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Analyses Spéciales

L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes

La mémoire comme forme de résistance : un hommage

L’hommage se présente sous forme d’une exposition de portraits d’activistes du monde entier qui ne sont plus parmi nous qui ont lutté pour les droits des femmes et la justice sociale. 


En 2020, nous adoptons une démarche légèrement différente 

Cette année, tout en continuant à convoquer la mémoire de celleux qui ne sont plus parmi nous, nous souhaitons célébrer leur héritage et souligner les manières par lesquelles leur travail continue à avoir un impact sur nos réalités vécues aujourd’hui.

49 nouveaux portraits de féministes et de défenseur·e·s viennent compléter la gallerie. Bien que de nombreuses des personnes que nous honorons dans cet hommage sont décédé·e·s du fait de leur âge ou de la maladie, beaucoup trop d’entre iels ont été tué·e·s à cause de leur travail et de qui iels étaient.

Les histoires des activistes à l'honneur dans cet Hommage font vivre leur héritage et continuent d'inspirer le travail et l’action de nos mouvements.

Visiter notre exposition virtuelle

Les portraits de l'édition 2020 ont été illustrés par Louisa Bertman, artiste et animatrice qui a reçu plusieurs prix.

L’AWID tient à remercier nos membres, les familles, les organisations et les partenaires qui ont contribué à cette commémoration. Nous nous engageons auprès d’elleux à poursuivre le travail remarquable de ces féministes et défenseur·e·s et nous ne ménagerons aucun effort pour que justice soit faite dans les cas qui demeurent impunis.

« Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines » - Proverbe mexicain

L'Hommage a été inauguré en 2012

Le premier hommage aux défenseur-e-s des droits humains a pris la forme d’une exposition de portraits et de biographies de féministes et d’activistes disparu·e·s lors du 12e Forum international de l’AWID en Turquie. Il se présente maintenant comme une gallerie en ligne, mise à jour chaque année.

Depuis, 467 féministes et défenseur-e-s des droits humains ont été mis·es à l'honneur.

Visiter notre exposition virtuelle

Contenu lié

Snippet FEA collaborator and allies Photo 1 (ES)

La foto muestra a Sopo Japaridze, uno de los cofundadores de Union Solidarity Network. Sopo tiene cabello castaño largo, con flequillo, ojos marrones y usa una máscara roja del Sindicato de la Red de Solidaridad. La foto está tomada de noche.

Sara Hegazy

Sara Hegazy, une audacieuse activiste égyptienne des droits des LGBTQI+, vivait dans une société où les membres de sa communauté, leurs corps et leurs vies sont souvent victimes de préjugés mortels. La résistance de Sara puise ses racines dans le processus de déconstruction d'un système dominant, oppressif et patriarcal, et de ses acteurs antidroits. 

« [En Égypte], toute personne qui n'est pas un homme, musulman, sunnite, hétéro et partisan du système, est rejetée, réprimée, stigmatisée, arrêtée, exilée ou tuée. Ce phénomène concerne le système patriarcal dans son ensemble, étant donné que l'État ne peut pratiquer sa répression contre les citoyens sans une oppression préexistant depuis l'enfance », écrivait Sara Hegazy le 6 mars 2020

La répression de la voix de Sara par le gouvernement égyptien atteignit son paroxysme en 2017, lorsqu’elle fut arrêtée pour avoir brandi un drapeau arc-en-ciel lors du concert de Mashrou' Leila (groupe libanais dont le chanteur principal est ouvertement gai) au Caire. Elle fut ensuite accusée d'avoir rejoint un groupe illégal et « d’incitation à la déviance sexuelle et à la débauche ».  

« C’était un acte de soutien et de solidarité, non seulement envers le chanteur [de Mashrou' Leila] mais pour tou·te·s les opprimé·e·s… Nous étions fier·ère·s de porter le drapeau. Nous ne pouvions imaginer que la société et l’État égyptien réagiraient de cette façon. Ils m’ont vue comme une criminelle, quelqu’un qui cherchait à détruire la structure morale de la société ».  - Sara Hegazy

Sara fut emprisonnée pendant trois mois, durant lesquels elle fut torturée et agressée sexuellement. En janvier 2018, après avoir été libérée sous caution, elle demanda l'asile au Canada où elle vécut en sécurité mais resta prisonnière des souvenirs de la violence et des sévices qu'elle avait subis dans son corps et son âme.

