women with disabilities” in the region. So to help advance change, in June 2015 Ruth took part in a highly competitive training-of-trainers program held by MIUSA after which she brought together 20 women with disabilities from 20 different council areas in her region. This was the first of its kind in the country and offered training in human rights, governance and management in that area. In spite of her skills, experience and educational background, including a Bachelor’s degree in Management and Accountancy from the International University Bamenda, Ruth has been unable to find work which she says is, “due to the fact that I have a disability.”

"I think that I am one of those that have the calling of changing the lives of women with disabilities all over the world, not only in my community."

Watch Ruth speak about her WILD 2015 experience

Apart from managing her market stall, Ruth works with local women with disabilities to encourage them to establish economic projects and independence. Through this group she has made connections with international initiatives, global feminist activists and disability researchers which has opened new channels of learning and travel. Despite her own financial challenges and being unable to improve her own life by buying a “much-need wheelchair or new crutches”, Ruth says she “clearly holds her social and economic independence dear”.

As a woman immersed in a range of local, national and international social networks (the latter particularly through her disability work), how Ruth constitutes herself and the strength of her connections constantly shift as she “moves from daughter to sister to income provider.”

Continuing our engagement with Ruth as our member, ally and friend we are extremely excited to meet her again at our upcoming 13th AWID International Forum in Brasil! She is a co-presenter in a session on “Proper” roles and precarious lives: women with disabilities disrupting patriarchy.


Find out more and connect with Ruth


“Loud, Proud and Passionate”

Watch a MIUSA WILD Institute 2010 Video:

 

Source
AWID

Movilizando el cambio

Movilizando el cambio

Ruth Acheinegeh (afiliada de AWID desde 2010) se define a sí misma como «una joven de poco más de treinta años, que se relaciona llena de energía y buen humor con quienes la rodean y tiene una pierna afectada por la polio». Es dueña de un puesto que ella atiende en el mercado local de Bamenda, Camerún, donde también vende bolsos y ropa que fabrica un grupo local de mujeres discapacitadas. El puesto es una fuente importante de apoyo financiero para Ruth y también le permite, en parte, mantener a su familia.

«Lo que me mantiene en pie es mi deseo de movilizar y darles visibilidad a muchas más mujeres discapacitadas no solo en Camerún sino en todo el mundo, con la esperanza de que tengamos una sociedad más incluyente para todas y todos.»

Fortalecer las habilidades

Personal de AWID conoció a Ruth en agosto de 2010 en Eugene, Oregón, Estados Unidos, durante el Women’s Institute on Leadership and Disability [WILD, Instituto sobre Liderazgo y Discapacidad para Mujeres], de la organización Mobility International USA (MIUSA, Movilidad Internacional de Estados Unidos), que convocó a muchas lideresas discapacitadas provenientes de todo el mundo a fin de «fortalecer sus habilidades para el liderazgo, generar nuevas visiones y construir redes de apoyo internacionales». Tras su regreso a Camerún, Ruth creó la North West Association for Women with Disabilities [Asociación para Mujeres Discapacitadas del Noroeste], primer grupo centrado solo en cuestiones de mujeres que fue creado en Bamenda. Ya cuenta con 40 integrantes y Ruth les está transmitiendo lo que aprendió en Eugene sobre empoderamiento económico, salud e información y tecnología.

Ruth es una pionera, creadora de cambios, visionaria y viajera con un enorme sentido del humor. En 2012 participó del 12º Foro Internacional de AWID realizado en Estambul, Turquía, que reunió a varias mujeres africanas discapacitadas quienes luego organizaron su primer taller en Malaui.

Un gran tema pendiente

Y aunque se ha trabajado mucho y ha habido avances, como señala Ruth, «todavía tenemos un gran tema pendiente que es la baja tasa de alfabetización entre las mujeres discapacitadas» en la región. A fin de impulsar cambios, en junio de 2015 Ruth participó en el muy competitivo programa de formación de formadoras/es organizado por MIUSA y luego reunió a 20 mujeres discapacitadas de 20 distritos de la región donde vive. Fue la primera formación de esta clase que se hizo en el país y los contenidos incluyeron derechos humanos, gobernanza y gestión en el área de la discapacidad. Pese a sus capacidades, experiencia y formación académica que incluye una Licenciatura en Gestión y Contaduría otorgada por la Universidad Internacional de Bamenda, Ruth no ha logrado conseguir empleo, lo cual en su opinión «se debe al hecho de que tengo una discapacidad».

«Creo que soy una de las personas que están llamadas a cambiar las vidas de las mujeres con discapacidades en todo el mundo, no solo en mi comunidad.»

Escucha a Ruth hablar (en inglés) de su experiencia en WILD 2015

Además de atender su puesto en el mercado, Ruth trabaja con mujeres discapacitadas de su área para alentarlas a generar proyectos económicos y ser independientes. A través de este grupo se ha conectado con iniciativas internacionales, activistas feministas y personas que investigan sobre discapacidad a nivel global, accediendo así a nuevas oportunidades para aprender y viajar. Pese a sus propias dificultades económicas y a que no puede mejorar su vida comprando «algo que necesito mucho: una silla de rueda o unas muletas nuevas», Ruth afirma que su «independencia social y económica es muy valiosa» para ella.

Como mujer inmersa en varias redes locales, nacionales e internacionales (en estas últimas sobre todo gracias a su trabajo en temáticas de discapacidad), la forma en que Ruth se define a sí misma y la intensidad de sus vínculos varían todo el tiempo ya que «paso de hija a hermana y luego a proveedora de ingresos».

Dado que en AWID seguimos vinculándonos con Ruth como afiliada, aliada y amiga, estamos muy entusiasmadas pues volveremos a verla en el 13º Foro Internacional de AWID en Brasil. Ruth será una de las ponentes en la sesión sobre Roles ‘apropiados’ y vidas precarias: Las mujeres discapacitadas subvierten el patriarcado.


Para saber más sobre Ruth y conectarte con ella


“Loud, Proud and Passionate” [Ruidosas, Orgullosas y Apasionadas]

Mira un video (en inglés) sobre el Instituto WILD 2010 de MIUSA:

 

 

Source
AWID

Inspirer le changement

Inspirer le changement

Selon ses propres mots, Ruth Acheinegeh (membre de l'AWID depuis 2010) est « une jeune trentenaire pleine d’énergie et de joie de vivre qu’elle aime partager avec ceux qui l’entourent et dont une jambe a été atteinte par la polio ».

Elle possède et gère un petit étal au marché de Bamenda au Cameroun qui vend également des sacs et des vêtements réalisés par un groupe local de femmes handicapées. Cette activité est une source financière précieuse pour Ruth, qui lui permet également de soutenir en partie sa famille.

