UN Women / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Guatemala - Rural Women Diversify Incomes and Build Resilience
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Domaines prioritaires

Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.

Construction d’économies féministes

La construction d’économies féministes a pour objet de créer un monde où l’air est respirable et l’eau buvable, où le travail est significatif et où nous bénéficions de soins pour nos communautés et nous-mêmes, où chacun-e peut jouir de son autonomie économique, sexuelle et politique.  


Dans ce monde où nous vivons aujourd’hui, l’économie continue de s’appuyer sur le travail de soins non rémunéré et sous-évalué des femmes au service des autres. La poursuite de la “croissance” ne fait que développer l’extractivisme--un modèle de développement fondé sur l’extraction et l’exploitation massives des ressources naturelles, qui continue de détruire les populations et la planète tandis qu’elle concentre les richesses entre les mains des élites mondiales. Parallèlement, l’accès aux soins de santé, l’éducation, les salaires décents et la sécurité sociale sont réservés à une poignée de privilégiés. Ce modèle économique repose sur la suprématie blanche, le colonialisme et le patriarcat.

En adoptant la seule « approche pour l’autonomisation économiques des femmes», on ne fait guère qu’intégrer davantage les femmes dans ce système. Cela peut constituer un moyen temporaire de survie. Nous devons semer les graines d’un nouveau monde possible pendant que nous abattons les murs du monde existant.


Nous croyons en la capacité des mouvements féministes à créer de vastes alliances entre mouvements qui leur permettent d’oeuvrer pour le changement. En multipliant les propositions et visions féministes, nous cherchons à construire les nouveaux paradigmes d’économies plus justes.

Notre approche doit être interconnectée et intersectionnelle, car nous ne pourrons jouir d’aucune autonomie sexuelle et corporelle tant que chacun·e d’entre nous ne jouira pas de ses droits économique ni d’une autonomie financière. Nous voulons travailler avec celles et ceux qui s’opposent à la montée mondiale de la droite conservatrice et des fondamentalismes religieux et la contrent, car tant que nous n’aurons pas ébranlé les fondements même du système actuel, aucune économie ne saura être juste.


Nos Actions

Notre travail conteste le système de l’intérieur et met en évidence ses injustices fondamentales.

  • Promouvoir des programmes féministes : Nous nous opposons au pouvoir des entreprises et à l’impunité concernant les violations des droits humains en travaillant avec des allié-e-s afin de nous assurer que les perspectives féministes, relatives aux droit des femmes et à la justice de genre sont intégrées dans les espaces politiques. A titre d’exemple, vous pouvez vous informer sur le futur instrument juridiquement contraignant concernant “les sociétés transnationales et autres entreprises en matière de droits humains” au Conseil des droits humains des Nations Unies.

  • Mobiliser des actions solidaires : Nous oeuvrons à renforcer les liens qui existent entre les mouvements féministes et les mouvements en faveur de la justice fiscale, y compris à réclamer les ressources publiques perdues à cause de flux financiers illicites afin de garantir une justice de genre et sociale.

  • Enrichir nos connaissances : Nous fournissons aux Défenseuses des droits humains (WHRD) des informations stratégiques qui s’avèrent vitales dans la lutte contre le pouvoir des entreprises et l’extractivisme. Nous contribuerons à développer une base de connaissances autour du financement local et mondial et les mécanismes d’investissements qui alimentent l’extractivisme.

  • Créer et élargir les alternatives : Nous participons et mobilisons nos membres et nos mouvements à envisager des économies féministes et à partager nos savoirs, nos pratiques et nos programmes féministes en faveur d’une justice économique.


« La révolution corporative s’effondrera si nous refusons d’acheter ce qu’ils nous vendent: leurs idées, leurs versions de l’histoire, leurs guerres, leurs armes, leur notion d’inéluctabilité. Un autre monde est non seulement possible, mais il est aussi déjà en bonne voie. Quand tout est tranquille, je peux l’entendre respirer. » Arundhati Roy, War Talk.

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Défenseur-e-s des droits humains

Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.

Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.


Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses

Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.

En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :

  • les agressions physiques et la mort
  • les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
  • le harcèlement judiciaire et la criminalisation
  • l’épuisement

Une approche holistique et collaborative de la sécurité

Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :

  • éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
  • renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.

Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :

  • de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
  • de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
  • de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
  • de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.

Nos actions

Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.

  • Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;

  • Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;

  • Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;

  • Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.

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Feminism, motherhood and the struggle for gender equality

Feminism, motherhood and the struggle for gender equality

“In our struggle for equality, we tend to forget that women are also mothers (if they chose to be).  We should not be ashamed of our ability to give birth to a human being. The rights of mothers are also women's rights. Being a mother and a feminist is not a contradiction” says Aleksandra Miletić-Šantić, a lawyer and single mother of three children.


Aleksandra is originally from Mostar in Bosnia and Herzegovina (BH). She currently lives and works in Sarajevo as a BH focal point person for the Council of Europe’s Human Education for Legal Professionals Programme. She is also a specialist in the Monitoring and Evaluation of Development Programmes.

The years 1992-1995 was a tumultuous period in war torn Bosnia and Herzegovina when Aleksandra worked as a War Studio of Mostar correspondent for the Sarajevo-based Radio-Television BH. The multi-ethnic Studio had been created with the goal of being a source of optimism to citizens and as part of an attempt to preserve cultural and artistic life under abnormal conditions.  This studio was attacked and subsequently closed. In 1993 it was permanently destroyed when the building it occupied with the Headquarters of the BH Army was set on fire.

Aleksandra’s journalistic background and experience of living through armed conflict as a young woman has made her a passionate advocate for peace building.

In her current professional capacity she works on the implementation of the United Nations (UN) Security Council Resolution 1325 on Women, Peace and Security. She has designed and facilitated training programs on gender and security, and also engages with the UN Women Office in BH to support national gender mechanisms in the implementation of the Resolution 1325.

“In the ideal world, being a feminist would be a matter of decency as it would be considered normal that all people have the same rights and liberties. That would include all rights - civil, social, economic and political.”

For the past 15 years, Aleksandra has been working on the improvement of human rights in BH, and was one of the pioneer gender advisors for the Common Security and Defence Policy missions of the European Union (EU).

In her role as gender advisor for the EU Police Mission (EUPM) in BH she introduced the action plan for gender mainstreaming as a tool that focuses on improving the internal position of women staff members, while integrating gender in the EUPM mandate activities in BH.

Aleksandra’s dream of a better world drives her in the work she does:

“My dream is a world where everybody will be able to achieve their full potential, where not a single person will know about poverty or insecurity. Sadly, so many years after the adoption of basic human rights instruments, a way of life is still not a matter of individual choice.”

Aleksandra has been an AWID member since February 2014.

“I have become an AWID member as its mission and the way it is implemented strongly correspondents to my ideals. I also cherish the way AWID treats its members by paying due attention to every single member regardless of any basis. It makes every member feel as an important actor of change.”  

Feminismo, maternidad y la lucha por la igualdad de género

Feminismo, maternidad y la lucha por la igualdad de género

«En nuestra lucha por la igualdad, tendemos a olvidar que las mujeres también son madres (si así lo deciden). No deberíamos sentirnos avergonzadas por tener la capacidad de dar a luz a un ser humano. Los derechos de las madres son también parte de los derechos de las mujeres. Ser madre y feminista no es una contradicción», dice Aleksandra Miletić-Šantić, abogada y madre soltera de tres hijas/os.


Aleksandra es oriunda de Mostar, Bosnia y Herzegovina (BH). Actualmente vive y trabaja en Sarajevo como la persona de contacto en BH para el programa Human Rights Education for Legal Professionals [Formación en Derechos Humanos para Profesionales del Derecho] del Consejo de Europa. Aleksandra también es especialista en el seguimiento y evaluación de programas de desarrollo.

El período que va de 1992 a 1995 fue tumultuoso en una Bosnia y Herzegovina devastada por la guerra. Aleksandra trabajó en la estación de radio War Studio [Estudio de Guerra] de Mostar como corresponsal para la Radio-Televisión BH de Sarajevo. Era una estación de radio multiétnica que había sido creada con el objetivo de ser una fuente de optimismo para la ciudadanía y de preservar la vida cultural y artística en una situación anormal, pero que fue atacada y posteriormente cerrada. En 1993, la estación fue destruida para siempre cuando incendiaron el edificio que ocupaba junto al Cuartel General del Ejército de BH.

Su experiencia como periodista y como mujer joven que vivió durante un conflicto armado ha hecho que hoy día Aleksandra sea una ferviente defensora de la consolidación de la paz. En su actual rol como profesional, trabaja en la implementación de la Resolución 1325 del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas (ONU) sobre Mujeres, Paz y Seguridad. Aleksandra ha diseñado y facilitado programas de capacitación sobre género y seguridad y colabora con la Oficina de ONU Mujeres en BH para apoyar  a los organismos estatales que se ocupan del género en la implementación de la Resolución 1325 a nivel nacional.

«En un mundo ideal, ser feminista sería simplemente una cuestión de decencia, ya que sería considerado normal que todas las personas tuvieran los mismos derechos y libertades. Esto incluiría todos los derechos—civiles, sociales, económicos y políticos.»

Durante los últimos quince años, Aleksandra ha trabajado para mejorar los derechos humanos en BH y ha sido una de las asesoras pioneras en temas de género para las misiones de la Política Común de Seguridad y Defensa de la Unión Europea (UE). En su rol como asesora en género para la Misión de Policía de la UE en BH, Aleksandra introdujo el plan de acción para la transversalización de género como una herramienta enfocada a mejorar la situación del personal femenino al interno de la organización, al mismo tiempo que incorporaba temas de género en el mandato de la Misión para sus actividades en BH.

El sueño de Aleksandra por lograr un mundo mejor es lo que la impulsa a hacer el trabajo que hace:

«Mi sueño es un mundo donde todas las personas puedan alcanzar su máximo potencial y donde nadie sepa lo que son la pobreza o la inseguridad. Lamentablemente, tantos años después de haber adoptado las herramientas básicas de derechos humanos todavía hay personas que no tienen la libertad de elegir de qué forma quieren vivir.»

