Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Renforcement des mouvements

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Juana Raymundo

Membre de la communauté autochtone maya ixil, Juana était infirmière professionnelle et coordinatrice du Comité de développement des agriculteurs (CODECA)

CODECA est une organisation de défense des droits humains composée d'agriculteurs autochtones et vouée à la promotion des droits à la terre et du développement rural pour les familles autochtones dans la microrégion de Nebaj Quiché. Elle a d'abord rejoint le CODECA en tant que membre de la Juventud de CODECA (branche de la jeunesse). 

Au moment de son décès, elle venait d’être élue membre du Comité exécutif du Mouvement de libération des peuples (MLP).

Le corps de Juana a été retrouvé par des voisins au bord d’une petite rivière sur la route située près de Nebaj et du village d’Acambalam, au Guatemala. Selon le CODECA, son corps portait des traces de torture.


 

Juana Raymundo, Guatemala

Je n’ai encore jamais voyagé. Que devrais-je savoir ?

Ayant conscience des nombreuses difficultés que les déplacements impliquent, nous vous fournirons davantage d’informations et de détails sur les modalités de voyage jusqu’à Bangkok lorsque les Inscriptions ouvriront, au début de l’année prochaine.

Stella Mukasa

Stella a commencé sa carrière au ministère du Genre et du Développement communautaire en Ouganda. Elle œuvrait auprès des décideurs-euses politiques, pour encourager des réformes législatives, dont celle de la Constitution ougandaise en 1995 qui a entériné certaines des réformes les plus progressives pour les femmes dans la région.

Elle était adorée dans la région tout entière pour ses incessants efforts pour la création et l’application de lois et politiques sensibles au genre. Elle a joué un rôle clé dans l’ébauche de la loi sur les violences domestiques en Ouganda. Elle a aussi contribué à une mobilisation importante en faveur de Constitutions sensibles au genre à la fois en Ouganda et au Rwanda.

Par son travail au Centre international de recherches sur les femmes (International Center for Research on Women, ICRW), elle a abordé les thématiques de la violence à l’égard des enfants. Stella s’est attachée à renforcer les organisations locales qui luttent contre les violences basées sur le genre. Conférencière en Droits genrés et loi à l’université Makerere, elle a également siégé aux conseils d’administration d’Akina Mama wa Afrika, ActionAid International Uganda et l’Open Society Initiative for Eastern Africa.


 

Stella Mukasa, Uganda

CFA 2023 - Who, where, when - FR

Quand : du 2 au 5 décembre 2024
Où : Bangkok, Thaïlande; et en ligne
Qui : Environ 2 500 féministes du monde entier participant en personne, et 3 000 participant virtuellement

Andaiye

« Andaiye » signifie « une fille revient à la maison » en swahili. Née Sandra Williams le 11 septembre 1942 à Georgetown, Guyane, Andaiye adopte ce nouveau nom en 1970 alors que le mouvement des Black Panthers balaie son pays et toute la région des Caraïbes.

Perçue comme une figure transformatrice sur les fronts de la lutte pour la libération et pour la liberté, Andaiye a été l’une des premières membres de l’Alliance du peuple travailleur (WPA), un parti socialiste en Guyane de lutte contre le régime autoritaire et participait activement à sa direction. Tout au long de sa vie, Andaiye a placé la justice pour la classe ouvrière et les droits des femmes vivant en milieu rural au centre de son action militante, et s’est battue pour l’élimination des obstacles ethniques entre les femmes indo-guyaniennes et celles afro-guyaniennes.

Andaiye fut l’une des membres fondatrices des Red Thread Women, une organisation de défense pour la juste rémunération du travail en soins réalisé par les femmes, en plus d’avoir travaillé à l’Université des Indes occidentales et avec l’organisation CARICOM. N’hésitant jamais à défier les gouvernements, elle a pointé du doigt les déséquilibres en matière de genre dans les conseils de l’État, les lois discriminatoires à l’égard des travailleur·euse·s du sexe, réclamé le droit à l’avortement en Jamaïque et s’est érigée contre les accords commerciaux, tels que le Marché unique des Caraïbes (CSME) qui permettait la libre circulation des travailleuses domestiques migrantes mais n’octroyait pas ce même droit à leurs enfants.

Elle a publié plusieurs essais universitaires, rédigé des articles d’opinion et révisé les derniers ouvrages de Walter Rodney, l’activiste politique guyanien et coleader du WPA assassiné en 1980. Survivante du cancer, Andaiye a été l’une des fondatrices de la Ligue guyanienne contre le cancer et du Groupe d’action des survivant·e·s du cancer. Elle a également siégé au conseil exécutif de l’Association caribéenne pour la recherche et l’action féministes (CAFRA), dirigé le Help and Shelter et été membre du conseil de la Commission nationale guyanienne pour les femmes. Elle a par ailleurs reçu de nombreux prix, dont le prestigieux Golden Arrow of Achievement (quatrième prix le plus important du Guyana).

Andaiye est décédée le 31 mai 2019, à l’âge de 77 ans. Les nombreux hommages que lui ont rendus des activistes, ami·e·s et celles et ceux que sa vie aura inspiré·e·s ont parlé avec éloquence de son incroyable héritage et de la grandeur de son humanité.

