L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes
Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.
Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.
Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.
Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses
Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.
En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :
les agressions physiques et la mort
les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
le harcèlement judiciaire et la criminalisation
l’épuisement
Une approche holistique et collaborative de la sécurité
Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :
éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.
Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :
de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.
Nos actions
Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.
Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;
Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;
Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;
Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.
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Snippet - CSW68 - Challenging Corporate Power - ES
Desafiar el poder empresarial
para reducir la pobreza y fortalecer los derechos humanos
📅 Miércoles 13 de marzo
🕒 10:30 a. m. - 12:00 p. m. EST Organizan: AWID, Red-DESC, Franciscan International y Womankind Worldwide como parte de Feministas por un Tratado Vinculante
🏢 Church Center de las Naciones Unidas, 777 United Nations Plaza, piso 11, Nueva York
Las Triple Cripples: ¡hablemos de sexo, nena!
por Nandini Tanya Lallmon, República de Mauricio (@nandini_tanya)
Olajumoke «Jay» Abdullahi y Kym Oliver son feministas revolucionarias en más de un sentido.
Las dos amigas se llaman a sí mismas las «Triple Cripples» [«Triples Inválidas»] porque, como mujeres discapacitadas negras, se ven sometidas a tres niveles de discriminación. Jay, actualmente de 31 años, contrajo polio cuando era bebé y utiliza una férula y unas muletas como sostén, mientras que Kym, de 25 años, tiene esclerosis múltiple y se moviliza en silla de ruedas. El nombre del dúo surge de un esfuerzo por redefinir la palabra «inválida» que, según ellas, «ha sido un término habitualmente usado contra las personas discapacitadas como injuria, como una forma infalible de recordarnos que estábamos “falladas” y que siempre íbamos a ser “menos que”.»
Como mujeres negras, Kym y Jay han sido víctimas del estereotipo racial globalizado que hipersexualiza la piel oscura. En su libro Heart of the Race: Black Women’s Lives in Britain [Corazón de la raza: las vidas de las mujeres negras en Gran Bretaña], Beverley Bryan, Stella Dadzie y Suzanne Scafe describen cómo las mujeres negras han sido históricamente definidas como un «riesgo de alta promiscuidad» por los doctores, debido a su libido y su fertilidad. Jay explica que «la gente piensa que estoy siempre dispuesta a hacer de todo y cualquier cosa todo el tiempo porque soy una mujer negra». Aunque ambas mujeres han sido sometidas a una intensa fetichización debido a su color de piel, sus discapacidades han confundido a muchas personas. Kym describe así su experiencia como mujer con curvas: «Tengo el tipo de cuerpo que la gente quiere manosear, y les parece que yo debería poder aceptarlo, pero, al mismo tiempo, existe esta idea de que yo no debería tener pretensiones, por mi discapacidad.»
En las plataformas de citas en línea, a Jay le han preguntado si puede realizar ciertas posiciones sexuales, dado que ciertas potenciales parejas «han decidido que quieren estar contigo de este modo y quieren saber si tu corporalidad puede facilitarlo.» Durante una consulta de control, Kym hizo disculparse a unx profesional médicx que, mientras completaba un formulario de admisión, le preguntó cuántas parejas sexuales ha tenido con un tono que implicaba «yo sé que estas preguntas no son aplicables en tu caso, pero tenemos que seguir el proceso estándar del cuestionario.»
El error de pensar que la falta de autonomía física equivale a una falta de deseo sexual es generalizado.
En la escuela, Jay era excluida de las clases de educación sexual, porque se presuponía que estaba incapacitada para tener sexo. Ella explica que incluso las organizaciones bien intencionadas que promueven el acceso a los servicios de salud sexual y reproductiva a menudo no tienen en cuenta las necesidades específicas de las mujeres discapacitadas. Por ejemplo, las píldoras son consideradas con frecuencia un método anticonceptivo efectivo, sin ninguna mención de que pueden agravar los riesgos de coágulos de las mujeres que usan sillas de ruedas.
Con sede en Londres, las Triple Cripples esperaban ansiosamente participar, junto con el equipo Decolonising Contraception [descolonizar la contracepción], en el SexFest2020, un festival de un día organizado para personas de color y dedicado a la salud y el bienestar sexuales. Desafortunadamente, el evento fue cancelado debido a la pandemia del COVID-19. A pesar de ello, sin desanimarse, Jay y Kim se volcaron a sus plataformas de activismo en línea, para oponerse a la forma en que la sexualidad es vista desde una perspectiva estrictamente heteronormativa y para desafiar la idea de que la femineidad está definida por la capacidad de procrear. El dúo inauguró un canal de YouTube y un podcast (también llamado «The Triple Cripples») para promover la representación de las personas discriminadas de múltiples formas como seres humanos holísticos. Sus planes a futuro incluyen un documental creativo y una muestra fotográfica dedicada a luchar contra la discriminación y a difundir las voces de personas de color discapacitadas.
