Anit-Racism Movement (ARM) / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Ressources des mouvements féministes

Image pour partager l'enquête! "Ou est L'argent?"

 

L'enquête "Où est l'argent?" #WITM est maintenant en ligne ! Plongez dans l'enquête et partagez votre expérience du financement de votre organisation avec des féministes du monde entier.

En savoir plus et participer à l’enquête!


Les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et leurs allié-e-s du monde entier s’opposent au pouvoir et imaginent de nouvelles politiques de libération. Des ressources économiques et politiques aux actes quotidiens de résistance et de survie, les contributions qui viennent nourrir ce travail revêtent de nombreuses formes.


L’initiative de l’AWID, Ressources des mouvements féministes (Resourcing Feminist Movements, RFM), met en lumière l’écosystème de financement actuel, qui va des modèles d’attribution des ressources auto-générée aux voies de financement officielles.

A travers nos recherches et analyses, nous examinons de quelles façons les pratiques de financement pourraient mieux servir nos mouvements. Nous faisons une étude critique des contradictions propres au “financement” de la transformation sociale, compte tenu notamment de la répression politique croissante, des programmes anti-droits et du pouvoir grandissant des entreprises. Mais surtout, nous élaborons des stratégies collectives en appui à des mouvements fleurissants, solides et résilients.


Nos Actions

Reconnaissant la richesse de nos mouvements et répondant au contexte actuel, nous oeuvrons à:

  • Créer et élargir les alternatives : Nous développons les pratiques de financement qui accordent une place prépondérante aux priorités des activistes et impliquons un large éventail de donateurs et d’activistes dans la création de nouveaux modèles dynamiques d’attribution de ressources en faveur des mouvements féministes, en particulier dans un contexte qui voit l’espace de participation de la société civile diminuer considérablement.

  • Enrichir nos connaissances : Nous explorons, échangeons et consolidons nos connaissances sur la façon dont les mouvements attirent, organisent et utilisent les ressources qui leur sont nécessaires pour entreprendre des changements significatifs.

  • Plaider : Nous travaillons en partenariat, comme avec le Count Me In! Consortium, afin d’influencer les programmes de financement et permettre aux mouvements féministes d’être en dialogue direct pour déplacer le pouvoir et l’argent.

 

Contenu lié

S'opposer à l’extractivisme et au pouvoir des entreprises

Dans le monde entier, les femmes défenseuses des droits humains défendent leurs terres, leurs moyens de subsistance et leurs communautés contre le pouvoir des entreprises et des industries extractives. Elles se mobilisent et défient de puissants intérêts économiques et politiques qui motivent la spoliation de terres, le déplacement de communautés, la perte des moyens de subsistance et la dégradation de l'environnement.


Pourquoi résister à des industries extractives?

L’extractivisme est un modèle économique et politique de développement qui œuvre à la marchandisation de la nature et privilégie le profit au détriment des droits humains et de l'environnement. Enraciné dans l'histoire coloniale, il creuse les inégalités sociales et économiques au niveau local et mondial. Le plus souvent, les femmes rurales, noires ou autochtones sont les plus touchées par l’extractivisme et sont largement exclues des espaces de prise de décision en la matière. Les femmes se mobilisent pour défier ces forces patriarcales et néocoloniales et défendre les droits, les terres, les personnes et la nature.

Les principaux risques et les violences basées sur le genre

Les femmes qui s’opposent aux industries extractives vivent une série de risques, de menaces et de violations de leurs droits comme la criminalisation, la stigmatisation, la violence et l'intimidation. Leurs histoires révèlent des aspects évidents de violences sexuelles et basées sur le genre. Parmi les auteurs de ces abus se trouvent les autorités locales et fédérales, les entreprises, la police, les militaires, les forces de sécurité paramilitaires et privées, et parfois mêmes leurs propres communautés.

Agir ensemble

L'AWID et la Coalition internationale des femmes défenseures des droits humains (WHRDIC) ont le plaisir d'annoncer la sortie de leur publication « Les défenseuses des droits humains résistent à l’extractivisme et aux pouvoir des entreprises », un rapport basé sur un projet de recherche transrégional qui relate les expériences vécues par des défenseuses en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.

Nous encourageons les activistes, les membres de mouvements sociaux, la société civile, les donateurs et les décideurs à lire et à faire usage des documents suivants pour leur travail de plaidoyer, comme outil pédagogique et comme source d’inspiration :

Partagez votre expérience et vos questions !

Dites-nous comment vous utilisez la boîte à outils sur les défenseur-e-s des droits humains qui résistent à l'extractivisme et aux pouvoir des entreprises.

◾️ Comment ces ressources peuvent-elles soutenir votre activisme et votre plaidoyer ?

◾️ De quelles informations ou connaissances supplémentaires avez-vous besoin pour utiliser au mieux ces ressources ?

Faites-nous part de vos commentaires


Merci !

C’est avec gratitude que l’AWID reconnaît les contributions précieuses de chaque défenseur-e des droits humains qui a participé à ce projet. Cette recherche a été rendue possible grâce à votre volonté à partager vos expériences. Votre courage, créativité et résilience est une source d’inspiration pour nous toutes et tous. Merci !

Contenu lié

« Cultiver l’agro-entrepreneuriat » au Ghana

« Cultiver l’agro-entrepreneuriat » au Ghana

Nana Adjoa Sifa Amponsah, une jeune femme ghanéenne, rêve d'une « société dans laquelle les jeunes diplômées seraient fières d'être des agro-entrepreneuses – entrepreneuses du secteur agricole – et où la petite agriculture serait rémunérée à sa juste valeur ». Elle est convaincue de la capacité des agro-entrepreneuses à faire évoluer et à stimuler l'économie du Ghana, qui pourrait ainsi « produire une nourriture saine et un secteur agricole prospère ».


« Je suis convaincue du fait que l'agriculture est un secteur qui, à lui seul, peut apporter beaucoup à la résolution des problèmes mondiaux les plus pressants : le chômage, l'insécurité alimentaire, la pauvreté, la faim et la malnutrition. »

Titulaire d'un diplôme d'entrepreneuse sociale de l'Institute of Social Entrepreneurs (aujourd'hui appelé Kanthari), en Inde, Nana possède une expérience de terrain dans les domaines de la sécurité alimentaire, du management stratégique et de l'agriculture en Afrique, en Asie et en Europe. Aujourd'hui, Nana est une experte de la gestion de projet qui a lancé de nombreux projets et programmes visant à l’obtention de changements durables. Elle est également spécialisée dans les activités de levée de fonds et de planification d'évènements et de projets.

Actuellement, Nana est la présidente de la Direct Impact Foundation, une organisation implantée au Ghana qui vise à combler le fossé entre éducation urbaine et éducation rurale. Elle est également à l’initiative de la création de Guzakuza, une entreprise sociale qui a vocation à concilier agriculture et entrepreneuriat pour favoriser l'épanouissement d'une mentalité agro-entrepreneuriale. Guzakuza est un mot swahili que l’on pourrait traduire par « des pépinières qui changent la vie ». Nana y voit une approche susceptible de résoudre les problèmes les plus pressants, approche qu’elle désigne aussi par l’expression « solution PDF » (Plaidoyer, Coopératives et Formation).

« Je reviens toujours à la même question : quel est véritablement le grand changement que nous devons espérer ? Comment allons-nous nourrir une population qui atteindra les 9 milliards de personnes en 2050 si nous sommes tous et toutes des avocat-e-s, des médecins et des ingénieur-e-s ? »

Nana est membre de l'AWID depuis début 2014. Elle adore voyager, écrire et cuisiner. Ses deux grandes passions sont la photographie et l'agriculture.


Écoutez Nana vous présenter ses rêves.

Vous en apprendrez plus sur la « solution PDF » (en anglais).

Growing ‘Agripreneurs’ in Ghana

Growing ‘Agripreneurs’ in Ghana

Nana Adjoa Sifa Amponsah, a young woman from Ghana, dreams of “a society where young women graduates are proud to be ‘agripreneurs’, agricultural entrepreneurs, and where the smallholder farmer gets value for money”.


She is confident that women agripreneurs will influence and drive Ghana's economy, “grow healthy food and wealthy farmers”.

“I strongly believe that agriculture is one single sector that can help reduce five of the world's most pressing problems which are unemployment, food insecurity, poverty, hunger and malnutrition.”

A certified social entrepreneur from the India-based Institute of Social Entrepreneurs (now called Kanthari), Nana has direct field experience in food security, strategic management and agriculture in Africa, Asia and Europe. Over the years, Nana has become a project management expert and has initiated numerous projects and programs that help create lasting change. Nana is also skilled in fundraising and events and projects planning.

Currently, Nana is the President of Direct Impact Foundation in Ghana, an organization aiming to bridge the gap between rural and urban education. She is also an initiator of Guzakuza, a social enterprise committed to combining agriculture and entrepreneurship to create agrpreneurial mindsets. Guzakuza is a Swahili word meaning ‘grow to touch lives’. She sees it as an approach to tackle the most pressing problems, calling it ‘solution ACT’ which stands for Advocacy, Cooperatives, and Training.

“The big question I keep asking is what would be the greatest change? How do we feed the population on track to 9 billion in 2050 if we are all lawyers, doctors and engineers?”

Nana has been a member of AWID since early 2014. She loves to travel, write and cook and is passionate about photography and farming.

 


Listen to her “Dream Speech” where you can also find out more about ‘solution ACT’.

El cultivo de 'agroemprendedoras' en Ghana

El cultivo de 'agroemprendedoras' en Ghana

Nana Adjoa Sifa Amponsah, una joven de Ghana, sueña con «una sociedad en la que las jóvenes que se gradúan sientan orgullo de ser 'agroemprendedoras' a cargo de emprendimientos agrícolas y en la que haya una buena relación precio-calidad para los productos de la agricultura a pequeña escala».