En voici quelques-uns :

“« Andaiye m’a profondément marquée... elle représenttait tellement de choses pour moi : une éducatrice, une combattante, elle m’a appris l’autocritique, à réfléchir plus clairement, elle m’a enseigné la survie, ce qu’est le courage sans limite, la compassion, à dépasser les apparences et traiter les gens comme des gens, sans se laisser impressionner par le statut, la classe, la race... rien de tout ça. » Peggy Antrobus, activiste féministe, auteure, universitaire, La Barbade

« Le genre d’idéalisme confiant que démontrait Andaiye, cette disposition à affronter le monde et une croyance tenace qu’on pouvait vraiment le changer... Cette politique de l’espoir... Comment honorer sa vie, son héritage et sa mémoire autrement qu’en poursuivant le travail éthiquement et en continuant à s’autocritiquer? Et de faire en sorte de placer le travail de soins des femmes au centre. » - Tonya Haynes, La Barbade

« Je peux l’entendre se moquer de notre engouement collectif. Donc, je ris tout en pleurant. Chapeau bas, chère Andaiye, et merci pour tout. Que le voyage de ton esprit soit aimant et lumineux. Passe le bonjour à Walter et aux ancêtres. » - Carol Narcisse, La Jamaïque​​

Lire d’autres hommages à Andaiye (en anglais)

Forum 2024 - FAQ - Call for Activities FR

Appel à activités

Janet Benshoof

Janet Benshoof était une avocate des droits humains oeuvrant aux États-Unis et défenseure de l’égalité des femmes et de leurs droits sexuels et reproductifs.

Elle a milité pour l’élargissement de l’accès à la contraception et à l’avortement dans le monde entier, et s’est battue contre des décisions anti-avortement dans le territoire américain de Guam. Arrêtée en 1990 pour son opposition à la loi anti-avortement la plus restrictive de son pays, elle a remporté une mise en demeure [MB1] au tribunal local à Guam qui a bloqué la loi, pour ensuite remporter l’affaire devant la Cour d’Appel de Ninth Circuit, décision qui devait supprimer définitivement celle-ci.

 « Les femmes à Guam sont dans une situation absolument dramatique. Je n’ai nullement l’intention d’arrêter d’en parler », Janet Benshoof pour People Magazine

Janet a créé plusieurs précédents juridiques, dont l’approbation par l’US Food and Drug Administration de la contraception d’urgence, ainsi que l’application du droit international afin de garantir leurs droits aux victimes de viol lors des poursuites pour crimes de guerre de l’époque de Saddam Hussein, devant la Cour Suprême iraqienne. 

Janet était présidente et fondatrice du Global Justice Center, ainsi que fondatrice du Center for Reproductive Rights, la première organisation internationale pour les droits humains, centrée sur le choix reproductif et l’égalité. Elle a siégé pendant 15 ans en tant que directrice du projet pour les droits reproductifs de l’American Civil Liberties Union, où elle a mené de nombreuses procédures juridiques qui ont contribué à façonner la loi constitutionnelle des États-Unis sur l’égalité de genre, la liberté d’expression et les droits reproductifs.

 « Janet était connue pour son brillant esprit juridique, son sens de l’humour vif et son courage face à l’injustice », Anthony D. Romero.

Nommée l’une des « 100 avocat·e·s les plus influent·e·s d’Amérique » par le National Law Journal, Janet a reçu de nombreux prix et distinctions. 

Née en mai 1947, Janet est décédée en décembre 2017. 

Snippet - CSW68 - Follow the Money - FR

Suivre la piste de l'argent :

Flux financiers illicites et acteurs antidroits

📅Lundi 11 mars
🕒16 h 30 - 18 h HNE

Organisateurs : AWID, IJSC et NAWI
🏢 Church Center des Nations Unies, 777 United Nations Plaza, New York, 11e étage
(Interprétation en français et en espagnol disponible)

Gloria Chicaiza

Activiste sociale et de l’environnement équatorienne, Gloria Chicaiza était une fervente défenseuse du droit à la terre et à l’eau. Elle s’est opposée au statu quo en luttant contre un modèle de développement fondé sur l’extraction et a oeuvré sans relâche pour la justice écologique et les droits des communautés affectées par l’exploitation minière.   

Dans divers endroits de l’Équateur, Gloria a participé à des actions de résistance en faveur de la protection de l’écosystème. Avec passion et dévouement, Goria a apporté son soutien au mouvement autochtone et environnemental, à ces communautés et organisations qui s’opposent aux projets miniers et protègent leurs territoires et leurs projets de vie collectifs. Elle est intervenue au sein de forums locaux et internationaux contre la criminalisation des dissident·e·s et des résistant·e·s, contre les pressions et la violence exercées à l’encontre des activistes communautaires, en particulier des femmes défenseuses des droits humains, et pour soutenir les efforts déployés par les communautés en faveur de la souveraineté alimentaire et de la durabilité. 

Elle était la coordonnatrice de la justice minière à Acción Ecológica, membre du Réseau latino-américain des femmes défenseuses des droits sociaux et environnementaux, et membre du conseil d'administration de l'Observatoire latino-américain des conflits miniers.

En octobre 2010, Gloria a été accusée par la société minière Curimining/Salazar Resources S.A. (dont le siège est à Vancouver, au Canada) d’avoir commandité un acte de terrorisme, de sabotage et d’association illégale dans le but de commettre un crime. Acción Ecológica a estimé qu’il s’agissait là de “représailles pour son travail de dénonciation concernant l’impact des activités minières dans le pays”.

En 2015, Gloria a facilité la coordination d’une délégation, composée de 25 femmes autochtones d’Amérique latine, affectée au Dialogue sur le changement climatique de la COP 20 des Nations Unies.

Gloria est décédée le 28 décembre 2019 des suites de complications liées à une transplantation pulmonaire. On se souvient d’elle pour ses actes de résistance et son travail acharné. 