« Ce qui me motive, c’est l’esprit qui nous fait avancer et inspirer l’espoir d’une société inclusive et ouverte à beaucoup d’autres femmes handicapées, pas seulement au Cameroun mais partout dans le monde. »

Renforcer les compétences

L’équipe de l’AWID a rencontré Ruth en août 2010 à Eugene en Oregon aux États-Unis lors du Women's Institute on Leadership and Disability (l’Institut des femmes sur le leadership et le handicap, WILD en anglais), organisé par Mobility International USA (MIUSA). Cet événement a rassemblé de nombreuses femmes leaders handicapées avec l’objectif de renforcer leurs compétences, d’ouvrir de nouvelles perspectives et de créer des réseaux internationaux de soutien mutuel. Après son retour au Cameroun, Ruth a créé la North West Association for Women with Disabilities (Association pour les femmes handicapées du Nord-Ouest), le premier groupe de femmes de Bamenda qui ne s’occupe que de thèmes propres aux femmes. L’association compte actuellement 40 membres et Ruth leur transmet les savoirs reçus à Eugene sur l’autonomisation économique, la santé et l’usage des technologies de l’information.

Ruth est une actrice de changement, pionnière et visionnaire et aussi une voyageuse dotée d’un incroyable sens de l’humour. En 2012, elle a participé au 12e Forum international de l’AWID à Istanbul en Turquie qui a permis à plusieurs femmes africaines handicapées de se rencontrer et, par la suite, d’organiser leur premier atelier au Malawi.

Un écart important à combler

Même si un travail important et des progrès ont été réalisés, comme Ruth le souligne « il y a encore un écart important à combler quand on voit les faibles taux d’alphabétisation parmi les femmes handicapées dans la région ». Afin de contribuer à faire progresser le changement, Ruth a pris part en juin 2015 à un programme très réputé de formation de formatrices (WILD) organisé par MIUSA à la suite duquel elle a rassemblé 20 femmes handicapées issues de 20 communes de sa région. C’était le premier événement du genre au pays à offrir une formation sur les droits humains, la gouvernance et la gestion dans ce domaine. Malgré ses compétences, son expérience et son parcours d’études qui inclut un baccalauréat en gestion et comptabilité de l’Université internationale de Bamenda, Ruth n’a pas trouvé de travail « du fait que je suis handicapée », dit-elle.

« Je pense faire partie de celles et ceux qui se sentent appelés à changer la vie de femmes handicapées partout dans le monde et pas seulement dans ma communauté. » 

Voir la vidéo de Ruth qui parle de son expérience lors de la formation de formatrices (WILD) en 2015 (en anglais).

En plus de gérer son étal, Ruth travaille avec des femmes handicapées de sa localité pour les encourager à entreprendre des projets de nature économique et à acquérir leur indépendance. Grâce à ce groupe, elle a tissé des liens avec des initiatives internationales, avec des activistes féministes du monde entier et avec des chercheur-euse-s spécialistes du handicap, ce qui a ouvert de nouvelles perspectives de voyage et d’apprentissage. Malgré ses propres défis financiers et sa difficulté à améliorer son existence en achetant « la chaise roulante ou les nouvelles béquilles dont elle a grandement besoin», Ruth déclare qu’elle « tient énormément à son indépendance économique et sociale ».

En tant que femme engagée dans une série de réseaux sociaux locaux, nationaux et internationaux (ces derniers particulièrement grâce à son travail sur le handicap), la manière dont Ruth se présente et la solidité de ses relations est en constante mutation car elle « passe d’un rôle de fille, à celui de sœur, à celui de soutien économique ».

Dans la prolongation de notre engagement auprès de Ruth qui est notre membre, alliée et amie, nous sommes très enthousiastes à l’idée de la retrouver lors du 13ème Forum international de l’AWID au Brésil ! Elle interviendra dans la session Rôles « appropriés » et vies précarisées : des femmes handicapées gênent le patriarcat.


Pour prendre contact et en savoir plus sur Ruth


Loud, Proud and Passionate (Fortes, fières et passionnées).

Regardez la vidéo (en anglais) réalisée par MIUSA lors de l’Institut WILD en 2010:

 

Source
AWID

Promouvoir la santé pour tous et toutes

Promouvoir la santé pour tous et toutes

Actif dans le secteur sans but lucratif, Isaac Oriafo Ejakhegbe, membre de l'AWID depuis juin 2015, concentre son travail sur l’égalité de genre, le changement climatique, la promotion de la santé et la santé des femmes et des enfants. Il est un jeune leader de l’initiative Women Deliver et travaille actuellement pour le Women’s Health and Action Research Centre (Centre de recherche et d’action pour la santé des femmes), une organisation non gouvernementale établie au Nigeria qui œuvre au service de la santé reproductive des femmes et de leur bien-être social.


Fondateur de l’initiative Youth Spotlight (Coup de projecteur sur la jeunesse), Isaac s’engage également à promouvoir la santé et les droits reproductifs et sexuels des jeunes. En outre, il aborde les enjeux relatifs à l’infection par le VIH.

Isaac a étudié en sciences sociales appliquées en santé à la School of Public Health de l’University of Ghana, où il a obtenu les meilleures notes de sa promotion. Sa thèse portait sur l'égalité de genre, l'autonomisation des femmes et l'usage de la contraception dans la région occidentale du Ghana.

Après avoir obtenu son diplôme, Isaac s’est porté volontaire comme éducateur pour les pairs auprès du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), dans le cadre du projet national Reproductive Health HIV and AIDS Prevention and Care (La santé reproductive, la prévention et les soins liés au VIH et au SIDA) dans le Nord du Nigeria. Il est ensuite devenu chargé de programme de l'Initiative for the Rehabilitation and Care for HIV and AIDS (Initiative pour la réadaptation et les soins aux personnes porteuses du VIH et atteintes du SIDA). Il a également participé à plusieurs projets auprès des travailleurs et travailleuses du sexe.

Le renforcement des capacités et du leadership des femmes et des jeunes est un facteur clé pour libérer le potentiel des Objectifs de développement durable (ODD).

Un volet de son travail en promotion de la santé implique une participation communautaire directe. En tant qu’agent de santé communautaire à la Joy Maternity Clinic dans l’État d’Edo au Nigéria, Isaac s’est concentré sur l’offre active d’éducation en matière de santé et de soutien social à l’intention des membres de la communauté. Au même moment, il s’est inscrit à un programme en ligne, obtenant un Clinical Research and Public Health Certificate (Certificat en santé publique et recherche clinique) de la Harvard School of Public Health et un Certificat en  Challenges of Global Poverty (Les défis de la pauvreté mondiale) du Massachusetts Institute of Technology.