La experiencia de discriminación basada en la raza, el género y la discapacidad es más que acumulativa.
Si bien las mujeres discapacitadas de color comparten experiencias de discriminación por motivos de discapacidad con otras personas discapacitadas, experiencias de sexismo con otras mujeres, y experiencias de racismo con otras personas de color, estas experiencias interactúan y no pueden ser separadas: las mujeres discapacitadas de color experimentan una discriminación singular como mujeres discapacitadas de color.
Si bien las Triple Cripples reconocen que las ideas anticuadas y superficiales sobre la diversidad no se transformarán, como por arte de magia, en espacios inclusivos de un día para otro, siguen confiando en que sus pequeños hachazos finalmente lograrán derribar los grandes robles que las prácticas discriminatorias representan para ellas.
La alegría de aceptarse y crecer al calor de esa luz.
Titash Sen (@unzeroed)
“Asignado Nderentendei Al Nacer”
de Bastión Moral, Asunción, Paraguay (@basti0nmoral)
La mujeridad obligatoria es un dispositivo colonial heterocispatriarcal de violencia hacia cuerpos asignados femeninos al nacer. Los cuerpos trans seguimos resistiendo a pesar de la invisibilización y apagamiento histórico. No soy mujer, me asignaron un género a partir de mis genitales.
Snippet FEA Ocupação 9 de Julho is more than just a building (FR)
Mais Ocupação 9 de Julho est plus qu'un bâtiment.
C'est un centre communautaire, où l'on peut suivre des cours et se former à des activités créatives génératrices de revenus comme la coiffure, la cuisine et la création artistique. Les enfants peuvent également profiter d'activités culturelles et éducatives.
Le MSTC ne travaille pas seul. Iels collaborent avec des institutions et des collectifs artistiques pour produire des expériences culturelles, sportives et éducatives, ainsi qu'un accès critique à des services de santé. Depuis sa création, ce projet participatif a été porté essentiellement par des femmes, sous la direction de l'activiste afro-brésilienne Carmen Silva, autrefois sans abri.
Fadila M. fue una activista tribal soulaliyate de Azrú, en la región Ifrane de Marruecos. Luchó contra una forma específica de discriminación territorial dirigida a las mujeres tribales.
Como parte del Movimiento de Mujeres Soulaliyate por el Derecho a la Tierra, trabajó para reformar el marco legislativo relacionado con la administración de la propiedad comunitaria, a través de la adopción, en 2019, de tres proyectos de ley que garantizan la igualdad de mujeres y varones.
Según las leyes consuetudinarias vigentes, las mujeres no tenían derecho a beneficiarse de la tierra, en especial aquellas que eran solteras, viudas o divorciadas. En Marruecos, los derechos a las tierras colectivas eran transmitidos tradicionalmente entre los varones de la familia mayores de 16 años. Desde 2007, Fadila M. ha sido parte del movimiento de mujeres, la primera movilización nacional de base por los derechos a la tierra. Una de sus conquistas ha sido que, en 2012, las mujeres soulaliyate pudieron registrarse por primera vez en las listas de beneficiarixs, y recibir compensaciones relacionadas con la cesión de tierras. El movimiento también logró la enmienda del dahir (decreto del Rey de Marruecos) de 1919, para garantizar el derecho a la igualdad de las mujeres.
Fadila M. falleció el 27 de septiembre de 2018. Las circunstancias de su muerte no son claras. Participó en una marcha de protesta relacionada con el tema de las tierras colectivas y, si bien las autoridades informaron que su muerte fue accidental y que tuvo un paro cardíaco camino al hospital, la sección local de la Asociación de Derechos Humanos de Marruecos (AMDH) señaló que Fadila fue sofocada por un miembro de la fuerza policial utilizando una bandera marroquí. Su familia solicitó una investigación, pero los resultados de la autopsia no fueron dados a conocer.
Nota: Como no ninguna fotografía/imagen de Fadila M. disponible, la obra de arte (en lugar de un retrato) pretende representar por lo que luchó y trabajó: la tierra y los derechos a vivir y tener acceso a esa tierra y lo que crece en ella.