"Le moyen le plus rapide de parvenir à la durabilité reste encore la résistance.” -  Gloria Chicaiza (2010 interview)


Hommages :

“Pour GLORIA. GLORIA Eau. GLORIA Terre. GLORIA Mère. GLORIA Révolution. GLORIA Soeur. GLORIA Ciel. GLORIAmie. GLORIAstrale. Merci de nous avoir entrelacé·e·s.” -Liliana Gutierrez

“Merci Glorita, d’avoir nourri l'espoir, d’avoir préservé la solidité de la structure, d’avoir tissé des liens avec la communauté, pour les mains unies, pour la solidarité, merci Glorita de t’être tenue à nos côtés dans les moments les plus difficiles. Merci de nous avoir appris que tout au long de la vie, personne ne se fatigue.” (Chakana News)

“Gloria Chicaiza appréciait ne pas sortir du lot et s’y épanouissait. Et aussi humble qu'elle fût, elle avait une capacité inouïe à mener et garder un rythme régulier et étourdissant, un pouls de vie qui guidait, mobilisait et inspirait les communautés et les réseaux dans la protection de la Terre Mère. Elle a dénoncé toutes les formes de violence contre les “cuerpos-territorios” (les corps comme territoires). Elle soutenait le “buen vivir" (“bien vivre”). - Gabriela Jiménez, coordonnatrice des partenariats en Amérique latine, KAIROS

“Merci Gloria Chicaiza, nous sommes sûr·e·s que depuis l’infini, tu continueras à soutenir notre combat. Toi qui as continué de te battre en dépit de ta santé défaillante. Tu continueras de vivre dans les forêts et les eaux que tu as défendues avec tant de courage. Tu vivras dans nos coeurs.” - La communauté d’Intag en Équateur

Lire d'autres d'hommages à Gloria 

Snippet - WITM To Strengthen - FR

Pour renforcer notre voix et notre pouvoir collectifs en faveur de davantage de financement de meilleure qualité pour l’organisation des mouvements féministes, de défense des droits des femmes, des personnes LBTQI+ et des mouvements alliés dans le monde entier.

Ayanda Denge

« Je suis un miracle… Je suis donc née d’une mère! Moi qui commence à bégayer, J’ai eu une vie à nulle autre pareille... » - Ayanda Denge  (lisez le poème entier ci-dessous) 

Ayanda Denge était une femme trans, travailleuse du sexe, activiste et poète. Elle était une Xhosa de Port Elizabeth, dans la province du Cap-Oriental en Afrique du Sud. Après avoir traversé différentes villes du pays, elle s'est installée au Cap. 

En tant qu’activiste fervente et engagée de la justice sociale, elle s'est battue pour les droits des travailleures du sexe, des personnes trans et des personnes vivant avec le VIH et le sida. Elle a également été une conférencière motivatrice sur la sensibilisation au cancer ainsi que fait campagne en faveur de logements sociaux et abordables, en particulier au profit des pauvres et des travailleures. Ayanda s'est dressée comme une montagne contre les différents visages souvent violents de la discrimination. 

« Lorsque vous êtes transgenre, ce n’est pas une double dose, mais une triple dose de stigmatisation et de discrimination que vous recevez. Vous êtes discriminé·e en raison de votre identité sexuelle, en raison de votre travail et en raison de votre statut sérologique VIH. » - Ayanda Denge, 2016

Elle a été présidente par intérim de la Sex Workers Education and Advocacy Taskforce (SWEAT, groupe de travail sur l’éducation et la défense des travailleures du sexe) et coordonnatrice de liaison pour Sisonke, un mouvement national de travailleures du sexe sud-africain. 

« D’ici, de notre siège régional à SWEAT, où je siège au conseil d'administration, en passant par Sisonke, un mouvement de travailleures du sexe au Cap, nous ne faisons qu’un. Nous avons un même cri et c'est un cri qui est reconnu dans le monde entier par les travailleures du sexe de toute la planète. Nous voulons la décriminalisation du travail du sexe ». - Ayanda Denge, 2016 

Elle vivait dans la maison Ahmed Kathrada, qui était occupée par la campagne Reclaim the City en faveur de logements sociaux. En 2018, Ayanda avait été élue responsable de la maison. Le 24 mars 2019, elle a été poignardée à mort dans sa chambre. L'année précédente, un autre résident avait été tué. 

Reclaim the City fait le lien entre la sécurité des résident·e·s des maisons et le gouvernement de province qui les prive d'électricité et du droit humain à l'eau potable :  

« Nous ne pouvons dissocier la sécurité des femmes et des personnes LGBTQI vivant dans le squat du refus du gouvernement de la province du Cap-Occidental de rétablir l'électricité et l'eau potable dans la maison Ahmed Kathrada. 

La maison est dans le noir complet le soir. Nous avons besoin de lumière pour nous protéger les un·e·s les autres. On a l'impression que la province veut punir les pauvres et les ouvrier·ère·s, dont le seul crime était d'avoir besoin d'un toit. Certes, ils ont le droit de ne pas être d’accord avec nos raisons de squatter, mais ils devraient avoir honte de faire passer la politique avant la sécurité et la dignité des résident·e·s de cette ville. 

Repose en paix, camarade Ayanda Denge, nous reprenons le flambeau et nous nous souviendrons de toi dans cette lutte pour un logement décent et central. »

Poème d’Ayanda : 

Je suis un miracle…
Je suis donc née d’une mère!
Moi qui commence à bégayer,
j’ai eu une vie à nulle autre pareille.
Née dans la douleur 
Nourrie par la pluie
Pour gagner en hauteur
Je vivais dans les égouts.
Là je verse une larme, 
je me relève et brandis ma lance.
Les voix résonnent, n’ayez pas peur 
Des défis à relever dans l’année,
Des défis de souffrance dans mon dossier; 
La communauté applaudit, croyant que j’ai gagné la course; 
Mais en réalité mon travail avance à pas de tortue; 
À genoux je m’incline et demande grâce.
Car le Seigneur 
Est mon épée;
Pour rappeler à l’humanité
Qu’il apporte la sérénité.
Pourquoi, Seigneur, suis-je ce miracle? 
Le Seigneur me répond par la pluie et le tonnerre, 
Pour avoir interrogé mon père
Qui a dans le livre des agneaux
Un prénom nommé Ayanda.
Dans la rue ma vie n’a jamais été douce
Les personnes que j’ai dû croiser; 
Parfois, je ne les saluais jamais; 
Et même lorsque j’avais besoin de manger;
Je préférais tirer ma révérence
Plutôt que de prendre place.