Nana confía en que las agroemprendedoras lograrán influir sobre la economía de Ghana e impulsarla, «produciendo alimentos saludables y campesinas ricas».

«Creo firmemente que si hay un sector que puede ayudar a reducir cinco de los problemas más urgentes del mundo —desempleo, inseguridad alimentaria, pobreza, hambre y desnutrición— es la agricultura».

Emprendedora social certificada por el Institute of Social Entrepreneurs [Instituto de Emprendedores Sociales, ahora conocido como Kanthari], Nana tiene experiencia directa de campo en seguridad alimentaria, gestión estratégica y agricultura adquirida en África, Asia y Europa. Con los años, Nana se ha convertido en una experta en gestión de proyectos y ha generado muchos proyectos y programas que ayudan a generar cambios duraderos. También está capacitada en movilización de recursos y en planificación de eventos y proyectos.

En la actualidad, Nana es la Presidenta de Direct Impact Foundation [Fundación Impacto Directo], una organización con sede en Ghana que se propone cerrar la brecha educativa entre las zonas rurales y las urbanas. También es la creadora de Guzakuza, un emprendimiento social que combina la agricultura y el espíritu emprendedor para generar mentalidades agroemprendedoras. Guzakuza es una palabra suajili que significa «cultivar para cambiar vidas». Para Nana, se trata de un enfoque para hacer frente a los problemas más urgentes, al que por su sigla en inglés ella llama ‘la solución ACT’ (incidencia , cooperativas y capacitación).

«La pregunta más importante que hago todo el tiempo es ¿cuál sería el cambio más profundo? ¿Cómo vamos a alimentar a una población que se estima será de 9 mil millones en 2050 si somos todas abogadas, médicas e ingenieras?»

Nana está afiliada a AWID desde comienzos de 2014. Le gusta viajar, escribir y cocinar, y le apasionan la fotografía y la agricultura.

 


Escucha su “Dream Speech” [Discurso sobre mi sueño] (en inglés) en el que podrás encontrar más información sobre la ‘solución ACT’.

Blossoming in the Democratic Republic of Congo

Blossoming in the Democratic Republic of Congo

“Our voice” to advance the social, cultural and economic well-being of women and girls

Founded in 2008, La Floraison’s mission is to mobilize, convene and support young women human rights activists in Fizi territory[1], a rural area in the South Kivu province of the Democratic Republic of Congo, to advance their social, cultural and economic wellbeing. Its mission is part of a broader vision for the emergence of a new group of young women concerned about their development and resolutely committed to becoming agents of sociocultural and economic progress within their environment. This brought about the slogan “Young women serving the community” which has been part of the association since its launch.

“I sacrificed all of my time to serve the most vulnerable, especially women victims of sexual violence,” Magdeleine Rusia Abwe, psychosocial assistant of one of the Floraison projects. 

La Floraison 2
© La Floraison

The organization uses an approach they call ‘Our Voice’ which ranges from awareness-building and information-sharing via a theatrical troupe, a newspaper and community radio, to advocacy, and mobilizing resources for women’s groups. ‘Our Voice’ is proof of our support and engagement toward a world without violence,” says Loy Honore, founder of La Floraison. 

A counseling center for survivors of sexual and gender-based violence 

For three years, La Floraison has supported the psychosocial care and socioeconomic reintegration of women and girls who are survivors of sexual and gender-based violence within the Nemba, Katenga and Rubana health centers in Fizi territory. Through the counselling center the project seeks to inform communities about sexual violence against women and girls, available services, and women’s rights and their legal implementation, as well as provide victims with counseling, referral to medical and legal support services and ensure their economic reintegration through Village Saving and Lending Associations (VSLA), while strengthening community activism against gender-based violence.

In addition to documenting, counselling, supporting, and providing referrals to survivors of sexual and gender-based violence, La Floraison mediates between survivors who have been shunned and their families. To compliment, the project includes community outreach on sexual and gender-based violence, creating and strengthening Committees for Surveillance and Alert, social and community conflict resolution, and women’s rights advocacy.


“Through the group, I found something worth more than money: solidarity!”

A 17 year old Burundian survivor of violence, and beneficiary of La Floraison support, tells her story:

La Floraison 4
© La Floraison

“At 15, I gave birth to my first child with an old loyal client who offered a cow to my mother. The brutality of that old drunkard – beatings, death threats – wouldn’t allow for a moment’s peace at home. I came home but my mother wasn’t pleased with my behaviour. In October 2013, an old Congolese man, older than 49, presented the need to bring me to the DRC with him, my mother gave him her permission for marriage without asking me and the suiter gave 3 goats and 2 pairs of loincloths[2] as my dowry.

When we arrived in the DRC, I found out that he had 3 wives and that I had become the fourth; he had children older than me. After a month, the three first wives didn’t want me on the plot of land. The husband abandoned me without any support. I went to see the village chief but there was a language barrier. Without any ration or means of survival, I started to cultivate for people so that I could eat. When my husband learned that I was working for someone, he would come and threaten them by saying that I was his wife and that no one could use me without his consent. I did not understand anything because everything was happening in a language I don’t understand. Many people were scared to give me work. One day, three men came to my unprotected home around midnight. They raped me one by one. One of them heard my screams in Kirundi – who was also Burundian – and asked his friends to let me live. He advised me to leave because my husband was planning to kill me. In the morning, the neighbours came to my rescue.         

I didn’t tell anyone what happened to me that night – the rape – because according to our customs, if others find out that you have been raped, no one can marry you any longer. In light of these threats, the village chief brought me to his home and the police came to investigate. It was not easy to help me because I was in the DRC illegally, but they began to look for my husband. My life became very difficult because I had already sold all of the goods I had for survival, and those of my child. I asked the village chief to send me to Burundi. That cost more than $30, it was not easy.

La Floraison 3
© La Floraison

One day, a women working at the health centre came to look for me and asked me to come to the health centre for a private meeting. I was scared, but when I arrived at the location, she welcomed me very kindly, she reassured me, but I was so emotional and the meeting couldn’t take place because of all my crying. She gave me a new meeting, and this time, I told her everything that happened beginning from Burundi. The nurse also saw me and I went to Sebele[3] for care. She helped me a lot, with counselling and visits, even though I don’t speak fluent Swahili. I would go and see her at the health center and one day she came with me to the police station to follow-up on the progress of my case and asked the police officer to facilitate my repatriation to Burundi.

She also recommended that I join a savings and credit group founded in the village so that I could receive a loan to conduct small business transactions. Through the group, I found something worth more than money: solidarity! I didn’t know that I could find such generous people by my side, especially during such hardship. I received a small loan of 16,000FC, which allows me to sell fry (12,000FC) and corn flour (4,000FC). I can’t starve to death anymore.     

Mentally, I feel good, but I still need to return to my country to live with my mother.”

 


 

[1] Fizi territory includes four rural communities, 27 groups, 142 towns and 1,634 villages. The infrastructure is in poor condition, particularly for education, health, employment, transportation and recreation. The area lacks electricity and few households have access to potable water and proper sanitation.

[2] Clothing.

[3] Town in Fizi territory

Source
La Floraison

Flores en la República Democrática del Congo

Flores en la República Democrática del Congo

"Nuestra voz” para promover el bienestar social, cultural y económico de las mujeres y las niñas

La Floraison fue fundada en 2008 y su misión es movilizar, reunir y brindar apoyo a mujeres jóvenes activistas por los derechos humanos en el territorio de Fizi[1] –un área rural de la provincia de Kivu del Sur en la República Democrática del Congo– con el propósito de fomentar el bienestar social, cultural y económico de estas jóvenes. Su misión forma parte una visión más amplia para el surgimiento de un nuevo grupo de jóvenes preocupadas por su desarrollo y firmemente decididas a convertirse en agentes de progreso sociocultural y económico en su entorno. Así surgió el eslogan “Mujeres jóvenes al servicio de la comunidad”, que ha sido parte de la asociación desde su lanzamiento. 

“Sacrifiqué todo mi tiempo para servir a las personas más vulnerables, en especial a las mujeres víctimas de violencia sexual”, Magdeleine Rusia Abwe, asistente psicosocial de uno de los proyectos de La Floraison. 

La Floraison 2
© La Floraison

La organización trabaja desde un enfoque al que denomina “Nuestra voz” y que incluye la concienciación y la información a través de una radio, un grupo de teatro y un periódico comunitarios, así como la incidencia y la movilización de recursos para los grupos de mujeres. ‘Nuestra voz’ es prueba de nuestro apoyo y compromiso con la construcción de un mundo sin violencia”, afirma Loy Honore, fundadora de La Floraison.

Un centro de atención para sobrevivientes de violencia sexual y de género 

Desde hace tres años, La Floraison apoya la atención psicosocial y la reintegración socioeconómica de las mujeres y las niñas sobrevivientes de violencia sexual y de género en centros de salud de Nemba, Katenga y Rubana, en el territorio de Fizi. A través de los centros de atención, el proyecto busca informar a las comunidades sobre la violencia sexual contra las mujeres y las niñas, los servicios disponibles y los derechos de las mujeres y su implementación legal. La iniciativa se propone también asesorar a las víctimas, derivarlas a servicios médicos y de apoyo legal y asegurar su reintegración económica a través de las Asociaciones Aldeanas de Ahorro y Préstamo, a la vez que fortalece el activismo comunitario contra la violencia de género. 

