Flickr/Leonardo Veras (CC BY 2.0)

Analyses Spéciales

L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes

Protection de la famille

Contexte

Au cours des dernières années, nous avons observé une nouvelle tendance inquiétante dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains. Les discours axés sur « la protection de la famille » sont en effet utilisés pour défendre des violations des droits de membres de la famille, pour renforcer et justifier l’impunité des auteurs de ces violations et pour restreindre l’égalité des droits au niveau de la vie familiale. 

La campagne en faveur de la « Protection de la famille » est motivée par une volonté conservatrice d’imposer des conceptions « traditionnelles » et patriarcales de la famille et de priver les membres de la famille de leurs droits pour les transférer à « l’institution familiale ».

Les initiatives visant à la « Protection de la famille » reposent sur :

  • la montée du traditionalisme,
  • la montée du conservatisme culturel, social et religieux,
  • l’existence d’une hostilité vis-à-vis des droits humains des femmes, des droits sexuels, des droits des enfants et enfin des droits des personnes dont l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas conformes aux normes.

Depuis 2014, un groupe d’Etats travaille de front dans les espaces dédiés aux droits humains sous le nom de « Group of Friends of the Family » (Groupe des ami-e-s de la famille) ; des résolutions sur la « Protection de la famille » ont été adoptées chaque année depuis 2014.

Ce programme s’est propagé au-delà du Conseil des droits humains. Nous avons observé l’introduction d’un discours régressif autour de la « famille » à la Commission sur la condition de la femme, ainsi que des tentatives d’introduction dans les négociations sur les Objectifs de développement durable.


Notre approche

L’AWID travaille avec des partenaires et des allié-e-s pour s’opposer ensemble à la « Protection de la famille » et à d’autres programmes régressifs et défendre l’universalité des droits humains.

En réponse à l’influence croissante d’acteurs régressifs au sein des espaces dédiés aux droits humains, l’AWID a rejoint des allié-e-s afin de créer l’Observatoire sur l'Universalité des droits (OURs) (site en anglais). L’OURs est un projet de collaboration qui surveille, analyse et diffuse les informations concernant les initiatives anti-droits telles que la « Protection de la famille ».

Le premier rapport de l’OURs, Nos droits en danger, trace une cartographie des acteurs et actrices qui constituent le lobby mondial anti-droits et identifie leur réthorique et stratégies clés ainsi que leur impact sur les droits humains.  

Le rapport précise que le programme de « Protection de la famille » a développé une collaboration entre un large éventail d’acteurs régressifs aux Nations Unies, qu’il décrit comme « un cadre stratégique abritant des positions anti-droits et patriarcales multiples, où le cadre vise entre autres à légitimer et institutionnaliser ces positions. »

Contenu lié

Asma Jahangir

Asma était une militante pakistanaise des droits humains, une critique courageuse de l'ingérence de l'armée dans la politique et une défenseure acharnée de la primauté du droit.

Elle a été la présidente fondatrice de la Commission des droits de l'homme du Pakistan, un groupe indépendant ainsi qu’administratrice de l'International Crisis Group. Elle a remporté des prix internationaux et a été rapporteuse des Nations Unies sur les droits de l'homme et les exécutions extrajudiciaires.

Ses collègues et ami-e-s de l’AWID se souviennent d'elle avec affection

« Grâce à sa vie, Asma a réécrit l'histoire que beaucoup d'entre nous ont racontée en tant que femmes. Asma a changé le monde. Elle l'a changé au Pakistan et elle l'a changé dans notre imaginaire. »

 


 

Asma Jahangir, Pakistan

WHRDs from Sub-Saharan Africa

In our 2015 Online Tribute to Women Human Rights Defenders No Longer With Us we are commemorating four women from Sub-Saharan Africa, three of whom were murdered due to their work and/or who they were in their gender identity and sexual orientation. Their deaths highlight the violence LGBT persons often face in the region and across the globe. Please join AWID in honoring these women, their activism and legacy by sharing the memes below with your colleagues, networks and friends and by using the hashtags #WHRDTribute and #16Days. 