Écoutez le poème de la voix d'Ayanda

« Car ma vie est pareille à celle d’une fleur de lotus, hors des eaux sombres et troubles, j'ai fleuri pour être belle et forte… »- Ayanda Denge, regardez et écoutez  


Hommages : 

« Ayanda, je voudrais te dire que dans nos coeurs, dans nos esprits, tu es toujours une survivante. Tu n’es plus là mais tu es partout, parce que tu es amour. Comme c’est merveilleux d’être aimé·e, et de donner de l’amour. Et c’est là, Ayanda, le cadeau que tu nous as fait. Merci pour tout cet amour, nous avions vraiment besoin de toi. Je te promets qu’à l’avenir, nous nous engageons tou·te·s à poursuivre la lutte à laquelle tu as consacré tant d’énergie et de temps. Et nous nous engagerons à obtenir justice pour cette fin de vie abominable que tu as connue. » - Transcription d’un message, lors d’un hommage d'adieu à Ayanda

« Ayanda était une activiste par nature. Elle connaissait ses droits et n’hésitait pas à se battre pour les droits des autres. En ce qui me concerne, je n’ai pas été surprise qu’elle s’implique auprès de nombreuses organisations, il était évident qu’elle aimait les gens. Elle ne défendait pas nécessairement les droits des LGBTI, mais les droits de toutes et de tous. » - la soeur d’Ayanda

Nous redistribuons une partie de nos fonds à des partenaires bénéficiaires et nous identifions comme un fonds féministe et/ou de femmes, devrions-nous participer à cette enquête?

Non, nous reconnaissons l’importance cruciale de votre travail, mais nous ne collectons pas les participations de fonds féministes et de femmes à l’heure actuelle. Nous vous encourageons néanmoins à transmettre cette enquête à vos partenaires bénéficiaires et vos réseaux féministes.

Ma participation est-elle confidentielle?

Tout à fait. Vos réponses seront supprimées à la fin du processus de traitement et d’analyse des données. Elles ne seront utilisées qu’à des fins de recherche. Les données ne seront JAMAIS partagées en dehors de l’AWID et ne seront traitées que par le personnel de l’AWID et des consultant·es qui collaborent avec nous à la recherche WITM.

La confidentialité de votre vie privée et votre anonymat sont nos priorités. Notre politique de confidentialité est disponible ici.

What Our Members Say - FR

Ce que disent nos membres

Snippet - CSW69 - Feminist Solidarity Space 12 - FR

Espace de solidarité féministe

✉️ Sur inscription pour les grands groupes. Espace ouvert pour les petits groupes. Inscrivez-vous ici

📅 Mercredi 12 mars 2025
🕒 14.00h-16.00h EST

🏢 Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor, New York 

Organisé par : AWID

Snippet - COP30 - International Eco-Socialist Encounter - FR

Rencontre internationale éco-socialiste

Panels, ateliers, sessions plénières et espaces d’échanges entre collectives, activistes et organisations en lutte pour prendre collectivement le chemin vers un agenda et un programme de lutte pour l’éco-socialisme.

📅 Du 8 au 11 novembre 2025
📍 Buenos Aires, Argentine

Inscrivez-vous ici

En espagnol et en portugais

Snippet - COP30 Key Messages - FR

Nos messages clés pour la COP30 à l'intention des militants pour la justice climatique

Nous vous encourageons à utiliser ce matériel pour soutenir votre plaidoyer. 

Télécharger ici

Protection de la famille

Contexte

Au cours des dernières années, nous avons observé une nouvelle tendance inquiétante dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains. Les discours axés sur « la protection de la famille » sont en effet utilisés pour défendre des violations des droits de membres de la famille, pour renforcer et justifier l’impunité des auteurs de ces violations et pour restreindre l’égalité des droits au niveau de la vie familiale. 

La campagne en faveur de la « Protection de la famille » est motivée par une volonté conservatrice d’imposer des conceptions « traditionnelles » et patriarcales de la famille et de priver les membres de la famille de leurs droits pour les transférer à « l’institution familiale ».

Les initiatives visant à la « Protection de la famille » reposent sur :

  • la montée du traditionalisme,
  • la montée du conservatisme culturel, social et religieux,
  • l’existence d’une hostilité vis-à-vis des droits humains des femmes, des droits sexuels, des droits des enfants et enfin des droits des personnes dont l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas conformes aux normes.

Depuis 2014, un groupe d’Etats travaille de front dans les espaces dédiés aux droits humains sous le nom de « Group of Friends of the Family » (Groupe des ami-e-s de la famille) ; des résolutions sur la « Protection de la famille » ont été adoptées chaque année depuis 2014.

Ce programme s’est propagé au-delà du Conseil des droits humains. Nous avons observé l’introduction d’un discours régressif autour de la « famille » à la Commission sur la condition de la femme, ainsi que des tentatives d’introduction dans les négociations sur les Objectifs de développement durable.


Notre approche

L’AWID travaille avec des partenaires et des allié-e-s pour s’opposer ensemble à la « Protection de la famille » et à d’autres programmes régressifs et défendre l’universalité des droits humains.

