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© 2009 Douglas J. Klostermann - Photoshare

Turquie : Eren Keskin, harcelée et menacée pour avoir défendu les droits humains

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L'avocate Eren Keskin est la cible d’un harcèlement judiciaire constant. Cette militante de longue date a été traînée devant les tribunaux plus de 100 fois, notamment pour avoir dénoncé le sort de la minorité kurde en Turquie. Le gouvernement veut la faire taire et la jeter en prison.


Signez la pétition

Monsieur le Ministre de la Justice,

L'avocate et ancienne journaliste Eren Keskin est la cible d’un harcèlement judiciaire constant. En 2014, Eren Keskin a été condamnée pour « insulte à l'Etat turc» parce qu'elle avait parlé du meurtre d'un enfant de 12 ans par l'armée. Cette militante de longue date a été traînée devant les tribunaux plus de 100 fois, notamment pour avoir dénoncé le sort de la minorité kurde en Turquie. Ce nombre exorbitant de procédures judiciaires montre à lui seul le harcèlement dont elle est l’objet. Eren ne doit pas être emprisonnée pour avoir simplement critiqué l'Etat. Un Etat véritablement solide est celui qui écoute ses critiques.

Monsieur le Ministre de la Justice, alors qu’Eren Keskin est interdite de voyager et que de nouveaux procès risquent de l’envoyer en prison pour longtemps, nous vous demandons de :

Cesser le harcèlement judiciaire contre Eren Keskin et veiller à ce qu’elle puisse exercer son droit à la liberté d’expression, et mener à bien son travail de défenseure des droits humains

Abroger l’article 301 et les autres articles du Code pénal turc ainsi que les articles des lois antiterroristes qui répriment le droit à la liberté d'expression

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de la Justice, l'expression de notre très haute considération.

Signer la pétition


Eren Keskin, Amnesty International (610x470)
© Amnesty International
Erin Keskin, avocate et ancienne journaliste

A propos d'Eren

Cela fait pourtant plus de trente ans que cette avocate prend tous les risques dans sa lutte en faveur des droits fondamentaux, en particulier ceux des Kurdes et des femmes. Née d’un père kurde de Sivas et d’une mère stambouliote, Eren Keskin a grandi dans un milieu progressiste. Choquée par l’exécution de trois jeunes gens quand elle était adolescente, elle s’engage dans des études de droit brièvement interrompues par le coup d’État militaire de 1980. Militante de gauche, elle s’investit au sein de l’association des droits de l’Homme de Turquie (IHD) plutôt que dans les partis d’opposition qui à l’époque lui semblent « trop militaristes et peu ouverts aux femmes ».

Aux côtés de cette organisation pionnière en Turquie, dès les années 1990, elle mènera des enquêtes sur des villages kurdes incendiés, les expéditions punitives meurtrières contre la guérilla et les disparitions. À deux reprises, en 1994 et en 2001, elle est la cible d’attaques armées dont elle se sort de justesse. L’utilisation dans un article du mot « Kurdistan » lui vaut en 1995 un an de prison et d’interdiction d’exercer sa profession d’avocate. Aujourd’hui encore sous le coup de 122 poursuites elle n’accorde aucune confiance en la justice de son pays surtout depuis qu’une chape répressive s’est abattue après la tentative de coup d’État en juillet dernier.

Quand la cour d’Istanbul ferme le journal Özgür Gündem, dont Eren Eskin était la rédactrice en chef bénévole, sa maison est pillée par la police.

Lire le portrait d'Eren

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