Pour atteindre leur objectif, les politiques liées à l’environnement et au climat doivent être holistiques : il faut réduire les émissions de dioxyde de carbone, de méthane et d’autres gaz à effet de serre, tout en promouvant des environnements plus sains, ces deux stratégies favorisant une santé durable pour tous et toutes. 

Isaac aime rédiger des articles et des blogues sur les questions entourant la santé et le changement climatique. À l’approche de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP 21, il a écrit un article (en anglais) pour The Lancet Global Health dans lequel il souligne les incidences d’un environnement malsain sur la santé.


Apprenez à mieux connaître Isaac !

Vous pouvez entrer en contact avec lui en consultant le répertoire en ligne des membres de l’AWID (uniquement accessible aux membres) ou en envoyant un courriel à membership@awid.org. Vous pouvez également suivre ses tweets sur @wisenobleman.

Advocating Health for Everyone

Advocating Health for Everyone

Isaac Oriafo Ejakhegbe works in the non-profit sector, primarily focusing his work on gender equality, climate change, and health promotion, including maternal and child health. He is a Women Deliver Young Leader and is currently working at the Women’s Health and Action Research Centre, a non-governmental organisation in Nigeria that advocates for women’s reproductive health and social well-being. As founder of the Youth Spotlight Initiative, Isaac also engages in specifically promoting sexual and reproductive health and rights of young people, including issues bordering on HIV infection.


Issac studied Applied Health Social Science from the School of Public Health at the University of Ghana, where he was awarded the best graduating student in his set. His thesis focused on gender equality, women’s empowerment, and contraceptive use in the Western Region of Ghana.

After graduating, Isaac volunteered as a United Nations Children's Fund Peer Educator under the National Reproductive Health HIV and AIDS Prevention and Care project in Northern Nigeria and has worked as a program officer at the Initiative for the Rehabilitation and Care for HIV and AIDS. He was involved in several projects pertaining to commercial sex workers.

Strengthening the capacities and leadership of women and youth are key to unlocking the potentials of the Sustainable Development Goals (SDGs).

Part of his work in health promotion included direct community involvement. As a community health officer at the Joy Maternity Clinic based in Edo State, Nigeria Issac actively provided health education and social support to community members. During this time, he enrolled in an online program, earning a Clinical Research and Public Health Certificate from the Harvard School of Public Health and a certificate in “Challenges of Global Poverty” from the Massachusetts Institute of Technology. 

 A successful environment/climate policy must be holistic: cutting carbon dioxide, methane and other greenhouse gases as well as promoting clean surroundings - both working towards sustainable health for everybody.

Isaac enjoys writing articles and blogs on health and climate change issues. Ahead of the recent 2015 United Nations conference on climate change COP 21, he wrote an article for ‘Climate Reports’ focusing on the impacts of unhealthy environment on health. 

 

En defensa de la salud para todas las personas

En defensa de la salud para todas las personas

Isaac Oriafo Ejakhegbe trabaja en el sector sin fines de lucro y su labor se ha centrado primordialmente en la igualdad de género, el cambio climático y la promoción de la salud, incluyendo la salud materna e infantil. Es Líder Juvenil de Women Deliver [Las mujeres dan a luz/cumplen] y en este momento trabaja en el Women’s Health and Action Research Centre [Centro de Investigación y Acción por la Salud de las Mujeres], organización no gubernamental en Nigeria que defiende la salud reproductiva y el bienestar social de las mujeres. Como fundador de la Youth Spotlight Initiative [Iniciativa Juventud en Primer Plano], Isaac también se dedica específicamente a promover la salud y los derechos sexuales y reproductivos de las personas jóvenes, abordando asimismo aspectos de la infección por VIH.


Isaac completó una Maestría en Ciencias Sociales Aplicadas a la Salud en la Facultad de Salud Pública de la Universidad de Ghana, donde se le reconoció como el mejor alumno de su promoción. Su tesis versó sobre la igualdad de género, el empoderamiento de las mujeres y el uso de anticonceptivos en la región occidental de Ghana.

Tras su graduación, Isaac trabajó como educador de pares voluntario del Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia en el marco del Proyecto Nacional de Salud Reproductiva y de Prevención, Tratamiento y Apoyo para el VIH y el SIDA en el norte de Nigeria. También desempeña el rol de Coordinador de Programa de la Iniciativa para Rehabilitación y Tratamiento del VIH y el SIDA, además de haber estado involucrado en diversos proyectos relacionados con trabajadoras/es comerciales del sexo.

Fortalecer las capacidades y el liderazgo de las mujeres y de la juventud es fundamental para que los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) puedan realizar todo su potencial.

Su trabajo de promoción de la salud ha incluido participación directa de las comunidades. Como Coordinador de Salud Comunitaria en la Clínica de Maternidad Joy [Alegría], ubicada en el estado de Edo, Nigeria, proporcionó activamente educación para la salud y apoyo social a personas de la comunidad. Mientras realizaba esa tarea, Isaac se inscribió en un programa virtual y obtuvo dos Certificados: uno en Investigación Clínica y Salud Pública de la Facultad de Salud Pública de Harvard y otro en Desafíos de la Pobreza Global, del Instituto de Tecnología de Massachusetts.

Toda política medioambiental/climática exitosa debe ser integral: reducir las emisiones de dióxido de carbono, metano y otros gases de efecto invernadero, promoviendo al mismo tiempo un ambiente limpio pero sin dejar de trabajar por la salud sostenible para todas las personas.

Isaac disfruta escribiendo artículos y blogs sobre temáticas de salud y cambio climático. Poco antes de la Conferencia de las Partes (COP 21) de la Convención Marco de Naciones Unidas sobre el Cambio Climático escribió un artículo para ‘Climate Reporters’ [Reporteras/os del Clima] sobre los efectos que un ambiente nocivo tiene para la salud.

 

 

Rapport Annuel 2012

Notre rapport annuel 2012 fournit les points saillants de notre travail durant l'année pour contribuer de manière hardie, créative et efficace à la promotion des droits des femmes et l'égalité de genre dans le monde entier. 

Amusez-vous en regardant des vidéos, des photos et des histoires sur nos contributions !

 

Les défenseuses du Pacifique

Les trois défenseuses des droits humains de la région Pacifique auxquelles nous rendons hommage cette année ont travaillé dans les médias, fait campagne pour les droits des personnes handicapées ou plaidé en faveur des droits des femmes. Leur contribution restera irremplaçable et nous leur rendons honneur. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour commémorer la vie de ces femmes, leur travail et l’héritage qu’elles nous ont laissé. Faites circuler ces mèmes auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.


