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© Adolfo Lujan | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

RDC: Menaces de mort contre les journalistes Godeliève Uwimana et Rozenn Kalafulo

Agir

Le 7 janvier 2016, deux défenseuses des droits humains ont été menacées de mort alors qu'elles étaient en mission journalistique à la frontière entre Goma, en République Démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda.


Les deux journalistes, Mme Godeliève Uwimana et Mme Rozenn Kalafulo, travaillent pour Radio Pole FM, une station radio affiliée à l'Institut interculturel dans la région des Grands Lacs - Pole Institut. L'Institut a été créé en 1997 et depuis, il promeut et défend les droits humains, afin de promouvoir la paix, la bonne gouvernance et le changement démocratique. Radio Pole FM dénonce aussi publiquement les exactions perpétrées dans le pays.

Le 7 janvier 2016, Godeliève Uwimana et Rozenn Kalafulo ont été menacées par le responsable de l'Agence nationale des renseignements (ANR) à la frontière entre la RDC et le Rwanda, M. Safari, alors qu'elles couvraient le harcèlement présumé des petits commerçants transfrontaliers par les agents de la police aux frontières. Alors qu'elles interviewaient des victimes présumées de ce harcèlement, dont la plupart sont des femmes, les deux journalistes ont été abordées par M. Safari, qui a menacé de les tuer si elles continuaient à couvrir les évènements près de la frontière, déclarant: "Nous allons faire sauter vos têtes. Nous allons vous arrêter et vous irez en prison. Pour qui vous prenez vous, vous journalistes de Pole FM, pensez-vous que tous ces services de l'État peuvent vous craindre?".

Ce n'est pas la première fois que des membres des forces armées de la RDC profèrent des menaces contre Godeliève Uwimana et Rozenn Kalafulo pour les intimider et les empêcher de faire des interviews à la frontière. Les deux défenseuses des droits humains n'ont pas pu vérifier le nom ou l'identité du militaire, qui selon radio Pole FM a "chassé les deux consœurs comme des chiens avec des fortes menaces en lingala".

Front Line Defenders est préoccupée par les menaces de mort et les actes d'intimidation perpétrés contre Godeliève Uwimana et Rozenn Kalafulo, car cela semble être une tentative visant à faire taire les défenseuses des droits humains et journalistes en RDC et à entraver leur liberté d'expression et leur travail légitime pour la promotion des droits humains.

Agir

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