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© Adolfo Lujan | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

End the Ban on Abortion in El Salvador

Au Salvador, que l'on se retrouve enceinte à la suite d'un viol ou que la grossesse représente un risque pour la vie de la mère n'a aucune importance : l'avortement est interdit dans tous les cas.

Toute personne déclarée coupable d'avoir avorté ou d'avoir aidé quelqu'un à avorter encourt une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 12 ans. Si vous faites une fausse couche et que l'État vous soupçonne d'avoir avorté clandestinement, vous pouvez être emprisonnée jusqu'à 50 ans pour homicide avec circonstances aggravantes.

Le Salvador affiche le plus fort taux de grossesse chez les adolescentes pour l'Amérique latine, notamment parce qu'aucune éducation sur la sexualité ou les relations personnelles n'est proposée et que l'accès à la contraception est difficile. Par ailleurs, parmi les décès d'adolescentes enceintes, plus de la moitié sont des suicides.

Impossible de le nier : l'interdiction de l'avortement au Salvador représente une forme de torture. Cette interdiction n'a pas sa place dans le monde moderne, elle appartient au passé.

Agissez en faveur des défenseur-ses des droits humains au Salvador.

Copiez la lettre ci-dessous et envoyez-la à l'adresse indiquée.

Merci!

Letter

Cher Président Sánchez Cerén

Chaque année, du fait de l'interdiction totale de l'avortement au Salvador, des milliers de femmes et de jeunes filles ne peuvent pas exercer leurs droits fondamentaux et nombreuses sont celles qui en meurent. C'est le gouvernement salvadorien qui, au bout du compte, est responsable.

Aux termes de la loi, les femmes et les jeunes filles qui avortent sont en infraction, tout comme quiconque les aide à avorter.

Au titre de cette interdiction, les femmes et les jeunes filles déclarées coupables d'avoir mis un terme à leur grossesse risquent des peines d'emprisonnent allant jusqu'à huit ans. Celles qui font une fausse couche peuvent être soupçonnées d'avoir avorté clandestinement et encourent jusqu'à 50 ans d'emprisonnement. Les condamnations s'appuient souvent sur des preuves peu solides, dans le cadre de procès viciés.

La conséquence de cette loi n'est autre qu'une violence institutionnalisée envers les femmes et les jeunes filles, ce qui équivaut à des actes de torture, comme le confirment les Nations unies.

L'interdiction totale de l'avortement au Salvador représente une grave violation des droits humains et doit être annulée sans plus tarder.

Je vous prie instamment de :

  • Dépénaliser l'avortement en éliminant toutes les mesures punitives à l'encontre des femmes et des jeunes filles qui souhaitent avorter ainsi que du personnel médical et des autres personnes qui leur portent assistance.

  • Libérer immédiatement et sans condition toutes les femmes et jeunes filles emprisonnées pour avoir avorté ou fait une fausse couche, y compris lorsqu'elles ont été déclarées coupables d'avortement, d'homicide ou d'homicide avec circonstances aggravantes.

  • Garantir l'accès à un avortement sûr et légal pour toutes les femmes et jeunes filles. Veiller, au minimum, à garantir l'accès à l'avortement en cas de viol ou d'inceste, lorsque la vie ou la santé de la femme est menacée et lorsque les chances de survie du fœtus sont faibles.

  • Garantir l'accès aux informations et aux services relatifs aux moyens modernes de contraception et fournir une éducation sexuelle complète.

Sincères salutations,

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