Please click on each image below to see a larger version and download as a file

 

Snippet FEA Objectives NSS Family Farming (ES)

AGRICULTURA FAMILIAR, AGROECOLOGÍA Y SOBERANÍA ALIMENTARIA

Circle in mustard yellow with the illustration of a rural woman with brown skin and a blue dress, with a hoe tool on her left shoulder.
Promover la agricultura familiar a través de la agroecología y la soberanía alimentaria

Fatima Qureshi

Biography

Culturellement nomade, née à Hong Kong et enracinée dans un héritage turco-pakistanais, l'amour de Fatima pour les récits - tant pour les lire que pour les cocréer - a alimenté sa passion pour l'activisme à travers la communication. Forte de sa formation en journalisme, Fatima a travaillé pendant 7 ans dans les domaines de la communication numérique et médiatique avec des ONG qui offrent des opportunités d'éducation et de l’aide juridique aux réfugié·e·s et demandeur·se·s d'asile, ainsi qu'avec le mouvement féministe musulman qui applique une perspective féministe et fondée sur les droits dans la compréhension et la quête d’égalité et de justice au sein de la tradition juridique musulmane. Elle rédige régulièrement des tribunes sur les questions féministes dans les pays du Sud.

Grâce à la narration dans cette ère ultra digitale des réseaux sociaux, Fatima continue de collaborer avec des animateur·rice·s communautaires et des activistes de terrain pour créer du contenu audiovisuel dans le but de cultiver des ponts de compréhension vers la libération collective et la décolonisation. Les jours où elle ne travaille pas, elle regarde attentivement des films féministes indépendants venant d’Iran, du Maroc et du Pakistan, et les autres jours elle interprète de la poésie orale avec ses camarades à Kuala Lumpur.

Position
Responsable des communications numériques et des partenariats de l'ICM
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Do I have to respond to all questions at once or can I come back to complete it later?

If you wish to save your responses and come back to the survey later, you are able to do this whenever needed. KOBO will save your draft responses on the top left corner of the survey page and reload your record when you return to the survey. Just make sure to continue from the same computer and browser.

Deborah Holmes

At the time of her death, following a short but aggressive battle with cancer, Deborah was the Chief Communication and Engagement Officer at the Women’s Funding Network (WFN). 

Deborah also worked for the Global Fund for Women from 2008 to  2017. Deborah was extremely loved and respected by board, staff, and partners of Global Fund for Women.

Kavita Ramdas, former CEO of the Global Fund for Women aptly noted that Deborah was “a small package exploding with warmth, generosity, intelligence, style, and a passionate commitment to fusing beauty with justice. She understood the power of story. The power of women’s voice. The power of lived experience. The power of rising from the ashes and telling others it was possible. And, still we rise.”

Musimbi Kanyoro, the present CEO of the Global Fund for Women, added, “We have lost a sister and her life illuminates values that unite and inspire us all. As we all come together to mourn Deborah’s passing, let us remember and celebrate her remarkable, bold, and passionate life.”

 


 

Deborah Holmes, USA

Research methology

Over eight years, we did four global surveys and built a research methodology.

In 2013, we published three global reports. These reports confirm that women’s rights organizations are doing the heavy lifting to advance women’s rights and gender equality by using diverse, creative and long-term strategies, all while being underfunded.

Our 2010 global survey showed that the collective income of 740 women’s organizations around the world totaled only USD 104 million. Compare this with Greenpeace International, one organization with a 2010 budget of USD 310 million1. Imagine the impact these groups could have if they were able to access all the financial resources they need and more?

AWID’s WITM research has catalyzed increased funding for women’s rights organizing. WITM research was a driving force behind the Catapult crowdfunding platform, which has raised USD 6.5 million for women’s rights. The Dutch Government cited WITM research as a reason for its unprecedented MDG 3 Fund of EU 82 million. WITM research has also led to the creation of several new funds: FRIDA – The Young Feminist Fund, the Indigenous Women’s Fund, Fundo Elas, the Mediterranean Women’s Fund and the Rita Fund.

Funding trends analyses

While the WITM research has shed important light on the global funding landscape, AWID and partners have identified the need to dig deeper, to analyze funding trends by region, population and issue. In response, organizations are now using AWID’s WITM research methodology to do their own funding trends analyses. For example, in November 2013, Kosova Women’s Network and Alter Habitus – Institute for Studies in Society and Culture published Where is the Money for Women’s Rights? A Kosovo Case Study.

