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© 2009 Douglas J. Klostermann - Photoshare

Sanaa Seif condamnée à six mois de prison

Le 4 mai 2016, le tribunal El Sayeda Zeinab pour les mauvaises conduites au Caire a condamné Sanaa Seif à six mois de prison pour avoir insulté le système judiciaire. La défenseuse n'a pas assisté à l'audience le jour même, mais lorsque le verdict a été rendu elle s'est présentée elle même au poste de police d'El Sayeda Zeinab. Le parquet ne l'a pas placée en détention et lui a dit de revenir dans dix jours.


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Sanaa Seif a été accusée de ne pas coopérer avec les autorités dans le cadre d'une enquête sur une manifestation contre le gouvernement le 25 avril 2016. La défenseuse est accusée d'avoir imprimé et distribué des tracts à la veille de la manifestation "Egypt is not for sale" (l'Égypte n'est pas à vendre), déclenchée par la décision du président Al-Sisi de céder deux iles à l'Arabie Saoudite. À l'approche de la manifestation, les forces de sécurité ont arrêté 300 personnes, dont de nombreux défenseur-ses des droits humains. Un grand nombre des personnes arrêtées font l'objet d'une enquête pour avoir participé au rassemblement.

Le 4 mai, Sanaa Seif a déclaré qu'elle avait abandonné son droit de faire appel car elle avait perdu la foi en ce système judiciaire.

"Je n'ai simplement pas l'énergie de faire face à ces mesures" a-t-elle écrit dans un message sur facebook. "Ce n'est pas une marque de courage... tant qu'ils font tout pour m'impliquer, et étant donné que quoi qu'il arrive ils me feront payer, je préfère le faire tout en restant moi même".

Sanaa Seif a été libérée le 23 septembre 2015 après la grâce présidentielle de 165 prisonniers. Elle avait été arrêtée le 21 juin 2014 lors d'une manifestation contre la loi répressive sur les manifestations. Son frère, Alaa Abdel Fattah, est également emprisonné depuis février 2015.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par le verdict rendu contre la défenseuse des droits humains Sanaa Seif, et exhorte les autorités égyptiennes à abandonner toutes les accusations qui pèsent contre elle. Elle condamne aussi la récente arrestation et la détention des défenseur-ses des droits humains en Égypte et exhorte les autorités à les libérer immédiatement.


À propos de la situation

Le 4 mai 2016, le tribunal El Sayeda Zeinab pour les mauvaises conduites au Caire a condamné Sanaa Seif à six mois de prison pour avoir insulté le système judiciaire. La défenseuse n'a pas assisté à l'audience le jour même, mais lorsque le verdict a été rendu elle s'est présentée elle même au poste de police d'El Sayeda Zeinab. Le parquet ne l'a pas placée en détention et lui a dit de revenir dans dix jours.

Lire les antécédents de l'affaire

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