Centers activists’ voices and experiences to analyze how money moves and who it is reaching
Love letter to feminist movements: A Letter from Inna and Faye
Dear feminist movements,
Love is what keeps our feminist fire burning. Along with care for our communities, anger and rage in the face of injustice, and the courage to take action.
In September 2022, we stepped with great excitement into our leadership roles at AWID, as Co-Executive Directors. We felt the warmth and embrace of the feminist sisterhood as you welcomed us.
Reflecting on our most precious memories as feminists, we recall powerful moments of togetherness at street protests, sharp analysis, and brave voices shaking the status quo at gatherings. We held those intimate conversations into the night, laughed for hours, and danced at parties together.
Feminist fires need to be fed, especially in difficult times when there is no lack of external challenges, from the climate crisis and the rise of right-wing forces to exploitative economies and persisting patterns of oppression within our own social movements. It's these fires, burning ablaze everywhere, that light our ways and keep us warm, but we can’t disregard the exhausting effects of political violence and repression directed against many of our struggles, movements, and communities.
We understand the desire to change the world as an essential ingredient of feminist organizing. We can never forget that we are the ones we have been waiting for, in building alternatives and shaping our future. Yet, vibrant feminist energy cannot be taken for granted and must be safeguarded in many ways. In this, we will continue to be vigilant. Greater and equal access to care and wellbeing, to healing and pleasure, are not only instruments to prevent burnout and sustain our movements, though that is an important function; first and foremost, they are the way in which we hope to live our lives.
We are thrilled to roll up our sleeves and work with you. AWID’s new strategic plan “Fierce Feminisms: Together We Rise” reflects our conviction that now is the time for us to be fierce and unapologetic in our agendas while making an effort to connect across movements and truly get to know each other’s realities, so that we may rise together - because, for us, this is the only way.
Our plans include the long-awaited AWID Forum! We look forward to meeting you all in person and online in 2024. We are hearing from you the need to connect and recharge, to rest and heal, to be challenged and inspired, to share good food, and to laugh and dance together. Few things in this world are as powerful and transformative, as feminists from all parts of the world coming together, and we truly hold our breath for this moment, because we know the magic that we can create together.
Our membership engagement has taken on a life of its own through the AWID Community (our online platform for members), and our focus on building connection and solidarity resonates with many of you. Please join and connect with us and others in feminist movements around the world. We know the importance of connection in a time and space where the rules are not made for us, and we hold close our community, where each of us matters.
Together with our fantastic AWID colleagues, we promise to do our best to support feminist movements, as is the mission and purpose of AWID. Please hold us to account.
For the past 40 years, you - feminist movements - have shaped AWID’s history, and pushed us to be braver, creative, and radical. 40 is a fabulous age, and we look forward to another 40 years with you all. We are looking forward to the partnerships, calls to justice, collaboration, policy influencing, and badass feminist power that you all bring in navigating the ever-increasing backlash on gender, racial and environmental justice. We have so much to learn from you and from each other, as we collectively build the worlds we believe in.
Cindy Clark and Hakima Abbas, thank you for paving the way for us and preparing us to fill your enormous shoes. We always appreciate all those on whose shoulders we stood and continue to stand. We understand ourselves to be part of a broader movement landscape, feminist histories, presents, and daring futures.
AWID’s Board of Directors, we are grateful to you for the support and feminist love you show us, and for your commitment to Global South leadership and the co-leadership model. We send our love and respect to each and every AWID colleague, we feel honoured to be working with such an exceptional feminist team of dedicated professionals.
This is our first time writing a love letter together, how could we conclude it without expressing love, care, and respect for each other? It’s a pretty intense relationship we’ve stepped into! We both bring our different and diverse perspectives and skills to our work, and as individuals, we also bring our lived experiences and authentic selves.
Together with you all, we are a story in the making, a part of a beautiful woven - and often beautifully challenging - tapestry that continues into the future. We had fun starting this journey together with each other and with you, and we very much hope to keep the romance alive.
In solidarity, with love and care
Inna and Faye
Save the date!
21 February 2023, Member Mixer 5 on Feminist Politics with Faye and Inna.
Rosa Candida Mayorga Muñoz était une travailleuse sociale, leader syndicale et défenseure des droits humains du Guatemala. On la surnommait affectueusement Rosita.