S'il vous plaît cliquez sur chaque image ci-dessous pour voir une version plus grande et pour télécharger comme un fichier 

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Ritu

Biography

Ritu est une technologue féministe qui apporte son expérience au secteur non lucratif, animée par une passion pour l'utilisation d'approches innovantes pour trouver des solutions technologiques féministes. Titulaire d'un master en technologie des applications informatiques de l'Institut indien de technologie, son rôle au sein de l'AWID couvre un large spectre de responsabilités. De la supervision de la sécurité numérique et gestion des serveurs à l'administration des bases de données, en passant par le renforcement des capacités, l'évaluation technologique, la mise en œuvre de logiciels et de solutions cloud, Ritu veille à ce que l'infrastructure informatique de l'AWID soit résiliente et efficace. Avant de rejoindre l'AWID, elle a joué un rôle central dans l'avancement des initiatives technologiques des secteurs de la promotion de la santé et de l'environnement, alimentée par son engagement à tirer parti de la technologie pour le bien social.

Position
Cheffe Informatique
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9. Parlez-en au monde entier!

Les résultats de votre recherche façonneront également vos plaidoyers. Par exemple, vos résultats auront cerné les secteurs qui accordent le plus de financements et les secteurs qui vous semblent nécessiter une certaine sensibilisation auprès des donateurs.

Dans cette section

Élaborez votre stratégie de plaidoyer

Dans la section Établir le cadre de référence de votre recherche de cette boîte à outils, nous vous recommandons de fixer les objectifs que vous voulez atteindre à travers votre recherche. Ces objectifs vous permettront d’élaborer une stratégie de plaidoyer lorsque votre recherche sera terminée.

Une stratégie de plaidoyer représente un plan de distribution des résultats de votre recherche de manière à ce que vous atteigniez vos objectifs. Cette démarche s’inscrit dans le but plus vaste de promouvoir auprès des secteurs clés des changements positifs dans le domaine des ressources destinées aux efforts d’organisation liés aux droits des femmes.

À l’aide des objectifs définis dans le cadre de référence de votre recherche :

  • Dressez la liste de tous les groupes qui pourraient éventuellement s’intéresser aux résultats de votre recherche.
  • Pour chacun des groupes, expliquez en une phrase comment ils pourraient vous aider à atteindre vos objectifs.
  • Pour chacun des groupes, indiquez le ton que vous devez utiliser lorsque vous parlez avec eux (formel, professionnel, commentaires à bâtons rompus, est-ce qu’ils comprennent le jargon du domaine ?).
  • Dressez la liste de tous les médias qui vous permettent de rejoindre ces publics, sur un ton approprié (réseaux sociaux pour stimuler l’esprit communautaire, communiqués de presse pour les annonces officielles au grand public, etc.).

De cette liste, la plus complète possible, choisissez les éléments qui sont les plus efficaces pour atteindre vos objectifs (voir plus loin les exemples de publics spécifiques et les méthodes de plaidoyer).

Lorsque votre stratégie est achevée, vous pouvez commencer la diffusion.

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Prenez contact avec votre réseau

Pour diffuser vos résultats, contactez d’abord les personnes ou les organisations à qui vous avez distribué votre sondage, ainsi que toutes les personnes interviewées.

  • Premièrement, profitez de l’occasion pour les remercier de leur contribution à cette recherche.
  • Partagez avec elles les principaux résultats et analyses du sondage.
  • Facilitez la tâche de ceux et celles qui distribueront votre produit par le truchement de leurs réseaux, en leur offrant des exemples de tweets, de messages Facebook ou même une courte introduction qu’ils pourraient copier et coller dans leur site Web.

N’oubliez pas d’identifier clairement une personne-contact et demandez une confirmation lorsque le rapport aura été affiché.

Cela vous permettra non seulement de savoir qui a diffusé votre rapport, mais vous aurez aussi l’occasion de renforcer vos relations au sein de votre réseau.

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Adaptez votre stratégie au secteur

À titre d’exemple, nous proposons ci-dessous une liste de secteurs que mobilise l’AWID dans ses efforts de plaidoyer.

  • Utilisez cette liste comme point de part pour élaborer un plan de plaidoyer propre à chaque secteur.
  • Fixez un objectif décrivant ce que vous espérez accomplir dans chaque secteur.
  • Assurez-vous d’ajouter à cette liste tout secteur pertinent dans le cadre de votre recherche, notamment les ONG locales ou les gouvernements locaux.

La liste des organisations et des individus qui vous ont conseillé-e-s sera également utile. Ces personnes peuvent non seulement vous aider à diffuser votre rapport dans divers espaces, mais aussi vous faire connaitre de nouvelles organisations ou sphères de plaidoyer.

1. Organisations de droits des femmes

Exemple d’objectifs : informer les organisations de droits des femmes des nouvelles tendances de financement ; à l’aide des résultats de la recherche, proposer des séances de réflexion sur les efforts collaboratifs en matière de mobilisation des ressources ; influencer la manière dont elles approchent la mobilisation des ressources.

Exemples de méthodes de plaidoyer :

  • Offrez des séminaires, des cafés d’apprentissage ou d’autres activités dans toute votre région, dans la langue qui convient, sur les résultats de votre recherche.

  • Si vous ne pouvez atteindre tout le monde physiquement, pensez à organiser un webinaire et à concevoir des présentations en ligne.

  • Présentez vos résultats lors de rencontres d’envergure, comme les sessions de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW).

  • Au-delà des bulletins et sites Web de votre organisation, rédigez des articles sur diverses plateformes que fréquente votre public cible.
    Exemples : World Pulse, OpenDemocracy (principalement en anglais), feministing (en anglais).

2. Agences bilatérales et multilatérales

Exemple d’objectif : sensibiliser le public à la manière dont les financements actuels ne respectent pas les engagements convenus et à la manière dont ce secteur doit améliorer ses mécanismes de financement soutenant les efforts d’organisation liés aux droits des femmes.

Déterminez les agences bilatérales et multilatérales qui ont le plus d’influence sur les financements, y compris les ambassades locales.

Exemples de méthodes de plaidoyer :

  • Recrutez des organisations et des individus alliés et influents (peut-être ceux et celles qui vous ont conseillé-e-s lors de cette recherche) afin qu’ils organisent des activités de sensibilisation.
  • Sollicitez leur appui pour diffuser vos résultats auprès de grandes agences multilatérales (comme les Nations Unies).
  • Présentez vos travaux et/ou participez à des rencontres dans des espaces que fréquentent  les agences bilatérales et multilatérales, notamment GENDERNET.
  • Publiez des articles dans les sites et publications que consultent les agences bilatérales et multilatérales, comme devex, Better Aid, Publish What You Pay.

3. Fondations privées

Exemple d’objectif : Améliorer la qualité et la quantité de soutien aux organisations de droits des femmes.