Además de documentar, asesorar, apoyar y derivar a las sobrevivientes de violencia sexual y de género, La Floraison media entre las sobrevivientes que han sido rechazadas y sus familias. Como complemento, el proyecto incluye la divulgación entre la comunidad sobre la violencia sexual y de género a través de la creación de comités de vigilancia y alerta, la resolución de conflictos sociales y comunitarios y la promoción y defensa de los derechos de las mujeres.  


“A través del grupo encontré algo más valioso que el dinero: ¡la solidaridad!”

Una joven burundiana de 17 años sobreviviente de violencias y beneficiaria del apoyo de La Floraison, cuenta su historia:

La Floraison 4
© La Floraison

“A los 15 años di a luz a mi primer hijo con un viejo buen cliente que le ofreció una vaca a mi madre. La brutalidad de ese viejo borracho –me propinaba golpizas y amenazas de muerte– no daban un momento de paz en el hogar. Volví a la casa de mi madre, pero ella no aprobó mi comportamiento. En octubre de 2013, un congoleño mucho mayor que yo, de más de 49 años, planteó la necesidad de llevarme con él a la República Democrática del Congo. Mi madre dio su permiso para el matrimonio sin consultarme y el pretendiente entregó 3 cabras y 2 pares de taparrabos[2] como dote.

Cuando llegamos a la RDC, descubrí que él tenía tres esposas y que yo me había converitdo en la cuarta; él tenía hijos mayores que yo. Al cabo de un mes las tres primeras esposas no me querían en la parcela de tierra. El esposo me abandonó sin ningún apoyo. Fui a ver al jefe de la aldea pero estaba la barrera del idioma. Sin comida ni medios de superviviencia, empecé a cultivar para otras personas para poder comer. Cuando mi esposo se enteraba de que yo estaba trabajando para alguien, venía y los amenazaba diciendo que yo era su esposa y que nadie podía usarme sin su consentimiento. Yo no entendía nada porque todo sucedía en un idioma que no comprendo. Muchas personas tenían miedo de darme trabajo. Un día, tres hombres llegaron a mi hogar desprotegido alrededor de la medianoche. Me violaron uno a uno. Uno de ellos oyó mis gritos en kirundi –él también era de Burundi– y le pidió a sus amigos que me dejaran vivir. Me aconsejó que huyera porque mi esposo planeaba matarme. Por la mañana, los vecinos vinieron a rescatarme.

No Ie dije a nadie lo que me había sucedido esa noche –la violación– porque de acuerdo con nuestras costumbres, si los demás saben que has sido violada, ya nadie querrá casarse contigo. A la luz de estas amenazas, el jefe de la aldea me llevó a su casa y la policía empezó a investigar. No era fácil ayudarme porque estaba en la RDC ilegalmente, pero empezaron a buscar a mi esposo. Mi vida se volvió muy difícil porque para sobrevivir había vendido todo lo que tenía, y también las cosas de mi hijo. Le pedí al jefe de la aldea que me enviara a Burundi. Eso costaba más de $30, y no era fácil.

La Floraison 3
© La Floraison

Un día, una mujer que trabajaba en el centro de salud vino a verme y me dijo que fuera al centro de salud para una cita privada. Yo tenía miedo, pero cuando llegué al lugar, ella me recibió con mucha amabilidad, me reconfortó, pero yo estaba muy conmovida y la reunión no pudo tener lugar a causa de mi llanto. Me dio una nueva cita, y esa vez le conté todo lo sucedido desde el principio en Burundi. También me vio la enfermera y fui a Sebele[3] para que me atendieran. Ella me ayudó mucho, con asesoramiento y visitas, aunque yo no hablaba swahili fluidamente. Yo iba a verla al centro de salud y un día fue conmigo a la estación de policía para ver cómo iba mi caso y le pidió al funcionario policial que facilitara mi repatriación a Burundi.

Ella también me recomendó que me uniera a un grupo de ahorro y crédito fundado en la aldea ya que así podría recibir un préstamo y hacer pequeñas transacciones comerciales. A través del grupo encontré algo más valioso que el dinero: ¡la solidaridad! No sabía que podría encontrar personas tan generosas a mi lado, en especial durante momentos tan duros. Recibí un pequeño préstamo de 16.000FC, que me permite vender pescado (12.000FC) y harina de maíz (4.000FC). Ya no moriré de hambre.

Mentalmente me siento bien, pero todavía necesito regresar a mi país a vivir con mi madre”.

 


 

[1] El territorio de Fizi incluye cuatro comunidades rurales, 27 grupos, 142 pueblos y 1634 aldeas. La infraestructura es insuficiente, en especial para la educación, la salud, el empleo, el transporte y la recreación. El área carece de electricidad y pocos hogares tienen acceso a agua potable y a saneamiento adecuado.

[2] Vestimenta.

[3] Poblado en el territorio de Fizi

Source
La Floraison

La Floraison en République démocratique du Congo

La Floraison en République démocratique du Congo

« Notre voix » pour améliorer le bien-être social, culturel et économique des femmes et des filles

Créée en 2008, La Floraison se donne pour mission de mobiliser, consolider et appuyer les énergies de jeunes femmes activistes des droits humains dans le territoire de Fizi[1], zone rurale de la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, afin d’améliorer leur bien-être social, culturel et économique. Sa mission s’inscrit dans le cadre d’une vision plus globale de l’éclosion d’une nouvelle catégorie de jeunes femmes soucieuses de leur développement et résolument engagées à être des actrices de progrès socioculturel et économique dans leur environnement. C’est ainsi qu’est né le slogan « Jeunes femmes au service de la communauté », porté par l’association depuis sa création

« Je me suis sacrifiée à passer tout mon temps au service des vulnérables et surtout des femmes victimes de violences sexuelles», Magdeleine Rusia Abwe, assistante psychosociale dans le cadre d’un des projets de La Floraison.

La Floraison 2
© La Floraison

L’organisation utilise une approche qu’elle intitule « Notre voix », qui va de la sensibilisation et l’information via une troupe théâtrale, un journal écrit et des radios communautaires, au plaidoyer et à la mobilisation des ressources de groupements féminins. « « Notre voix » est la preuve de notre souci et de notre engagement vers un monde sans violence », dit Loy Honore, Fondatrice de La Floraison.

Une maison d’écoute pour les survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre  

Depuis trois ans, La Floraison appuie la prise en charge psychosociale et la réinsertion socioéconomiques des femmes et des filles qui ont survécu aux violences sexuelles et basées sur le genre, dans les aires de santé de Nemba, Katenga et Rubana, en territoire de Fizi. Dans le cadre d’une maison d’écoute, ce projet cherche à informer les communautés sur les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles, les services disponibles, les droits des femmes et leur cadre légal d’exécution, ainsi qu’à fournir aux victimes un accompagnement, une orientation vers des services de soutien médical et juridique et assurer leur réinsertion économique à travers des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC), tout en renforçant l’activisme communautaire contre les violences basées sur le genre. 

En plus des activités d’identification, d’écoute, de soutien et d’orientation des survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre, La Floraison assure une médiation entre les survivantes qui ont été rejetées et leurs familles. De façon complémentaire, le projet comprend des activités de sensibilisation communautaire sur les violences sexuelles et basées sur le genre, la création et le renforcement de Comités d’Alerte et de Surveillance, la résolution de conflits sociaux et communautaires et la consolidation d’un plaidoyer en faveur des droits des femmes.


« Au sein du groupe, j’ai trouvé quelque chose qui dépasse même l’argent : la solidarité ! »

Une survivante burundaise de la violence, âgée de 17 ans et bénéficiaire de l’assistance proposée par La Floraison, raconte son histoire :

La Floraison 4
© La Floraison

« A 15 ans, j’ai mis au monde mon premier enfant avec un vieux et fidèle client qui a proposé une vache à ma mère. Le comportement brutal de ce vieux soulard – coups, menaces de mort –  n’a pas permis une entente dans le foyer. Je suis rentrée à la maison mais ma mère n’a pas été satisfaite de ma réaction. En octobre 2013, un vieil homme congolais âgé de plus de 49 ans a voulu m’amener avec lui en RDC, ma mère a donné son accord pour me marier sans me demander mon avis et le prétendant lui a remis 3 chèvres et deux paires de pagnes[2] pour ma dot.

Quand nous sommes arrivés en RDC, j’ai trouvé qu’il avait 3 femmes et que j’étais devenue la quatrième ; il avait des enfants plus âgés que moi.  Après un mois, les trois premières femmes n’ont pas accepté que je reste dans la parcelle agricole. Le mari m’a abandonnée sans aucun soutien. Je suis allée voir le chef de village mais la communication a posé problème en raison de la différence de langue. Sans ration ni moyen de survie, j’ai commencé à cultiver pour les gens pour que je puisse manger. Quand mon mari apprenait que je travaillais pour quelqu’un, il venait le menacer en disant que j’étais son épouse et que personne ne pouvait m’utiliser sans son consentement. Je ne comprenais rien car tout se passait dans une langue que je ne comprends pas. Plusieurs personnes avaient peur de me faire travailler. Un jour,  trois hommes se sont introduits dans ma maison non protégée vers minuit. Ils m’ont violée à tour de rôle. L’un d’eux a entendu mes cris en Kirundi – il était aussi burundais – et a demandé à ses amis de me laisser en vie. Il m’a conseillée de partir car mon mari avait l’intention de me tuer. Le matin, les voisins sont venus à mon secours.

Je n’ai dit à personne ce qui m’est arrivée cette nuit – le viol – car selon nos coutumes, si l’entourage apprend que vous avez subi le viol, personne ne peut plus se marier avec vous. Au vu de ces menaces, le chef de village m’a installée chez lui et la police est venue faire des investigations. Ça n’a pas été facile de m’assister car j’étais installée illégalement en RDC, mais ils ont commencé à chercher mon mari.  Ma vie était devenue très difficile car j’avais déjà vendu tous les biens que j’avais pour ma survie et celle de mon enfant. J’ai demandé au chef de village de me faire partir au Burundi, il fallait plus de 30$, ce n’était pas facile.