Dans les années 1980, Rosa devient la première femme à siéger au comité exécutif du syndicat de l’Institut d’électrification nationale (STINDE), syndicat qu’elle avait rejoint en premier lieu pour défendre les droits des femmes au travail. Cela signifiait, à ses yeux, de lutter pour l’égalité des chances dans une entreprise où de nombreuses femmes affrontaient un système discriminatoire et violent mis en place par la direction de l’entreprise. Rosa avait également subi du harcèlement sexuel sur son lieu de travail, tant de la part de collègues que de responsables. Elle n’entendait cependant pas rester silencieuse.
Rosa a continué à se battre et fait partie des efforts pour façonner la lutte afin qu’elle prenne la forme du « Pacte collectif pour les conditions de travail du INDE-STINDE ». Ce pacte était le premier du genre et le premier au Guatemala à caractériser le concept de harcèlement (sexuel). Il fait désormais référence dans la loi guatémaltèque pour les questions de travail, et sert d’encouragement aux autres syndicats.
« Elle n’avait d’autres outils pour se battre que ses propres idéaux... Elle a été intimidée à plusieurs reprises, harcelée pour abandonner la lutte, mais son courage a fait naître l’espoir chez les syndicalistes de la base. Rosita a créé une image de respect non seulement au sein de son syndicat mais également face aux autorités de l’institution et au sein du mouvement des femmes. Elle a été reconnue comme une pionnière du mouvement des femmes du syndicat, dans un espace qui avait davantage été dominé par les hommes. » - Maritza Velasquez, ATRAHDOM
Rosa est décédée le 4 avril 2018, elle avait 77 ans.
To strengthen our collective voice and power for more and better funding for feminist, women's rights, LBTQI+ and allied organizing globally
Carta de amor a los movimientos feministas #10
Nunca supe que tenía una familia cercana que me ama y que quiere que crezca. Mi mamá siempre ha estado presente para mí, pero nunca imaginé que tendría miles de familias por otros sitios, con las que no estoy relacionada por lazos de sangre.
Descubrí que la familia no son solo las personas relacionadas por lazos sanguíneos, sino la gente que te ama de forma incondicional, a quienes no les importa tu orientación sexual, ni tu estado de salud, ni tu estatus social, ni tu raza.
Al pensar en los momentos invaluables en que escuché a mis hermanas de todo el mundo que son firmes feministas –gente a quien no he conocido físicamente, pero quienes me apoyan, me enseñan, luchan por mí– me faltan las palabras: las palabras no pueden expresar cuánto las amo a ustedes, mis mentoras, y a las demás feministas. Ustedes son una madre, una hermana, una amiga para millones de chicas jóvenes.
Ustedes son maravillosas, ustedes luchan por personas a quienes no conocen –y eso es lo que las hace tan especiales–.
Mi corazón se alegra de expresar esto por escrito.
Las amo a todas y seguiré amándolas. Nunca he visto a ninguna de ustedes en forma física, pero parece que nos conociéramos desde hace décadas.
Somos feministas y estamos orgullosas de ser mujeres.
Vamos a seguir diciéndole al mundo que nuestra valentía es nuestra corona.
Una carta de amor de FAITH ONUH, una joven feminista de Nigeria
Esther Mwikali’s home was in Mithini village, Murang’a County, Kenya. A prominent and valued land rights activist, she looked into abuses against squatters who are living on land claimed by tycoons. The investigation Esther was part of also involved land rights’ violations in Makuyu by powerful individuals.
After failing to attend a village meeting, a search party went looking for Esther. On 27 August 2019, two days after her disappearance, her body was found on a farm near her homestead, displaying signs of torture. She was brutally murdered.
“Esther was renowned for her work to prevent community members being evicted from land claimed by tycoons. Local activists had no doubt her murder was related to the area’s ongoing land struggles, a tragic reminder of the alarming regularity with which extra-judicial killings are routinely carried out in Kenya,” - Global Witness Report, July 2020
“We associate Mwikali’s death with land struggles around here. We are asking the Government to investigate the matter without delay.” - James Mburu, spokesperson for the squatters
“Action should be taken on individuals who are alleged to have threatened the squatters including Mwikali's family.” - Alice Karanja, National Coalition of Human Rights Defenders
“The impact of her work and tenacity will remain alive in Kenya for decades. CJGEA consoles with the bereaved and it calls for justice.” - Center for Justice and Governmental Action (CJGEA) Press Release, 13 September 2019
El 11 de julio de 2024, tuvimos una conversación increíble con grandes feministas sobre el estado del ecosistema de financiación y el poder de la investigación "¿Dónde está el dinero?".