Exemples de méthodes de plaidoyer :

  • Présentez vos résultats ou participez à des activités menées par des fondations privées.
  • Approchez les fondations privées par le truchement de groupes d’appartenance comme l’International Human Rights Funders Group ou le African Philanthropy Network (sites en anglais). Proposez des sessions dans le cadre de leurs activités.
  • Contactez des alliances d’octroi de subventions qui sont progressives, comme EDGE Funders, pour la diffusion de vos résultats et d’éventuelles présentations.
  • Publiez des articles dans les sites et publications que consultent les bailleurs de fonds privés, comme The Chronicle of Philanthropy et Alliance Magazine (sites en anglais).

4. Fonds pour les femmes

Exemple d’objectif : Les encourager à poursuivre leur travail à plus grande échelle.

Exemples de méthodes de plaidoyer :

  • Organisez des présentations destinées aux fonds pour les femmes de votre région et dans les pays que vous souhaitez influencer.
  • Diffusez les résultats de votre recherche à tous les fonds pour les femmes qui ont un impact sur la région, les questions prioritaires ou la population sur lesquelles votre recherche est axée.
  • Pensez à organiser des efforts conjoints, selon les résultats de la recherche. Vous pourriez par exemple proposer de collaborer avec un fonds pour mettre en place une subvention qui permettrait de combler les écarts de financement constatés dans votre recherche.

5. Secteur privé et nouveaux donateurs

Exemple d’objectif : Améliorer leur compréhension du domaine et les encourager à renforcer la cohérence entre leurs intérêts philanthropiques et leurs pratiques commerciales.

Exemples de méthodes de plaidoyer :

  • Recrutez des organisations et des individus alliés et influents (dont certains font sans doute partie de ceux et celles qui vous ont conseillé-e-s lors de ce processus de recherche) afin qu’ils organisent des activités de sensibilisation des pairs.
  • Suscitez des rencontres avec les acteurs et actrices influents du secteur privé pour y présenter les résultats de votre recherche.
  • Organisez votre propre rencontre en invitant les acteurs et actrices du secteur privé afin de partager les résultats de votre recherche et de promouvoir votre position.

Assurez-vous d’adapter vos présentations, propositions et vos demandes à chaque groupe ciblé.

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Étape précédente

8. Finalisez et mettez en forme


Êtes-vous prêts-tes à commencer votre propre recherche ?

Nous vous recommandons fortement de rempli vous-même la Fiche de travail « Êtes-vous prêts-tes ? » afin d’évaluer votre propre niveau de préparation.


Temps étimsé :

• 1-2 ans, selon votre plan de plaidoyer

Personnel requis :

• 1 personne (ou plus) responsable de la communication

Ressources requises :

• Liste des espaces de publication
• Liste de blogs et de magazines en ligne où vous pourrez publier des articles à propos de vos résultats de recherche
• Liste de vos conseillers-ères
• Vos produits de recherche WITM

Ressources disponibles :

Exemple : Plan des activités de plaidoyer


Étape précédente

8. Finalisez et mettez en forme


Êtes-vous prêts-tes ?

Télécharger la Boîte à outils en PDF

 

Joanne Kobuthi-Kuria

Biography

Joanne est une féministe africaine passionnée par le démantèlement des inégalités de genre sur le continent africain. Elle a travaillé avec un certain nombre d'organisations mondiales, de médias et de think tanks, dont entre autres Amnesty International, Wrthy, le Local Development Research Institute, la BBC et la East African Community (EAC). Elle siège au sein de plusieurs conseils d'administration, dont celui de Freely in Hope, une ONG basée au Kenya et en Zambie, qui souhaite outiller les survivant·e·s et les défenseur·e·s dans leur lutte contre les violences sexuelles, et celui de Msingi Trust, un mouvement d'activistes qui se réunissent à la croisée de la foi et des droits humains. Elle est titulaire d'un master en gestion d’affaires, d'un master en politiques publiques et d'une licence en droit. Elle est accro aux livres, avec un penchant pour la fiction.

Position
Cheffe d’Adhésion et d’Engagement des Membres
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Sept recommandations politiques féministes pour stopper les flux financiers illégaux

La domination croissante des marchés financiers internationaux et des institutions dans la définition des politiques économiques mondiales a pour effet de confisquer le pouvoir des personnes dans l’intérêt des élites mondiales et des grandes entreprises.


Notre rapport sur les flux financiers illégaux explore leur impacts disproportionnés sur la justice de genre. Il expose les cadres politique et juridique qui permettent aux entreprises de jouir d'abus fiscaux au détriment des personnes et de la planète.

Le rapport conclut avec ces sept recommandations politiques féministes pour demander plus de transparence et de responsabilité des entreprises afin de stopper les flux financiers illégaux.


Nos recommandations stratégiques :

Les flux financiers illicites attirent une attention sans précédent, par exemple dans le cadre de négociations sur le développement autour du Programme de développement à l’horizon 2030 ou lors de la Conférence sur le financement du développement d’Addis-Abeba en 2015. Ils font également les gros titres dans les médias traditionnels avec la diffusion de documents concernant des opérations financières offshore ayant fait l’objet de fuites, une affaire connue sous le nom des « Panama Papers ».

Pour donner un autre exemple, lors d’un référendum en février 2017, le peuple équatorien a voté pour empêcher les politiciens et les fonctionnaires de posséder des actifs, des entreprises ou des capitaux dans des paradis fiscaux. Le gouvernement équatorien est maintenant une voix de premier plan au sein du G77, aux Nations Unies, en faveur de la création d’un organisme fiscal mondial de l’ONU pour mettre un terme aux paradis fiscaux.

Ce coup de projecteur constitue potentiellement une opportunité pour les féministes, les mouvements sociaux et les défenseur-euse-s de la justice fiscale de faire pression en faveur de la transformation du système financier mondial qui renforce les inégalités au niveau mondial, y compris les inégalités de genre.

Nous proposons ci-dessous sept revendications politiques pour contribuer aux actions de plaidoyer des féministes et des activistes oeuvrant en faveur de la justice sociale, des droits des femmes et de l’égalité de genre :

1. Les FFI constituent une violation des droits humains et des droits des femmes :

  • Les flux financiers illicites entravent le respect de l’obligation qu’ont les États de mobiliser les ressources maximales disponibles pour la réalisation des droits humains, en ce compris les engagements pris de longue date concernant les droits des femmes et l’égalité de genre.
  • Le renforcement de la responsabilité des entreprises est une option qui se trouve sur la table du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Un groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée a été constitué pour élaborer un instrument international juridiquement contraignant dans le cadre du droit international relatif aux droits humains pour réglementer les activités des sociétés transnationales et autres entreprises commerciales. Ce processus a le potentiel de faire reconnaître l’évasion fiscale des entreprises comme violation des droits humains, y compris les droits des femmes, et devrait être davantage soutenu par les pays du Nord et du Sud.

