L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes
Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.
Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.
Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.
Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses
Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.
En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :
les agressions physiques et la mort
les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
le harcèlement judiciaire et la criminalisation
l’épuisement
Une approche holistique et collaborative de la sécurité
Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :
éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.
Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :
de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.
Nos actions
Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.
Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;
Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;
Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;
Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.
Cynthia Cockburn was a feminist sociologist, writer, academic, photographer and peace activist.
She explored the gendered aspects of violence and conflict and made significant contributions to the peace movement through her exploration of the themes of masculinity and violence as well as her local and international activism.
Cynthia brought a feminist power analysis to militarisation and war, and was among the academics whose writings and analysis clearly demonstrated how gender-based violence played a key part in perpetuating war. Working closely with peace activists in countries experiencing conflict, her findings covered diverse contexts including Northern Ireland, Bosnia-Herzegovina, Israel/Palestine, South Korea, Japan, Spain and the UK. She helped bring in her research and academic writings, an understanding that violence was experienced as a continuum of time and scale and perceived very differently when seen from a gendered lens.
In her words, “Gender helps us to see the continuity, the connection between instances of violence.”
Cynthia bridged her research with the activism she did locally and internationally with movements for demilitarisation, disarmament and peace. She helped start the Greenham Common women’s peace camp, which advocated for universal nuclear disarmament in Britain and was part of establishing the London chapter of Women in Black.
Over the decades, Cynthia organized and participated in local weekly vigils and the political choir Raised Voices, singing in the choir, and writing several of the lyrics to the songs that have made up its repertoire. She was also active in the Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF), the European Forum of Socialist Feminists as well as in Women Against Fundamentalism.
“Cynthia shed feminist light, wove together feminist communities, sang songs of peace, listened, listened, listened, watched the birds – and stopped traffic. I’ll be forever and gratefully in her debt, the other ‘Cynthia’” – Cynthia Enloe
Cynthia was born in July 1934 and passed away in September 2019 at the age of 85.
Striking against all odds: the story of Solidarity Network’s unprecedented win.
In January 2022, the Solidarity Network organized a strike with 400 workers. Their main demand? To increase wages. The strike was called following months of unsuccessful talks with the Georgian Ministry of Social Affairs as part of a labor dispute.
After weeks of protesting, negotiating, speaking to the media, withstanding backlash, and enduring the blistering cold of Georgian winter, the workers won unprecedented concessions from the government: wage increase, paid maternity leave, the covering of transportation costs, no lay-offs, compensation for strike days, and more.
The strike did not only result in material gains, it also left the workers feeling united and empowered to stand up for themselves and fight for dignified working conditions now and in the future. They became a source of inspiration for all workers across the country.
Expand your boundaries. AWID members increasingly represent a diverse and vibrant cross-section of feminists working on land rights, workers’ rights, sexual rights and bodily autonomy, among other issues. By joining us as a member, you can connect your struggles across movements.
Não me sinto à vontade para partilhar o nome do meu grupo e as nossas informações de contacto com a AWID. Devo preencher o inquérito ainda assim?
Absolutamente, estas perguntas são opcionais, e valorizamos o seu direito de permanecer anónimo. Queira preencher o inquérito independentemente da sua decisão de partilhar o nome do seu grupo, organização e/ou movimento e as respetivas informações de contacto connosco.
Doris Valenzuela Angulo fue una activista social afrodescendiente, líder y defensora de los derechos humanos, de Buenaventura, Colombia. Fue parte de Comunidades Construyendo Paz en los Territorios (CONPAZ), una red nacional de organizaciones de comunidades afectadas por el conflicto armado que propugnan la no violencia y la justicia socioambiental.
Doris desafiaba la constante violencia paramilitar y las presiones de los megaproyectos para desplazar a su comunidad, así como la complicidad del Estado. Enfrentando uno de los contextos más difíciles de su país, tuvo un rol de liderazgo en una iniciativa de resistencia no violenta sin precedentes llamado «Espacio Humanitario Puente Nayero», una zona urbana para la cohesión comunitaria, la seguridad, la creatividad y la acción colectiva.