En réponse à l’influence croissante d’acteurs régressifs au sein des espaces dédiés aux droits humains, l’AWID a rejoint des allié-e-s afin de créer l’Observatoire sur l'Universalité des droits (OURs) (site en anglais). L’OURs est un projet de collaboration qui surveille, analyse et diffuse les informations concernant les initiatives anti-droits telles que la « Protection de la famille ».

Le premier rapport de l’OURs, Nos droits en danger, trace une cartographie des acteurs et actrices qui constituent le lobby mondial anti-droits et identifie leur réthorique et stratégies clés ainsi que leur impact sur les droits humains.  

Le rapport précise que le programme de « Protection de la famille » a développé une collaboration entre un large éventail d’acteurs régressifs aux Nations Unies, qu’il décrit comme « un cadre stratégique abritant des positions anti-droits et patriarcales multiples, où le cadre vise entre autres à légitimer et institutionnaliser ces positions. »

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Pour les femmes et les filles victimes de violences de guerre en RDC

Pour les femmes et les filles victimes de violences de guerre en RDC

L’association Initiatives des Femmes en Situations Difficiles pour le Développement Intégré (IFESIDI) est devenue membre de l’AWID en 2012, considérant cette dernière comme « un réseau à travers lequel l’IFESIDI pourrait bénéficier de beaucoup d’expériences dans le cadre de promotion et de protection des droits des femmes. »


« Ensemble dans la lutte pour les droits des femmes et des filles ! »

Depuis plus de vingt ans, les guerres frappant l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) sont à l’origine de violations massives de droits humains – notamment ceux des femmes, des filles et des enfants – incluant des viols et d’autres formes de violences faites aux femmes et aux filles. La situation précaire des femmes et des filles se trouve exacerbée par l’appropriation de leurs ressources, leur paupérisation conséquente ainsi que par leur mise en situation de vulnérabilité liée aux déplacements, suite aux attaques dans leur village. Face à cette réalité, IFEDISI s’est créée en 2002 pour améliorer les conditions sociales des femmes et des filles victimes de violences liées aux guerres, notamment de celles qui vivent en milieu rural, ainsi que pour promouvoir et protéger leurs droits. Cette association non confessionnelle et à but non lucratif est composée de 35 membres et ses activités couvrent au moins toute la province du Sud Kivu à l’Est de la RDC.  Porteuse du slogan « Ensemble dans la lutte pour les droits des femmes et des filles ! »,  IFEDISI souhaite que les femmes et les filles congolaises puissent vivre un jour dans la dignité.

Renforcement des capacités économiques et éducatives des femmes victimes de guerre

En plus de ses activités d’écoute des femmes et des filles victimes de violences dans divers milieux – notamment domestique, scolaire et professionnel –, l’association mène actuellement un programme de renforcement des capacités économiques et éducatives des femmes victimes de guerre. Ce programme comprend des activités d’apprentissage de métiers, liés entre autres à la savonnerie artisanale, la coupe de tissu et la couture.

L’une des bénéficiaires du programme raconte : « Avant d’être  invitée par l’IFESIDI et d’être formée, je transportais de lourds sacs de sable pour les constructeurs de bâtiments dans la ville de Bukavu et faisais des vas-et-viens avec ces sacs sur mon dos à longueur de journée.  Femme déplacée que je suis dans cette ville, sans ressources financières, j’étais sans aucun espoir de pouvoir continuer à vivre et personne ne me regardait quand je passais… Mais aujourd’hui, grâce à l’IFESIDI, je peux parler, je peux passer et les gens sauront que c’est  « mama » Ponga Musema qui passe ! »

Mobilisée dans le cadre des 16 jours d’activisme 

Dans le cadre de la Campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre qui débute le 25 novembre et se termine le 10 décembre, l’IFESIDI organise cette année des activités de sensibilisation, conférence-débat, stratégies de plaidoyer, échanges et évaluation en présence des femmes et des filles ciblées par l’association.


Connectez-vous:

Source
IFESIDI

Mobilizing for Women and Girl Victims of War Violence in the DRC

Mobilizing for Women and Girl Victims of War Violence in the DRC

The organization l’Initiatives des Femmes en Situations Difficiles pour le Développement Intégré (Initiatives of Women in Difficult Situations for Integrated Development, IFESIDI) became an AWID member in 2012, which they consider “a network through which IFESIDI could benefit from lots of experience in the area of promoting and protecting women’s rights.”


“Together in the fight for women’s and girls’ rights!” 

For over twenty years, the wars affecting eastern Democratic Republic of Congo (DRC) have been at the root of massive human rights violations – particularly the rights of women, girls and children – including rape and other forms of violence against women and girls.  The appropriation of their resources and their consequent impoverishment, as well as being placed in a vulnerable situations from displacement following attacks in their village, all contribute to a precarious situation for women and girls. Faced with this reality, IFESIDI was created in 2002 to improve the social conditions of women and girl victims of violence related to war, including those living in rural areas; and to promote and protect their rights. This non-denominational non-profit is composed of 35 members, its activities covering at least the whole of the South Kivu province in eastern DRC. With the slogan “Together in the fight for women’s and girls’ rights!” IFESIDI hopes that Congolese women and girls can one day live in dignity.

Strengthening the Economic and Educational Capacities of Women Victims of War

In addition to counselling services for women and girl victims of violence in different spheres – namely domestic, academic and professional – the organization is currently conducting an economic and educational capacity building program for women victims of war. The program includes job training, related to, among others, artisan soap making, fabric cutting and sewing.  

One of the beneficiaries of the program explains: “Before being invited by IFESIDI and being trained, I was carrying heavy bags of sand for construction workers in the city of Bukavu, going back and forth with these bags on my back all day long. The displaced woman that I am in this city, without financial resources, I was without any hope to continue to live and no one looked at me when I passed by… But today, thanks to IFESIDI, I can talk, I can pass by and people will know that it’s “mama” Ponga Musema who is passing by!”      