Aleksandra es afiliada a AWID desde febrero de 2014.

«Me afilié a AWID porque su misión y la forma en que la implementan coinciden totalmente con mis ideales. También valoro la forma como AWID trata a su membresía, prestando la debida atención a cada una/o, independientemente de quienes sean. Eso hace todas/os sientan que son agentes de cambio importantes.”  


Para comunicarte con ella, por favor envía un mensaje a membership@awid.org y/o encuéntrala en nuestro directorio en línea.

Féminisme, maternité et combat pour l’égalité de genre

Féminisme, maternité et combat pour l’égalité de genre

« Dans notre combat pour l’égalité, nous avons tendance à oublier que les femmes sont aussi des mères (si elles ont choisi de l’être). Nous ne devons pas avoir honte de notre capacité à donner naissance à un être humain. Les droits des mères font aussi partie des droits des femmes. Être une mère et être une féministe n’est pas contradictoire », affirme Aleksandra Miletić-Šantić, une avocate qui élève seule ses trois enfants.


Aleksandra est originaire de Mostar en Bosnie-Herzégovine. Elle vit actuellement à Sarajevo, où elle exerce en tant que point focal du Programme de formation aux droits de l’homme pour les professionnels du droit du Conseil de l’Europe. Elle est aussi spécialiste du suivi et de l’évaluation des programmes de développement.

Lors de la tourmente des années 1992-1995, pendant lesquelles la Bosnie-Herzégovine était déchirée par la guerre, Aleksandra était correspondante au War Studio de Mostar pour la Radio-télévision nationale basée à Sarajevo. Ce studio pluriethnique avait été créé dans l’objectif de redonner espoir aux habitants de la ville et il contribuait aux efforts pour préserver une vie culturelle et artistique malgré les conditions anormales. Le studio a dû fermer suite à un attentat, et en 1993 il a été complètement détruit lorsque l’immeuble dans lequel il se trouvait, qui abritait également le quartier général de l’armée de Bosnie-Herzégovine, a été incendié.

Son passé de journaliste et le conflit armé qu’elle a vécu alors qu’elle était une jeune femme ont fait d’elle une militante passionnée de la construction de la paix. De par ses fonctions actuelles elle participe activement à la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité. Elle a conçu et organisé des programmes de formation sur le genre et la sécurité, et elle collabore avec le Bureau de ONU Femmes en Bosnie-Herzégovine pour que soient créés des mécanismes de genre au niveau national favorisant la mise en œuvre de la Résolution 1325.

« Dans un monde idéal, être féministe serait la moindre des corrections car il serait considéré comme normal que toutes et tous aient les mêmes droits et les mêmes libertés. Tous les droits - civils, sociaux, économiques et politiques. »

Ces 15 dernières années, Aleksandra a œuvré à l’amélioration des droits humains en Bosnie-Herzégovine, et elle a été l’une des toutes premières conseillères en matière de genre auprès des missions de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union Européenne (UE). En tant que conseillère en matière de genre auprès de la Mission de police de l’Union européenne (MPUE) en Bosnie-Herzégovine, elle a mis en place un plan d’action pour l’intégration de la dimension du genre ; un outil axé sur l’amélioration du statut du personnel féminin, et qui visait aussi à intégrer la question du genre dans les activités entreprises par la MPUE au titre de son mandat en Bosnie-Herzégovine.

Aleksandra rêve d’un monde meilleur et c’est ce qui la motive dans sa vie professionnelle :

« Je rêve d’un monde où chacune et chacun pourra réaliser pleinement son potentiel, où personne ne connaîtra la pauvreté et l’insécurité. Malheureusement, alors qu’il y tant d’années que les instruments des droits humains fondamentaux ont été mis en place, le mode de vie n’est toujours pas une affaire de choix personnel. »

Aleksandra est membre de l’AWID depuis février 2014.

« Je suis devenue membre de l’AWID car sa mission et la façon dont elle la met en œuvre correspondent en tout point à mon idéal. J’apprécie aussi la façon dont l’AWID traite ses membres, en accordant la même attention à chacun d’entre eux sans aucun préjugé. Grâce à cela, chaque membre se sent un acteur/une actrice important-e du changement. »


Pour la contacter, vous pouvez écrire à membership@awid.org et/ou la retrouver dans l'annuaire des membres en ligne.

WE-Change: faire entendre les voix des femmes LBT dans les Caraïbes

WE-Change: faire entendre les voix des femmes LBT dans les Caraïbes

Dans les Caraïbes, le plaidoyer en faveur de la reconnaissance et du respect des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans* (LGBT) s’effectue dans un climat homophobe, transphobe et non-inclusif.


L’organisation Women’s Empowerment for Change - WE-Change (l’autonomisation des femmes pour le changement), membre de l’AWID depuis sa création en mai 2015, œuvre pour sensibiliser et défendre les droits des femmes lesbiennes, bisexuelles et trans* (LBT) en Jamaïque et dans les Caraïbes. Cette organisation communautaire est dirigée par des femmes. Sur la base du constat que la majorité des espaces dédiés à la sensibilisation en faveur des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans* (LGBT) sont dominés par et centrés sur les hommes et que les femmes y sont souvent marginalisées, une vingtaine de femmes LBT ont créé WE-Change, avec l’objectif de renforcer le mouvement des femmes au sein de la communauté LGBT et d’augmenter la participation des femmes LBT aux actions de plaidoyer et de sensibilisation en faveur de la justice sociale en Jamaïque et dans la région.

« De plus en plus de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans* (LGBT) se mobilisent pour faire valoir leurs droits, pour l’égalité devant la loi, pour l’équité en matière de services et de protection sociale et exigent d’être traitées avec la dignité qui leur est due. Je suis une de ces personnes LGBT et je m’engage en faveur de l’élimination de tout forme de stigmatisation et de discrimination contre ma communauté en général et contre les femmes de ma communauté en particulier. » Latoya Nugent, Co-fondatrice et Directrice associée de WE-Change

Deux mois à peine après sa création, le groupe a déjà organisé des ateliers de formation sur les aspects juridiques de la violence domestique, une formation de formatrices sur la manière de traiter et de répondre à la violence basée sur le genre et à la violence dans les relations intimes, ainsi qu’une formation sur la loi relative à la violence domestique. Ces sessions ont été co-organisée avec le Jamaica Forum of Lesbians, All-Sexuals and Gays ou J-FLAG (forum jamaïcain des personnes lesbiennes, bisexuelles et gaies). Découvrez ce que les participantes en ont pensé. (en anglais)

« WE-Change envisage une société où les droits de chaque personne sont reconnus, respectés, et protégés et où les responsables et le personnel soignant s’engagent à créer un environnement propice dans lequel chaque personne peut contribuer au développement durable de la Jamaïque. »

En parallèle de la création d’espaces alternatifs et sécurisants pour que la communauté LBT puisse s’exprimer et pour faire reculer l’homophobie et la transphobie, WE-Change promeut également le souci de soi et le bien-être grâce à des cours de danse, de yoga et des sessions de fitness intensives. Pendant les ‘dancerobics’ par exemple, les participantes ont pu apprendre « des mouvements de danse sur les nouveaux tubes de soca et de dancehall ». Pour célébrer l’amour pendant la #Pride2015, les femmes de WE-Change ont réalisé cette vidéo (en anglais) car #LoveWins (l’amour triomphe) !

Region
Les Caraïbes
Source
WE-Change

WE-Change: Stronger voices of LBT women in the Caribbean

WE-Change: Stronger voices of LBT women in the Caribbean

Across the Caribbean, advocacy for the recognition and fulfillment of Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender (LGBT) rights occur in a non-inclusive, homophobic and transphobic context.


Women’s Empowerment for Change (WE-Change), an AWID member since their launch in May 2015, works on raising awareness and defending the rights of lesbian, bisexual and transgender (LBT) women in Jamaica and the Caribbean. The organisation is women-led and community-based. Recognising that LGBT advocacy spaces in the Caribbean are largely dominated by and focused on men - and women are often marginalized -, 20 LBT women founded WE-Change with the aim of strengthening the women’s movement within the LGBT community and increasing the participation of LBT women in social justice advocacy in Jamaica and the region.

“More and more LGBT people [are] standing for their rights, for equality before the law, for equity in social services and protection, and demanding that they be treated with the inherent dignity with which they were born. I am one of those LGBT people. And I remain committed to eliminating all forms of stigma and discrimination against my community in general and against the women in my community in particular.” – Latoya Nugent, Co-founder and Associate Director of WE-Change

Within just a couple of months of existence, the group organised legal literacy training sessions on domestic violence, training of facilitators on responding to and addressing gender-based violence and intimate partner violence, and a training on the Domestic Violence Act. Hosted in partnership with the Jamaica Forum of Lesbians, All-Sexuals and Gays (J-FLAG), watch what these participants had to say.

”WE-Change envisions a society where the rights of every person are recognised, respected, and protected, and where duty bearers and caregivers commit to creating an enabling environment for every person to contribute to the sustainable development of Jamaica.”

While working on creating alternative and safe spaces for the vocalisation of the LBT community and reducing homophobia and transphobia, WE-Change also promotes self-care and wellness through dance, yoga and fitness boot camp classes. During the ‘dancerobics’ for example participants were taught “several dance moves to the tune of new soca and dancehall hits.” And to celebrate love during #Pride2015, the women of WE-Change made this video because #LoveWins!

Region
The Caribbean
Source
WE-Change

WE-Change: Las voces de las mujeres LBT* en el Caribe se escuchan más fuerte

WE-Change: Las voces de las mujeres LBT* en el Caribe se escuchan más fuerte

En todo el Caribe, la incidencia por el reconocimiento y la realización de los derechos de lesbianas, gays, personas bisexuales y trans* (LGBT*) tiene lugar en un contexto excluyente, homofóbico y transfóbico.