« Je suis sortie de cette expérience au bout de trois mois avec un cas très sévère et grave de SSPT [syndrome de stress post-traumatique]. La prison m'a tuée. Elle m'a détruite », déclara Sara Hegazy à la NPR (Radio d’État)

Sara s'est suicidée le 14 juin 2020, en laissant une note manuscrite en arabe :  

« À mes frères et sœurs - j'ai essayé de trouver la rédemption et j'ai échoué, pardonnez-moi. »
« À mes amis - l'expérience [l’aventure] a été rude et je suis trop faible pour la supporter, pardonnez-moi. » 
« Au monde - tu as été très cruel, mais je te pardonne. »

Son courage et son héritage seront perpétués par toutes les personnes qui l’aimaient et qui croient en ce pour quoi elle s’est battue. 


Hommages :

« À Sara : repose-toi, repose-toi simplement, hors d’atteinte de cette violence implacable, de ce patriarcat étatique meurtrier. Dans la rage, dans le chagrin, dans l'épuisement, nous résisterons. » - Rasha Younes, chercheuse sur les droits LGBT à Human Rights Watch. Lisez le texte complet

Le chanteur de Mashrou’ Leila chante en hommage à Sara Hegazy

Hommages sur Twitter 

Documentaire sur la vie de Sara Hegazy

Site Web dédié à Sara Hegazy et à celleux, particulièrement aux voix LGBTQI, qui n'ont pas la possibilité de faire leur deuil en public

Quel est l’objet de l’enquête WITM?

Le principal objectif de l’enquête WITM est de faire la lumière sur la situation financière de divers mouvements féministes, de défense des droits des femmes, pour la justice de genre, de défense des personnes LBTQI+ et des mouvements alliés dans le monde entier. Sur cette base, nous souhaitons démontrer l’importance d’orienter davantage de fonds, de meilleure qualité, et de transférer le pouvoir vers les mouvements féministes.

Вместе под Зонтом: Феминизм и Права Секс-Работниц/ков

Ассоциация «Права женщин в развитии» и Фонд «Красный зонт» приглашают Вас принять участие  в диспуте-семинаре на тему феминизма и секс-работы.


Вместе под Зонтом: Феминизм и Права Секс-Работниц/ков

10 ноября 2020г. в 14:00 по UTC (сверьтесь с вашим местным временем)

В рамках данной сессии, сотрудницы (-ки) Ассоциации «Права женщин в развитии» будут делиться своими знаниями и опытом работы в условиях виртуального общения. Мы поговорим об основных сложностях и интерсекциональности в работе секс-работниц (-ков) и феминисток (-ов).

Подумайте над своими вопросами!

Для участниц (-ков) будет предоставлен перевод на испанский, французский и русский языки.


Спикеры

Кей Тхи Вин 

Кей Тхи является секс-работницей и с 2007 года лоббирует вопросы здоровья и прав секс-работниц (-ков). За последние девять лет она участвовала в программе по предупреждению ВИЧ среди женщин, работающих в секс-индустрии, и мужчин, имеющих половые связи с мужчинами, в Мьянме. В настоящее время Кей Тхи является региональной координаторкой  Азиатско-Тихоокеанской сети секс-работниц (-ков) (АТССР) и работает с партнерами по всему Азиатско-Тихоокеанскому региону.

Гитанджали Мишра 

Гитанджали является соосновательницей и исполнительной директоркой организации CREA (Нью-Дели). Она феминистка и любительница кино, работала по вопросам сексуальности, репродуктивного здоровья, гендера, прав человека и насилия в отношении женщин на различных уровнях - в качестве активистки, грантодательницы и на директивном уровне.