Mobilizing as part of the 16 Days of Activism

As part of the 16 Days of Activism against Gender-Based Violence campaign, which begins on 25 November and ends 10 December, IFESIDI is organizing awareness raising activities, a panel discussion, advocacy strategies, exchanges and an evaluation with the women and girls that the organization targets.


Get connected

Source
IFESIDI

Movilización por las mujeres y las niñas víctimas de la violencia de la guerra en RDC

Movilización por las mujeres y las niñas víctimas de la violencia de la guerra en RDC

La organización Initiatives des Femmes en Situations Difficiles pour le Développement Intégré [Iniciativas de las mujeres en situaciones precarias por el desarrollo integrado] se afilió a AWID en 2012 porque consideraron que era «una red a través de la cual IFESIDI podía beneficiarse de la enorme experiencia acumulada en la promoción y la protección de los derechos de las mujeres».


«¡Juntas en la lucha por los derechos de las mujeres y las niñas!»

Durante más de veinte años, las guerras que afectaron a la República Democrática del Congo (RDC) han sido la causa de violaciones masivas a los derechos humanos —especialmente los derechos de las mujeres, las adolescentes y la niñez—, entre ellas la violación y otras formas de violencia contra mujeres y niñas. La apropiación de sus recursos y su consiguiente empobrecimiento, así como el estar en situaciones de vulnerabilidad como desplazadas tras ataques contra sus aldeas, son todos factores que contribuyen a la situación precaria en que viven las mujeres y las niñas. Frente a esa realidad, IFESIDI fue creada en 2002 para mejorar la situación social de las mujeres y niñas víctimas de la violencia relacionada con la guerra, incluidas aquellas que viven en zonas rurales, y para promover y proteger sus derechos. Esta organización no confesional y sin fines de lucro está formada por 35 integrantes; sus actividades cubren al menos la totalidad de la provincia de Kivu Sur, en el este de la RDC. Con el lema «¡Juntas en la lucha por los derechos de las mujeres y las niñas!», IFESIDI espera que las congoleñas de todas las edades puedan vivir con dignidad algún día.

Fortalecer las capacidades económicas y educativas de las mujeres víctimas de la guerra

Además de servicios de consejería para mujeres y niñas víctimas de violencia en diferentes esferas —doméstica, académica y profesional—, IFESIDI está implementando un programa de desarrollo de capacidades económicas y educativas para mujeres víctimas de la guerra. Este programa incluye capacitación laboral, como la fabricación artesanal de jabón, y corte y confección.

Una de las beneficiarias del programa explica: «Antes de que IFESIDI me invitara y me capacitara, yo acarreaba bolsas pesadas de arena para los trabajadores de la construcción en la ciudad de Bukavu y me pasaba el día entero yendo y viniendo con esas bolsas en la espalda. Como mujer desplazada que vivía sin recursos financieros en esta ciudad, no tenía esperanza de seguir viviendo y nadie me miraba al pasar a mi lado... Pero hoy, gracias a IFESIDI, puedo hablar, y cuando paso la gente sabe que «Ahí va la ‘'mamá’ Ponga Musema ».

Movilización como parte de los 16 Días de activismo

Como parte de la campaña «16 Días de activismo contra la violencia de género», que comienza el 25 de noviembre y termina el 10 de diciembre, IFESIDI está organizando actividades para crear conciencia, un panel de debate, estrategias de incidencia, intercambios y una evaluación con las mujeres y las niñas con las que trabaja la organización.


Conéctate:

Source
IFESIDI

Assurer la sécurité des défenseur-e-s des droits humains, protéger la liberté d’expression

Assurer la sécurité des défenseur-e-s des droits humains, protéger la liberté d’expression

Javeria Ayaz Malik, originaire du Pakistan, est activiste des droits humains et experte en communication et en sécurité. Elle habite Johannesburg, en Afrique du Sud, où elle travaille en qualité d’International Security Advisor (conseillère en sécurité internationale) et responsable du Staff Security Department (département de sécurité du personnel) d’ActionAid International.


Dans cette fonction, elle coordonne les politiques de sécurité et de sûreté de l’organisation et noue des relations externes avec des réseaux de sécurité mondiaux. Javeria conseille aussi la direction d’ActionAid quant aux stratégies appropriées de gestion de la sécurité, visant à réduire les risques de sécurité et de sûreté auxquels le personnel peut être confronté dans l’exercice de ses fonctions.

Javeria a des antécédents professionnels en journalisme et communication de masse, elle a travaillé précédemment pour la télévision nationale du Pakistan, où elle a fait de la recherche et écrit des scripts pour la diffusion, sans oublier son travail d’animatrice de télévision et de présentatrice à la radio. Javeria, ardente défenseuse des droits humains, de la liberté d’expression et de l’égalité, considère le journalisme et la communication comme « son premier amour ». Elle partage avec nous ses réflexions sur le lien entre le journalisme et la sécurité :

Le journalisme éthique et objectif peut façonner une société, renforcer le pouvoir des personnes qui vivent dans la pauvreté et obliger les responsables à rendre des comptes. Il n’est pas étonnant que les journalistes continuent d’être menacés, dans le monde entier, par les régimes répressifs et les intérêts des entreprises. C’est là qu’interviennent mes compétences en matière de sécurité.

Les cours de formation et la méthodologie de Javeria, formatrice certifiée expérimentée en sécurité, comprennent des modules spécifiques particulièrement destinés à améliorer les stratégies de protection pour les défenseur-e-s des droits humains, en particulier pour les défenseuses des droits humains. Javeria, l’une des très rares femmes expertes en sécurité des pays du sud, déclare :

À notre époque, les femmes mènent un combat permanent ! Nous sommes confrontées et luttons contre les stéréotypes et le harcèlement au quotidien, mais cela nous a rendues plus fortes et plus déterminées.

