© Claudia Ferreira - 2016

Notre conseil d'administration

Les membres du conseil d’administration de l’AWID sont issus d’un groupe de responsables politiques, d’universitaires, chercheurs, militant(e)s, bailleurs de fonds, praticiens, hommes et femmes d’affaires soucieux de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes, originaires pour la plupart du Sud global. Le conseil est élu par les membres de l’AWID, par une procédure de scrutin ouverte.

Nidhi Goyal

Présidente

Nidhi Goyal est une féministe handicapée indienne. Elle travaille à l’intersection du handicap et du genre et se consacre à changer l’existence des femmes et des filles handicapées.

Elle écrit, dispense des formations, mène des campagnes, milite et s’exprime par le biais de l’art. Elle dirige le Programme sexualité et handicap de l’organisation à but non lucratif Point of View, au sein de laquelle elle a élaboré et co-créé un projet en ligne pionnier — une plateforme exhaustive de ressources sur le handicap, le genre, la sexualité et la violence. Nidhi étend encore la portée de cette plateforme en élaborant et dispensant des formations accessibles dans toute l’Inde, tous handicaps confondus. Elle est également consultante auprès de différentes organisations nationales ou mondiales qui œuvrent en faveur des droits des femmes et des droits humains. Elle est chercheuse pour Human Rights Watch et enseigne régulièrement dans les Instituts CREA sur la sexualité, le genre et les droits. Nidhi milite activement dans les sphères politiques et législatives indiennes pour que soient traitées les questions relatives aux femmes et aux filles handicapées. Elle travaille à la sensibilisation aux questions qui se situent à l’intersection du handicap et du genre par le biais d’éditoriaux, d’articles dans les journaux et de conférences données dans des forums nationaux et internationaux. Elle est également membre du conseil d’administration de « Standing Tall » – une organisation indienne affiliée à Handicap International –, du Conseil consultatif de « Voice » – un organisme ministériel hollandais qui attribue des subventions – et du Comité international de planification de l’AWID (Association pour les Droits des Femmes dans le Développement).

Enfin, Nidhi est une artiste comique qui propose des one-woman-show dans lesquels elle utilise l’humour pour remettre en cause les idées les plus répandues sur le handicap, le genre et la sexualité. Pour en savoir plus sur le travail de Nidhi, suivez-la sur Twitter :@saysnidhigoyal.

Hakima Abbas

Co-directrice exécutive

Hakima est une féministe africaine active au sein des mouvements sociaux depuis une vingtaine d’années. Formée aux affaires internationales, elle a travaillé en tant qu’analyste politique, éducatrice, stratège et défenseuse, se concentrant sur le renforcement et le soutien des mouvements en faveur du changement.

Hakima est auteure et co-rédactrice de diverses publications et articles, notamment de Africa’s Long Road to Rights; From Roots to Branches: the African Diaspora in the Union Government; Aid and Reparations: Power in Development Discourse; Queer African Reader; People-led Transformation: African futures; and the Pan-Africanism and Feminism issues of Feminist Africa.

Elle a été membre du collectif éditorial The Feminist Wire et du collectif Jang!, qui propose des outils et des plateformes d’éducation populaire et accompagne les activistes qui oeuvrent en faveur d’une transformation radicale. 

Elle a aussi fait partie du conseil d’administration de Greenpeace Afrique, de la Fondation Rosa Luxemburg -Afrique de l’Est, de l’Alliance africaine des travailleurs-euses du sexe et du Centre pour la participation citoyenne dans l’union africaine, et a oeuvré comme conseillère auprès de bailleurs de fonds à l’occasion de diverses initiatives, notamment pour l’UHAI – l’Initiative est-africaine pour la santé et les droits sexuels, la Heartland Alliance et The Other Foundation.

Julia Ehrt

Julia Ehrt est impliquée dans la défense des droits humains des personnes LGBTI depuis plus d’une quinzaine d’années, tant au niveau national qu’européen et mondial. Membre fondatrice de Transgender Europe (TGEU), elle a siégé à son comité directeur (2005–2008) et à son conseil d’administration (2008–2011), avant d’en devenir la directrice exécutive de 2011 à 2018. Depuis 2019, Julia est la directrice des programmes d’ILGA World, la fédération internationale des organisations LGBTI.

Grandement respectée en tant que leader trans en Europe, et partout dans le monde, elle a très largement contribué à façonner la manière dont les questions trans sont perçues et débattues aujourd’hui. Signataire des principes de Yogyakarta plus 10, elle a collaboré en sa capacité de directrice exécutive de l’une des plus importantes organisations trans régionales, avec des collègues d’autres régions du monde, à l’amélioration de la visibilité des personnes trans et à la constitution d’un leadership trans dans les espaces internationaux, et particulièrement au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Entre 2013 et 2019, Julia était impliquée dans l’élaboration du Fonds international pour les personnes trans (ITF) et siégeait à son comité directeur.

Avant d’être activiste aux niveaux européen et international, Julia fut militante sur les scènes locale et nationale de Berlin et d’Allemagne, et ce, dès le début des années 2000. Membre fondatrice de l’organisation berlinoise TransInterQueer, elle était bénévole auprès du groupe de plaidoyer du réseau trans allemand (Bundesverband Trans*). Julia a étudié les mathématiques et la physique à Constance en Allemagne (1997–2000), à Tel-Aviv en Israël (2000–2001), à Berlin (2001-2008) et à Amsterdam aux Pays-Bas (2007), en plus d’avoir travaillé en tant que scientifique à l’Université libre et à l’Université Humboldt de Berlin jusqu’en 2012. Julia est titulaire d’un doctorat en mathématiques. Elle vit avec sa partenaire et leur enfant entre Berlin et Genève.