Вера Родригез

Вера присоединилась к фонду «Красный зонт» в августе 2017 года в качестве сотрудницы по программам. Вера родилась в Испании, где окончила факультет журналистики Университета Сан Пабло в Валенсии. Последние 7 лет она является активной участницей организации «X-talk», очень вовлечена в работу Коллектива Стриптизерш (-ров) Восточного Лондона, а также является участницей съемочной группы «Опера секс-работниц (-ков)».

Заинтересованы в том, чтобы вскоре стать частью этого диспут-семинарa и других обучения?!

Присоединяйтесь сейчас как участница/участник!

Snippet FEA Workers demonstrations in Georgia 2 (FR)

La photo montre une manifestation où une foule de personnes tient une bannière en géorgien qui se lit comme suit : « Le 8 mars pour les femmes travailleuses ».

We re-grant money to grantee partners and identify as a feminist and/or women’s fund, should we take the survey?

No, we very much appreciate your work but are not asking for responses from women’s and feminist funds at this time. We do encourage you to share the survey with your grantee partners and feminist networks.

Présentation du salon

Par Alejandra Laprea

Qu’il est difficile de condenser la puissance et la diversité des voix qui s'élèvent en Amérique latine afin de vous présenter les autres réalités qui émergent dans ce vaste territoire, ces réalités féministes que nous construisons à partir du mouvement et des organisations populaires….

Pendant longtemps, j’ai tenté de paramétrer ma recherche et la sélection des films qui vous permettraient d’avoir un aperçu de tous ces rêves et projets qui se matérialisent peu à peu sur les territoires ‘notre-américains’, comme nous aimons à les appeler. La tâche a été ardue : il a fallu tenter d'établir des paramètres tels que la présence géographique, la justice linguistique et la représentation de la diversité des populations : indiennes, afro-descendantes, migrantes, et la multiplicité des drapeaux et des luttes qui découlent de toutes ces voix. Je suis arrivée à la conclusion que la création de cette compilation était un travail qui prendrait plusieurs années, un de ces projets en perpétuelle construction.

Pour ce salon, je suis partie à la recherche d'œuvres liées à la mobilisation  et à la militance, ainsi que de documents qui donneront peut-être lieu à de grands débats que nous n'avons pas encore eus. 

Dans cette sélection de films, vous découvrirez les voix de réalisatrices qui ne se contentent pas de restituer les réalités féministes palpitant dans chaque recoin de ce territoire vaste et divers, mais explorerez aussi des oeuvres qui, dans leur conception même, s'interrogent sur le pourquoi, le qui et le comment du cinéma ou de l'audiovisuel. Ces femmes comprennent le cinéma comme un outil de lutte, comme quelque chose de plus que de simples images à apprécier sur un écran. Pour ces réalisatrices ou collectifs de cinéastes, le cinéma et l'audiovisuel constituent un outil capable de promouvoir la discussion, d'ouvrir un débat, bref, une ressource pour la pédagogie populaire et féministe.  

Ainsi, cette petite présentation est un voyage à travers les réalités féministes à deux niveaux : d’un côté, il y a ces histoires que vous découvrirez, et de l’autre, le travail de ces cinéastes qui cherchent à expérimenter, à créer d’autres réalités féministes dans leur façon de faire de l’audiovisuel et de raconter des histoires. 

Bon voyage au gré de ces films de résistance, créatifs et transformateurs !


Lima is Burning

Direction: Giovana García Soto
Docu-fiction
Spanish with English subtitles


In Lima is Burning our work plays with documentary and fiction to take us into the life of Gía, a non-binary person, who uses performance art as a tool to denounce and transgress, as a vital manifesto against transfobia in every space, including gays spaces. With Gía we also take a look at transfeminism as a safe community in which Gía feels embraced, where she shares feelings and affections. 

Giovana Garcia Sojo is a young peruvian audiovisual producer, specialized in low-budget production, creation for children and adolescents in cinema and cinematographic script by the International School of Cinema and Television - EICTV in San Antonio de Baños - Cuba. Giovana has developed her path as a director towards women and feminized identities, Lima is Burning is one of her first works.  


Yo, Imposible / Being Impossible 

Réalisé par Patricia Ortega
Fiction
Sous-titres en anglais

Patricia Ortega, directrice de “Yo Imposible” explore à travers Ariel, une jeune dont l’intersexualité a été violentée chirurgicalement dans son enfance, les multiples façons dont on tente de normaliser la diversité sexuelle et de genre.  