La Floraison 3
© La Floraison

Un jour, une femme travaillant au centre de santé est venue me chercher et m’a demandé de venir au centre de santé pour un entretien en privé. J’avais peur, mais lorsque je suis arrivée sur le lieu, elle m’a très bien accueillie, elle m’a rassurée, mais l’émotion était si grande que les pleurs n’ont pas permis un entretien libre. Elle m’a donnée un nouveau rendez-vous et cette fois-là, je lui ai révélé tout ce qui m’est arrivée à partir du Burundi. L’infirmier m’a aussi reçu et je suis allée à Sebele[3] pour les soins. Elle m’a beaucoup aidée par des conseils et des visites, même si je ne parle pas convenablement le Swahili. Je passais la voir au centre de santé et un jour elle m’a accompagnée au poste de la police pour suivre le déroulement de mon dossier et a demandé à la police de faciliter mon rapatriement vers le Burundi.

Elle m’a aussi conseillée de rejoindre un groupe d’épargne et crédit créé dans le village pour que je puisse bénéficier du crédit pour me permettre de mener des petites activités commerciales.  Au sein du groupe, j’ai trouvé quelque chose qui dépasse même l’argent : la solidarité ! Je ne savais pas que je pouvais trouver des personnes généreuses à mes côtés surtout pendant ces moments de dures épreuves. J’ai eu un petit crédit de 16000FC qui me permet de commercialiser les fretins (12000FC) et la farine de maïs (4000FC). Je ne peux plus mourir de faim.

Mentalement je me sens bien, mais j’ai encore besoin de regagner mon pays pour vivre avec ma mère. »

 


 

[1] Le territoire de Fizi comprend quatre collectivités rurales, 27 groupements, 142 localités et 1.634 villages. Ses structures de base sont en mauvais état, notamment pour l’éducation, la santé, l’emploi, les transports et les loisirs. La région n’est pas électrifiée et peu de ménages disposent d’un accès à l’eau potable et aux infrastructures hygiéniques appropriées.

[2] Vêtements.

[3] Localité du territoire de Fizi.

Source
La Floraison

Lutter pour les droits humains et affronter l'injustice en Amérique latine et dans les Caraïbes

Cette année, nous rendons hommage à dix-neuf défenseuses des droits humains originaires de la région Amérique latine et Caraïbes. Parmi elles, seize ont été assassinées, dont six journalistes et quatre défenseuses des droits des personnes LGBT*QI. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour commémorer la vie et le travail de ces femmes. Faites circuler les mèmes figurant ci-dessous auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.


S'il vous plaît cliquez sur chaque image ci-dessous pour voir une version plus grande et pour télécharger comme un fichier

[scald=2380:sdl_editor_representation]
[scald=2378:sdl_editor_representation]
[scald=2375:sdl_editor_representation]
[scald=2372:sdl_editor_representation]
[scald=2371:sdl_editor_representation]
[scald=2370:sdl_editor_representation]

 

Rapport Annuel 2010

2010 rapport annuel

Notre rapport annuel 2010 souligne nos réalisations et l’impact de notre travail durant l'année.

Vous pouvez lire comment nous traduisons notre vision et mission en stratégies et en activités entreprises en collaboration avec les membres, partenaires et allié-e-s de l’AWID pour faire la promotion des droits des femmes et de l’égalité de genre à l’échelle mondiale.

Ce rapport comprend égalment des liens vers nos dernières publications.

Lire en ligne

5. Menez des interviews

Les interviews génèrent des renseignements détaillés que vous aurez du mal à obtenir à travers un sondage. Le sondage est surtout axé sur les données quantifiables et les questions fermées,par contre les interviews permettent d’obtenir les opinions d’expert-e-s comme des activistes et des donateurs, tout en utilisant des questions ouvertes qui précisent le contexte entourant les données résultant du sondage.

Dans cette section

Conseils d’ordre général

1. Avant de mener vos interviews

Envoyez aux personnes que vous allez interviewer une note de synthèse qui décrit les objectifs des interviews et de l’ensemble de votre recherche, en plus d’une liste de questions.

Ces personnes pourront ainsi préparer leurs réponses aux questions plus complexes et obtenir les renseignements qu’elles n’ont peut-être pas sous la main.

2. Pendant les interviews

  • Pour gagner du temps, vous pouvez procéder aux interviews pendant que votre sondage est en cours.
  • Tentez de rendre les entrevues aussi uniformes que possible pour faciliter une analyse systématique des résultats. Il s’agit notamment de poser les mêmes questions. La codification de réponses identiques sous chacune des questions vous permettra de déceler les tendances cachées.
  • On peut aussi utiliser les interviews pour étoffer les résultats du sondage.

Ne fondez pas vos questions sur des hypothèses au sujet des connaissances de la personne interviewée.
Tentez plutôt de préciser ce qu’elle sait, ce qui produit également des informations

  • NE DEMANDEZ PAS  : « Compte tenu des tendances actuelles de financement en Suisse, est-ce que vous êtes au courant de certaines occasions de collaboration ? » Cette question présume que la personne interviewée connaît les tendances de financement et que sa compréhension de ces tendances est identique à la vôtre.
  • DEMANDEZ  : En premier lieu, « Quelle est votre compréhension des tendances de financement actuelles en Suisse  ? », suivie de « Est-ce que vous êtes au courant de certaines occasions de collaboration ? » Ceci révèlera ce que la personne comprend, vous donnant encore plus d’informations que la première question.

Haut de page


Interviews spécialisées

1. Interviews auprès des donateurs

Les interviews auprès des donateurs vous permettront d’approfondir vos relations avec eux, ce qui sera utile lorsque vous entreprendrez les activités de plaidoyer qui succèderont à votre recherche. Vous en tirerez également une connaissance plus poussée des processus de prises de décisions adoptés par les bailleurs de fonds.

Suggestions de thèmes à aborder lors des interviews avec les donateurs  :

  • Quelles sont leurs priorités en matière de financement ? Pourquoi et comment ont-ils choisi ces priorités ? Par exemple, pourquoi choisissent-ils de subventionner des projets plutôt que d’allouer des financements de base ou vice-versa ?
  • Quelles sont les sommes annuelles allouées à l’avancement des droits humains des femmes ? Ceci renforcera la fiabilité de l’ensemble des données recueillies.
  • Ont-ils observé certaines tendances de financement et quelles sont les origines et les politiques sous-jacentes à ces tendances ?
  • Quelle est leur théorie du changement social et comment influence-t-elle leurs relations avec les organisations de droits des femmes ?
Voir des exemples d’interviews auprès des donateurs

2. Interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes

Les interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes vous renseigneront sur leurs réalités sur le terrain. Ici encore, ces interviews vous permettront d’approfondir vos relations qui peuvent être intégrées aux plaidoyers, particulièrement en vue de favoriser la collaboration entre donateurs et activistes.

Suggestions de thèmes à aborder lors des interviews avec les activistes et les organisations de droits des femmes :

  • Les tendances à long terme des priorités de financement que les organisations de femmes ont observées et leurs incidences.
  • Des stratégies féministes et collaboratives réussies de mobilisation des ressources, qui créent des mouvements solides et complémentaires.
  • Expliquer pourquoi il est important de soutenir les mouvements de femmes et leurs efforts en matière d’organisation.
  • La manière dont différents acteurs et actrices comprennent le processus de changement social et leur rôle en faveur/pour la réalisation de l’égalité de genre et des droits des femmes.
Voir des exemples d’interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes

Haut de page


Résultats préliminaires

Pendant votre recherche WITM, nous vous recommandons de procéder à l’analyse des résultats préliminaires. La présentation de vos résultats préliminaires offre l’occasion de mener d’autres interviews et de recueillir des réactions sur votre processus de recherche et sur les résultats initiaux. Ces réactions peuvent  être intégrées à votre recherche finale.

L’AWID organise des « rencontres WITM » pour partager les résultats préliminaires issus des données de sondage et des interviews. Ces rencontres permettent aux personnes qui y prennent part (activistes, organisations de droits des femmes et donateurs) de débattre et de discuter des résultats, de préciser le contexte, de rehausser le sentiment d’appropriation parmi les membres du mouvement et de fournir plus de commentaires en vue de la recherche finale.

Par exemple, l’AWID a profité du Pôle de mobilisation des ressources (RMH) pour les droits des femmes autochtones, dans le cadre du World Summit on Indigenous Philanthropy (Sommet mondial sur la philanthropie autochtone) pour lancer une présentation de ses résultats préliminaires.

Voir la présentation donnée lors du RMH (en anglais)

Haut de page


Étape précédente

4. Recueillez et analysez vos données

Étape suivante

6. Menez une recherche documentaire


Temps estimé :

• 1,5 - 3 mois

Personnel requis :

• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche

Ressources requises :

• Liste d’organisations, de donateurs et d’activistes agissant à titre consultatif
• Questions d'interview que vous aurez préparées
• Note conceptuelle (Vous pouvez utiliser de cadre de référence que vous avez déjà préparé)

Ressources disponibles :

Exemples d’interviews auprès des donateurs
Exemples d’interviews auprès d’activistes et d’organisations de droits des femmes


Étape précédente

4. Recueillez et analysez vos données

Étape suivante

6. Menez une recherche documentaire


Êtes-vous prêts-tes ?