2. S’assurer que les multinationales paient leur part :

  • Développer des mécanismes internationaux qui freinent les pratiques fiscales abusives et empêchent les exonérations fiscales des entreprises. Les États membres de l’ONU devraient engager des négociations pour rédiger une convention des Nations Unies pour lutter contre les pratiques fiscales abusives. La convention devrait inclure un régime de consolidation et de répartition fiscales pour imposer les bénéfices globaux des entreprises.
  • Revoir en particulier les réglementations nationales dans les pays riches qui permettent aux multinationales de payer leurs impôts dans le pays où elles sont domiciliées plutôt que dans le pays où elles exercent leur activité économique. Cette pratique affecte particulièrement les pays en développement, car les bénéfices imposables leur échappent de plus en plus, face à des juridictions à faible taux d’imposition ou non taxées.
    Des propositions comme le système de taxation unitaire devraient être prises en considération à cet égard.

3. Soutenir la création d’une instance fiscale intergouvernementale aux nations unies :

  • Une instance fiscale au sein des Nations Unies, dotée de droits de vote égaux et d’adhésion universelle devrait avoir le pouvoir d’examiner les politiques fiscales nationales, régionales et mondiale et de veiller à ce que les États respectent les engagements convenus depuis longtemps dans le domaine des droits humains, y compris les droits des femmes et l’égalité de genre.

4. Promouvoir la transparence et la collecte de données sensibles au genre :

  • Des efforts accrus doivent être accomplis au niveau mondial pour affiner des données comparables sur la fraude fiscale, comme par exemple des données ventilées selon le genre qui montrent les impacts différenciés selon le genre qui sont spécifiques à certains systèmes fiscaux.
  • Les pays doivent adopter un cadre qui assure l’échange automatique de données, ce qui garantirait un accès public et global à des informations essentielles qui illustrent comment certaines pratiques affectent les ressources disponibles pour la réalisation des droits humains.
  • Mettre en oeuvre l’obligation pour les multinationales de divulguer publiquement, dans le cadre de leurs rapports annuels, les bénéfices réalisés et les taxes payées dans chaque pays dans lequel elles opèrent.
  • Parmi les autres informations financières qui doivent être accessibles, il doit y avoir une plus grande coopération entre les gouvernements concernant le partage de leurs registres publics nationaux qui révèlent l’identité des véritables propriétaires des sociétés, fiduciaires, fondations et autres structures juridiques du même type.

5. Promouvoir la justice fiscale au niveau national par des politiques fiscales progressives :

  • Promouvoir la justice fiscale par des politiques fiscales progressives. Cela nécessite d’augmenter le poids des taxes directes sur le revenu du capital et sur les secteurs hautement rentables de la société, tout en réduisant et en supprimant le fardeau qui pèse sur les femmes et les personnes pauvres. Les segments pauvres de la société, où les femmes sont surreprésentées, ne devraient pas payer plus d’impôts par rapport à leurs revenus que les segments les plus riches qui bénéficient souvent de subventions fiscales, de congés fiscaux et autres réductions fiscales.
  • Les gouvernements doivent examiner de manière critique les accords de commerce et d’investissement néfastes qui accordent des incitations et des exemptions fiscales qui perpétuent les inégalités et les préjugés liés au genre.

6. Assurer une large participation des organisations de défense des droits des femmes, des mouvements sociaux et de la société civile progressiste :

  • Les décisions en matière de politiques économiques et fiscales manquent souvent de perspective sensible au genre. Les interactions entre le ministère des finances et le ministère qui s'occupe de l'égalité de genre et avec la société civile et les défenseur-euse-s des droits humains, sont essentielles pour mieux comprendre l’incidence qu’ont les décisions relatives aux recettes sur les droits des femmes et l’égalité de genre.
  • Un environnement favorable devrait être mis en place pour protéger les défenseuses des droits humains et celles et ceux (lanceuses et lanceurs d'alerte, activistes pour la justice fiscale) qui dénoncent les abus fiscaux et documentent les affaires de corruption.

7. Faire cesser les activités criminelles liées aux FFI qui s’exercent en toute impunité et garantir que leurs auteurs aient à répondre de ces actes :

  • Mettre en place un mécanisme coordonné au niveau mondial entre les autorités fiscales nationales, les organismes pour les droits humains et l’égalité de genre et les agences de renseignement, afin d’assurer que les activités criminelles associées aux FFI cessent de se poursuivre en toute impunité.
  • Renforcer les systèmes judiciaires nationaux et mondiaux pour responsabiliser les personnes morales et physiques qui financent des activités criminelles par l’entremise des FFI.

 


Lire le rapport complet

Alexandra Lamb Guevara

Biography

Alexandra est une féministe anglo-colombienne qui dispose de plus de 20 ans d'expérience dans les programmes locaux, nationaux et internationaux en matière de VIH et de santé et droits sexuels et reproductifs. Elle possède une vaste expérience dans la mobilisation de ressources et les relations donateur·rice·s avec des fondations philanthropiques privées et des agences multilatérales pour le compte d'ONG internationales, nationales et locales, principalement situées en Amérique latine et dans les Caraïbes. Avant de rejoindre l'AWID, Alexandra a travaillé à la Fundación Si Mujer, une prestataire féministe d’accès à l’avortement et éducatrice en Colombie, à RedTraSex et à l'Alliance internationale contre le VIH/SIDA.

Alexandra est titulaire d'une licence en relations internationales et en études de développement de l'Université du Sussex et d'un master en santé publique de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Dans les rares moments qui ne sont pas dédiés à son travail ou sa parentalité, elle adore nager, manger et a récemment commencé à jouer à Zelda: Breath of the Wild avec son fils.

Position
Responsable de la Mobilisation des Ressources
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Présentation du salon

Par Alejandra Laprea

Qu’il est difficile de condenser la puissance et la diversité des voix qui s'élèvent en Amérique latine afin de vous présenter les autres réalités qui émergent dans ce vaste territoire, ces réalités féministes que nous construisons à partir du mouvement et des organisations populaires….

Pendant longtemps, j’ai tenté de paramétrer ma recherche et la sélection des films qui vous permettraient d’avoir un aperçu de tous ces rêves et projets qui se matérialisent peu à peu sur les territoires ‘notre-américains’, comme nous aimons à les appeler. La tâche a été ardue : il a fallu tenter d'établir des paramètres tels que la présence géographique, la justice linguistique et la représentation de la diversité des populations : indiennes, afro-descendantes, migrantes, et la multiplicité des drapeaux et des luttes qui découlent de toutes ces voix. Je suis arrivée à la conclusion que la création de cette compilation était un travail qui prendrait plusieurs années, un de ces projets en perpétuelle construction.