Le film nous raconte comment Ariel a découvert qu’elle était née intersexe et qu’elle avait subi plusieurs chirurgies visant à normaliser ses organes génitaux. Cette découverte confronte le personnage à la redécouverte de son corps, à la reconstruction de son identité et nous confronte, nous qui regardons le film, à la remise en question d’une société dominée par l’hétéronormativité qui invisibilise les autres et les condamne au malheur. 

Patricia Ortega, cinéaste vénézuélienne vivant en Argentine, a étudié à l’Ecole internationale de Cinéma et Télévision de Cuba et s’est spécialisée dans la réalisation de films. À travers la fiction, elle traite les situations extrêmes que les femmes ou les corps féminisés traversent et leurs façons de les surmonter. 

“Yo Imposible” est une prise de position face à la conception d’un monde qui n’est conçu qu’en termes de masculin/féminin et qui invisibilise les autres. «Ces personnes ne sont pas malades, simplement génétiquement différentes. On intervient sur leurs organes génitaux et leur corps au moyen d'hormones sans leur autorisation, ce qui constitue une violation de leurs droits humains et de leur identité, et on cherche à les faire entrer dans les canons établis.» - Patricia Ortega


Cubanas, mujeres en revolución [Cuban Women in Revolution]

Réalisé par Maria Torrellas Liebana 
Documentaire
Sous-titres en anglais

María Torrellas nous raconte la révolution cubaine à travers les femmes qui l’ont fait vivre, dont Vilma Espín, Celia Sánchez et Haydee Santamaría, entre autres. 

Mais on ne peut pas se limiter à raconter l'histoire de la révolution cubaine par les femmes au passé, et c'est une lutte quotidienne que Torrellas dévoile en donnant la voix aux paysannes cubaines, professionnelles, étudiantes et ouvrières d’aujourd’hui. Dans «Cubanas, mujeres en revolución», nous découvrons les défis actuels des femmes cubaines face aux préjugés persistants, aux nouvelles formes de violence et au défi constant de créer de nouvelles réalités féministes pour celles et celleux qui viendront après elles dans un territoire assiégé depuis plus de soixante-dix ans par l'impérialisme américain.

Maíia Torrellas

María Torrellas est une communicante et documentariste. Elle a une longue carrière cinématographique et a obtenu, entre autres, le prix Santiago Alvarez in Memoriam pour son documentaire : Memoria de una Hija de Oshun (Mémoire d’une fille d’Oshún).

«Dans ce documentaire, j’ai souhaité mêler les luttes des héroïnes d’hier à celles des femmes d’aujourd’hui. Il s’agit d’histoires racontées par les femmes elles-mêmes où elles évoquent également les combattantes qu’elles admirent le plus. J’ai été impressionnée d’entendre “la révolution nous a tout donné” ou “que serait devenue ma famille sans la révolution?” de la bouche de camarades aux origines humbles, paysannes ou noires.» - María Torrellas


Serie documental Cuidadera (Série documentaire Cuidadera)

Réalisé par Gabriela Arnal et Marzel Ávila pour Fondo de Acción Urgente - LAC
Équateur 2019
Sous-titres en anglais

CUIDANDERAS, qui fusionne les mots ‘cuidar’ (prendre soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses), est la synthèse d’une série portant sur les femmes en Amérique latine sur leurs territoires, des femmes qui mettent leur corps et toute leur énergie à protéger leurs communes, à protéger ce que nous offre la pachamama en nous engageant à en faire usage avec autant de sagesse que le reste des êtres vivants. Cette mini-série de documentaires nous présente les histoires de trois collectifs de femmes latinoaméricaines qui se dédient à prendre soin de leurs territoires, guérir leurs corps et affronter les modèles extractivistes et racistes en Équateur, en Colombie et en Bolivie.