Télécharger la Boîte à outils en PDF

Faye Macheke

Biography

Faye est une féministe panafricaine passionnée, engagée dans les mouvements pour les droits des femmes, la justice raciale, les droits des migrant·e·s et des travailleur·euse·s, et la justice environnementale. Son activisme s'appuie sur l'héritage de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud et de ses suites au Zimbabwe.

En 2019, Faye rejoint l'AWID en tant que Directrice des Finances, des Opérations et du Développement. Elle s’est efforcée de garantir que l’AWID respecte les principes et les valeurs féministes dans toutes ses opérations. Elle y apporte plus de 20 années d’expérience en leadership féministe, en stratégie et autres aspects du développement organisationnel et financier.

Faye est membre engagée du conseil d'administration de Urgent Action Fund-Africa et d'autres organisations de défense des droits des femmes. Auparavant, elle a occupé des postes de responsable des finances et des opérations chez Pediatric Adolescent Treatment for Africa et JASS - Just Associates Inc. en Afrique australe. Elle a également occupé des postes de direction chez International Computer Driving Licence (ICDL) en Afrique centrale et australe. Elle est titulaire d'une licence en sciences comptables de l'Université d'Afrique du Sud ainsi que membre du Southern African Institute for Business Accountants.

Position
Codirectrice Exécutive
Add to stories
Off

Les principales stratégies et tactiques

En dépit de la rigidité de leur doctrine et de leur vision du monde, les acteurs anti-droits ont fait preuve d’ouverture dans la construction de nouveaux types d’alliances stratégiques ainsi que dans l’utilisation de nouvelles techniques d’organisation et modes d’argumentation. En conséquence, ils sont de plus en plus influents dans les espaces internationaux.


Les ultraconservateurs qui agissent à ce niveau ont fait considérablement évoluer leurs stratégies. Ils ne limitent pas leurs ambitions à la modification de certains aspects marginaux des accords et à la lutte contre l’utilisation de certaines formulations. Ils œuvrent également à la transformation conceptuelle du cadre lui-même et à l’élaboration de norme et de référentiels alternatifs. Ils cherchent enfin à ouvrir les brèches qui renforceront leur influence.

Stratégie 1 : la formation de délégués à l’ONU

Les ultraconservateurs travaillent à la création et à la pérennité de leurs relations avec des délégués d’États membres de l’ONU en leur proposant régulièrement des formations – notamment pendant le Global Family Policy Forum (Forum mondial sur la politique familiale) qui se tient tous les ans – ainsi que du matériel de formation ciblé.

Ces formations régulières et ces ressources donnent systématiquement aux délégués des informations relatives à des sujets de débat et à des techniques de négociation dans le but d’approfondir leur contribution aux objectifs anti-droits au sein du système relatif à ceux-ci. Les délégués reçoivent également des compilations ciblées de « formulations consensuelles » et de références à des informations pseudo-scientifiques ou à des statistiques dans le but de renforcer leur argumentaire.

La transmission organisée de ces messages explique en partie pourquoi les délégués de certains États membres adoptent des positions ultraconservatrices dans les débats internationaux sur les droits humains en totale contradiction avec leurs propres lois et politiques nationales.

Stratégie 2 : l’organisation de rassemblements internationaux

Les abondantes réunions régionales et internationales entre acteurs anti-droits contribuent à créer des liens plus étroits entre les organisations de la société civile (OSC) ultraconservatrices, les États et blocs d’États et certains organismes intergouvernementaux puissants. Le Congrès mondial international des familles est une bonne illustration de rassemblements de ce type.

Anti Abortion Vigil

Ces rencontres renforcent les liens personnels et les alliances stratégiques, des éléments clés de la construction et de la pérennité des mouvements. Elles facilitent l’existence de relations transnationales et interreligieuses dynamiques qui se créent autour de questions et d’intérêts communs. Celles-ci permettent aux acteurs anti-droits de mettre en œuvre une approche plus entreprenante et de formuler un ensemble plus complet de revendications en matière de politique internationale.

Stratégie 3 : l’émission de réserves sur les accords relatifs aux droits humains

Des États et blocs d’États tentent depuis toujours de saper les consensus internationaux ou le principe de responsabilité des États définis en vertu des normes internationales relatives aux droits humains. À cette fin, ils émettent des réserves quant aux accords sur les droits humains, menaçant ainsi le caractère universel de leur applicabilité.

La Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) est le texte qui a provoqué l’émission du plus grand nombre de réserves. La plupart d’entre elles sont fondées sur des conflits présumés avec le droit religieux. Le droit international relatif aux droits humains est très clair concernant les références à la tradition, à la culture ou à la religion : celles-ci ne peuvent en aucun cas justifier de violations des droits humains. Nombre des réserves émises à propos de la CEDAW ne sont pas valables car elles sont « incompatibles avec l’objet et le but » de la CEDAW. Néanmoins, les États se servent constamment de ces réserves pour ne pas assumer leurs responsabilités en matière de droits humains.

Ces acteurs émettent des « réserves » de plus en plus nombreuses sur les documents et accords de l’ONU qui ne sont pas des traités officiels, notamment sur les résolutions du Conseil des droits de l’homme et de l’Assemblée générale.

Stratégie 4 : la création d’un cadre parallèle relatif aux droits humains

Il est alarmant de constater que certains acteurs rétrogrades actifs au sein du système onusien ont commencé à coopter les références existantes en matière de droits et à élaborer et promouvoir un langage consensuel qui revêt un caractère profondément anti-droits. L’objectif est de créer puis de propager ce langage qui légitime des normes patriarcales, hiérarchiques, discriminatoires et culturellement relativistes dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains.

Dans ce but, un certains nombre de déclarations ont été rédigées, parmi lesquelles la Déclaration mondiale de la famille et les Articles de San José, qui se veulent les représentantes d’une version moins contraignante du droit des droits humains. Des signatures sont recueillies auprès de multiples acteurs de la société civile, d’États et d’institutions et sont ensuite utilisées comme des outils de plaidoyer et de lobbying.

Stratégie 5 : le développement de sources « scientifiques » alternatives

Dans le cadre d’un virage stratégique vers le recours à des arguments non religieux, les acteurs anti-droits ont considérablement investi dans leurs propres groupes de réflexion axés sur les « sciences sociales ». Relayées par des médias conservateurs en plein essor, les idées de ces think tanks sont largement diffusées par des groupes conservateurs issus de la société civile. Les mêmes supports servent ensuite de matériel de base pour le travail de plaidoyer auprès du système international relatif aux droits humains.

Bien que les objectifs et la motivation des conservateurs découlent de leurs interprétations extrémistes de la religion, de la culture et de la tradition, leurs arguments rétrogrades sont souvent appuyés par des études qui s’arrogent une forme d’autorité intellectuelle. Ils élaborent ainsi un contre-discours, savant mélange de doctrine traditionaliste et de sciences sociales.

Stratégie numéro 6 : la mobilisation des jeunes

Il s’agit de l’une des stratégies les plus efficaces de la droite religieuse, et elle représente un investissement majeur pour l’avenir du processus organisationnel des acteurs anti-droits. Le recrutement des jeunes et le développement de leurs compétences en leadership – des processus qui s’opèrent en premier lieu au niveau local par le biais des églises et des campus – sont une priorité pour de nombreux conservateurs qui tentent d’influencer les politiques internationales.

Cette stratégie leur a permis de s’infiltrer dans les espaces du système onusien notamment consacrés à la jeunesse, parmi lesquels la Commission de la condition de la femme, et de créer une opposition conséquente aux réseaux et organisations progressistes de jeunes.

Stratégie 7 : compromettre le financement des mécanismes relatifs aux droits humains et les délégitimer

Que ce soit auprès des mécanismes d’experts faisant autorité – parmi lesquels les Procédures spéciales et les organes chargés de la surveillance de l’application des traités de l’ONU – ou auprès des organes opérationnels comme les agences de l’ONU, les groupes anti-droits ont conscience que leur influence potentielle est beaucoup plus faible qu’au sein des mécanismes politiques.

En conséquence, les groupes anti-droits répandent un certain nombre d’idées, parmi lesquelles le fait que les agences des Nations Unies « outrepassent leur mandat », que le Comité de la CEDAW et d’autres organes créés en vertu d'instruments relatifs aux droits humains n’ont pas le pouvoir d’interpréter les traités ou encore que les Procédures spéciales sont activées par des experts partisans qui ne respectent pas l’étendue de leur mandat. Les groupes anti-droits exercent également des pressions pour compromettre le financement d’agences comme le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

Cette délégitimation des mécanismes de l’ONU encourage l’impunité des États. Les gouvernements soumis à un examen international sont alors en mesure de justifier leurs actes en arguant du fait que le mécanisme de révision lui-même est défaillant ou trop exigeant.

Stratégie 8 : s’organiser en ligne

Les forces conservatrices non étatiques investissent de plus en plus dans les médias sociaux et dans d’autres plateformes en ligne pour promouvoir leurs activités, leurs campagnes et diffuser le plus largement possible leurs informations sur les espaces internationaux relatifs aux droits humains. L’organisation espagnole CitizenGo, par exemple, se veut la version conservatrice de change.org et publie des pétitions et des campagnes épistolaires. Une pétition récente contre la création par l’ONU d’une journée internationale de l’avortement sans risque a rassemblé plus de 172 000 signatures.


Tendances globales :

  • S’inspirer des stratégies d’organisation des groupes féministes et d’autres acteurs progressistes.

  • Adapter à la sphère internationale les stratégies qui ont porté leurs fruits au niveau national.

  • Passer de la « protestation symbolique » contre le cadre des droits humains à une stratégie d’infiltration subversive du système.

En comprenant les stratégies déployées par les acteurs anti-droits, nous pouvons les contrer plus efficacement.