Esta singular lucha no violenta de las familias que pertenecían al «Espacio Humanitario Puente Nayero» atrajo la atención y el apoyo de organismos locales e internacionales. Hacia septiembre de 2014, la Comisión Interamericana de Derechos Humanos había establecido medidas cautelares de protección para la comunidad, y había ordenado al Estado colombiano hacer lo necesario para preservar sus vidas y su integridad personal. Sin embargo, las amenazas y la violencia de los paramilitares continuaron. Doris centró sus energías en evitar el reclutamiento forzoso de niñxs y jóvenes por parte de los neo-paramilitares, y siguió haciéndolo a pesar del asesinato de su hijo Cristian Dainer Aragón Valenzuela en julio de 2015. Doris también se convirtió en blanco de ataques, y recibía amenazas por su activismo y el trabajo que realizaba continuamente.
Las persistentes agresiones y amenazas contra su vida forzaron a Doris a abandonar Colombia. Residió en España desde febrero de 2017 hasta febrero de 2018, e integró el Programa de Protección Temporal de Defensores y Defensoras de los Derechos Humanos de Amnistía Internacional para activistas cuyas vidas están en riesgo.
En abril de 2018, Doris fue asesinada por su ex-marido en Murcia, España. Tenía solamente 39 años.
Tributos:
«Doris, pasar un año entero contigo nos ha enseñado cómo una persona puede tener la capacidad de transformar y generar esperanza ante hechos profundamente negativos y devastadores sucedidos durante tu vida...Seguimos con nuestro compromiso en la defensa de todos los derechos humanos. Siempre nos guiará tu valentía y tu luz.» Montserrat Román, Amnistía Internacional Grupo La Palma
Fragmento de «Palabras para Doris Valenzuela Angulo» por Elsa López
«Tú lo sabías. Siempre lo supiste. Y a pesar de todo te levantaste firme contra tantas injusticias, tantas miserias, tanta persecución.Te alzaste, altiva y feroz, contra aquellos que querían hacerte de nuevo abandonar tus esperanzas, humillarte y rendirte. Puesta en pie clamaste por tu libertad y la nuestra que era la tuya. Nada ni nadie paralizó tus esfuerzos por cambiar el mundo y hacerlo más generoso y habitable. Tú, viva entre nosotras, más viva hoy que nunca entre nosotras a pesar de la muerte. Viva siempre por tus gestos, tu valor, tu grandeza al clamar por una tierra prometida que llegaste a invocar con cada uno de tus gritos por todos los desiertos que habitaste. Tú. Siempre viva. Doris Valenzuela Angulo.
Son sólo palabras. Lo sé. Yo también lo sé. Pero las palabras nos unen, nos protegen, nos dan fuerza y aliento para seguir caminando hacia la luz que tanto defendías.»
Вместе под Зонтом: Феминизм и Права Секс-Работниц/ков
Ассоциация «Права женщин в развитии» и Фонд «Красный зонт» приглашают Вас принять участие в диспуте-семинаре на тему феминизма и секс-работы.
Вместе под Зонтом: Феминизм и Права Секс-Работниц/ков
В рамках данной сессии, сотрудницы (-ки) Ассоциации «Права женщин в развитии» будут делиться своими знаниями и опытом работы в условиях виртуального общения. Мы поговорим об основных сложностях и интерсекциональности в работе секс-работниц (-ков) и феминисток (-ов).
Подумайте над своими вопросами!
Для участниц (-ков) будет предоставлен перевод на испанский, французский и русский языки.
Спикеры
Кей Тхи Вин
Кей Тхи является секс-работницей и с 2007 года лоббирует вопросы здоровья и прав секс-работниц (-ков). За последние девять лет она участвовала в программе по предупреждению ВИЧ среди женщин, работающих в секс-индустрии, и мужчин, имеющих половые связи с мужчинами, в Мьянме. В настоящее время Кей Тхи является региональной координаторкой Азиатско-Тихоокеанской сети секс-работниц (-ков) (АТССР) и работает с партнерами по всему Азиатско-Тихоокеанскому региону.