Women’s Empowerment for Change [Empoderamiento de las Mujeres para el Cambio, WE-Change], afiliada a AWID desde su creación en mayo de 2015, crea conciencia acerca de los derechos de las mujeres lesbianas, bisexuales y trans* (LBT*) en Jamaica y el Caribe y los defiende. Es una organización de base comunitaria, liderada por mujeres. Veinte mujeres LBT* crearon WE-Change con el objetivo de fortalecer el movimiento de mujeres dentro de la comunidad LGBT* e incrementar la participación de las mujeres LBT* en la promoción y defensa de la justicia social en Jamaica y la región, reconociendo que en el Caribe los espacios de incidencia LGBT* en general están dominados por los hombres, se centran en ellos y suelen marginar a las mujeres.

“Las personas LGBT* cada vez defienden más sus derechos, la igualdad ante la ley, la equidad en los servicios sociales y la protección, y exigen ser tratadas con la dignidad intrínseca con la que nacieron. Yo soy una de esas personas LGBT*. Y tengo un compromiso permanente con la eliminación de todas las formas de estigma y discriminación contra mi comunidad en general y contra las mujeres de mi comunidad en particular”. – Latoya Nugent, Cofundadora y Directora Adjunta de WE-Change

A los pocos meses de haber sido creado, este grupo organizó sesiones de capacitación en nociones básicas de derecho aplicado a la violencia doméstica y sobre la Ley de Violencia Doméstica, además de preparar a facilitadoras para que supieran cómo dar respuesta a y abordar la violencia de género y la causada por la pareja. Para esta actividad se asoció con el Jamaica Forum of Lesbians, All-Sexuals and Gays [Foro Jamaiquino de Lesbianas, Pansexuales y Gays, J-FLAG]; aquí podrás escuchar lo que dijeron las participantes (en inglés).

“WE-Change quiere una sociedad en la que se reconozcan, respeten y protejan los derechos de cada persona, y en la que garantes de obligaciones y proveedores de cuidados se comprometan a crear un ambiente que permita a todas las personas aportar al desarrollo sostenible de Jamaica”.

Al mismo tiempo que procura crear espacios alternativos y seguros en los que la comunidad LBT* pueda expresarse y reducir la homofobia y la transfobia, WE-Change también promueve el autocuidado y el bienestar a través de clases de danza, el yoga y entrenamiento físico (fitness boot camp). Por ejemplo: en la ‘danza aeróbica’, a las participantes se les enseñan “distintos pasos de danza al ritmo de los últimos éxitos de la soca y el dancehall (géneros musicales caribeños)”. Y para celebrar el amor durante #Pride2015 [Orgullo 2015], las mujeres de WE-Change hicieron el video siguiente (en inglés) porque ¡#LoveWins [El amor triunfa]!

Region
El Caribe
Source
WE-Change

Growing ‘Agripreneurs’ in Ghana

Growing ‘Agripreneurs’ in Ghana

Nana Adjoa Sifa Amponsah, a young woman from Ghana, dreams of “a society where young women graduates are proud to be ‘agripreneurs’, agricultural entrepreneurs, and where the smallholder farmer gets value for money”.


She is confident that women agripreneurs will influence and drive Ghana's economy, “grow healthy food and wealthy farmers”.

“I strongly believe that agriculture is one single sector that can help reduce five of the world's most pressing problems which are unemployment, food insecurity, poverty, hunger and malnutrition.”

A certified social entrepreneur from the India-based Institute of Social Entrepreneurs (now called Kanthari), Nana has direct field experience in food security, strategic management and agriculture in Africa, Asia and Europe. Over the years, Nana has become a project management expert and has initiated numerous projects and programs that help create lasting change. Nana is also skilled in fundraising and events and projects planning.

Currently, Nana is the President of Direct Impact Foundation in Ghana, an organization aiming to bridge the gap between rural and urban education. She is also an initiator of Guzakuza, a social enterprise committed to combining agriculture and entrepreneurship to create agrpreneurial mindsets. Guzakuza is a Swahili word meaning ‘grow to touch lives’. She sees it as an approach to tackle the most pressing problems, calling it ‘solution ACT’ which stands for Advocacy, Cooperatives, and Training.

“The big question I keep asking is what would be the greatest change? How do we feed the population on track to 9 billion in 2050 if we are all lawyers, doctors and engineers?”

Nana has been a member of AWID since early 2014. She loves to travel, write and cook and is passionate about photography and farming.

 


Listen to her “Dream Speech” where you can also find out more about ‘solution ACT’.

El cultivo de 'agroemprendedoras' en Ghana

El cultivo de 'agroemprendedoras' en Ghana

Nana Adjoa Sifa Amponsah, una joven de Ghana, sueña con «una sociedad en la que las jóvenes que se gradúan sientan orgullo de ser 'agroemprendedoras' a cargo de emprendimientos agrícolas y en la que haya una buena relación precio-calidad para los productos de la agricultura a pequeña escala».


Nana confía en que las agroemprendedoras lograrán influir sobre la economía de Ghana e impulsarla, «produciendo alimentos saludables y campesinas ricas».

«Creo firmemente que si hay un sector que puede ayudar a reducir cinco de los problemas más urgentes del mundo —desempleo, inseguridad alimentaria, pobreza, hambre y desnutrición— es la agricultura».

Emprendedora social certificada por el Institute of Social Entrepreneurs [Instituto de Emprendedores Sociales, ahora conocido como Kanthari], Nana tiene experiencia directa de campo en seguridad alimentaria, gestión estratégica y agricultura adquirida en África, Asia y Europa. Con los años, Nana se ha convertido en una experta en gestión de proyectos y ha generado muchos proyectos y programas que ayudan a generar cambios duraderos. También está capacitada en movilización de recursos y en planificación de eventos y proyectos.

En la actualidad, Nana es la Presidenta de Direct Impact Foundation [Fundación Impacto Directo], una organización con sede en Ghana que se propone cerrar la brecha educativa entre las zonas rurales y las urbanas. También es la creadora de Guzakuza, un emprendimiento social que combina la agricultura y el espíritu emprendedor para generar mentalidades agroemprendedoras. Guzakuza es una palabra suajili que significa «cultivar para cambiar vidas». Para Nana, se trata de un enfoque para hacer frente a los problemas más urgentes, al que por su sigla en inglés ella llama ‘la solución ACT’ (incidencia , cooperativas y capacitación).

«La pregunta más importante que hago todo el tiempo es ¿cuál sería el cambio más profundo? ¿Cómo vamos a alimentar a una población que se estima será de 9 mil millones en 2050 si somos todas abogadas, médicas e ingenieras?»

Nana está afiliada a AWID desde comienzos de 2014. Le gusta viajar, escribir y cocinar, y le apasionan la fotografía y la agricultura.

 


Escucha su “Dream Speech” [Discurso sobre mi sueño] (en inglés) en el que podrás encontrar más información sobre la ‘solución ACT’.

« Cultiver l’agro-entrepreneuriat » au Ghana

« Cultiver l’agro-entrepreneuriat » au Ghana

Nana Adjoa Sifa Amponsah, une jeune femme ghanéenne, rêve d'une « société dans laquelle les jeunes diplômées seraient fières d'être des agro-entrepreneuses – entrepreneuses du secteur agricole – et où la petite agriculture serait rémunérée à sa juste valeur ». Elle est convaincue de la capacité des agro-entrepreneuses à faire évoluer et à stimuler l'économie du Ghana, qui pourrait ainsi « produire une nourriture saine et un secteur agricole prospère ».


« Je suis convaincue du fait que l'agriculture est un secteur qui, à lui seul, peut apporter beaucoup à la résolution des problèmes mondiaux les plus pressants : le chômage, l'insécurité alimentaire, la pauvreté, la faim et la malnutrition. »

Titulaire d'un diplôme d'entrepreneuse sociale de l'Institute of Social Entrepreneurs (aujourd'hui appelé Kanthari), en Inde, Nana possède une expérience de terrain dans les domaines de la sécurité alimentaire, du management stratégique et de l'agriculture en Afrique, en Asie et en Europe. Aujourd'hui, Nana est une experte de la gestion de projet qui a lancé de nombreux projets et programmes visant à l’obtention de changements durables. Elle est également spécialisée dans les activités de levée de fonds et de planification d'évènements et de projets.

Actuellement, Nana est la présidente de la Direct Impact Foundation, une organisation implantée au Ghana qui vise à combler le fossé entre éducation urbaine et éducation rurale. Elle est également à l’initiative de la création de Guzakuza, une entreprise sociale qui a vocation à concilier agriculture et entrepreneuriat pour favoriser l'épanouissement d'une mentalité agro-entrepreneuriale. Guzakuza est un mot swahili que l’on pourrait traduire par « des pépinières qui changent la vie ». Nana y voit une approche susceptible de résoudre les problèmes les plus pressants, approche qu’elle désigne aussi par l’expression « solution PDF » (Plaidoyer, Coopératives et Formation).

« Je reviens toujours à la même question : quel est véritablement le grand changement que nous devons espérer ? Comment allons-nous nourrir une population qui atteindra les 9 milliards de personnes en 2050 si nous sommes tous et toutes des avocat-e-s, des médecins et des ingénieur-e-s ? »

Nana est membre de l'AWID depuis début 2014. Elle adore voyager, écrire et cuisiner. Ses deux grandes passions sont la photographie et l'agriculture.


Écoutez Nana vous présenter ses rêves.

Vous en apprendrez plus sur la « solution PDF » (en anglais).

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AWID en 2016: Co-créer nos horizons féministes

En 2016, nous nous sommes réuni-e-s pour le 13e forum international de l’AWID, à Bahia au Brésil, qui a accueilli 1 800 participant-e-s venu-e-s de 120 pays et territoires à travers le monde. Le Forum a servi d’espace essentiel pour la mise en place de stratégies et la constitution d’alliances au sein des mouvements féministes et d’autres mouvement de justice.

Nous savons que les droits des femmes et les mouvements féministes sont des éléments moteurs pour l’instauration d’un changement transformateur durable. Au sein de nos mouvements, l’organisation, la résistance et la réponse au difficile contexte se précisent, et dans ce monde de plus en plus connecté, le potentiel des actions collectives de mouvements divers s’est fortement accru. C’est précisément là le travail essentiel que l’AWID cherche à amplifier et à soutenir.