Télécharger le chapitre complet (en anglais)


Autres chapitres

Lire le rapport complet (en anglais)

Ȃurea Mouzinho

Biography

Âurea Mouzinho est une organisatrice féministe dans le domaine de la justice économique. Originaire de Louanda en Angola, elle compte 10 ans de carrière dans la recherche, le subventionnement, le plaidoyer et le renforcement de mouvement pour les droits des femmes et la justice économique en Afrique et dans le Sud global. Actuelle responsable des programmes pour l’Afrique chez Thousand Currents, elle participe également au comité de rédaction de Feminist Africa et est membre d’Ondjango Feminista, un collectif féministe qu’elle a co-fondé en 2016. Tout juste maman d’un petit garçon Gémeaux, urea aime les journées tranquilles avec sa petite famille et les longues promenades sur la plage. Il lui arrive parfois de tweeter via son compte​​​​​​ @kitondowe.

Add to stories
Off

Sélection des activités du Forum

Pour chaque Forum de l’AWID, nous lançons un appel à contributions auprès d’une grande variété de mouvements féministes et de justice sociale. Ces derniers proposent des activités et créent ainsi le programme du Forum.  

Pour le 14ème Forum international de l’AWID, nous voulons faire en sorte que le programme soit réellement représentatif de la diversité des mouvements. Voilà pourquoi nous mettons en place une nouvelle façon engageante de choisir les propositions qui feront émerger le programme final du Forum, à savoir : le Processus de sélection participative (PSP). 

Qu’est-ce que le Processus de sélection participative (PSP)? 

Le Processus de sélection participative constitue l’étape finale dans l’examen des propositions d’activités, et leur sélection, pour faire partie du programme officiel du Forum. 

Voici comment ça fonctionne :

  1. Les propositions d’activités sont initialement envoyées via notre Appel à activités pour le Forum, ouvert à toute personne – groupe ou individu –  intéressée à présenter sa réalité féministe sur leForum. 
  2. L’équipe de l’AWID présélectionne les activités qui, parmi toutes celles ayant été proposées, reflètent au mieux le thème du Forum et qui présentent une approche créative pour s’engager avec le public. 
  3. Les activités sont ensuite examinées à nouveau et présélectionnées par les différents comités du Forum afin d’assurer une bonne diversité des régions, des mouvements et des idées. 
  4. Les propositions sélectionnées sont ensuite revues et classées par individus et groupes dont les propositions ont été présélectionnées. Les propositions qui reçoivent le plus de votes de la part des autres candidat·e·s feront partie du programme final du Forum.   

Aperçu du processus de sélection d’activités dans son ensemble :

 

Étape

 

Étape 1 : 
Appel à activités pour le Forum : dépôt des candidatures

Étape 2 :
Premier examen

 

Étape 3 :
Présélection 

 

Étape 4 :
Processus de sélection participative

 

Calendrier

Décembre 2019 - mi-février 2020

 

Janvier - février 2020

 

Été 2020

 

dates à ajuster

 

Personnes impliquées Toute personne intéressée pour co-créer le programme du Forum

Équipe de l’AWID

 

Équipe de l’AWID, Comité contenu et méthodologie, Comité accessibilité

Candidat·e·s présélectionné·e·s

 

Nombre d’activités en jeu

Environ 838 activités envoyées

 

306  propositions sélectionnées

 

126 activités sélectionnées

 

50-60 activités recueillant le plus de votes, retenues pour le programme final du Forum


Pourquoi l’AWID a-t-elle décidé d’organiser un PSP pour les activités du 14ème Forum de l’AWID? 

Nous pensons qu’un PSP est pertinent pour le Forum, car :

  • Il place les communautés qui vivent des réalités féministes, lesquelles seront illustrées et discutées lors du Forum, au cœur du processus de prise de décision.

  • Il est cohérent avec notre identité et notre rôle d’organisation de soutien/accompagnement des mouvements.

  • Il correspond à notre vision d’un Forum co-créé par différents mouvements féministes et de justice sociale. Ces derniers façonnent le Forum via leur participation dans les comités (contenu et méthodologie, accessibilité, activiste et pays d’accueil), créent et facilitent les activités en tant que partenaires de l’AWID et prennent également des décisions sur le Programme via le PSP.  

  • Il permet de renforcer la diversité des textures qui tisseront le Forum (et des voix qui composeront le chant du Forum). Il assure d’aller au-delà de l’AWID en tant que telle et des mouvements partenaires que nous connaissons, et avec qui nous collaborons déjà. Il laisse la porte ouverte à l’inattendu.  

Comment l’AWID a-t-elle eu l’idée de créer ce PSP? 

C’est la première fois que l’AWID envisage ce type de processus.

L’idée est initialement venue de l’équipe et des co-directrices de l’AWID. Avant de s’y engager, nous avons consulté certains fonds communautaires qui mettent en place des processus de sélection participative depuis des années. On retrouve parmi eux : le jeune Fonds féministe FRIDA, le Fonds trans international, le Fonds d’Afrique de l’Est pour les minorités sexuelles et les travailleurs·ses du sexe UHAI, ainsi que le Central American Women’s Fund (Fonds d’Amérique centrale pour les femmes). Nous les avons consultés pour en savoir plus sur leurs vastes expériences et avoir leurs retours.


Acitivités pré-sélectionnées

  • Autonomie Financière, le Briseur du Silence
    ORGANISATION DES FEMMES AFRICAINES DE LA DIASPORA (OFAD) ASSOCIATION LES PETITES MERES PRODADPHE ASSOCIATION AMBE KUNKO (AAK)

  • Contribution des organisations féministes dans la lutte contre l'extrémisme violent au Niger
    Femmes Actions et Développement (FAD)

  • Autofinancement: les femmes à l'épreuve des banques à domicile
    Rassemblement des Femmes pour le développement endogène et solidaire RAFDES

  • Alimentation et souveraineté alimentaire des femmes rurales
    Association Song-taaba des Femmes Unies pour le Développement (ASFUD)

  • Leaders féministes, engagées à investir la masculinité positive, dans la construction d’un nouvel ordre social équilibré, au niveau des localités de la Région du Cavally, Ouest de la Côte d’Ivoire : Comment opérer le changement des mentalités ?
    Une societe cooperative, la chefferie traditionnelle des localites, les autorites administratives et les autres associations feminines ONG Centre Solidarite "Investir dans les Filles et les Femmes

  • Co-creation d'une méthodologie de marrainage
    NEGES MAWON

  • Millénium d'opportunités pour la sauvegarde de la terre (MOST) par l'appui à la justice climatique des communautés locales et autochtones du bassin du Congo
    Jeunesse Congolaise pour les Nations Unies (JCNU), Association Genre et Environnement pour le Développement (AGED)

  • Imaginer une politique féministe queer asiatique
    ASEAN Feminist LBQ Womxn Network Sayoni

  • Soutenir l'autogestion: les doulas, les accompagnantes et les réseaux de soutien à l'avortement
    inroads

  • Féminismes en ligne: Comment les femmes se réapproprient la technologie
    Feminism In India

  • Un comité pour l'élimination des discriminations envers les travailleurs et travailleuses du sexe
    Asia Pacific Network of Sex Workers (APNSW), The International Women's Rights Action Watch Asia Pacific (IWRAW AP)

  • Pour un leadership et des organisations féministes durables : partage d'expériences individuelles et collectives
    HER Fund, Institute for Women's Empowerment (IWE) ,Kalyanamita, AAF

  • Réalités des Caraïbes : La radio Black Sauna
    WE-Change Jamaica

  • Les lignes d'assistance téléphonique pour les femmes
    Generation Initiative for Women and Youth Network (GIWYN),Youth Network for Community and Sustainable Development (YNCSD), Community Health Rights Network (CORENET)

  • La sensualité comme forme de résistance : un atelier corporel
    UHAI EASHRI

  • Discothèque lesbienne d'Europe de l'Est
    Sapfo Collective

  • FitcliqueAfrica: des séjours pour concrétiser des utopies féministes, guérir des traumas,  apprendre l'auto-défense
    FitcliqueAfrica (Fitclique256 Uganda Limited)

  • Communication Queer pour un Internet Libre
    Astraea Lesbian Foundation for Justice

  • Votre manière de considérer la santé sexuelle et reproductive est-elle biaisée par du validisme? Des bonnes pratiques pour inclure les personnes handicapées dans ces politiques
    Asia Pacific Network of Women with Disabilities and Allies

  • Décoloniser la Communication Non Violente
    API Equality-LA, Sayoni, ASEAN Feminist LBQ Womxn Network

  • Des approches féministes pour engager des poursuites judiciaires contre le harcèlement au travail
    Women's Legal Centre

  • Femmes en situation de conflit au Myanmar
    Women's League of Burma, Rainfall

  • Espaces féministes des Carïbes, expressions créatives et pratiques spirituelles pour la transformation des communautés
    CAISO: Sex and Gender Justice

  • POP-UPS : Le pouvoir juste. Des outils d'éducation populaire pour un futur féministe
    JASS/Just Associates

  • NonAnonyme : Rendre les pratiques féministes de la diaspora africaine noire sur la sobriété plus "queer"

  • Sorcellerie digitale: La pensée magique pour des horizons cyberféministes
    The Digital Witchcraft Institute

  • Élaborer des manifestes pour les femmes : les revendications des femmes de terrain pour le changement dans la région Asie-Pacifique
    Asia Pacific Forum on Women Law and Development