Javeria est membre de l’AWID depuis mars 2015. Elle a adhéré à l’AWID pour « entrer en relation avec des personnes qui partagent les mêmes avis et pour s’impliquer davantage dans les initiatives en faveur des droits des femmes dans le monde. »


Contactez-la par le répertoire en ligne des membres de l’AWID ou en adressant un e-mail à membership@awid.org

Region
Asie du Sud

Ensuring Security for Human Rights Defenders, Protecting the Freedom of Expression

Ensuring Security for Human Rights Defenders, Protecting the Freedom of Expression

Originally from Pakistan, Javeria Ayaz Malik is a human rights activist, and a communications and security expert who lives and works in Johannesburg, South Africa as the International Security Advisor and head of the Staff Security Department at ActionAid International. In this role she coordinates the organisation’s safety and security policy and establishes external relationships with global security networks.


Javeria also advises ActionAid’s leadership on appropriate security management strategies aimed at reducing safety and security risks that staff may face in the course of their duties.

Javeria has a professional background in journalism and mass communications and previously worked for Pakistan’s national television where she researched and wrote scripts for broadcasting, in addition to working as a television host and radio presenter. As an ardent believer in human rights, freedom of expression, and equality, Javeria considers journalism and communication “to be her first love”. She shares with us her thoughts on the connection between journalism and  security :

Ethical and objective journalism can shape a society, empower people living in poverty, and hold the duty bearers to account. No wonder journalists continue to be under threat at the hands of repressive regimes and corporate interests around the world. That’s where my security skills become relevant.

As a certified and experienced security trainer, Javeria’s training curriculums and methodologies include specific modules particularly aimed at enhancing protection strategies for human rights defenders, and especially for women human rights defenders. As one of the very few women security experts from the Global South, Javeria says:

Women in this age and time are in a constant combat! We face and fight stereotypes and mobbing on a daily basis, but this has only made us stronger and more determined.

Javeria has been an AWID members since March 2015. She joined AWID to “connect with like-minded people and to be more involved in women’s rights initiatives globally.”


Connect with her through the AWID members online directory or by emailing membership@awid.org

Region
South Asia

Garantizar la seguridad para las/os defensoras/es de derechos humanos, proteger la libertad de expresión

Garantizar la seguridad para las/os defensoras/es de derechos humanos, proteger la libertad de expresión

Originaria de Pakistán, Javeria Ayaz Malik es activista de derechos humanos, así como experta en comunicaciones y seguridad. Vive en Johannesburgo, Sudáfrica, y trabaja como Asesora en Seguridad Internacional y jefa del Departamento de Seguridad del Personal en ActionAid International. En ese rol coordina la política de protección y seguridad de la organización y entabla vínculos externos con redes globales de seguridad. Javeria también asesora a líderes de ActionAid sobre estrategias apropiadas para gestión de la seguridad dirigidas a reducir los riesgos que puede enfrentar el personal en materia de protección y seguridad al cumplir con sus tareas.


Javeria tiene una trayectoria profesional en periodismo y comunicación masiva. Trabajó para la televisión nacional de Pakistán, investigando y escribiendo guiones además de ser presentadora tanto de televisión como de radio. Javeria cree fervientemente en los derechos humanos, la libertad de expresión y la igualdad, y considera que el periodismo y la comunicación fueron sus «primeros amores». Nos comparte sus ideas acerca de la relación entre el periodismo y la seguridad:

"El periodismo ético y objetivo puede influir sobre la sociedad, empoderar a las personas que viven en la pobreza y exigir rendición de cuentas a quienes son responsables de cumplir obligaciones. No es sorprendente que las/os periodistas continúen sufriendo amenazas por parte de regímenes opresores e intereses corporativos en todo el mundo. Por eso mis conocimientos sobre seguridad se tornan relevantes."

Como capacitadora certificada y con experiencia en materia de seguridad, Javeria ha desarrollado planes y metodologías de formación que incluyen módulos específicos dirigidos particularmente a mejorar las estrategias de protección para defensoras/es de derechos humanos y sobre todo para las mujeres defensoras. Javeria es una de las escasas mujeres del Sur Global que son expertas en seguridad y desde esa perspectiva dice:

"En esta época y este momento, ¡las mujeres estamos librando una batalla constante! Cada día enfrentamos estereotipos y acoso, pero todo eso solo nos ha hecho más fuertes y más decididas."

Javeria ha estado afiliada a AWID desde marzo de 2015. Cuenta que «me sumé a AWID para entrar en contacto con personas afines a mí y participar más en iniciativas por los derechos de las mujeres a nivel global».


Puedes contactarte con Javeria mediante el directorio en línea o enviando un correo electrónico a membership@awid.org

Region
Asia del Sur

Quarante ans de campagne pour les droits et la sécurité des travailleuses du sexe

Quarante ans de campagne pour les droits et la sécurité des travailleuses du sexe

Depuis 1975, l’English Collective of Prostitutes (ECP, le Collectif anglais des prostituées) lutte pour obtenir la décriminalisation du travail du sexe et des conditions de travail plus sûres pour les travailleuses du sexe, tant au niveau national qu’au niveau international.


L’ECP apporte son soutien à toutes les personnes vivant du travail du sexe, indépendamment de leur genre, lorsqu’elles sont poursuivies pour racolage ou pour des faits de tenue de maison close, quand elles se voient contraintes de fermer leur lieu de travail ou qu’elles sont soumises à une ordonnance pour comportement antisocial (Anti-social behaviour orders, ASBOs) .