Nous cherchons à informer et outiller les organisations et mouvements de droits des femmes afin de les aider à être en mesure de répondre aux opportunités qui se présentent et de contrecarrer les menaces. Nous appuyons une visibilité accrue et une meilleure compréhension des initiatives pour les droits des femmes et les menaces auxquelles elles font face, et nous oeuvrons également à influer sur les acteur-trice-s et les institutions qui façonnent le devenir des droits de la personne et du développement.


Ce que nous avons réalisé en 2016

Élargissement de la solidarité et actions conjointes de divers mouvements

Le 13e forum international innovant de l’AWID s’est tenu du 8 au 11 septembre 2016 à Bahia, au Brésil, sur le thème : « Horizons féministes ; Construire un
pouvoir collectif pour les droits et la justice ».

Bien qu’une grande partie de l’énergie de l’AWID ait été investie en 2016 dans la tenue du Forum, la réflexion et l’énergie de près de 500 partenaires, intervenant-e-s, animateur-trice-s, artivistes, facilitateur-trice-s, écrivain-e-s, innovateur-trice-s en TI, performeur-euse-s, dont beaucoup sont des meneur-euse-s dans leur domaine, ont été mises à profit. Et en reconnaissance du passé et du combat de Bahia, nous avons accueilli deux jours de Forum des Féminismes Noirs , à l’initiative d’un groupe de travail de féministes Noires du monde entier.

Des connaissances approfondies des problématiques et des stratégies

  • À propos du défi au pouvoir corporatif : Nous avons publié Contester le pouvoir corporatif : Les luttes pour les droits des femmes, la justice économique et la justice de genre avec le Solidarity Center, qui dévoile la portée et l’ampleur du pouvoir corporatif et souligne comment la collusion qu’entretiennent les entreprises nationales et transnationales avec les élites et autres puissant- e-s acteur-trice-s influence les vies des femmes et des peuples opprimés. Ce rapport présente des clés de stratégies de résistances, en soulignant cinq combats qui se sont saisis de la collaboration entre mouvements pour contester le pouvoir corporatif.

  • Sur les économies féministes : Nous avons publié Propositions féministes pour une économie juste avec le Centre pour le leadership mondial des femmes (CWGL en anglais) et le Réseau de Développement et de Communication des Femmes Africaines FEMNET. 

  • Sur l’opposition aux fondamentalismes : Le Diable est dans les détails : à la croisée du développement, des droits des femmes et des fondamentalismes religieux détaille la façon dont les fondamentalismes religieux entravent le développement et les droits des femmes en particulier, et offre des recommandations aux acteur-trice-s du développement pour le renforcement des droits des femmes.

  • Sur le thème de l’activisme des jeunes féministes : Avec FRIDA, nous avons lancé Courageuses, créatives, résilientes : les organisations de jeunes féministes dans le monde : un état de lieux à l’occasion du Pôle d’activisme des jeunes féministes lors du Forum de l’AWID. Ce projet de cartographie des jeunes féministes s’appuie sur les données collectées dans 1 360 demandes de subventions reçues par FRIDA entre 2012 et 2014, qui incluaient 694 interlocutrices issues de 118 pays différents !

Plaidoyer collectif

l’AWID, en partenariat avec d’autres organisations féministes et de droits des femmes, a lancé des actions de plaidoyer et de dialogue afin de rechercher de meilleures solutions pour les programmes de droits des femmes, dont le travail avec le consortium .Count Me In! 

Amélioration de la visibilité des mouvements

Les expériences des femmes en situation de handicap, les femmes Noires et Afro-descendantes, les travailleuses du sexe, les femmes Autochtones, les personnes trans et intersexes, les travailleuses domestiques, et la manière dont leurs vies sont impactées par les nombreuses oppressions et la violence ont été placées au centre et au premier plan du processus du Forum.

Au cours des 16 jours d’activisme, et grâce aux contributions de nos incroyables membres, nous avons lancé l’Hommage aux défenseur-e-s des droits humains des femmes 2016 pour honorer la mémoire des défenseur-e-s qui nous ont quitté- e-s.

Notre partenariat avec The Guardian et Cash Mama : la section sur les droits des femmes et l’égalité de genre (en anglais) sur le portail du développement dans le monde du Guardian a permis d’attirer davantage d’attention sur les groupes et les problématiques qui ne font généralement pas l’objet d’une couverture médiatique adéquate.


Nos membres

 

Barin Kobane

Barin était membre de l’unité de combat exclusivement féminine des Unités de protection du peuple kurde (YPG).

Elle a été tuée alors qu’elle était en service actif.

La journaliste libanaise Hifaa Zuaiter a écrit : « Barin représente tout ce que nous avons entendu à propos du courage des femmes kurdes et sa mort représente bien plus que le meurtre d’un-e rival-e ou une perte résultant d’une lutte politique ou ethnique. L’exhibition monstrueuse de sa dépouille par un groupe de rebelles syriens  provient du fait qu’en tant que femme combattant sur un champ de bataille réservé aux hommes, elle a osé menacer l’hégémonie masculine ».


 

Barin Kobane, Kurdistan

3. Créez votre sondage

Après avoir évalué la capacité et les objectifs de recherche de votre organisation, vous pourriez choisir entre autres méthodes de collecte de données, de mener une enquête pour vos recherches.

Dans cette section  :

Pourquoi réaliser un sondage ?

Un sondage constitue un excellent moyen de rassembler des informations sur chacune des organisations afin de capter les tendances collectives.

Par exemple, la taille du budget d’une organisation ne vous renseigne pas beaucoup sur une tendance de financements destinés aux droits des femmes. En revanche, si vous connaissez les budgets de 100 ou 1 000 organisations, vous pouvez commencer à tracer le portrait de la situation collective du financement à l’appui des droits des femmes.

Alors que vous élaborez votre sondage, gardez à l’esprit le cadre de référence de votre recherche établi dans la section précédente.

N’oubliez pas :  Votre cadre vous aide à déterminer quels renseignements vous tentez d’obtenir avec votre sondage. Les données recueillies devraient vous permettre de réaliser vos objectifs, de répondre à vos questions principales et de créer vos produits finaux.

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Déterminez la population que vous visez

C'est une étape importante : plus vous identifiez clairement la population que vous souhaitez sonder, plus vous pourrez affiner vos questions.

Selon vos objectifs de recherche, vous pourriez créer des sondages distincts auprès des organisations de droits des femmes, des baillerus de fonds et des donateurs. Vous pourriez également concentrer votre sondage sur les groupes de femmes et mener des interviews auprès des bailleurs de fonds et des donateurs, puisque la réalisation d’un sondage auprès de chaque population peut exiger des ressources considérables.

Il se peut que les questions posées aux groupes de femmes diffèrent de celles que vous posez aux bailleurs de fonds. Si vous prévoyez de sonder plus d’une population, nous vous invitons à adapter votre collecte de données en fonction de chacune d’entre elles.

Dans le même temps, certaines des questions principales posées à chaque population pourraient se chevaucher pour permettre une analyse comparative des réponses obtenues.

Sondage en ligne

Si vous pouvez atteindre votre population cible en ligne, il est utile et efficace d’élaborer un sondage en ligne.

Nous recommandons deux outils en ligne, qui proposent des versions gratuites :

Survey Gizmo vous permet de convertir vos données en format accessible SPSS, un logiciel statistique utile dans le cadre d’une analyse avancée des données.

La-les personne-s chargée-s de l’analyse des données sera-seront la-les mieux placé-e-s pour déterminer quels sont les outils les plus appropriés à votre recherche en fonction des compétences du personnel et des plans d’analyse.

Pour faciliter l’accessibilité, considérez la possibilité de produire un formulaire en version PDF, que vous pourrez joindre à un courriel. Cela permettra aux organisations qui ont des connexions Internet sporadiques, ou à celles qui doivent payer son utilisation à la minute, de télécharger l’sondage et de la remplir hors ligne.

Sondage sur papier

Vous pourriez décider que l’approche en ligne n’est pas assez accessible ou inclusive pour la population visée.

Dans ce cas, vous devrez élaborer un sondage sur papier et des méthodes pour atteindre les populations qui ne sont pas « branchées » (par le truchement d’activités communautaires ou par la poste avec des enveloppes-réponses préaffranchies).

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Élaborez vos questions

Facilitez la tâche de ceux et celles qui répondront à votre sondage.

1. Questions courtes et claires

Si les questions sèment la confusion ou exigent des réponses complexes, vous risquez de constater que les gens ne terminent pas le sondage ou encore qu’ils fournissent des réponses inutilisables pour votre analyse.

Veillez à ce que les questions ne demandent qu’un élément d’information à la fois.

Par exemple :

  • Quel est le budget de votre organisation cette année ?
    Réponse facile : la personne peut aisément trouver l’information pour son organisation et la question ne demande qu’un élément d’information.
  • Quel pourcentage de votre budget proviendra de sources probables de financement pour votre organisation, mais qui ne sont pas encore confirmées ? 
    Question qui prête à confusion et réponse difficile : vous demandez une liste de sources de financement non confirmées ou un pourcentage du financement qui est probable mais non confirmé ?
    Ces renseignements sont difficiles à obtenir : la personne devra calculer les pourcentages qu’elle n’a peut-être pas sous la main, augmentant ainsi le risque qu’elle ne termine pas le sondage.

2. Langage simple et universel

Plusieurs mots ou acronymes qui vous sont familiers pourraient être totalement inconnus des personnes qui répondront à votre sondage, par exemple, « mobilisation des ressources », « ODD » ou « S&E ». Assurez-vous de choisir un langage plus universel pour formuler vos questions.

S’il vous faut employer le jargon, des phrases ou des mots que vos collègues connaissent bien, mais qui ne sont pas largement adoptés, fournissez une définition qui rendra votre sondage plus facile à comprendre.

Assurez-vous d’écrire en toutes lettres les acronymes que vous utilisez. Par exemple, si vous parlez de S&E, écrivez ou dites « Suivi et évaluation ».