  • Concevoir vos voyages astraux
    EuroNPUD, narcofeminists as a loose group

  • Soins collectifs
    RENFA Rede Nacional de Feministas Antiproibicionistas

  • Musique de nos mouvements
    Radical imagination

  • Transformer des déchets en charbon de bois écologique
    KEMIT ECOLOGY SARL

  • Soins collectifs et rébellion des mouvements féministes antiracistes dans des contextes autoritaires et violents
    CFEMEA - Feminist Center of Studies and Advisory Services, CRIOLA - black women`s organization, Iniciativa Mesoamericana de Mujeres Defensoras

  • Briser les carcans religieux et patriarcaux du droit de la famille qui impactent nos vies #FreeOurFamilyLaws
    Musawah

  • Approche féministe pour la revendication des droits fonciers
    Badabon Sangho, APWLD

  • La grève mondiale des femmes : Notre résistance, notre futur
    Asia Pacific Forum on Women, Law & Development, ESCR-Net, Women's March Global

  • Pour une  « Terre Mère » inclusive
    Disability Rights Fund, Open Society Foundation

  • De l'inclusion à l'infiltration : Stratégies pour créer de véritables organisations féministes intersectionnelles
    Mobility International USA (MIUSA)

  • Les histoires cachées de femmes porteuses de handicaps invisibles : l'Art en action
    The Red Door, Merchants of Madness, Improving Mental Wellbeing through Art

  • Partenariats publics-privés et droits humains des femmes : Leçons tirées d'études de cas de pays du Sud
    Development Alternatives with Women for a New Era (DAWN)

  • Voyage interconnecté : nos corps, notre science-fiction !
    The Interconnected Journey Project, Laboratorio de Interconectividades

  • Compiler et construire : vision féministe pour contester l'ordre économique mondial dominant
    IWRAW Asia Pacific

  • L'auto-publication comme acte de résistance féministe
    International Women* Space

  • Bonnes pratiques de protection juridique pour les minorités sexuelles et de genre au Pakistan
    Activists Alliance Foundation, Khawja Sirah Society, Wajood Society, Wasaib Sanwaro

  • Approches féministes pour lutter contre le traffic d'être humains
    IWRAW Asia Pacific, Business & Human Rights Resource Center

  • Critique de l'individualisme et des politiques étatiques : mobilisation internationale contre les violences ciblées
    Masaha: Accessible Feminist Knowledge

  • Décoloniser l'intimité : comment les identités queer défient les structures familiales hétéronormatives
    WOMANTRA

  • Yeki Hambe - Le théatre des travailleurs et travailleuses du sexe
    Sex Worker Education and Advocacy Task Force

  • Créer une réalité féministe autochtone : Honorer le féminin sacré et ouvrir de nouvelles voies pour les femmes autochtones
    Cultural Survival, International Funders in Indigenous Peoples

  • Femmes brésiliennes contre la prohibition
    Mulheres Cannabicas, Tulipas do Cerrado

  • Commission pour la vérité féministe noire : tenir compte des injustice pour révolutionner le féminisme intersectionnel
    Black Women in Development

  • Le soin communautaire c'est aussi prendre soin de soi : les vraies histoires se racontent dans des espaces de confiance
    Eurasian Harm Reduction Association, Metzineres, Urban Survivor’s Union, Salvage women and children from drug abuse

  • Pas de mouvement interdit : danser les liens entre droits sexuels et ceux des personnes handicapées et trans pour contrer la violence
    National Forum of Women with Disabilities, Autonomy foundation, Nazyk kyz

  • L'impact de l'accaparemment du pouvoir par les entreprises sur les réalités féministes: développer des outils pour l'action
    ESCR-Net | Economic, Social, Cultural Rights Network

  • Réimaginer le SIDA : élaborer une stratégie féministe face au VIH
    Frontline AIDS, Aidsfonds, IPPI (Indonesian Network of Women Living with HIV), UHAI-EASHRI (East African Sexual Health and Rights Initiative)

  • Faire progresser la justice économique pour concrétiser notre vision d'un monde féministe
    International Network for Economic, Social and Cultural Rights, ESCR-Net

  • Café des travailleurs et travailleuses du sexe
    Hydra e.V.

  • Approche écoféministe du changement climatique et de la sécurité alimentaire
    Umphakatsi Peace Ecovillage, Human Rights Educational Centre

  • Relier les actions locales et internationales : l'expérience d'une mobilisation innovante par les travailleurs et travailleuses du sexe en Europe
    International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe, STRASS - French Sex Worker Union, APROSEX, Red Edition

  • Faire l'expérience d'une innovation technologique qui peut renforce notre sécurité lorsque nous circulons dans l'espace public
    Soul City Institute for Social Justice, Safetipin, Womanity Foundation

  • Les hiérarchies dans nos organisations sont-elles NON-féministes?
    Gay and Lesbian Coalition of Kenya National, Gay and Lesbian Human Rights Commission

  • Nous sommes tous et toutes différent.e.s mais nous partageons des valeurs communes
    UNWUD (Ukrainian network of women who use drugs), JurFem Association, Women's Prospects

  • Un monde sans classes
    Bunge La Wamama Mashinani (Grassroots Women's Parliament)

  • Les femmes renforcent le pouvoir des communautés
    Institute for Women's Empowerment (IWE), Solidaritas Perempuan, ASEC Indonesia, Komunitas Swabina Pedesaan Salassae (KSPS)

  • Organisations féministes et leadership transformationnel : Les travailleuses en Amérique latine créent un mouvement ouvrier féministe
    Solidarity Center

  • Féminisme et handicap : théatre participatif pour décoloniser les récits qui stigmatisent
    Rising Flame, National Indigenous Disabled Women Association, Nepal, The Spectrum & Union of Abilities, The Red Door

  • Donner de la valeur et ancrer le repos, le plaisir et le jeu
    ATHENA Network

  • Le projet de jugement féministe africain
    The Initiative for strategic Ligation in Africa (ISLA)

  • Voix du front : renforcer le pouvoir collectif pour mettre fin à l'incarcération des femmes dans le monde
    International Drug Policy Consortium, Equis Justicia para las Mujeres, National Council for Incarcerated and Formerly Incarcerated Women and Girls, Women and Harm Reduction International Network

  • Activisime des jeunes queer : pour une ère de droits humains et de développement durable
    African Queer Youth Initiative, Success Capital Organisation

  • Nos luttes, nos histoires, nos ressources
    Oriang Lumalaban, Pambansang Koalisyon ng Kababaihan sa Kanayunan

  • Asie du Sud-Est : Franchir les obstacles pour une action autochtone collective pour le climat
    Cuso International, Asia Indigenous Peoples' Pact

  • Dépasser l'amour romantique pour renforcer la justice sociale et l'amour au sein de la communauté
    Eurasian Women's Network on AIDS

  • Intersexualité et féminisme
    Intersex Russia

  • Comprendre les expériences et les besoins en matière de santé reproductive des personnes de diverses identités de genre
    Asia Pacific Transgender Network (APTN)

  • Conversations sur la mobilisation contre le VIH comme un espace de discrimination
    Because We Care Collaborative

  • Le Manifeste des systèmes alimentaires du Mississippi
    Center for Ideas, Equity & Transformative Change, National Council of Appropriate Technology - Gulf South, MS Food Justice Collaborative, Malcolm X Grassroots Movement

  • Coprésidence du mouvement des femmes kurdes comme exemple de féminisme radical abouti
    The Free Women’s Movement (TJA)

  • Infortunes : Marcher sur des oeufs
    Eldoret Women For Development (ELWOFOD), Mama Cash, Young women against Women Custodial Injustices Network

  • LIBERTÉ

  • La prison n'est pas féministe : explorer l'impact et les alternatives à la police et à l'incarcération
    Migrant Sex Workers Project, Showing Up For Racial Justice

  • La société Bondo : pour des rites de passage sans mutilations en Sierra Leone
    Purposeful

  • Terres et territoires libérés : Un dialogue panafricain
    Thousand Currents (USA), Abahlali baseMjondolo (South Africa), Nous Sommes la Solution (west Africa/regional), Movilización de Mujeres Negras por el Cuidado de la Vida y los Territorios Ancestrales (Colombia), and Articulation of Black Rural Quilombola Communities (Brazil)

  • L'éducation populaire et la mobilisation pour une économie féministe
    Jamaica Household Workers Union (JHWU), United for a Fair Economy, Centro de Trabajadores Unidos en la Lucha (CTUL)

  • Se mobiliser avec un portefeuille vide? C'est possible !
    Breakthrough India

  • Partage d'expériences autour de la création d'un réseau pour les femmes défenseuses des droits humains en Afrique de l'Est : L'expérience ougandaise
    Women Human Rights Defenders Network Uganda

  • Clinique technologique
    Stichting Syrian Female Journalists Netowrk

  • Construire des mouvements inspirants : Dépasser le stade de la représentation symbolique
    Rising Flame

  • Justice et guérison pour les survivant·e·s de violences basées sur le genre: un débat interactif sur la justice resaurative et sur l'anatomie du pardon
    One Future Collective

  • Actions collectives pour mettre un terme à la transphobie : une perspective féministe
    Asia Pacific Transgender Network, Iranti, Transgender Europe

  • Femmes lesbiennes, bisexuelles et queer et demande d'asile
    Sehaq

  • Avortement et handicap : vers une approche intersectionnelle fondée sur les droits humains
    Women Enabled International

  • Apprendre à soutenir l'auto-gestion de communautés de personnes sans papiers, migrantes, travailleuses du sexe et criminalisées
    Buttrerfly (Asian and Migrant Sex Workers Support Network)

  • Le souci de soi : un outil fondamental pour la durabilité des mouvements féministes et LGBTQI
    United and Strong Inc., S.H.E Barbados, Lez Connect

  • Donner la place aux voix, aux réalités et au pouvoir collectif des jeunes féministes en faveur de la justice climatique
    Young Feminist organization Gasy Youth Up, Young African Feminist Dialogues