At the same time, AWID continues to collaborate with partners in Where is the Money for Indigenous Women’s Rights (with International Indigenous Women’s Forum and International Funders for Indigenous Peoples) and our upcoming Where is the Money for Women’s Rights in Brazil? (with Fundo Elas).

Several organizations have also conducted their own independent funding trends research, deepening their understanding of the funding landscape and politics behind it. For example, the South Asian Women’s Fund was inspired by AWID’s WITM research to conduct funding trends reports for each country in South Asia, as well as a regional overview. Other examples of research outside of AWID include the collaboration between Open Society Foundations, Mama Cash, and the Red Umbrella Fund to produce the report Funding for Sex Workers Rights, and the first-ever survey on trans* and intersex funding by Global Action for Trans* Equality and American Jewish World Service.


Snippet FEA Get Involved Story 2 (FR)

ENGAGEZ-VOUS!

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Faten Nabhan

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He respondido la encuesta, pero cambié de opinión y deseo que se retire nuestra respuesta, ¿qué hago?

Si por algún motivo deseas que retiremos y borremos tus respuestas, tienes todo el derecho a hacerlo. Puedes contactarnos a través del formulario disponible aquí indicando «Encuesta WITM (¿Dónde está el dinero?) » en el título del mensaje, y procederemos a retirar y borrar tu respuesta.

Carmen Griffiths

Carmen encabezaba el Construction Resource and Development Collective (CRDC, Colectivo de recursos para la construcción y el desarrollo) y fue fundamental para apoyar la participación de las mujeres en la industria de la construcción en Jamaica.

También trabajó con mujeres rurales y urbanas en temas relacionados a la preparación para afrontar desastres naturales. Trabajó de manera cercana con mujeres (especialmente madres solteras) enseñándoles cómo usar los cinturones para huracanes y otras tecnologías para poner sus hogares a resguardo. Trabajó en el área de agua y obras sanitarias y fue una fuerte defensora del manejo y desarrollo ambientalmente sustentable.

Fue parte de la Comisión Huairou y realizó incidencia en favor de las mujeres de base en temas vinculados a refugio, energía y medios de vida sustentables.


 

Carmen Griffiths, Jamaica

7. Synthesize your research findings

Now that you have analyzed all your data – from your survey, interviews, desk research and potentially other sources – you can create your final product.

In this section:

Create your final product

Your final product will be the document that will summarize, analyze and criticize your data. That will be the piece that you will share with your community to present and explain your research to your audience.

At AWID, we often write a comprehensive written report that analyzes each set of data and synthesizes all of our findings, then later create smaller products, such as infographics and summaries (explained in the subsequent section “Finalize and format”).

1. Write clearly

  • Organize your data as you would like to tell a story. You can follow the order of your survey. Or you can regroup some questions to lead to your conclusion in a smooth and progressive way.
  • Adapt your language to your audience. Use universal language and avoid jargon or too technical terms.

Importance of the editor

An editor will proofread, ensure concise writing, conduct fact-checking, point out inconsistencies that need to be resolved, arrange the flow of the document and possibly suggest titles.

Your editor should preferably be someone who understands and knows your WITM work but who was not directly involved in the research. This will bring in a fresh perspective.

2. Make it pretty

  • Use the data collected to create graphs and tables. These type of visuals are a compelling way to highlight the main findings of your research and validate your analysis.

  • Source relevant images that can illustrate your report.

  • Highlight key-numbers and/or powerful testimonials.

Remember: The more accessible your product is, the more people will want to read (and share!) it.

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Gather review & inputs

At this point, you have collected all your data, analyzed it and transformed it into your final product, likely in a long report.

1. Polish your results

Before moving on to the next steps – you should share your final research product with your advisor organizations, activists, and donors.

This is a great moment to check the following points:

  • Are there any key points missing in your analysis of the present funding landscape and trends?
  • Are there any key points missing in your conclusions?
  • Are there any inaccuracies in the data that need to be corrected?
  • General suggestions on strengthening the report to achieve your goals as listed in your research framing.

Once you have inputted all feedback from your advisors, be sure to run it by your editor once more.

This will now be the final, completed version of your report.  If you intend to publish the final report in other languages, now is the time to send it for translation.