3. Questions « ouvertes » et questions « fermées »

Questions fermées :

Une seule réponse est possible (comme « oui » ou « non » ou encore un nombre). Les personnes qui remplissent le sondage ne peuvent répondre en utilisant leurs propres termes et devront généralement choisir parmi des catégories prédéterminées que vous aurez créées, ou encore saisir un nombre précis. Les réponses aux questions fermées sont plus faciles à mesurer collectivement et elles sont fréquemment quantitatives.

Exemple d’une question fermée : Quel est le budget de votre organisation ?

Questions ouvertes :

Il s’agit de questions qualitatives, souvent descriptives. Les personnes répondent à ces questions en utilisant leurs propres termes. Ce sont des questions qui se prêtent mieux aux interviews qu’aux sondages.

Ces questions sont plus difficiles à analyser sur le plan collectif que ne le sont les questions fermées, particulièrement si votre échantillon est vaste. Cependant, si les questions ouvertes sont très précises, les réponses seront plus faciles à analyser.

Concevez Autant que possible vos questions de sondage de telle sorte que les personnes qui y répondront pourront faire leur choix à partir d’une liste d’options, plutôt que de poser des questions ouvertes. Vous gagnerez du temps sur le plan du nettoyage et de l’analyse des données.

Exemple d’une question ouverte : Cette année, à quels défis particuliers avez-vous fait face en matière de levée de fonds ?

Familiarisez-vous avec les différents genres de questions

Il existe plusieurs manières de poser des questions ouvertes. En voici quelques exemples, que vous pouvez étudier pour déterminer le genre de questions qui correspond le mieux aux types de données que vous souhaitez recueillir :

  • Les questions à choix multiples : la personne peut choisir une ou plusieurs options que vous présentez.
  • Échelles de notation : la personne accorde une note sur une échelle que vous aurez prédéterminée.
    Pour ce qui est de ce genre de questions, assurez-vous d’expliquer clairement ce que signifient les chiffres les plus élevés et les moins élevés de l’échelle.
  • Classement : la personne choisira et organisera un certain nombre de réponses que vous aurez prédéterminées.

En savoir plus sur les différents types de questions

4. Organisation logique

Si vous prévoyez de mener cette recherche à intervalles réguliers (par exemple, tous les deux ans), nous vous recommandons d’élaborer un sondage de base que vous pourrez répéter afin de suivre les tendances au fil du temps.

Ensemble 1 : Questions de présélection

Cette présélection permet d’identifier les personnes pouvant répondre au sondage.

Les sondages en ligne que nous avons proposés vous permettent de mettre fin au sondage si la personne qui y répond ne satisfait pas à vos critères d’admissibilité. Au lieu de remplir le sondage, ces personnes seront dirigées vers une page où on les remercie de leur intérêt, tout en leur expliquant que ce sondage est destiné à un type différent de répondant-e-s.

Par exemple, il se peut que vous ne souhaitiez sonder que les groupes de droits des femmes d’un lieu particulier. Les questions de présélection peuvent déterminer le lieu où se trouve la personne et éviter que les gens qui sont autre part ne poursuivent le sondage.

Ensemble 2 : Questions standardisées de base sur la démographie

Ces questions recueillent des données propres à la personne qui répond, comme le nom et le lieu de l’organisation. Ces données peuvent chevaucher les réponses aux questions de présélection.

Si les ressources le permettent, vous pouvez stocker ces réponses dans une base de données et ne poser ces questions que la première année où une organisation participe à votre sondage.

Ainsi, lorsque vous répèterez le sondage ultérieurement, les organisations pourront remplir plus facilement et rapidement le formulaire, augmentant ainsi les chances qu’il soit complètement rempli.

Ensemble 3 : Questions standardisées et obligatoires sur le financement

Ces questions vous permettront de réaliser le suivi sur la durabilité des revenus et du financement. Si votre sondage est menée annuellement ou tous les deux ans, vous pourrez ainsi capter les tendances au fil du temps.

Ensemble 4 : Questions sur des enjeux particuliers

Ces questions tiennent compte du contexte actuel. Elles peuvent se référer aux changements survenus sur la scène politique ou économique. Elles peuvent être facultatives et liées au financement, portant notamment sur les attitudes à l’égard de la levée de fonds.

Par exemple, l'enquête mondiale WITM de l’AWID en 2011 posait des questions sur les nouvelles tendances en matière de financements que le secteur privé accordait aux « femmes et aux filles ».

5. Moins de 20 minutes

Les sondages les plus courts sont les meilleurs : votre sondage ne devrait pas dépasser 20 minutes afin de respecter l’emploi du temps des répondants-tes et de leur permettre d’y répondre complètement.

Il peut être tentant de poser une multitude de questions en espérant recueillir un grand nombre d’informations. Cependant, les sondages trop longs sont fatigants et risquent de lasser les personnes répondantes ou encore de les éloigner de votre organisation.

De plus, plus vous aurez de questions plus votre sondage sera laborieux à analyser.

6. Simple et intéressante

  • Avant de commencer, informez les participants du temps qu’il leur faudra pour remplir le questionnaire.
  • Précisez le genre d’informations dont ces personnes auront besoin pour le remplir afin qu’elles leur soient facilement accessibles (par exemple, si vous demandez des données financières, dites-le dès le départ pour que les personnes soient préparées).
  • Demandez des renseignements que les organisations peuvent facilement se procurer et vous fournir : par exemple, les organisations pourraient avoir du mal, ou être dans l’impossibilité de vous fournir des renseignements financiers d’il y a 20 ans.
  • Proposez des mesures incitatives pour convaincre la population ciblée de remplir le questionnaire, comme le tirage d’un prix.
    Par exemple, dans le cadre de le sondage mondiale WITM de 2011, l’AWID a organisé un tirage dont le prix était un billet d’avion aller-retour pour participer au Forum de l’AWID.
     

Conseils généraux

  • Demandez des détails budgétaires précis plutôt que d’offrir une échelle (selon notre expérience, les montants spécifiques sont plus utiles lors de l’analyse).
  • Précisez la devise ! Si nécessaire, dans les réponses sur les aspects financiers, demandez à tout le monde de convertir leurs réponses dans la même devise ou demandez aux personnes qui répondent au sondage de préciser la devise qu’elles utilisent.
  • Assurez-vous de recueillir assez de renseignements démographiques sur chaque organisation, afin de contextualiser les résultats et de nuancer les tendances dégagées.
    Par exemple : Si vous analysez où est l’argent dans un pays particulier, il sera utile de savoir d’où provient chacune des organisations et/ ou à quel niveau (rural, urbain, local, national) elles évoluent. Cela permet de capter les tendances les plus importantes, comme la plus grande disponibilité des fonds pour les groupes urbains.

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Testez et traduisez

1. Vos conseiller-ère-s

Le fait de mobiliser vos partenaires dès le départ vous permettra d’établir des relations plus approfondies et assurera une recherche plus inclusive et de meilleure qualité.

Ces personnes vous fourniront des commentaires sur la version préliminaire de votre sondage, piloteront les mises à l’essai et examineront l’analyse préliminaire des résultats de le sondage et d’autres collectes de données.

Ces conseiller-ère-s annonceront également le sondage à leurs publics lorsqu’elle sera prête à être lancée. Si vous prévoyez un sondage en plusieurs langues, assurez-vous de compter sur des partenaires qui parlent ces langues.

Si vous choisissez de collecter vos données à l’aide d’un sondage et d’interviews, les partenaires qui vous auront guidé dans la conception de votre sondage peuvent aussi être interviewé-e-s.

2. Version préliminaire et test

Lorsque la version préliminaire de votre sondage est terminée, testez-la auprès de vos partenaires avant de la présenter à votre population cible. Vous serez ainsi en mesure de détecter et d’ajuster les problèmes techniques ou les questions prêtant à confusion.

De plus, vous pourrez mesurer concrètement le temps nécessaire pour remplir le formulaire.

3. Traduction

Lorsque le sondage est achevé et qu’il a été testé dans votre langue maternelle, il peut être traduit.

Assurez-vous de tester les versions traduites de votre sondage. Dans un souci de clarté, certaines des personnes qui testeront le sondage devront la traduire dans leur langue maternelle.

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Ciblez la population pertinente

1. Taille de l’échantillon

La taille de l’échantillon représente le nombre de personnes ayant rempli votre sondage.

Votre échantillon devrait refléter les caractéristiques de la population plus vaste que vous souhaitez analyser.

Par exemple : Imaginons que vous souhaitez analyser les millions de groupes de droits des femmes à Valyria, mais  vous n’avez ni le temps ni les ressources pour sonder chaque groupe.
Vous pouvez à la place ne sonder que 500 groupes. Ces groupes seront l’échantillon représentatif de tous les groupes de femmes de la région.

Tailles d’échantillons recommandées

  • 100 personnes participantes ou moins : tend à ne pas être fiable.
  • 250 à 400 : générera des résultats relativement exacts.
  • Plus de 400 : entièrement adéquat et permettra également une analyse précise des sous-groupes (par exemples, les groupes d’âge).

Bien qu’il ne soit pas nécessaire de déterminer la taille exacte de votre échantillon avant de lancer votre sondage, le fait de l’avoir estimé vous permettra de déterminer le moment où vous aurez atteint un nombre suffisant de répondant-e-s ou si vous devez prévoir un prolongement des dates de le sondage possible, si vous estimez que vous n’avez pas contacté assez de personnes.

2. Niveau de participation

Un élément qui est encore plus important que la taille de l’échantillon est le nombre de personnes de la population ciblée qui seront en mesure de participer à un sondage.

Si de larges portions ou d’importantes tranches de la population sont systématiquement exclues (soit en raison de la langue, de l’accessibilité, du moment, de problèmes de base de données, d’accès à l’Internet ou d’autres facteurs), il est impossible de mesurer précisément la fiabilité statistique des données de sondage.

Dans notre exemple : vous devez vous assurer que tous les groupes de femmes de Valyria ont eu l’occasion de participer à le sondage.