Guardianas del Amazonas (Gardiennes de l’Amazonie)

Province d’Orellana, Équateur. Depuis plusieurs siècles, les femmes Waorani se battent pour leur territoire amazonien et la préservation de leur culture autochtone. Aujourd’hui, elles sont confrontées aux menaces de l’industrie pétrolière et son modèle de production mortifère. Depuis la jungle, des leaders appartenant à l’Association des femmes Waorani de l’Amazonie équatorienne (AMWAE, d’après son sigle en espagnol) exposent les raisons de leur résistance et nous montrent cette joie inépuisable qui symbolise leur plus grande force. 

COMADRES DEL PACÍFICO COLOMBIANO (FEMMES DU PACIFIQUE COLOMBIEN)

Buenaventura, Colombie. Dans le port le plus grand et le plus violent de Colombie, ravagé par des décennies de conflit armé, de racisme et de machisme, un groupe de femmes refuse de sombrer dans la peur et résiste dans l’adversité. La Red Mariposas de Alas Nuevas (Réseau papillons aux ailes nouvelles) réunit des femmes noires de la côte pacifique colombienne qui travaillent de concert pour protéger leur territoire, récupérer leurs traditions ancestrales et guérir les blessures de cette violence systématique et structurelle.

RED NACIONAL DE MUJERES EN DEFENSA DE LA MADRE TIERRA (RÉSEAU NATIONAL DE FEMMES POUR LA DÉFENSE DE LA TERRE MÈRE)

Protéger et prendre soin du corps-terre-territoire est la vocation des femmes autochtones, paysannes et irrigantes (chargées des irrigations) en Bolivie face à un modèle extractiviste qui menace leurs vies, leur santé, leur intégrité physique et sexuelle et la survie de leurs communautés et de leurs territoires. Le Réseau de défenseuses de la Terre Mère a réuni des femmes de plus de 12 communautés autochtones afin de défendre leur droit à l’eau et dénoncer les violations des droits humains et des droits de la nature perpétrées par les industries extractives, tout en récupérant leurs savoirs et pratiques ancestrales de soin collectif. 

«CUIDANDERAS, un mot qui combine ‘cuidadoras’ (celles qui prennent soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses),  présente les histoires de femmes défenseuses latinoaméricaines qui se consacrent à prendre soin de leurs territoires comme de leurs corps. La force collective de ces femmes a changé l’histoire de leurs communautés en Équateur, en Colombie et en Bolivie face à l’extractivisme et au racisme.» 


Yo aborto, tú abortas todxs, callamos (J’avorte, tu avortes, on se tait)

Réalisé par Carlina Reynso
Argentine 2013
Espagnol

Si quelque chose a marqué les luttes féministes en Amérique latine, c'est assurément le cri lancé à l'échelle continentale en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit. Du nord au sud, les mouvements féministes se lèvent et descendent dans la rue pour lutter en faveur de la libération de notre premier territoire : notre corps. Ce documentaire sur l'avortement au sein de ce salon s’avère ainsi indispensable à l’heure de comprendre le pouvoir de nos femmes latino-américaines.

“Yo aborto, Tu Abortas Todxs Callamos” raconte l’histoire de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de classes socioculturelles différentes, qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps : l’avortement clandestin. 

À travers leurs témoignages, la réalisatrice tente de démonter les mythes liés à l’interruption volontaire de grossesse, de déstigmatiser la question et de renouveler notre regard sur l’une des formes de violence les plus courantes dans les Amériques.

Carolina Reynoso

Réalisatrice, chercheuse et productrice de cinéma féministe, c’est aussi une activiste féministe qui anime des ateliers de création de scénarios d’un point de vue du genre afin de multiplier les films illustrant des réalités différentes et des histoires contre-hégémoniques. Carolina Reynoso conjugue de manière équilibrée activisme et création dans chacune de ses œuvres.