2. Facilitate the feedback

  • Your advisors are likely busy with their regular responsibilities. Be sure to request feedback within a reasonable deadline.
  • Keep your request for feedback brief and specific, so it is easy for them to respond. If you like, you can simply copy and paste the bullet points we have provided.
  • If you are publishing in multiple languages, ensure you have advisors who can also review the final translated versions of your product(s).

This is a significant contribution from your advisors. Consider offering them some form of recognition.

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6. Conduct desk research

Next step

8. Finalize and format


Estimated time:

• 2 - 5 months

People needed:

• 1 or more research person(s)
• 1 Editor (or web-editor if you create an online product)
• Translator(s), if done in more than one language

Resource needed:

• List of advisor organizations, activists, and donors.
• Concept note (from “Frame your research” section)
• Survey topline results
• Prepared interview questions
• Interview results
• Desk research data
• All other data used in report


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6. Conduct desk research

Next step

8. Finalize and format


Ready to Go? Worksheet

Download the toolkit in PDF

Snippet FEA Travesti (EN)

TRAVESTI

A latin-american gender identity

The term travesti is often mistakenly translated as "transvestite" in English. However, it is a Latin American gender identity with no equivalent in other languages, and exclusively female. It is a person designated male at birth who identifies as female. They may or may not undergo bodily changes, and should always be addressed with she/her pronouns.

Travesti is not only a gender identity located outside of gender binarism, it is also a cultural identity rooted in Latin American movements. The term was initially pejorative, but it was later re-appropriated as a symbol of resistance and dignity.

Every travesti is trans because she does not identify with the gender designated at birth, however not every travesti considers themselves as a trans woman, since travesti is already a gender identity on its own.

Source: Berkins, Lohana. (2006). Travestis: una Identidad Política [Travestis: a Political Identity]. Trabajo presentado en el Panel Sexualidades contemporáneas en las VIII Jornadas Nacionales de Historia de las Mujeres/ III Congreso Iberoamericano de Estudios de Género Diferencia Desigualdad. Construirnos en la diversidad, Villa Giardino, Córdoba, 25 al 28 de octubre de 2006.

Who are AWID's members?

A dynamic network of people around the world, AWID members are researchers, academics, students, educators, activists, business people, policy-makers, development practitioners, funders, and more. Our members - of every age - are those who make AWID a unique global feminist association.

Membership with AWID is open to anyone who shares our values

We offer different types of memberships geared to income level and whether you are an individual or an organization. Currently we have over 5000 members, individual and institutional, from 164 countries.

Our members are an important part of our work

We collaborate for advocacy on specific issues, members vote in elections for our Board, and can also participate in and contribute to our Priority Areas through webinars, surveys, or urgent actions, for example.

Our institutional membership draws from a broad range of organizations interested in advancing gender justice and women’s human rights, including women’s rights organizations, from the local to the global levels, grassroots networks, major international institutions, government departments, university programs and more. 63% of our members are from the global South and 38% are under the age of 30.

Learn more about our membership

Puis-je communiquer cette enquête à d’autres?

Oui, n’hésitez pas à le faire! Nous vous encourageons à communiquer le lien vers l’enquête à vos réseaux. Plus les points de vue exprimés et collectés seront divers, plus notre compréhension du paysage du financement de l’organisation des mouvements féministes sera exhaustive.

Kate McInturff

Active dans l’organisation Peacebuild, en passant par l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale, Amnesty International et au Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), Kate était une passionnée des droits des femmes et de l'égalité de genre qui a consacré sa carrière à lutter contre les inégalités et à faire du monde un lieu plus empathique.

Kate a été membre du comité de coordination de Social Watch et a contribué aux rapports nationaux canadiens de Social Watch. En tant que chercheuse principale du CCPA, Kate a été saluée dans son pays pour ses travaux de recherche, ses écrits et la production du rapport annuel intitulé « Les meilleures et les pires endroits du Canada où vivre en tant que femme ».

Entourée de sa famille, Kate est décédée paisiblement après trois ans de lutte contre le cancer du côlon. Ses proches la décrivent comme une « féministe drôle, sans peur et sans complexes ».


 

Kate McInturff, Canada

Las 5 grandes amenazas

En el contexto actual, hemos identificado cinco grandes amenazas para la lucha por economías feministas y justas.