Гитанджали Мишра
Гитанджали является соосновательницей и исполнительной директоркой организации CREA (Нью-Дели). Она феминистка и любительница кино, работала по вопросам сексуальности, репродуктивного здоровья, гендера, прав человека и насилия в отношении женщин на различных уровнях - в качестве активистки, грантодательницы и на директивном уровне.
Вера Родригез
Вера присоединилась к фонду «Красный зонт» в августе 2017 года в качестве сотрудницы по программам. Вера родилась в Испании, где окончила факультет журналистики Университета Сан Пабло в Валенсии. Последние 7 лет она является активной участницей организации «X-talk», очень вовлечена в работу Коллектива Стриптизерш (-ров) Восточного Лондона, а также является участницей съемочной группы «Опера секс-работниц (-ков)».
Заинтересованы в том, чтобы вскоре стать частью этого диспут-семинарa и других обучения?!
La Organización Sindical de Trabajadoras del Sexo (OTRAS) es el primer sindicato de trabajadoras del sexo de la historia de España. Nació de la necesidad de garantizar los derechos sociales, legales y políticos de las trabajadoras sexuales en un país donde los movimientos de extrema derecha están cada vez más fuertes.
Después de años de luchas contra el sistema legal español y los grupos abolicionistas del trabajo sexual que solicitaron su cierre, OTRAS finalmente obtuvo su estatus legal como sindicato en 2021.
¿Su objetivo? Despenalizar el trabajo sexual y garantizar condiciones y entornos de trabajo dignos para todxs lxs trabajadorxs sexuales.
El sindicato representa a más de 600 trabajadorxs sexualxs, muchxs de lxs cuales son inmigrantes, racializadxs y sexo/genero disidentes.
Our values - bodily autonomy
Autonomía corporal, integridad y libertades
Celebramos el derecho de todas las personas a elegir sus identidades, relaciones, metas, trabajos, sueños y placeres, y lo que hacen con su mente, cuerpo y espíritu. Trabajamos por el acceso a los recursos, a la información, y a ambientes seguros y habilitantes que permitan que esto suceda.
سنقوم بتحليل الردود على الاستطلاع للوصول للاستنتاجات الأساسية والنتائج خلال المنتدى العالمي ل AWID في بانكوك، وعن طريق الانترنت في ديسمبر (كانون الأول) 2024. الرجاء التسجيل هنا لحضور المنتدى.
Mena Mangal était une éminente journaliste de télévision, défenseure des droits des femmes et conseillère culturelle du Wolesi Jirga, la chambre basse du parlement national afghan.
Pendant plus d’une décennie, Mena a travaillé pour Ariana TC, la chaîne en pashto Lamar de Tolo TV et la chaîne de télévision nationale privée Shamshad TV. Mena était principalement présentatrice d’émissions sur les droits des femmes et la culture.
« La défenseure des droits des femmes Wazhma Frogh a dit que Mangal « se faisait entendre » et s’exprimait ouvertement en faveur de la défense de son peuple. »
Loin des écrans, elle dirigeait également des plateformes sur les réseaux sociaux, promouvant les droits à l’éducation et au travail des filles et femmes afghanes. Sur le plan de sa vie privée, Mena a longuement écrit sur le mariage arrangé qu’elle a été forcée d’accepter en 2017, et le long processus qui s’en est suivi pour finalement obtenir le divorce.
Dans un post sur Facebook, Mena avait écrit qu’elle recevait des menaces de mort de sources inconnues, mais qu’elle continuerait néanmoins son travail.
Elle a été attaquée le 11 mai 2019 par des hommes armés inconnus et tuée en plein jour et dans un espace public, dans le sud-est de Kaboul.