Si un segment des groupes de femmes de Valyria n’utilise par l’Internet, et que vous recrutez des participant-e-s uniquement à partir de méthodes en ligne, vous ignorez alors dans votre échantillon final une tranche considérable de la population ciblée. Par conséquent, votre échantillon n’est pas représentatif de tous les groupes de femmes de Valyria.

Vous ne pouvez tirer de conclusions exactes de vos données si des tranches de population sont exclues de votre échantillon. L’utilisation d’un échantillon représentatif, vous permettra d’éviter cette erreur.

3. Bases de données et liste de contacts

Pour connaître la composition des groupes de femmes dans votre région de recherche (région, population, etc.), il pourrait être utile d’examiner les bases de données.

  • Certains pays pourraient avoir des bases de données sur tous les organismes sans but lucratif inscrits, ce qui vous permettra de connaître l’ensemble de votre population.
  • Si les bases de données ne sont pas disponibles, vous pouvez générer votre propre liste de groupes de votre région d’intérêt. Commencez par les réseaux et les coalitions et demandez-leur de vous aiguiller vers d’autres groupes qui ne font pas partie de leurs membres.

C’est en connaissant la composition générale des groupes de femmes que vous avez l’intention de cibler que vous aurez une meilleure idée de l’allure que prendra votre échantillon : il devrait représenter une mini-version de la population d’ensemble.

Une fois que les personnes auront répondu au sondage, vous pourrez mesurer si la population que vous avez touchée (votre taille d’échantillon) correspond à la composition de l’ensemble de la population ciblée. Si ce n’est pas le cas, vous pourriez choisir de déployer des activités de sensibilisation auprès des tranches de population qui selon vous ont été exclues ou prolonger la période d’ouverture de votre sondage.

L’incertitude face à la représentativité de votre échantillon ne doit pas vous paralyser : faites tous les efforts pour étendre votre recherche le plus loin et le plus largement possible.

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Étape précédente

2. Cadrez votre recherche

Étape suivante

4. Recueillez et analysez vos données


Temps estimé :
• 2 - 3 mois
Personnel requis :
• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche
• Traducteur(s)-trice(s), si vous voulez traduire votre sondage
• 1 personne (ou plus) pour diffuser le sondage auprès des populations choisies
• 1 personne (ou plus) chargée de l'analyse des données
Ressources requises :
• Liste d’organisations, de donateurs et d’activistes agissant à titre consultatif
• Un prix de récompense pour encourager les gens à répondre à votre sondage (optionnel)
• Une marque de reconnaissance pour vos conseillers-ères (optionnel)
Ressources disponibles :
Survey Monkey ou Survey Gizmo (en anglais)
Exemple : Enquête mondiale WITM

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Êtes-vous prêts-tes ?

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Priscilla Hon

Biography

Priscilla a près de deux décennies d'expérience de travail dans le secteur non lucratif et des organisations de justice sociale qui travaillent sur les droits des femmes et des jeunes, la conservation, la consolidation de la paix et le développement. Elle s’intéresse à la mise en place de processus et de systèmes progressifs qui aident les organisations à respecter leurs valeurs et principes pour s’épanouir, et à l’obtention de moyens permettant aux organisations et aux personnes qui collectent des fonds d’allouer et de sécuriser les ressources nécessaires à la réalisation d’un travail de qualité. Priscilla a rejoint l'AWID en 2018 en tant que responsable de la mobilisation des ressources, pour ensuite assumer le rôle de directrice des opérations et des partenariats financiers à partir de juillet 2023.

Priscilla est titulaire d'un master en politique internationale de l’École des Études Orientales et Africaines (SOAS). Elle tient une pile, de plus en plus grande, de livres pour lesquels elle essaie toujours de trouver du temps pour les lire. Elle siège au sein du conseil d'administration de la Hodan Somali Community, une organisation caritative basée à Londres.

Position
Directrice des Opérations et des Partenariats Financiers
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Riham Al-Bader

Riham était avocate et activiste engagée à suivre de près la question des violations des droits au Yémen.

Elle a travaillé avec d'autres activistes pour fournir de la nourriture et de l'eau aux civils piégés par les milices houthies dans la banlieue de la ville de Taiz.

Riham a été tuée en février 2018. La cause de son décès, soit par la main d’un tireur d'élite ou par un tir de mortier, n’a pas été confirmée. Personne n'a été tenu responsable de son meurtre.


 

Riham Al Bader, Yemen

Un cadre alternatif pour la gouvernance économique

Le contexte

La crise économique mondiale actuelle fournit la preuve évidente que les politiques économiques des trois dernières décennies n’ont pas fonctionné.

La dévastation que la crise a opéré sur les ménages les plus vulnérables dans les pays du Nord et du Sud nous rappelle que la formulation de politiques économiques et la réalisation des droits humains (économiques, sociaux, politiques, civils et culturels) ont été trop longtemps séparées l’une de l'autre. La politique économique et les droits humains ne doivent pas être des forces opposées, elles peuvent coexister en symbiose.

Les politiques macroéconomiques influencent le fonctionnement de l'économie dans son ensemble, elles façonnent la disponibilité et la distribution des ressources. Dans ce contexte, les politiques budgétaires et monétaires sont fondamentales.

Définition

  • La politique budgétaire se réfère à la fois aux recettes et aux dépenses publiques, et aux relations entre elles qui sont formulées dans le budget de l’État.

  • La politique monétaire regroupe les politiques sur les intérêts et les taux de change et la masse monétaire, ainsi que la réglementation du secteur financier.

  • Les politiques macroéconomiques sont mises en œuvre à l’aide d'instruments tels la fiscalité, les dépenses du gouvernement, et le contrôle entre la masse monétaire et le crédit.

Ces politiques affectent les taux d’intérêt et les taux de change qui ont une influence directe sur, entre autres choses, le niveau de l'emploi, l'accès à un crédit abordable et le marché du logement.

L'application d'un cadre de droits humains aux politiques macroéconomiques permet aux États de mieux se conformer à leur obligation de respecter, de protéger et de réaliser les droits économiques et sociaux. Les droits humains sont inscrits aux conventions internationales selon des normes universelles. Ces normes juridiques sont énoncées dans les traités des Nations Unies tels la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

 L’Article 1 de la DUDH stipule que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».

Bien que la DUDH ait été rédigée il y a près de six décennies, sa pertinence est toujours de mise. La plupart des principes énoncés répondent aux problèmes auxquels les gens continuent d’être confrontés à l'échelle mondiale. Les questions concernant les châtiments inhumains (art. 5), la discrimination (art. 7), la propriété (art. 17), un salaire égal pour un travail égal (art. 23/2), et l'accès à l'éducation (art. 26/1) sont des questions pertinentes tant pour les pays au Sud et au Nord de l'équateur.

En particulier, les États ont l'obligation, en vertu du droit international, de respecter, de protéger et de réaliser les droits humains, y compris les droits économiques et sociaux des personnes relevant de leur compétence. Cet aspect est particulièrement pertinent aujourd'hui, compte tenu de la crise financière. Aux États-Unis, la réglementation est faussée en faveur de certains intérêts. Dans le contexte du changement social et économique actuel, l'incapacité des gouvernements à étendre leur rôle de surveillance est un échec cuisant face à l’obligation de protéger les droits humains.

Perspective féministe

Les États devraient respecter les principes clés des droits humains pour réaliser les droits économiques et sociaux. Certains de ces principes ont des implications potentiellement importantes pour la gouvernance des institutions financières et des marchés. Ces possibilités ont été sous explorées jusqu’à présent.

Les droits économiques et sociaux ont un ancrage institutionnel et juridique concret. Les traités internationaux, les déclarations mondiales, les conventions, et, dans un certain nombre de cas, les constitutions nationales ont intégré certains aspects des cadres de droits économiques et sociaux, ce qui a permis l’élaboration d’infrastructures institutionnelles au niveau du droit national et international.

Certaines personnes avancent que l’idée d’une justice mondiale n’est peut-être pas un exercice utile en raison des complexités institutionnelles en jeu. Toutefois, les institutions mondiales ont sans aucun doute des incidences sur la justice sociale, à la fois positives et négatives.

Il est utile de déterminer ce que ces éléments des cadres alternatifs impliquent pour la gouvernance économique, en particulier ceux qui sont soutenus par les institutions existantes. Le cadre des droits économiques et sociaux est un bon exemple concret : ce cadre évolue constamment et les discussions et les délibérations en cours sont nécessaires afin d'aborder les sections sous développées et les lacunes potentielles.


Pour en savoir plus sur cette proposition :

Cette section est fondée sur le blog du CWGL intitulé Applying a Human Rights Framework to Macroeconomic Policies (L'application d'un cadre de droits humains aux politiques macroéconomiques, 2012).

Maria Olivo

Biography

Maria est graphiste et communicatrice visuelle. Elle a travaillé dans le secteur des Organisations Non-Gouvernementales et des droits humains, avec par exemple Profamilia et OXFAM. En tant que femme du Sud Global, elle se sent particulièrement appelée à utiliser ses compétences pour travailler avec des organisations qui contribuent à protéger le bien-être ainsi que les droits de millions de filles et de femmes en Amérique latine.

Position
Coordonnatrice des Informations, Communications et Médias
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Florence Adong-Ewoo

Florence était une militante des droits des personnes handicapées qui travaillait avec plusieurs organisations de femmes handicapées en Ouganda.

Elle a également occupé le poste de présidente de l’Association des femmes handicapées du district de Lira, ainsi que du caucus des conseillères du district de Lira. Formée en tant que conseillère pour personnes handicapées et parents d'enfants handicapés, elle a soutenu de nombreux projets appelant à une plus grande représentation des personnes handicapées.

Elle est morte dans un accident de moto.


 

Florence Adong-Ewoo, Uganda

Fonds d’accès du Forum de l’AWID

Nous aspirons à faire du Forum de l’AWID un réel rassemblement mondial, où participeront une gamme diverse de mouvements, de régions et de générations. Dans ce but, l’AWID mobilise des ressources pour un Fonds d’accès limité, qui soutiendra les coûts liés à la participation de certaines personnes au Forum.