Pour ce salon, je suis partie à la recherche d'œuvres liées à la mobilisation  et à la militance, ainsi que de documents qui donneront peut-être lieu à de grands débats que nous n'avons pas encore eus. 

Dans cette sélection de films, vous découvrirez les voix de réalisatrices qui ne se contentent pas de restituer les réalités féministes palpitant dans chaque recoin de ce territoire vaste et divers, mais explorerez aussi des oeuvres qui, dans leur conception même, s'interrogent sur le pourquoi, le qui et le comment du cinéma ou de l'audiovisuel. Ces femmes comprennent le cinéma comme un outil de lutte, comme quelque chose de plus que de simples images à apprécier sur un écran. Pour ces réalisatrices ou collectifs de cinéastes, le cinéma et l'audiovisuel constituent un outil capable de promouvoir la discussion, d'ouvrir un débat, bref, une ressource pour la pédagogie populaire et féministe.  

Ainsi, cette petite présentation est un voyage à travers les réalités féministes à deux niveaux : d’un côté, il y a ces histoires que vous découvrirez, et de l’autre, le travail de ces cinéastes qui cherchent à expérimenter, à créer d’autres réalités féministes dans leur façon de faire de l’audiovisuel et de raconter des histoires. 

Bon voyage au gré de ces films de résistance, créatifs et transformateurs !


Lima is Burning

Direction: Giovana García Soto
Docu-fiction
Spanish with English subtitles


In Lima is Burning our work plays with documentary and fiction to take us into the life of Gía, a non-binary person, who uses performance art as a tool to denounce and transgress, as a vital manifesto against transfobia in every space, including gays spaces. With Gía we also take a look at transfeminism as a safe community in which Gía feels embraced, where she shares feelings and affections. 

Giovana Garcia Sojo is a young peruvian audiovisual producer, specialized in low-budget production, creation for children and adolescents in cinema and cinematographic script by the International School of Cinema and Television - EICTV in San Antonio de Baños - Cuba. Giovana has developed her path as a director towards women and feminized identities, Lima is Burning is one of her first works.  


Yo, Imposible / Being Impossible 

Réalisé par Patricia Ortega
Fiction
Sous-titres en anglais

Patricia Ortega, directrice de “Yo Imposible” explore à travers Ariel, une jeune dont l’intersexualité a été violentée chirurgicalement dans son enfance, les multiples façons dont on tente de normaliser la diversité sexuelle et de genre.  

Le film nous raconte comment Ariel a découvert qu’elle était née intersexe et qu’elle avait subi plusieurs chirurgies visant à normaliser ses organes génitaux. Cette découverte confronte le personnage à la redécouverte de son corps, à la reconstruction de son identité et nous confronte, nous qui regardons le film, à la remise en question d’une société dominée par l’hétéronormativité qui invisibilise les autres et les condamne au malheur. 

Patricia Ortega, cinéaste vénézuélienne vivant en Argentine, a étudié à l’Ecole internationale de Cinéma et Télévision de Cuba et s’est spécialisée dans la réalisation de films. À travers la fiction, elle traite les situations extrêmes que les femmes ou les corps féminisés traversent et leurs façons de les surmonter. 

“Yo Imposible” est une prise de position face à la conception d’un monde qui n’est conçu qu’en termes de masculin/féminin et qui invisibilise les autres. «Ces personnes ne sont pas malades, simplement génétiquement différentes. On intervient sur leurs organes génitaux et leur corps au moyen d'hormones sans leur autorisation, ce qui constitue une violation de leurs droits humains et de leur identité, et on cherche à les faire entrer dans les canons établis.» - Patricia Ortega


Cubanas, mujeres en revolución [Cuban Women in Revolution]

Réalisé par Maria Torrellas Liebana 
Documentaire
Sous-titres en anglais

María Torrellas nous raconte la révolution cubaine à travers les femmes qui l’ont fait vivre, dont Vilma Espín, Celia Sánchez et Haydee Santamaría, entre autres. 

Mais on ne peut pas se limiter à raconter l'histoire de la révolution cubaine par les femmes au passé, et c'est une lutte quotidienne que Torrellas dévoile en donnant la voix aux paysannes cubaines, professionnelles, étudiantes et ouvrières d’aujourd’hui. Dans «Cubanas, mujeres en revolución», nous découvrons les défis actuels des femmes cubaines face aux préjugés persistants, aux nouvelles formes de violence et au défi constant de créer de nouvelles réalités féministes pour celles et celleux qui viendront après elles dans un territoire assiégé depuis plus de soixante-dix ans par l'impérialisme américain.

Maíia Torrellas

María Torrellas est une communicante et documentariste. Elle a une longue carrière cinématographique et a obtenu, entre autres, le prix Santiago Alvarez in Memoriam pour son documentaire : Memoria de una Hija de Oshun (Mémoire d’une fille d’Oshún).

«Dans ce documentaire, j’ai souhaité mêler les luttes des héroïnes d’hier à celles des femmes d’aujourd’hui. Il s’agit d’histoires racontées par les femmes elles-mêmes où elles évoquent également les combattantes qu’elles admirent le plus. J’ai été impressionnée d’entendre “la révolution nous a tout donné” ou “que serait devenue ma famille sans la révolution?” de la bouche de camarades aux origines humbles, paysannes ou noires.» - María Torrellas


Serie documental Cuidadera (Série documentaire Cuidadera)

Réalisé par Gabriela Arnal et Marzel Ávila pour Fondo de Acción Urgente - LAC
Équateur 2019
Sous-titres en anglais

CUIDANDERAS, qui fusionne les mots ‘cuidar’ (prendre soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses), est la synthèse d’une série portant sur les femmes en Amérique latine sur leurs territoires, des femmes qui mettent leur corps et toute leur énergie à protéger leurs communes, à protéger ce que nous offre la pachamama en nous engageant à en faire usage avec autant de sagesse que le reste des êtres vivants. Cette mini-série de documentaires nous présente les histoires de trois collectifs de femmes latinoaméricaines qui se dédient à prendre soin de leurs territoires, guérir leurs corps et affronter les modèles extractivistes et racistes en Équateur, en Colombie et en Bolivie.

Guardianas del Amazonas (Gardiennes de l’Amazonie)

Province d’Orellana, Équateur. Depuis plusieurs siècles, les femmes Waorani se battent pour leur territoire amazonien et la préservation de leur culture autochtone. Aujourd’hui, elles sont confrontées aux menaces de l’industrie pétrolière et son modèle de production mortifère. Depuis la jungle, des leaders appartenant à l’Association des femmes Waorani de l’Amazonie équatorienne (AMWAE, d’après son sigle en espagnol) exposent les raisons de leur résistance et nous montrent cette joie inépuisable qui symbolise leur plus grande force. 

