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© Adolfo Lujan | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Inde: Une défenseuse des droits humains victime d'une campagne de diffamation orchestrée par la police

Agir

La défenseuse des droits humains Mme Soni Sori est la cible d'une campagne de diffamation permanente orchestrée par l'inspecteur général de la police de la région de Bastar, M. Kalluri, depuis une conférence de presse au cours de laquelle elle a attiré l'attention sur une exécution arbitraire perpétrée par la police. Elle a aussi été directement menacée par l'inspecteur général.

Soni Sori est une défenseuse des droits humains qui plaide pour les droits des populations autochtones en Inde, et qui se concentre plus particulièrement sur les droits des femmes. Elle travaille à Chhattisgarh, où le long conflit qui oppose les maoïstes et les forces de sécurité du gouvernement affecte gravement les populations autochtones qui vivent dans la région. Avec sa cousine, la journaliste Lingaram Kodopi, elle a mis à jour des exactions perpétrées par les deux parties du conflit. Soni Sori a déjà été prise pour cible à plusieurs occasions par les autorités. En 2011, elle a été emprisonnée en vertu de fausses accusations, dans huit affaires où elle était accusée d'avoir participé à des attaques contre la police. En prison, elle a été torturée et harcelée sexuellement par les gardiens. En avril 2013, elle a été acquittée dans six des huit affaires ouvertes contre elle. Elle a été libérée en 2014 et depuis, elle est harcelée et intimidée par la police.

Le 1er août 2015, après une conférence de presse organisée par Soni Sori au club de la presse de Jagdalpur pour dénoncer le meurtre illégitime de M. Hemla Podiya, elle a été menacée par l'inspecteur général, M. Kalluri. Le 28 juillet 2015, un policier a tiré une balle dans le dos d'Helma Podiya, qui vivait dans le village de Nahadi à Dantewada. Bien que la police affirme qu'il s'agissait d'un incident fortuit, pendant la conférence de presse, Soni Sori a publiquement déclaré qu'il s'agissait d'une exécution arbitraire. Le 30 juillet 2015, elle s'est rendue dans le village de Nahadi et a parlé aux témoins, qui ont déclaré qu'il n'y avait pas eu de confrontation entre la police et Helma Podiya, et que le meurtre était donc illégitime. Le 28 juillet 2015, les forces de sécurité, composées de 500 officiers, auraient perquisitionné des maisons dans le village de Nahadi et passé à tabac plusieurs villageois. Lorsqu'il a entendu le tumulte, Helma Podiya a quitté son domicile et peu de temps après, un policier l'a abattu.

En outre, M. Kalluri aurait lancé une campagne de diffamation contre la défenseuse des droits humains. Après un incident récent au marché de Geedam, lors duquel un commerçant a été poignardé, des policiers, dont M. Kalluri, ont organisé une réunion avec les commerçants et ont blâmé la défenseuse pour cette attaque. M. Kalluri a dit aux commerçants que ces attaques continueront à moins que la communauté locale décide d'excommunier Soni Sori et ses collègues défenseur-ses des droits humains.

Front Line Defenders fait part de ses préoccupations concernant les menaces proférées contre la défenseuse des droits humains Soni Sori, car cela semble être une tentative visant à l'empêcher de mener à bien son travail pacifique et légitime et pacifique en faveur des droits humains.

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