« La situation nous inquiète, car elle a un impact direct sur les femmes qui travaillent en dehors de la maison... Les femmes journalistes changent de profession du fait de l’augmentation des risques auxquels elles sont confrontées. » - Robina Hamdard, défenseure des droits des femmes à Kaboul
Présentation du salon
Par Alejandra Laprea
Qu’il est difficile de condenser la puissance et la diversité des voix qui s'élèvent en Amérique latine afin de vous présenter les autres réalités qui émergent dans ce vaste territoire, ces réalités féministes que nous construisons à partir du mouvement et des organisations populaires….
Pendant longtemps, j’ai tenté de paramétrer ma recherche et la sélection des films qui vous permettraient d’avoir un aperçu de tous ces rêves et projets qui se matérialisent peu à peu sur les territoires ‘notre-américains’, comme nous aimons à les appeler. La tâche a été ardue : il a fallu tenter d'établir des paramètres tels que la présence géographique, la justice linguistique et la représentation de la diversité des populations : indiennes, afro-descendantes, migrantes, et la multiplicité des drapeaux et des luttes qui découlent de toutes ces voix. Je suis arrivée à la conclusion que la création de cette compilation était un travail qui prendrait plusieurs années, un de ces projets en perpétuelle construction.
Pour ce salon, je suis partie à la recherche d'œuvres liées à la mobilisation et à la militance, ainsi que de documents qui donneront peut-être lieu à de grands débats que nous n'avons pas encore eus.
Dans cette sélection de films, vous découvrirez les voix de réalisatrices qui ne se contentent pas de restituer les réalités féministes palpitant dans chaque recoin de ce territoire vaste et divers, mais explorerez aussi des oeuvres qui, dans leur conception même, s'interrogent sur le pourquoi, le qui et le comment du cinéma ou de l'audiovisuel. Ces femmes comprennent le cinéma comme un outil de lutte, comme quelque chose de plus que de simples images à apprécier sur un écran. Pour ces réalisatrices ou collectifs de cinéastes, le cinéma et l'audiovisuel constituent un outil capable de promouvoir la discussion, d'ouvrir un débat, bref, une ressource pour la pédagogie populaire et féministe.
Ainsi, cette petite présentation est un voyage à travers les réalités féministes à deux niveaux : d’un côté, il y a ces histoires que vous découvrirez, et de l’autre, le travail de ces cinéastes qui cherchent à expérimenter, à créer d’autres réalités féministes dans leur façon de faire de l’audiovisuel et de raconter des histoires.
Bon voyage au gré de ces films de résistance, créatifs et transformateurs !
Lima is Burning
Direction: Giovana García Soto
Docu-fiction
Spanish with English subtitles
In Lima is Burning our work plays with documentary and fiction to take us into the life of Gía, a non-binary person, who uses performance art as a tool to denounce and transgress, as a vital manifesto against transfobia in every space, including gays spaces. With Gía we also take a look at transfeminism as a safe community in which Gía feels embraced, where she shares feelings and affections.
Giovana Garcia Sojo is a young peruvian audiovisual producer, specialized in low-budget production, creation for children and adolescents in cinema and cinematographic script by the International School of Cinema and Television - EICTV in San Antonio de Baños - Cuba. Giovana has developed her path as a director towards women and feminized identities, Lima is Burning is one of her first works.
Yo, Imposible / Being Impossible
Réalisé par Patricia Ortega
Fiction
Sous-titres en anglais
Patricia Ortega, directrice de “Yo Imposible” explore à travers Ariel, une jeune dont l’intersexualité a été violentée chirurgicalement dans son enfance, les multiples façons dont on tente de normaliser la diversité sexuelle et de genre.
Le film nous raconte comment Ariel a découvert qu’elle était née intersexe et qu’elle avait subi plusieurs chirurgies visant à normaliser ses organes génitaux. Cette découverte confronte le personnage à la redécouverte de son corps, à la reconstruction de son identité et nous confronte, nous qui regardons le film, à la remise en question d’une société dominée par l’hétéronormativité qui invisibilise les autres et les condamne au malheur.