Le 14ème Forum international de l’AWID se tiendra du 11 au 14 janvier 2020 à Taipei, à Taïwan. 


Comment seront alloués les fonds ? 

Pour ce Forum de l’AWID, il n’y aura pas de processus de candidature. 

Les subventions du Fonds d’accès seront allouées par invitation uniquement, à :  

  • Deux personnes par activité sélectionnée pour le programme du Forum (choisies par les organisations, groupes ou individus en charge de l’activité)
  • Des participant·e·s identifié·e·s comme appartenant aux Groupes cibles prioritaires du Forum et recommandé·e·s par les organisations, les réseaux et les groupes qui co-créent le Forum avec l’AWID. Ces groupes cibles sont ceux que nous considérons comme renforçant le pouvoir collectif de nos mouvements, ceux qui ne se concentrent pas sur les mouvements féministes conventionnels, et ceux dont nous aimerions honorer, célébrer et mettre en lumière les Réalités féministes. Ces groupes comprennent les :   
    - Féministes noires 
    - Féministes autochtones
    - Féministes trans, non conformes de genre et intersexes
    - Féministes porteuses de handicap
    - Féministes travailleurs·ses du sexe et travailleurs·ses informel·le·s, dont les personnes migrantes
    - Féministes touchées par la migration
    - Femmes touchées par les politiques antidrogues
    - Féministes des régions où aura lieu le Forum (particulièrement du Pacifique et de la Chine continentale)

En supplément, l’AWID financera la participation d’environ 100 personnes de la région d’accueil du Forum. Les membres des comités du Forum (Contenu et méthodologie, Accès et Accueil) ainsi que les membres du Groupe de travail des artistes recevront aussi un soutien du Fonds d'accès.

Que couvre le Fonds d’accès ? 

Pour les participant·e·s sélectionné·e·s, le Fonds d’accès couvrira les coûts liés à leur :

  • Vol
  • Hébergement
  • Visa
  • Transport local à Taipei
  • Assurance médicale pour le voyage

Le Fonds d’accès ne couvrira PAS leur : 

  • Frais d’inscription au Forum
  • Transports depuis et jusqu’à l’aéroport de leur ville de départ
  • Autres coûts additionnels

En dehors du Fonds d’accès, comment pourrais-je financer ma participation au Forum ?

Nous avons listé d’autres options pour financer votre participation au Forum de l’AWID sur cette page qui contient des idées de financement.

Plus d'idées de financement

Jemutai Mercy

Biography

Jemutai se passionne pour les plantes et puise son inspiration dans la nature et dans toutes les interconnexions qui la composent. Cette fascination pour l’interdépendance des éléments se reflète dans son approche du travail, de la construction communautaire, des soins et du soutien. Iel croit en la présence vibrante de ses ancêtres au fond d’iel et vit pour expérimenter, se souvenir, défendre, apprécier et célébrer leurs luttes, leurs triomphes et leurs valeurs.

En tant que féministe queer intersectionnel·le et défenseur·euse des droits humains, Jemutai a consacré sa carrière à l’équité et à l’inclusion. Passionné·e par le développement organisationnel, iel dispose d’une formation en administration et en octroi de subventions. Iel œuvre désormais à la création de rassemblements pertinents, en fournissant un soutien et un leadership opérationnels et en veillant à ce que les espaces soient inclusifs, sûrs et élaborés avec soin et précision.

Jemutai croit profondément en la philosophie de l’Ubuntu, l’idée que « je suis parce que nous sommes ». Cette croyance en notre humanité partagée et en notre interdépendance mutuelle inspire son approche, basée sur la collaboration, ainsi que son engagement à créer un environnement favorable et inclusif pour tous·tes, en particulier pour les personnes structurellement réduites au silence et marginalisées.

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Logistics & Administrative Coordinator
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Molara Ogundipe

« Mais quand le maître
s’est-il laissé éloigner du pouvoir?
Quand un système a-t-il jamais été brisé
par l’acceptation?
Quand le CHEF te remettra-t-il le pouvoir avec amour?
À Jobourg, à Cancun, à l’ONU? », Molara Ogundipe.

 Dans un entretien à la Foire internationale du livre du Ghana en 2010, Molara Ogundipe s’est présentée avec ces mots : « ... Je suis une Nigériane. J’ai vécu absolument partout, sauf en Union soviétique et en Chine ».

À travers les continents et les pays, la professeure Ogundipe a enseigné la littérature comparée, l’écriture, le genre et les études anglaises, se servant de la littérature comme outil de transformation sociale, de même que pour revisiter les relations de genre. 

Penseuse, écrivaine, rédactrice, critique sociale, poète et activiste féministe, Molara Ogundipe est parvenue à allier le travail théorique et l’action créative et la créativité. Elle est considérée comme l’une des principales voix critiques du(des) féminisme(s) africain(s), des études de genre et de la théorie littéraire.

Molara est connue pour avoir créé le concept de « stiwanisme », à partir de l’acronyme STIWA, pour Social Transformations in Africa Including Women (transformations sociales en Afrique incluant les femmes), reconnaissant la nécessité de « s’éloigner de la définition du ou des féminismes en lien avec l’Euro-Amérique ou avec toute autre région, et de la déclamation de loyautés ou déloyautés ».

Avec son ouvrage fondateur « Re-creating Ourselves » de 1994 (publié sous le nom de Molara Ogundipe-Leslie), Molara Ogundipe a laissé derrière elle un immense éventail de connaissances qui ont décolonisé le discours féministe et « recentré les femmes africaines sur leurs récits entiers et complexes... menées par une exploration de la libération économique, politique et sociale des femmes africaines et la restauration de la capacité d’agir féminine dans plusieurs cultures en Afrique ».

À propos des difficultés rencontrées en tant que jeune universitaire :

« Lorsque j’ai commencé à parler et à écrire sur le féminisme à la fin des années soixante et soixante-dix, on me considérait comme une bonne et admirable fille qui s’était égarée, une femme dont l’esprit avait été gâté par trop d’apprentissages ».

Molara Ogundipe s’est démarquée grâce à son leadership alliant activisme et université. En 1977, elle comptait parmi les fondatrices de l’AAWORD (Association of African Women for Research and Development). En 1982, elle fonde WIN (Women in Nigeria) pour défendre des « droits économiques, sociaux et politiques » entiers pour les Nigérianes. Elle crée et dirige ensuite la Foundation for International Education and Monitoring, et passe plusieurs années à oeuvrer au comité de rédaction de The Guardian.

Ayant grandi avec les Yoruba, leurs traditions, leur culture et leur langue, elle a un jour déclaré :

« Je pense que célébrer la vie, célébrer les personnes qui décèdent après une vie bien remplie est l’un des plus beaux aspects de la culture yoruba ». 

Le nom de fête « oiki » de Molara en yoruba était Ayike. Née le 27 décembre 1940, Molara est décédée à l’âge de 78 ans, le 18 juin 2019 à Ijebu Igbo, dans l’État d’Ogun au Nigeria.

Incarnations féministes de l’espoir et du pouvoir

Une série de films sur les Réalités féministes dans la région de SWANA

par Esra Özban

Dans un monde obsédé par le produit final, donner la priorité au processus est une méthode fondamentalement féministe. Les processus sont importants, et la sélection d’œuvres artistiques n’y fait pas exception. Alors que nous décidions quels films de la région d’Asie du Sud-Ouest et Afrique du Nord (SWANA) représenteraient et s’inscriraient le mieux dans le thème des Réalités féministes, la pandémie à laquelle nous sommes toujours confronté·e·s continue à transformer radicalement nos vies. Le simple fait de penser, d’écrire ou de m’exprimer est devenu un combat de tous les jours. Je n’arrivais à respecter aucune de mes échéances, j’envoyais les uns après les autres des courriels d’excuses à Kamee Abrahamian avec qui je travaillais en tant que commissaire indépendante pour le projet de Ciné-Club Féministe de l’AWID. Le soutien indéfectible de Kamee, sa compréhension et ses précieuses suggestions me rappelaient que, même dans deux parties différentes du monde, en tant que collègues qui ne se côtoient jamais en chair et en os, nous pouvons cocréer des microversions des Réalités féministes pour lesquelles nous vivons et auxquelles nous aspirons.
 
Pour moi, les Réalités féministes ont beaucoup à voir avec les sororités. Des sororités qui aident les femmes à déminer la région d’Artsakh/Haut-Karabakh. Des sororités nourries dans le Vegan Inclusive Trans Cake préparé par de jeunes féministes trans à Ankara, qui rappellent aux cis-ta qu’elles ne sont pas les bienvenues pour la génération Z. Des sororités qui poussent parmi les brins de menthe sur le toit de Dragica Alafandi dans le camp de réfugié·e·s de Dheisheh en Palestine occupée, dans Sowing Seeds of Resistance. Des sororités qui englobent et accueillent des proximités intimes, sexuelles et révolutionnaires dans le parc Gezi avec #resistayol. Des sororités qui mettent à jour une rencontre imaginée entre deux générations de femmes en exil, dans les rues de Haïfa, avec Your father was born 100 years old and so was the Nakba. Des sororités entre espèces qui construisent un (courageux) espace fictif, créé par Mounia Akl dans son Submarine, où la rebelle Hala, qui refuse de quitter une ville qui croule sous les déchets, est abandonnée à son sort avec un chien pour seul ami.
 
Cette sélection regroupe des petits morceaux de nombreuses Réalités féministes réalisées dans la région de SWANA ces dernières années. Nous continuerons à imaginer, apprendre et partager des incarnations féministes d’espoir et de pouvoir. En attendant, continuons à nous plonger dans les puissantes alternatives auxquelles ces cinéastes et personnages donnent vie dans ces films. Nous pouvons cocréer chacune des étapes, chacun des gestes et chacune des tentatives, en continuant de cohabiter dans ce monde avec d’autres qui vivent des Réalités féministes et continuent à donner vie à leurs rêves.