Le agradecemos de manera especial a Cindy Clark (Thousand Currents), Sachini Perera (RESURJ), Vanessa Thomas (Black Feminist Fund), Lisa Mossberg (SIDA) y Althea Anderson (Hewlett Foundation).
Recuerda: ¡la encuesta permanecerá abierta hasta el 31 de agosto de 2024!
Fleurir sous l’ombrelle du monde : les féministes de MENA au Forum de l'AWID
Dans le monde entier et au sein des mouvements sociaux, les personnes désireuses d’innover ont tendance à se sentir seules et impuissantes face au « statu quo du mouvement ». Historiquement, les Forums de l’AWID ont joué un rôle dans le soutien de ces innovateur·trices en leur offrant une plateforme où leurs idées et pratiques sont accueillies et renforcées par les pensées et actions d’autres personnes de différentes régions et communautés qui les ont déjà explorées. Sara Abu Ghazal, féministe palestinienne au Liban, nous parle de ce qu’ont représenté les Forums pour toute une nouvelle génération de féministes de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui ont introduit de nouvelles façons de s’organiser, de nouvelles conceptions du féminisme et de nouvelles questions dans le paysage régional des droits des femmes.
"No sé mucho sobre la espiritualidad o lo que sucede cuando morimos, pero mi vida de coreana crip queer me hace pensar que nuestros cuerpos terrenales son sólo una fracción de lo que somos, y no considerar a nuestros antepasadxs es quedarse con solo un atisbo de lo que somos". - Stacey Park Milbern
Stacey Park Milbern fue una mujer autodefinida como queer, con discapacidad y de color, además de una pionera. Líder y organizadora respetada y de amplia trayectoria en el movimiento por los derechos y la justicia para las personas con discapacidad, también defendió los derechos de muchas otras comunidades, y no solo los de la suya propia. El activismo de Stacey tenía raíces poderosas en su experiencia personal con las intersecciones del género, la discapacidad, la sexualidad y la raza.
Stacey, junto con algunxs amigxs, co-creó el Club de Cultura de Justicia para la Discapacidad, un grupo dedicado a apoyar a varias comunidades, especialmente aquellas más vulnerables, que, entre otras cosas, está ayudando a las personas sin hogar a acceder a recursos durante la pandemia del COVID-19.
También fue coproductora de una campaña con mucho impacto para el documental de Netflix "Crip Camp", integrante de la junta directiva de la Fundación WITH, y dirigió organizaciones a nivel local, estatal y nacional. Stacey escribió además de manera hermosa y poderosa:
"Mis antepasadxs son personas forzosamente separadas de sus amores a causa de la guerra y el desplazamiento. Es gracias a ellxs que hoy conozco el poder de construir un hogar con lo que tienes, dondequiera que estés, con quien quiera que estés. Mis antepasadxs son queers que vivieron en el sur de América. Es gracias a ellxs que entiendo la importancia de las relaciones, del lugar y de vivir la vida al máximo, aunque sea peligroso. Todxs mis antepasadxs conocen el anhelo. El anhelo es a menudo nuestro lugar de conexión..." - Stacey Park Milbern
Stacey nació en Seúl, Corea, y creció en Carolina del Norte, para después continuar con su viaje en el área de la bahía de San Francisco. Stacey falleció por complicaciones de una cirugía en su cumpleaños número 33, el 19 de mayo de 2020.
"Ella fue, como mucha gente diría, una líder nata. En cierta medida, ella lo abarcó todo. ¿Sabes? Ella supo liderar desde la primera línea, desde el medio y también desde atrás. Era capaz de hacer todo eso de alguna manera." - Andraéa LaVant, activista por los derechos de las personas con discapacidad.
"Qué golpe perder a Stacey cuando nuestras comunidades necesitan de su liderazgo más que nunca, y en un momento en que su fuerza, perspicacia y agallas estaban recibiendo un mayor reconocimiento, más allá de los círculos de las personas con discapacidad, y le ofrecían una plataforma mayor para avanzar con el trabajo de su vida... No tendremos la suerte de aprender hasta dónde su carismático liderazgo nos habría llevado. Pero, sin ningún tipo de dudas: Lo que Stacey nos dio, en un tiempo relativamente corto, continuará beneficiando a otrxs en los próximos años". - Fondo de Educación y Defensa de los Derechos de las Personas con Discapacidad (DREDF, por sus siglas en inglés).