Patricia Ortega, cinéaste vénézuélienne vivant en Argentine, a étudié à l’Ecole internationale de Cinéma et Télévision de Cuba et s’est spécialisée dans la réalisation de films. À travers la fiction, elle traite les situations extrêmes que les femmes ou les corps féminisés traversent et leurs façons de les surmonter.
“Yo Imposible” est une prise de position face à la conception d’un monde qui n’est conçu qu’en termes de masculin/féminin et qui invisibilise les autres. «Ces personnes ne sont pas malades, simplement génétiquement différentes. On intervient sur leurs organes génitaux et leur corps au moyen d'hormones sans leur autorisation, ce qui constitue une violation de leurs droits humains et de leur identité, et on cherche à les faire entrer dans les canons établis.» - Patricia Ortega
Cubanas, mujeres en revolución [Cuban Women in Revolution]
Réalisé par Maria Torrellas Liebana
Documentaire
Sous-titres en anglais
María Torrellas nous raconte la révolution cubaine à travers les femmes qui l’ont fait vivre, dont Vilma Espín, Celia Sánchez et Haydee Santamaría, entre autres.
Mais on ne peut pas se limiter à raconter l'histoire de la révolution cubaine par les femmes au passé, et c'est une lutte quotidienne que Torrellas dévoile en donnant la voix aux paysannes cubaines, professionnelles, étudiantes et ouvrières d’aujourd’hui. Dans «Cubanas, mujeres en revolución», nous découvrons les défis actuels des femmes cubaines face aux préjugés persistants, aux nouvelles formes de violence et au défi constant de créer de nouvelles réalités féministes pour celles et celleux qui viendront après elles dans un territoire assiégé depuis plus de soixante-dix ans par l'impérialisme américain.
Maíia Torrellas
María Torrellas est une communicante et documentariste. Elle a une longue carrière cinématographique et a obtenu, entre autres, le prix Santiago Alvarez in Memoriam pour son documentaire : Memoria de una Hija de Oshun (Mémoire d’une fille d’Oshún).
«Dans ce documentaire, j’ai souhaité mêler les luttes des héroïnes d’hier à celles des femmes d’aujourd’hui. Il s’agit d’histoires racontées par les femmes elles-mêmes où elles évoquent également les combattantes qu’elles admirent le plus. J’ai été impressionnée d’entendre “la révolution nous a tout donné” ou “que serait devenue ma famille sans la révolution?” de la bouche de camarades aux origines humbles, paysannes ou noires.» - María Torrellas
Serie documental Cuidadera (Série documentaire Cuidadera)
Réalisé par Gabriela Arnal et Marzel Ávila pour Fondo de Acción Urgente - LAC
Équateur 2019
Sous-titres en anglais
CUIDANDERAS, qui fusionne les mots ‘cuidar’ (prendre soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses), est la synthèse d’une série portant sur les femmes en Amérique latine sur leurs territoires, des femmes qui mettent leur corps et toute leur énergie à protéger leurs communes, à protéger ce que nous offre la pachamama en nous engageant à en faire usage avec autant de sagesse que le reste des êtres vivants. Cette mini-série de documentaires nous présente les histoires de trois collectifs de femmes latinoaméricaines qui se dédient à prendre soin de leurs territoires, guérir leurs corps et affronter les modèles extractivistes et racistes en Équateur, en Colombie et en Bolivie.
Guardianas del Amazonas (Gardiennes de l’Amazonie)
Province d’Orellana, Équateur. Depuis plusieurs siècles, les femmes Waorani se battent pour leur territoire amazonien et la préservation de leur culture autochtone. Aujourd’hui, elles sont confrontées aux menaces de l’industrie pétrolière et son modèle de production mortifère. Depuis la jungle, des leaders appartenant à l’Association des femmes Waorani de l’Amazonie équatorienne (AMWAE, d’après son sigle en espagnol) exposent les raisons de leur résistance et nous montrent cette joie inépuisable qui symbolise leur plus grande force.