«Nous sommes un groupe de réalisateurs·rices audiovisuel·le·s qui avons réalisé ce documentaire pour continuer à lutter en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit en Argentine. Le film présente les témoignages de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de différentes classes socioculturelles qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps: l’avortement clandestin.» -L’équipe de tournage 


Historias Urgentes: Resistencia en ollas Comunes (Histoires urgentes : la résistance dans les pots communs)

Nosotras Audiovisuales, collectif de réalisatrices chiliennes
Chili 2020
Lien vers le micro documentaire:
Espagnol

"Historias Urgentes" est une série créée par des femmes afin de visibiliser les besoins et les expériences revêtant une importance pour la population des territoires qui composent le Chili d'aujourd'hui. Cette série audiovisuelle est née pour entretenir la flamme ayant attisé la révolte sociale en octobre 2019 dans un Chili diversifié qui s'était réveillé et avait alors déclaré : «ça suffit». 

 "Resistencia en ollas comunes", la première de ces "Historias urgentes", nous montre, par la voix de quatre femmes d'Iquique, de Valparaíso, de Chillán et de Santiago, comment les soins se trouvent en première ligne de la résistance, créant d'autres réalités féministes pour elles-mêmes et pour les communautés où vivent les femmes d'Amérique latine.

Nosotras audiovisuales

Cette organisation, qui réunit des femmes ayant un lien avec l’audiovisuel chilien, est née en 2017 du besoin de connecter les femmes qui travaillent dans l’audiovisuel. Elle encourage ainsi le réseautagel, la  collaboration et l’information entre femmes du secteur audiovisuel, ainsi que  leurs travaux et leurs points de vue sur le monde du travail.   

Nosotras Audiovisuales participe à la révolte chilienne en enregistrant et créant des contenus de création collective. 


Se trata de Mujeres (Il s’agit de femmes) 

Micol Metzner
Argentine 2019
Castillan

À partir de son expérience personnelle, la réalisatrice Micol Metzner présente une œuvre qui mêle documentaire et fiction, sa voix de cinéaste engagée à celle de milliers de femmes victimes de la traite sur le continent et démontre enfin que la solidarité entre femmes constitue la meilleure protection.

Micol Metzner

Réalisatrice audiovisuelle et formée à l’Institut d’arts cinématographiques d’Avellaneda, cette directrice artistique et monteuse fait partie du Cluster audiovisual de la Ciudad de Buenos Aires (Cluster audiovisuel de la ville de Buenos Aires), un espace communautaire et coopératif multisectoriel qui réalise des projets indépendants. 

Elle anime des ateliers de cinéma dans certains quartiers et dans des contextes carcéraux (institutions pour mineur·e·s et prisons pour femmes). Elle fait partie de la société de production audiovisuelle MVM. 

«La société de production MVM est née de la nécessité de pouvoir exprimer beaucoup de choses que nous exprimons habituellement dans la rue et de pouvoir le faire de manière créative à travers le dessin, l'audiovisuel et la photographie. 

La société de production MVM est un lieu de recherche sur le langage, le graphisme et l'audiovisuel d’un point de vue féministe. C'est aussi un lieu qui permet de se libérer de tout ce que nous vivons et de générer des productions artistiques, parfois pour guérir, parfois pour créer des espaces de débat, comme c’est le cas de ce court métrage... Je n'imaginais pas que ce serait le cas, mais à chaque fois que le court métrage est diffusé, beaucoup de choses sortent, il engendre des discussions qui sont beaucoup plus enrichissantes que le court métrage en soi. Et le fait que ce soit notre travail qui déclenche ça, c’est formidable...».


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Snippet FEA Unfair Policies (EN)

Pink justice scales

UNFAIR POLICIES

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Upasana Agarwal

Forgotten Song
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Ode to the Moon
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Vapour and Fire
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About Upasana Agarwal

Upasana Agarwal

Upasana is a non binary illustrator and artist based out of Kolkata, India. Their work explores identity and personal narratives by using a visual remnant or evidence of the contexts they work with. They are especially drawn to patterns which to them communicate complex truths about the past, present and future.  When Upasana is not illustrating they organise and run a queer and trans community art centre in the city. 

Snippet FEA Sopo Japaridze (ES)

Tenemos el placer de presentarte a Sopo Japaridze, feminista feroz, líder sindical y presidenta del sindicato independiente de servicios Red de Solidaridad.

Dejó el país cuando era muy joven para ir a los Estados Unidos, donde se volvió políticamente muy activa como organizadora laboral. Siempre mantuvo a Georgia en su mente todo ese tiempo, hasta que un día, dos décadas después, decidió regresar.