1. La financialización de la economía mundial

 «La financialización alude a la importancia creciente de los mercados financieros, los motivos financieros, las instituciones financieras y las elites financieras en el manejo de la economía y las instituciones que la rigen tanto a nivel nacional como internacional» - Gerald Epstein

Epstein Gerald A. 2006: Financialization and the World Economy. Edward Elgar Publishing.

Las instituciones financieras ejercen una fuerte influencia sobre la gobernabilidad económica y la dirección que toman las políticas para el desarrollo. La influencia cada vez más acentuada que tienen el sector corporativo y las instituciones financieras internacionales en la definición de políticas públicas locales y globales ha resultado en Estados cada vez más presos de los intereses del capital. El sistema financiero actual, con sus políticas controversiales de crédito y deuda, juega un rol fundamental para la reproducción y la expansión de los procesos de acumulación de capital.

Esto plantea preguntas importantes acerca de cómo regular y repensar el sistema financiero global, no solo para evitar las graves consecuencias negativas de las crisis causadas por las deudas sino también para permitir medios de vida sostenibles y la realización de los derechos económicos y sociales sin retrocesos.

(Para más detalles, ver el artículo de Balakrishnan y Heintz “Debt, Power, and Crisis: Social Stratification and the Inequitable Governance of Financial Markets”, en inglés [Deuda, poder y crisis: Estratificación social y la gobernabilidad inequitativa de los mercados financieros]

2. Acuerdos comerciales nocivos.

En estos últimos 20 años, los acuerdos comerciales (tanto bilaterales como multilaterales) han expandido su rol mostrando un interés cada vez mayor en el otorgamiento de derechos de propiedad intelectual a las corporaciones.

Estos derechos han beneficiado claramente a las corporaciones transnacionales afectando gravemente la posibilidad de que las naciones y pueblos más empobrecidos puedan realizar sus derechos humanos, en particular

  • el derecho a la alimentación,
  • el derecho a la conservación,
  • el derecho a utilizar y vender las semillas, y
  • el derecho a acceder a medicamentos esenciales.

Además, la liberalización de las importaciones agrícolas que resulta en una afluencia de bienes baratos pone en peligro a las mujeres campesinas que trabajan en forma autónoma en países empobrecidos y a la seguridad alimentaria de todxs. Las cláusulas de protección a las inversiones que forman parte de los acuerdos comerciales limitan el espacio político para que los gobiernos nacionales promulguen e implementen regulaciones en asuntos tan críticos como la protección ambiental, los derechos laborales y la duración de las patentes.

Los movimientos feministas han estado, y continúan estando, en la primera línea de resistencia a estos acuerdos, denunciando las trampas que encierran.

 (Ver por ejemplo, las reacciones de movimientos sociales y redes feministas de todo el mundo frente a las negociaciones del Tratado Trastlántico de Comercio e Inversiones y del Acuerdo de Asociación Transpacífico)

3. Ecosistemas y biodiversidad amenazados como nunca

La mercantilización de los recursos de la Tierra y  sus consecuencias — la degradación ambiental y el cambio climático producidos por décadas de industrialización agresiva, despojo y extractivismo de los recursos mundiales — han dañado la biodiversidad y la resiliencia ecológica. Estos daños ya están amenazando la mera existencia de la sociedad humana.

La comunidad internacional no ha logrado enfrentar los patrones de producción y consumo que conforman la raíz misma de este problema. Lo que hicieron los gobiernos — con el apoyo de las grandes empresas a quienes les interesa obtener ganancias — fue optar por el enfoque de la «economía verde» que promueve las «tecnologías energéticamente eficientes» (como la energía nuclear, los biocombustibles, los organismos genéticamente modificados y la geoingeniería) y los esquemas de comercio de emisiones de dióxido de carbono como soluciones mágicas.

4.Comercialización de la tierra y aceleración del fenómeno global de apropiación de tierras y recursos.

Si bien los procesos de apropiación de tierras y recursos no son algo nuevo  -de hecho, han sido luchas centrales en la historia colonial- lo que sí es nuevo son los medios de avanzada por los cuales la tierra y los recursos naturales se están volviendo mercancías en nuevos mercados.