COMADRES DEL PACÍFICO COLOMBIANO (FEMMES DU PACIFIQUE COLOMBIEN)
Buenaventura, Colombie. Dans le port le plus grand et le plus violent de Colombie, ravagé par des décennies de conflit armé, de racisme et de machisme, un groupe de femmes refuse de sombrer dans la peur et résiste dans l’adversité. La Red Mariposas de Alas Nuevas (Réseau papillons aux ailes nouvelles) réunit des femmes noires de la côte pacifique colombienne qui travaillent de concert pour protéger leur territoire, récupérer leurs traditions ancestrales et guérir les blessures de cette violence systématique et structurelle.
RED NACIONAL DE MUJERES EN DEFENSA DE LA MADRE TIERRA (RÉSEAU NATIONAL DE FEMMES POUR LA DÉFENSE DE LA TERRE MÈRE)
Protéger et prendre soin du corps-terre-territoire est la vocation des femmes autochtones, paysannes et irrigantes (chargées des irrigations) en Bolivie face à un modèle extractiviste qui menace leurs vies, leur santé, leur intégrité physique et sexuelle et la survie de leurs communautés et de leurs territoires. Le Réseau de défenseuses de la Terre Mère a réuni des femmes de plus de 12 communautés autochtones afin de défendre leur droit à l’eau et dénoncer les violations des droits humains et des droits de la nature perpétrées par les industries extractives, tout en récupérant leurs savoirs et pratiques ancestrales de soin collectif.
«CUIDANDERAS, un mot qui combine ‘cuidadoras’ (celles qui prennent soin) et ‘curanderas’ (guérisseuses), présente les histoires de femmes défenseuses latinoaméricaines qui se consacrent à prendre soin de leurs territoires comme de leurs corps. La force collective de ces femmes a changé l’histoire de leurs communautés en Équateur, en Colombie et en Bolivie face à l’extractivisme et au racisme.»
Yo aborto, tú abortas todxs, callamos (J’avorte, tu avortes, on se tait)
Réalisé par Carlina Reynso
Argentine 2013
Espagnol
Si quelque chose a marqué les luttes féministes en Amérique latine, c'est assurément le cri lancé à l'échelle continentale en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit. Du nord au sud, les mouvements féministes se lèvent et descendent dans la rue pour lutter en faveur de la libération de notre premier territoire : notre corps. Ce documentaire sur l'avortement au sein de ce salon s’avère ainsi indispensable à l’heure de comprendre le pouvoir de nos femmes latino-américaines.
“Yo aborto, Tu Abortas Todxs Callamos” raconte l’histoire de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de classes socioculturelles différentes, qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps : l’avortement clandestin.
À travers leurs témoignages, la réalisatrice tente de démonter les mythes liés à l’interruption volontaire de grossesse, de déstigmatiser la question et de renouveler notre regard sur l’une des formes de violence les plus courantes dans les Amériques.
Carolina Reynoso
Réalisatrice, chercheuse et productrice de cinéma féministe, c’est aussi une activiste féministe qui anime des ateliers de création de scénarios d’un point de vue du genre afin de multiplier les films illustrant des réalités différentes et des histoires contre-hégémoniques. Carolina Reynoso conjugue de manière équilibrée activisme et création dans chacune de ses œuvres.