  • Femmes solidaires et en action : incarner nos réalités (Asie et Afrique)
    Women Performing the World (Asia/Africa)

  • Défier le patriarcat : les travailleurs et travailleuses dans le secteur des loisirs et du divertissement
    Women Forum for Women in Nepal (WOFOWON)

  • Non-citoyennes: la question de la citoyenneté des femmes dans le contexte des communautés migrantes et vulnérables en Asie du Sud
    NEthing

  • Visualiser comment faire entendre nos voix dans le contexte de la crises climatique et migratoire
    Women's Refugee Commission, The Feminist Humanitarian Network, ActionAid

  • Dans le même bateau : les fonds pour les femmes et les mouvements de femmes cocréent des réalités féministes
    Mama Cash, Global Fund for Women, Urgent Action Fund - Africa

  • Co-création de magie avec des mouvements de jeunes féministes : pratiques participatives qui inspirent la joie
    Feminist organizing, FRIDA The Young Feminist Fund (Community), Teia

  • Droit de protection de femmes vivant des réalités difficiles : le cas de 3 organisations de femmes de communautés marginales
    NGO Asteria, Ermolaeva Irena and Bayazitova Renata. NGO Ganesha Musagalieva Tatiana. NGO Ravniy Ravnomu Kucheryavyh Tanya

  • Feminnale (biennale féministe) - Les traditions contre l'art et les formes d'expression
    Bishkek Feminist Initiatives

  • Résistance grâce au savoir, aux arts et à l'activisme : création d'une bilbliothèque féministe en Arménie
    FemHouse, Armenia

  • À la conquête du système onusien grâce à des stratégies féministes (il ne faut pas être avocat.e pour s'amuser)
    Kazakhstan Feminist Initiative "Feminita", IWRAW Asia Pacific, ILGA World

  • Les données, à quoi ça sert ? Vers des données élaborées d'une perspective féministes pour répondre à nos besoins !
    International Women's Development Agency, Women's Rights Action Movement, Fiji Women's Rights Movement

  • Criminalisation de la voix, du leadership et de l'influence des femmes sur les lois, les politiques et les pratiques au Kenya
    Keeping Alive Societies Hope-KASH, Katindi Lawyers and Advocates, Vocal Kenya

  • De la Colombie vers le monde, la force de changement des femmes africaines
    Proceso de Comunidades Negras en Colombia -PCN, Solidarité Féminine por la Paix el le Develppment Integral -SOFEPADI,

  • Salon d"écoute AfroQueer et stand d'enregistrement d'histoires
    AQ Studios, None on Record, AfroQueer Podcast

  • Revendiquer l'intégrité corporelle
    GBV Prevention Network : Coordinated by Raising Voices

  • Apprenons de la diversité
    Circulo de Mujeres con Discapacidad -CIMUDIS, Alianza Discapacidad por nuestros Derechos -ADIDE, Fundación Dominicana de Ciegos -FUDCI, Filial Puerto Rico de Mujeres con Discapacidad

  • Le football comme outil féministe
    Fundación GOLEES (Género, Orgullo, Libertad y Empoderamiento de Ellas en la Sociedad)

  • Constellations migrantes
    LasVanders

  • Dialogues écoféministes pour la défense
    CIEDUR (Centro Interdisciplinario de Estudios sobre el Desarrollo), Equit, Foro permanente de Manaos y Amazonia

  • Le mouvement «La Frida Bikes»
    La Frida Bike

  • Sorcellerie, chamanisme et autres savoirs insurrectionnelles contre le patriarcat.
    Colectiva Feminista MAPAS-Mujeres Andando Proceso por Autonomías Sororales

  • Expériences, apprentissages et défis relatifs à la gestion de la sécurité holistique des organisations horizontales féministes et de la dissidence liée à l'identité de genre en période de crise sociale et politique. L'expérience du soulèvement populaire du 18 octobre au Chili.
    Fudación Comunidades en Interfaz

  • La nourriture que nous connaissons tou·te·s
    Las Nietas de Nonó, Parceleras Afrocaribeñas por la Transformación barrial (PATBA)

  • Pratiques de résistance des femmes autochtones du Pérou et du Guatemala face au changement climatique
    Thousand Currents, Red de Mujeres Productoras de la Agricultura Familiar, Asociación de Mujeres Ixpiyakok (ADEMI, Ixpiyakok Women's Association)

  • Construire des villes féministes
    CISCSA, Articulacion Feminista Marcosur

  • Mets-toi à ma place
    Alianza Discapacidad por nuestros Derechos - ADIDE, Circulo de Mujeres con Discapacidad -CIMUDIS

  • Déblayer la voie pour que les femmes puissent vivre pleinement, guérir les traumatismes collectifs et historiques
    Grupo de Mujeres Mayas Kaqla

  • Des femmes autochtones zapotèques défiées par la nature

  • Foyers de soins et de réparation pour les défenseuses des droits humains dans le cadre de l'approche d'une protection intégrale féministe : une réalité féministe
    Iniciativa Mesoamericana De Defensoras de Derechos Humanos, Consorcio Oaxaca para el Diálogo Parlamentario y la Equidad A.C, Red Nacional De Defensoras De Derechos Humanos en Honduras, Coletivo Feminista de Autocuidado

  • Guérir ta voix de licorne : tisser des technologies ancestrales et digitales pour aiguiser la langue

  • Pistes féministes vers un protocole de maternité assistée pour les femmes en situation de handicap
    Circulo emancipador de mujeres y niñas con discapacidad de Chile, CIMUNIDIS, WEI

  • Ecole pour enfants trans féministes
    Fundación Selena

  • REDTRASEX: Expérience d'organisation et de lutte pour les droits des travailleuses du sexe d'Amérique Latine et des Caraïbes
    RedTraSex Red de mujeres trabajadoras sexuales LAC

  • Violence de genre dans le monde du commerce du sexe
    Brigada Callejera de Apoyo a la Mujer, "Elisa Martínez", A.C., Red Mexicana de Organizaciones Contra la Criminalización del VIH. Red Mexicana de Trabajo Sexual

  • La migration nous oblige à tracer notre chemin au fur et à mesure que nous marchons
    Asociación de Trabajadoras del Hogar a Domicilio y de Maquila. ATRAHDOM

  • Nouveaux récits pour les femmes noires : corps, guérison et plaisir.

  • Tisser des souvenirs et des réseaux - Les féministes noires renforcent les féminismes noirs en Amérique latine et aux Caraïbes
    Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora, Articulação de Organizações de Mulheres Negras Brasileiras (AMNB), Voces Caribeñas

Comment l’AWID a-t-elle débuté ?

L’AWID a fait ses débuts en 1982 et s’est transformée au fil du temps.

Pour mieux connaître notre histoire

Lire « From WID to GAD to Women's Rights: The First 20 Years of AWID » (disponible uniquement en anglais).

Tactiques, stratégies et impacts des antidroits

Chapitre 5

Les antidroits ont adopté une double stratégie : outre leurs attaques ouvertes sur le système multilatéral, ils et elles sapent les droits humains depuis l’intérieur. Leur implication vise à prendre le contrôle des processus, instaurer des normes régressives et fragiliser la redevabilité.

Photo-OP // the first anniversary of the EU signature to the Council of Europe Convention to prevent and combat gender-based violence and domestic violence, the so-called Istanbul Convention
© ALDE Group/Flickr
Photo-OP // Le premier anniversaire de la signature par l'UE de la Convention du Conseil de l'Europe pour prévenir et combattre la violence basée sur le genre et la violence domestique, dite Convention d'Istanbul

Leur implication dans les sphères des droits humains a un but essentiel : saper le système et sa capacité à respecter, protéger et assurer les droits humains de tout un chacun, et à tenir les États membres pour responsables de leurs enfreintes. Certaines tactiques antidroits en dehors de l’ONU visent à la délégitimer, exercer des pressions politiques pour limiter son financement ou se retirer d’accords internationaux sur les droits humains. Les acteur·rice·s antidroits gagnent cependant en influence au sein même de l’ONU. Leurs tactiques de l’intérieur incluent la formation de délégué·e·s, la dénaturation de cadres relatifs aux droits humains, la dilution de la substance d’accords sur les droits humains, l’infiltration de comités d’ONG, la demande du statut ECOSOC sous un nom neutre, l’infiltration des espaces des jeunes et la pression pour que des acteur·rice·s antidroits occupent des postes clés.

Sommaire

  • L’institutionnalisation des antidroits dans les mécanismes de l’ONU
  • Le retrait et la délégitimation
  • L’appauvrissement des standards relatifs aux droits humains
  • La prise de contrôle : création d’un cadre des droits humains parallèle
  • Exercice : Oui, ils et elles sont fort·e·s, mais nous aussi!
  • Exercice : Tenir les gouvernements pour responsables

Lire le chapitre complet

Je suis en train de rédiger un rapport de recherche. L’AWID peut-elle m’aider ?

L’AWID fournit une profusion de ressources pour vous aider dans votre recherche.

Nous vous invitons à explorer nos sections Domaines prioritaires et Informez-vous ou utlisez l'outil de recherche pour trouver des informations sur un suject spécifique.

Nous recommendons particulièrement la consultation de notre boîte à outils « Où est l’argent pour les droits des femmes ? » (« Where Is The Money for Women's Rights? », WITM). Cette boîte à outils est une méthodologie de recherche autogérée  pour soutenir les individus et les organisations qui souhaitent mener leur propre recherche sur les tendances de financement en adaptant la méthodologie de recherche de l’AWID à une région, une question ou une population spécifique.

Explorez la boîte à outils WITM