Las instituciones financieras internacionales desempeñan un rol central en promover  la mercantilización de la tierra en los países en desarrollo. Estas instituciones financian reformas agrarias que les permiten a actores poderosos utilizar la tierra para ganancias especulativas a cambio de magras promesas de empleos y crecimiento. La apropiación de tierras tiene impactos negativos de gran alcance sobre el acceso de los pueblos a bienes y servicios esenciales, además de causar desplazamiento de poblaciones y degradación ambiental.

Quienes se están resistiendo a la apropiación de tierras, incluyendo a las defensoras de derechos humanos, se enfrentan todos los días a distintas formas de violencia que van desde las agresiones físicas a los abusos sexuales.

5. Una base patriarcal arraigada que le da estructura al sistema capitalista

Esta base patriarcal tiene una hegemonía particular en los modelos neoliberales actuales.

Resulta evidente que la economía política y el desarrollo se vinculan de varias formas con la sexualidad y el género: pensemos en cómo define el capitalismo lo que se puede entender como 'trabajo' y cómo el valor de los seres humanos se define a partir de su productividad en el trabajo rentado.

En la mayoría de los casos, el lugar que ocupan las mujeres en la economía mundial continúa siendo el de trabajadoras explotadas por su género ya que su trabajo está devaluado en los empleos precarios, la subsistencia doméstica, la reproducción y la producción no remunerada en el hogar. Naturalizada como trabajo no remunerado de las mujeres, la labor que permtie la reproducción de la fuerza de trabajo le provee un enorme subsidio al capitalismo a la vez que funciona como fuente de opresión y sometimiento de género.

Esta situación se ve agravada por el hecho de que cuando los mecanismos de protección social comienzan a debilitarse, se incrementa la carga laboral de las mujeres.

El fenómeno de la migración global que encarnan miles de refugiadxs económicxs que escapan de la pobreza que lxs oprime no es ajeno a las relaciones de poder entre los géneros que impone el capitalismo. Las remesas se convierten en una de las principales fuentes del financiación para el desarrollo de familias y comunidades, pero tienen un costo enorme para las mujeres migrantes que se esfuerzan por alcanzar un salario que les permita vivir en su nuevo país.

También estamos viendo cómo los sistemas patriarcales capitalistas están utilizando la violencia y la opresión para mantener su estatus quo. El alza del gasto mundial para sostener el militarismo y la violencia, perpretados ambos por actores estatales y no estatales, se vuelca cada vez más a controlar el disenso, los cuerpos y voces de las mujeres, así como a zanjar disputas económicas, políticas y sociales.

En todo el mundo, la violencia, el encarcelamiento y la discriminación afectan de manera desproporcionada a:

  • mujeres
  • comunidades étnicas no hegemónicas,
  • pueblos indígenas,
  • personas con discapacidades,
  • trabajadorxs sexuales,
  • personas empobrecidas, y
  • personas LGBTQI.

Para confrontar la violencia estructural y sus vínculos con el sistema global capitalista, se necesita un análisis interseccional que relacione entre sí el género, la raza, la etnia, la edad, la capacidad, la nacionalidad, la orientación sexual y la identidad de género entre otras categorías.

La profunda crisis de gobernabilidad mundial que vivimos también se expresa en los débiles acuerdos intergubernamentales a los que se logra llegar y que a menudo carecen de los mecanismos más básicos para la rendición de cuentas. El sistema multilateral que antes le fue útil a la gobernabilidad mundial no está logrando responder a las múltiples crisis actuales. El sistema mismo continúa siendo muy poco democrático, con las corporaciones adquiriendo cada vez más presencia y más poder ya que ocupan los espacios donde antes estaban los Estados.

Repensar, renovar y reactivar

Estas amenazas nos desafían a lxs feministas a repensar nuestro marco de referencias y nuestras estrategias. Y también a renovar y reactivar nuestro compromiso con la construcción de movimientos junto con otrxs por una economía justa.

Nos desafían a pensar agendas más amplias por las transformaciones socioeconómicas desde una perspectiva feminista, atendiendo a las realidades que viven la mayoría de lxs empobrecidxs. Ahora es el momento de lograr cambios por una economía justa y de hacerle frente a los desafíos sistémicos persistentes.


Ver también

Nuestra visión

¿Cómo se originó este proyecto?