MOTHERLAND 

De Emily Mkrtichian et Jesse Soursourian

« Avec de beaux visuels associés à des scènes de vérité convaincantes, Motherland est une démonstration de camaraderie et de force entre femmes… Ce film est un témoignage de femmes du monde entier qui sont prêtes à travailler plus dur pour surmonter les obstacles qu'elles rencontrent. » 
 
    - Nosarieme Garrick, réalisatrice primée

« Motherland est une visualisation inspirante de solidarité, de courage et de cran… »
 
    - Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film 

Motherland from jesse soursourian on Vimeo.

Emily Mkrtichian, à propos des Réalités féministes et d’Artsakh/HK

Nous avons filmé le court-métrage Motherland en République d’Artsakh, en 2018. Chacune de ces femmes me fascinait, par sa force, sa résilience et son humour – malgré le contexte dans lequel elles vivent. Ce contexte, en 2018, était celui du lendemain de la guerre brutale des années 1990, suite à laquelle leur pays est demeuré un territoire non reconnu (ou contesté, aux yeux de la communauté internationale), qui n’a pas reçu l’autonomie et l’indépendance dont bénéficient de très nombreux autres pays. L’Artsakh a également fortement souffert des conséquences visibles dans tous les lieux ayant subi de violents affrontements, et qui frappent bien souvent sur les femmes : troubles de stress post-traumatiques (TSPT), taux élevés d’alcoolisme, taux élevés de violence conjugale, une moindre égalité et moins de libertés pour les femmes, peu – voire pas – de représentation des femmes en politique et aux fonctions publiques. Face à tous ces défis, ce film tente de saisir et rendre compte du feu et du pouvoir des femmes d’Artsakh, qui pourraient ne pas correspondre au paradigme du féminisme occidental traditionnel mais qu’elles ont créé pour elles-mêmes grâce à des liens communautaires forts, l’attention pour leur famille, un dur labeur et la capacité à en rire ensemble. La République d’Artsakh est aujourd’hui à nouveau ravagée par une autre guerre qui lui a arraché 70 % des terres que ces femmes avaient fait grandir en les considérant leurs. Mais je peux vous promettre que ces femmes, et des milliers d’autres, continuent à tenir leurs familles, leurs communautés et leur culture debout avec les mêmes réseaux de soins, d’engagement à travailler dur et d’éclats de rire révoltés face à un avenir incertain.
 



SOWING SEEDS OF RESISTANCE

De Baladi-Rooted Resistance

« Un film opportun à voir après avoir été témoin du dernier bombardement de Gaza par les forces de défense israéliennes. Un aperçu de la manière dont les femmes des communautés palestiniennes survivent à l'oppression structurelle, à travers l'histoire d'une bibliothèque de semences traditionnelles... et des femmes qui les maintiennent comme une forme de rébellion florissante. » 

    - Jessica Horn, stratège féministe panafricain·e, écrivain·e et cocréateur·rice de The temple of her skin (Le temple de sa peau) 


« Regarder des femmes se rassembler et travailler collectivement pour l'autonomie alimentaire est, à mes yeux, à la fois thérapeutique et autonomisant. » 
 
    - Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film 

L’équipe de Baladi-Rooted Resistance, à propos des Réalités féministes

« Comment parler de Résistances féministes quand on vit à Deheisheh, un camp de réfugié·e·s palestinien·ne·s construit il y a 70 ans en Cisjordanie occupée pour abriter 3 000 réfugié·e·s, et qui en compte aujourd’hui 15 000?Ou quand la terre que l’on cultive est constamment menacée par des colons illégaux?
Quand on est une femme en Palestine occupée, on doit se battre non seulement contre le patriarcat mais également contre le colonialisme et une occupation militaire brutale. »
 
Dragiča et Vivien se battent contre ces multiples systèmes de domination, à leur manière.
Vivien se sert de semences indigènes pour aider les Palestinien·ne·s à préserver leur identité. Cultiver les aliments traditionnels, selon des méthodes traditionnelles, est porteur de sens : « Si on n’est plus productrice, on reste consommatrice, et quelle meilleure manière de réduire quelqu’une en esclavage qu’en en faisant sa consommatrice? Cela a lieu dans le monde entier, mais ici c’est doublé de l’occupation militaire. »
 
En Cisjordanie, 31,5 % des ménages souffrent d’insécurité alimentaire. Grâce à son jardin de comestibles sur son toit, Dragiča est parvenue à renforcer l’autonomie alimentaire de sa famille. Dans le camp bondé, où l’armée israélienne fait régulièrement des incursions la nuit pour arrêter et harceler les résident·e·s, le toit de Dragiča nourrit non seulement sa famille, mais nourrit surtout son âme. »



#RESISTAYOL

De Rüzgâr Buşki

Rüzgâr Buşki, à propos des Réalités féministes

« Je ne sais pas quoi dire à propos des Réalités féministes, mais en tant qu’artiste trans, en tant qu’activiste en Turquie, je sais que nos réalités sont rudes. Nous vivons dans la violence : physique, psychologique, économique et sexuelle! C’est la raison pour laquelle nous devons construire nos propres réseaux, et cocréer des microréalités les unes pour les autres est une Réalité féministe pour moi. #resistayol est mon premier film. Au début, je prévoyais de faire un film par/avec/pour des personnes trans qui ne tente pas de convaincre quiconque du fait que les personnes trans sont des personnes humaines, et qui ne soit pas centré sur la sensibilisation aux questions trans. Mais le soulèvement de Gezi, l’un des plus gros soulèvements de l’histoire de la Turquie, a eu lieu et le film s’est transformé en autre chose.


Je crois que le processus de production influence vraiment le devenir d’un film. Nous avons véritablement essayé de faire travailler des femmes, des personnes trans et non binaires à chacune des étapes du film. Le film est fait par des personnes qui se sont rassemblées dans un esprit de camaraderie, par amitié. Kanka Productions est fondé sur un esprit de camaraderie transféministe. Je veux que ce film donne espoir, qu’il soigne parce que nous portons toutes et tous de nombreux traumatismes dans nos corps; c’est ce qui nous constitue et ce qui nous relie. La guérison est un processus interminable et nous devons créer des espaces où respirer. #resistayol est une heure de respiration collective. »
 

Boysan Yakar dans #resistayol

« Alors, des lubunyas (queer) étaient assis·es dans le parc, et tout à coup, des bulldozers sont arrivés et tout le monde s’est senti frustré. Bref, c’est ce qui s’est passé. C’est le parc des Lubunyas et nous avions trente jours pour expliquer cela à cette immense ville. Tout le monde a reconnu que la nuit, des ibnes (pédés) baisent dans ce parc... Le Bloc LGBTI y a déplacé notre communauté. Nous ne faisions déjà absolument pas confiance à l’État, ni à la police, et ne disposions d’aucune sécurité. Nous avons défini nos propres manières de faire les choses, nos propres lois et coutumes pour survivre... Nous avons rapidement instauré la loi à Gezi... dans le souci de créer une langue et une compréhension communes entre tous ces groupes. La langue LGBTI du vivre-ensemble s’est propagée dans tout le parc. C’était la marche des Fiertés tous les jours, tout le monde lançait sans cesse des « ayol ». Nous avons égayé la langue nauséabonde et obsolète de la gauche. Je pense que nous avons eu une telle influence parce qu’on nous a renié·e·s pendant tant d’années. Des plus radicaux·ales aux plus conservateur·trice·s et nationalistes, tout le monde avait besoin de nous parce que tout le monde s’est habitué à se confronter à tout, tout le temps. Ils et elles n’avaient pas l’habitude de voir tant d’énergie, notre énergie. C’est pour ça que c’était un espace politique génial pour nous. Chaque jour,nous nous faisions un devoir de reprendre notre plus gros combat là-bas, le principal, qui est notre combat pour la visibilité et la reconnaissance. C’est pour cela que nous avons eu si mal de devoir quitter Gezi. »
 


VEGAN INCLUSIVE TRANS CAKE

De Pembe Hayat

« ... une déclaration variée, montrant la joie qui existe dans les amitiés au sein de la communauté queer en Turquie comme manifestation de rébellion et de résistance. » 
 
    - Nosarieme Garrick, réalisatrice primée 

«... amusant, léger et aléatoire. Dans un monde constamment marqué et meurtri par la violence contre la communauté trans, rien, aucune action n'est (malheureusement) privée de sens. Il en va aussi de la joie, de l'amour et du hasard signifiant! »

    - Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film 

Cayan Azadi dans Vegan Inclusive Trans Cake

« Salut les Barbie, les Ken, les poupées en porcelaine, les Craquinoux. Les copines de Chucky, les sœurs de Chucky, les beaux-frères de Chucky, et sans oublier les beaux-frères amants.
 
Alors, pourquoi avons-nous fait ce gâteau?
 
Nous avons entendu dire qu’une travailleuse du sexe trans avait tenté de se suicider, suite à des violences de gardiens et de policiers dans la rue. Elle est toujours au poste de police, et c’est la raison même pour laquelle nous avons fait ce gâteau. Ce gâteau travesti a été préparé pour montrer que nous existons à tous les moments de la vie, que nous persistons à exister, et ce gâteau illustre que cela ne sera pas effacé ou ignoré par la société.
 
Oui, il y a de la violence dans nos vies. Oui, il y a aussi beaucoup d’ombres, mais malgré cela, nous pouvons quand même nous amuser et profiter de la vie autant que possible. Bon appétit, sœurette! »

 


YOUR FATHER WAS BORN 100 YEARS OLD AND SO WAS THE NAKBA  ابوكي خلق عمره ١٠٠ سنة، زي النكبة

De Razan AlSalah


SUBMARINE

De Mounia Akl

« Il est réalisé comme un poème qu’on écrit… simple, un peu abstrait et émouvant. » 
 
    - Collectif Hers is Ours (La sienne est nôtre), organisateur du Festival Outsider Moving Art & Film 

 

Esra Ozban:

Esra Ozban est programmateur·rice et réalisateur·rice de films originaire de Turquie. Son travail artistique, curatorial et universitaire se trouve à la croisée entre autres des pratiques archivistiques critiques, du travail du sexe, de la pornographie et des cultures cinématographiques féministes/queer.
 


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