Nous ne sommes pas des criminelles

« Nous sommes des femmes qui travaillons ou avons travaillé dans différents domaines de l’industrie du sexe,  que ce soit dans la rue ou dans des établissements. »

Basé au Royaume-Uni, l’ECP milite pour que les lois qui  criminalisent les travailleuses du sexe et leurs familles soient abolies,  pour que les faits relatfs au travail du sexe soient supprimés du casier juduciaire et enfin pour que les travailleuses du sexe se voient offrir des alternatives en matière de logement et de développement économique ainsi que des salaires et dans les mots d'ECP, de sorte que "chacune de nous peut sortir de la prostitution si et quand nous le voulons."

Tenir tête au pouvoir de l’État

La lutte en faveur des droits des personnes qui vivent du travail du sexe est permanente et dure depuis des décennies. Il faut du courage pour résister aux lois criminalisantes adoptées par les autorités publiques et à la mise en application de celles-ci par les forces de police. Le courage de l’ECP a souvent été récompensé au cours de ces longues années de lutte et de résistance.

En 1982, 50 femmes du collectif ont occupé une église londonnienne pendant 12 jours pour protester contre les interventions illégales de la police mais aussi contre la violence et le racisme dont sont victimes des travailleurs-euses du sexe qui exercent leurs activités dans la rue. En 1995, avec le soutien de l’organisation Women against Rape (Femmes contre le viol), l’ECP a remporté une victoire qui a fait date. Cette toute première poursuite au privé pour viol avait été lancée parce que les autorités publiques avaient auparavant refusé de poursuivre un violeur en série qui ciblait les travailleuses du sexe.

Il y a dix ans, après le meurtre de cinq femmes à Ipswich, l’ECP a lancé la « Safety First Coalition » (la coalition pour la sécurité avant tout). Cette coalition a été le fer de lance d’une campagne contre la loi relative au maintien de l’ordre et à la prévention de la criminalité (le « Policing and Crime Act »),  qui octroyaient des pouvoirs étendus aux policiers pour « nous arrêter pour racolage, nous contraindre à suivre des programme de réhabilitation, rafler nos appartements, nous faire expulser, voler notre argent et nos biens. Cette loi criminalisait également les clients. »

Actuellement, l’ECP fait campagne contre la loi de réforme de la protection sociale qui abolit certaines aides sociales, qui étaient les seules sources de revenu sur lesquelles les mères et les victimes de violence domestique pouvaient compter. Comme l’ECP l’a expliqué à l’AWID, « la plupart des travailleuses du sexe sont des mères qui tentent de faire de leur mieux pour leurs enfants. Il faut les protéger plutôt que les agresser ».

« Nous sommes en contact avec des travailleurs-euses du sexe dans le monde entier. Notre point de départ est toujours la situation que nous vivons dans les pays du Sud, celle que nous vivons dans les rues, alors que beaucoup d’entre nous sont des femmes noires, métisses et/ou des immigrées. »

Membre institutionnel de l’AWID depuis 2014, l’ECP fait également partie de l’International Prostitutes Collective.


Regardez une vidéo dans laquelle Niki Adams, de l’ECP, parle de la décriminalisation du travail du sexe à Soho (en anglais)

 

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Sites associés à l´AWID

Plateforme de jeunes féministes

Une communauté en ligne pour et par les jeunes féministes qui militent pour les droits humains des femmes, l'égalité de genre et la justice sociale dans le monde entier

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Le Fonds des jeunes féministes - FRIDA

Finance des projets initiés par de jeunes féministes. Vise à renforcer la capacité des organisations de jeunes féministes à mobiliser des ressources pour leurs actions et à encourager des bailleur-euse-s de fonds et d’autres allié-e-s à financer l’activisme des jeunes féministes.

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L'Observatoire sur l'universalité des droits (OURs)

Cette plateforme sera l’espace de référence pour accéder à des informations et à des ressources concernant la sauvegarde de l'universalité des droits humains dans les espaces internationaux et régionaux.

Visitez le site (en anglais)

Annuaire en ligne de `Réponses urgentes´pour les défenseuses des droits humains

Un site pour en savoir plus sur les mesures d’urgence entreprises pour protéger les défenseuses des droits humains et pour trouver des outils et des ressources au soutien de leur travail et de leur bien-être.

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IM-Defensoras (Initiative mésoaméricaine pour les femmes défenseuses des droits humains)

Une initiative régionale créée pour prévenir, répondre, documenter et rendre publics tous les cas de violence contre les défenseuses des droits humains dans la région mésoaméricaine.

Visitez le site (en anglais et en espagnol)

La Coalition internationale des femmes défenseuses des droits humains

Un réseau qui réalise un travail de plaidoyer et propose des ressources pour protéger et soutenir les défenseuses des droits humains dans le monde entier.

Visitez le site (en anglais)

La Coalition des femmes post-2015

Une coalition d’organisations féministes, de droits des femmes, de développement, de justice sociale et d’organisations de terrain qui conteste le programme mondial de développement et plaide pour qu’il soit recadré.

Visitez le site (en anglais)

Women´s Major Group on Development (Le Groupe Majeur Femmes)

Le rôle du groupe consiste à assurer la pleine participation des groupes de femmes non gouvernementaux aux processus politiques de l'ONU sur le développement durable, le programme de l’après-2015 et les questions environnementales.

Visitez le site (en anglais)

Le Groupe de femmes sur le financement du développement 

Une alliance d’organisations et de réseaux de femmes qui font un travail de plaidoyer en faveur de l'égalité de genre, de l'autonomisation des femmes et des droits humains dans le cadre des processus des Nations unies relatifs à la composante Financement du développement (FdD).

Visitez le site (en anglais)