«Nous sommes un groupe de réalisateurs·rices audiovisuel·le·s qui avons réalisé ce documentaire pour continuer à lutter en faveur d’un avortement libre, sûr et gratuit en Argentine. Le film présente les témoignages de sept femmes, dont la réalisatrice du documentaire, issues de différentes classes socioculturelles qui se penchent sur une problématique dont chacune a, un jour ou l’autre, fait l’expérience dans son propre corps: l’avortement clandestin.» -L’équipe de tournage
Historias Urgentes: Resistencia en ollas Comunes (Histoires urgentes : la résistance dans les pots communs)
Nosotras Audiovisuales, collectif de réalisatrices chiliennes
Chili 2020
Lien vers le micro documentaire:
Espagnol
"Historias Urgentes" est une série créée par des femmes afin de visibiliser les besoins et les expériences revêtant une importance pour la population des territoires qui composent le Chili d'aujourd'hui. Cette série audiovisuelle est née pour entretenir la flamme ayant attisé la révolte sociale en octobre 2019 dans un Chili diversifié qui s'était réveillé et avait alors déclaré : «ça suffit».
"Resistencia en ollas comunes", la première de ces "Historias urgentes", nous montre, par la voix de quatre femmes d'Iquique, de Valparaíso, de Chillán et de Santiago, comment les soins se trouvent en première ligne de la résistance, créant d'autres réalités féministes pour elles-mêmes et pour les communautés où vivent les femmes d'Amérique latine.
Nosotras audiovisuales
Cette organisation, qui réunit des femmes ayant un lien avec l’audiovisuel chilien, est née en 2017 du besoin de connecter les femmes qui travaillent dans l’audiovisuel. Elle encourage ainsi le réseautagel, la collaboration et l’information entre femmes du secteur audiovisuel, ainsi que leurs travaux et leurs points de vue sur le monde du travail.
Nosotras Audiovisuales participe à la révolte chilienne en enregistrant et créant des contenus de création collective.
Se trata de Mujeres (Il s’agit de femmes)
Micol Metzner
Argentine 2019
Castillan
À partir de son expérience personnelle, la réalisatrice Micol Metzner présente une œuvre qui mêle documentaire et fiction, sa voix de cinéaste engagée à celle de milliers de femmes victimes de la traite sur le continent et démontre enfin que la solidarité entre femmes constitue la meilleure protection.
Micol Metzner
Réalisatrice audiovisuelle et formée à l’Institut d’arts cinématographiques d’Avellaneda, cette directrice artistique et monteuse fait partie du Cluster audiovisual de la Ciudad de Buenos Aires (Cluster audiovisuel de la ville de Buenos Aires), un espace communautaire et coopératif multisectoriel qui réalise des projets indépendants.
Elle anime des ateliers de cinéma dans certains quartiers et dans des contextes carcéraux (institutions pour mineur·e·s et prisons pour femmes). Elle fait partie de la société de production audiovisuelle MVM.
«La société de production MVM est née de la nécessité de pouvoir exprimer beaucoup de choses que nous exprimons habituellement dans la rue et de pouvoir le faire de manière créative à travers le dessin, l'audiovisuel et la photographie.
La société de production MVM est un lieu de recherche sur le langage, le graphisme et l'audiovisuel d’un point de vue féministe. C'est aussi un lieu qui permet de se libérer de tout ce que nous vivons et de générer des productions artistiques, parfois pour guérir, parfois pour créer des espaces de débat, comme c’est le cas de ce court métrage... Je n'imaginais pas que ce serait le cas, mais à chaque fois que le court métrage est diffusé, beaucoup de choses sortent, il engendre des discussions qui sont beaucoup plus enrichissantes que le court métrage en soi. Et le fait que ce soit notre travail qui déclenche ça, c’est formidable...».
Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour recevoir des informations sur les prochains événements et projections :
En rejoignant l’AWID, j’espère pouvoir contribuer à la mobilisation du mouvement féministe. Pas seulement pour les femmes privilégiées, mais pour TOUTES les femmes et activistes féministes..- Angelina Mootoo, féministe intersectionnelle et caribéenne, Guyane/USA
Cette communauté est un endroit de connexions, où l’on comprend nos combats individuels comme faisant partie de luttes mondiales, et où l’on peut même parfois danser ! Il n’existe aucun endroit de la sorte en ligne, où être en contact avec des activistes de terrain, qui viennent du monde entier, et forger de la solidarité et de la sororité..- Paz Romero, Argentina