La confederación sindical georgiana existente en este momento era menos que ideal. Entonces, equipada con sus habilidades, conocimientos y experiencia en organización laboral, Sopo regresó a Georgia y formó su propio sindicato.

También es una apasionada investigadora y escritora. Estudia relaciones laborales y sociales, escribe para varias publicaciones y es una de lxs editorxs de Left East, una plataforma analítica de Europa del Este. También cofundó la iniciativa y el podcast de historia política, Reimaginando la Georgia soviética, donde explora las complejidades y los matices de las experiencias del país bajo la Unión Soviética, para entender mejor su pasado y construir un futuro mejor.

Reason to join 4

Piensa en grande. Gracias a nuestro alcance internacional, podemos combinar el trabajo analítico con herramientas políticas y prácticas para la incidencia y la transformación, con el objeto de promover la causa de los movimientos feministas en todos los ámbitos.

Aurai-je l’occasion de faire part de mon opinion sur des questions qui ne sont pas incluses dans l’enquête?

Oui, nous vous invitons à détailler des points importants pour vous en répondant à la ou aux questions ouvertes à la fin de l’enquête.

Entender el contexto de las amenazas anti-derechos

Capítulo 2

El creciente poder de los actores anti-derechos no se está desarrollando en un vacío. Entender el auge del ultranacionalismo, del poder corporativo irrestricto, del incremento de la represión y de la disminución del espacio cívico resulta clave para contextualizar las amenazas anti-derechos que enfrentamos actualmente.

Protester holding a flyer that reads "Danger - Trump and the Far Right."
© Alisdare Hickson / Flickr
Danger - Trump and the Far Right.

Hoy en día, una cantidad considerablemente mayor a la mitad de la población mundial está gobernada por líderes de extrema derecha. En este escenario, lxs defensorxs de derechos humanos y lxs feministas están trabajando arduamente para «mantenerse firmes» y proteger el multilateralismo y el sistema internacional de derechos humanos. También enfrentan el riesgo de que su compromiso acarree represalias violentas. Al mismo tiempo, estas instituciones están cada vez más sujetas a los intereses del sector privado. Las grandes empresas (en particular, las corporaciones transnacionales) están ocupando asientos en la mesa de negociación y posiciones de liderazgo en una gran cantidad de instituciones multilaterales, incluida la ONU. Este nexo de ultranacionalismo, espacio cívico restringido y captura corporativa está teniendo un tremendo impacto sobre la posibilidad de que, alguna vez, logremos obtener derechos humanos para todxs.

Índice de contenidos

  • Nacionalismo y ultranacionalismo
  • Captura corporativa: el poder corporativo irrestricto está poniendo los derechos en riesgo
  • Represalias y espacio cívico restringido para lxs activistas feministas y lxs defensorxs de los derechos humanos de las mujeres y personas LGBTIQ+
  • Historia de movimiento de resistencia: El artículo 16 de la CEDAW: un camino hacia la reforma de las leyes de familia discriminatorias en contextos musulmanes

Lee el informe completo

Snippet FEA Criminalization of sex workers (FR)

La plupart des États membres de l'Union européenne ont des lois et des pratiques qui pénalisent ou contrôlent de facon inacceptable le travail des travailleur·euses du sexe. La criminalisation des travailleur·euses du sexe et/ou de leurs client·e·s ne fait que contribuer à accroître la vulnérabilité des travailleur·euses du sexe, qui sont déjà confronté·es quotidiennement à la stigmatisation, à la discrimination et à l'exclusion de l'État et de la société, en particulier les femmes, les personnes trans, les migrant·e·s et/ou les travailleur·euses racialisés. En Espagne par exemple, le gouvernement essaie actuellement de faire passer une Loi pour l'Abolition de la Prostitution, ce qui entraînera plus de marginalisation et de violence. Venez entendre les histoires de travailleuses du sexe et d'organisatrices syndicales qui luttent pour décriminaliser le travail du sexe et promouvoir les droits et conditions de travail décentes pour les travailleur·euses du sexe.