COMADRES DEL PACÍFICO COLOMBIANO (FEMMES DU PACIFIQUE COLOMBIEN)

Buenaventura, Colombie. Dans le port le plus grand et le plus violent de Colombie, ravagé par des décennies de conflit armé, de racisme et de machisme, un groupe de femmes refuse de sombrer dans la peur et résiste dans l’adversité. La Red Mariposas de Alas Nuevas (Réseau papillons aux ailes nouvelles) réunit des femmes noires de la côte pacifique colombienne qui travaillent de concert pour protéger leur territoire, récupérer leurs traditions ancestrales et guérir les blessures de cette violence systématique et structurelle.

RED NACIONAL DE MUJERES EN DEFENSA DE LA MADRE TIERRA (RÉSEAU NATIONAL DE FEMMES POUR LA DÉFENSE DE LA TERRE MÈRE)

Protéger et prendre soin du corps-terre-territoire est la vocation des femmes autochtones, paysannes et irrigantes (chargées des irrigations) en Bolivie face à un modèle extractiviste qui menace leurs vies, leur santé, leur intégrité physique et sexuelle et la survie de leurs communautés et de leurs territoires. Le Réseau de défenseuses de la Terre Mère a réuni des femmes de plus de 12 communautés autochtones afin de défendre leur droit à l’eau et dénoncer les violations des droits humains et des droits de la nature perpétrées par les industries extractives, tout en récupérant leurs savoirs et pratiques ancestrales de soin collectif. 

«CUIDANDERAS, un mot qui combine ‘cuidadoras’ (celles qui prennent soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses),  présente les histoires de femmes défenseuses latinoaméricaines qui se consacrent à prendre soin de leurs territoires comme de leurs corps. La force collective de ces femmes a changé l’histoire de leurs communautés en Équateur, en Colombie et en Bolivie face à l’extractivisme et au racisme.» 


Yo aborto, tú abortas todxs, callamos (J’avorte, tu avortes, on se tait)

Réalisé par Carlina Reynso
Argentine 2013
Espagnol

Si quelque chose a marqué les luttes féministes en Amérique latine, c'est assurément le cri lancé à l'échelle continentale en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit. Du nord au sud, les mouvements féministes se lèvent et descendent dans la rue pour lutter en faveur de la libération de notre premier territoire : notre corps. Ce documentaire sur l'avortement au sein de ce salon s’avère ainsi indispensable à l’heure de comprendre le pouvoir de nos femmes latino-américaines.

“Yo aborto, Tu Abortas Todxs Callamos” raconte l’histoire de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de classes socioculturelles différentes, qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps : l’avortement clandestin. 

À travers leurs témoignages, la réalisatrice tente de démonter les mythes liés à l’interruption volontaire de grossesse, de déstigmatiser la question et de renouveler notre regard sur l’une des formes de violence les plus courantes dans les Amériques.

Carolina Reynoso

Réalisatrice, chercheuse et productrice de cinéma féministe, c’est aussi une activiste féministe qui anime des ateliers de création de scénarios d’un point de vue du genre afin de multiplier les films illustrant des réalités différentes et des histoires contre-hégémoniques. Carolina Reynoso conjugue de manière équilibrée activisme et création dans chacune de ses œuvres.

«Nous sommes un groupe de réalisateurs·rices audiovisuel·le·s qui avons réalisé ce documentaire pour continuer à lutter en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit en Argentine. Le film présente les témoignages de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de différentes classes socioculturelles qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps: l’avortement clandestin.» -L’équipe de tournage 


Historias Urgentes: Resistencia en ollas Comunes (Histoires urgentes : la résistance dans les pots communs)

Nosotras Audiovisuales, collectif de réalisatrices chiliennes
Chili 2020
Lien vers le micro documentaire:
Espagnol

"Historias Urgentes" est une série créée par des femmes afin de visibiliser les besoins et les expériences revêtant une importance pour la population des territoires qui composent le Chili d'aujourd'hui. Cette série audiovisuelle est née pour entretenir la flamme ayant attisé la révolte sociale en octobre 2019 dans un Chili diversifié qui s'était réveillé et avait alors déclaré : «ça suffit». 

 "Resistencia en ollas comunes", la première de ces "Historias urgentes", nous montre, par la voix de quatre femmes d'Iquique, de Valparaíso, de Chillán et de Santiago, comment les soins se trouvent en première ligne de la résistance, créant d'autres réalités féministes pour elles-mêmes et pour les communautés où vivent les femmes d'Amérique latine.

Nosotras audiovisuales

Cette organisation, qui réunit des femmes ayant un lien avec l’audiovisuel chilien, est née en 2017 du besoin de connecter les femmes qui travaillent dans l’audiovisuel. Elle encourage ainsi le réseautagel, la  collaboration et l’information entre femmes du secteur audiovisuel, ainsi que  leurs travaux et leurs points de vue sur le monde du travail.   

Nosotras Audiovisuales participe à la révolte chilienne en enregistrant et créant des contenus de création collective. 


Se trata de Mujeres (Il s’agit de femmes) 

Micol Metzner
Argentine 2019
Castillan

À partir de son expérience personnelle, la réalisatrice Micol Metzner présente une œuvre qui mêle documentaire et fiction, sa voix de cinéaste engagée à celle de milliers de femmes victimes de la traite sur le continent et démontre enfin que la solidarité entre femmes constitue la meilleure protection.

Micol Metzner

Réalisatrice audiovisuelle et formée à l’Institut d’arts cinématographiques d’Avellaneda, cette directrice artistique et monteuse fait partie du Cluster audiovisual de la Ciudad de Buenos Aires (Cluster audiovisuel de la ville de Buenos Aires), un espace communautaire et coopératif multisectoriel qui réalise des projets indépendants. 

Elle anime des ateliers de cinéma dans certains quartiers et dans des contextes carcéraux (institutions pour mineur·e·s et prisons pour femmes). Elle fait partie de la société de production audiovisuelle MVM. 

«La société de production MVM est née de la nécessité de pouvoir exprimer beaucoup de choses que nous exprimons habituellement dans la rue et de pouvoir le faire de manière créative à travers le dessin, l'audiovisuel et la photographie. 

La société de production MVM est un lieu de recherche sur le langage, le graphisme et l'audiovisuel d’un point de vue féministe. C'est aussi un lieu qui permet de se libérer de tout ce que nous vivons et de générer des productions artistiques, parfois pour guérir, parfois pour créer des espaces de débat, comme c’est le cas de ce court métrage... Je n'imaginais pas que ce serait le cas, mais à chaque fois que le court métrage est diffusé, beaucoup de choses sortent, il engendre des discussions qui sont beaucoup plus enrichissantes que le court métrage en soi. Et le fait que ce soit notre travail qui déclenche ça, c’est formidable...».


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