Sara AbuGhazal

Sara AbuGhazal est une féministe palestinienne vivant à Beyrouth. Elle est Co-fondatrice de Sawt al-Niswa, un collectif qui produit des connaissances à Beyrouth. Elle est co-directrice de The Knowledge Workshop, une organisation féministe basée à Beyrouth qui travaille sur l'histoire orale et l'archivage féministes. Sara est actuellement coordonnatrice régionale de la Regional Coalition for Women Human Rights Defenders in the Middle East and North Africa.

Sara s'efforce de contribuer à la création d'espaces de transformation et de solidarité féministes. Son travail est principalement axé sur la création de mouvements durables dans la région Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord Elle est investie dans la production de connaissances, la transformation féministe et la Palestine. Elle publie régulièrement dans sawtalniswa.org et ses œuvres de fiction apparaissent également dans le magazine électronique Romman

 

Salome Chagelishvili

Salome est une activiste féministe originaire de Tbilisi, Géorgie, qui se consacre à la justice de genre et sociale. Titulaire d’une Maîtrise en études sur le genre, elle s’est impliquée auprès de mouvements féministes, queers et écologiques au cours des neuf dernières années, travaillant entre autres sur les questions de la violence liée au genre, la violence domestique, la santé sexuelle et reproductive et les droits afférents, les droits LGBTIQ et la sécurité et les droits holistiques et numériques.

Depuis 2014, elle travaille activement sur les questions de sécurité et de sûreté des activistes et des femmes défenseures des droits humains, organisant des ateliers sur la sécurité intégrée et la sécurité numérique spécialement pour les activistes de groupes défavorisés (personnes homosexuelles, minorités ethniques et religieuses, femmes et filles rurales, etc.) ainsi que pour de grandes organisations féministes. Salome est membre de l’Independent Group of Feminists (Groupe indépendant de féministes)- une initiative non-formelle, non hiérarchique et non enregistrée qui réunit des féministes géorgiennes ayant différents parcours. Elle travaille actuellement avec le Fonds pour les femmes de Géorgie, où elle est pleinement impliquée dans la construction de mouvements de femmes/féministes, tout en offrant un financement féministe et encourageant la philanthropie féministe locale.

 

Claudia Montserrat Arévalo Alvarado

Claudia est Professeure en Egalité et équité pour le développement, psychologue féministe, activiste en faveur de la défense des droits humains depuis 30 ans et des droits des femmes depuis 24 ans.

Claudia, qui travaille au Salvador, est co-fondatrice et directrice générale de l’association Mujeres Transformando, et défend depuis 16 ans les droits du travail des travailleuses du secteur des maquiladoras textiles et de l’habillement. Elle a collaboré à la formulation d’initiatives législatives, à des propositions de politiques publiques et de recherches visant à améliorer la qualité de l’emploi pour les femmes travaillant dans ce secteur, en plus de travailler sans relâche au renforcement de l’organisation et de l’autonomisation des ouvrières des maquiladoras textiles et des couturières à domicile.

Elle participe activement à des actions de plaidoyer à l’échelle nationale, régionale et internationale pour la défense et la revendication des droits du travail de la classe ouvrière du Sud mondial d’un point de vue féministe, anticapitaliste, anti-patriarcal et dans une perspective de prise de conscience de la classe et du genre. Elle fait partie du Conseil d'administration de l'Initiative Spotlight et du Groupe national de référence de cette dernière. Elle fait également partie du Groupe consultatif de la société civile de l'ONU Femmes.

Elina Margarita Castillo Jiménez

Elina est une jeune avocate des droits humains afro-dominicaine et féministe intersectionnelle, engagée à utiliser sa voix et ses compétences pour construire un monde plus juste, empathique et inclusif.  Elle a commencé la faculté de droit à 16 ans, convaincue que cela lui donnerait les outils nécessaires pour comprendre et promouvoir la justice sociale. Après un JD (doctorat en droit) en République dominicaine, elle a poursuivi un LL.M. (maîtrise en droit) en droit international public et droits humains au Royaume-Uni en tant que boursière Chevening. Seule femme latino-caribéenne de sa classe, elle a obtenu son diplôme avec distinction.

Elina a travaillé à l'intersection des droits humains, du genre, de la migration et de la politique et ceci à plusieurs niveaux : des instances étatiques aux collectifs de base aux organisations internationales. Elle a aidé à plaider des cas de violence sexiste devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme. En tant que membre du Groupe consultatif des jeunes du FNUAP, elle a contribué au renforcement des droits sexuels et reproductifs en République dominicaine. Elle a codirigé la première campagne d'Amnesty International sur les droits des travailleur.euse.s du sexe dans les Amériques, développant des partenariats solides avec des organisations dirigées par des travailleur.euse.s du sexe et utilisant la position d'Amnesty pour amplifier la voix des femmes défenseurs des droits humains et des travailleur.euse.s du sexe. Elina fait partie de Foro Feminista Magaly Pineda et de la Global Shapers Community. Elle parle espagnol, français et anglais.

Grâce à la richesse de son expérience, Elina apporte à l’AWID de solides compétences de gouvernance et de planification stratégique et un savoir-faire éprouvé en matière de mécanismes des Nations Unies et des droits humains régionaux. Elle affirme également très clairement sa détermination à continuer de faire de l’AWID une organisation inclusive pour toutes les femmes, et particulièrement les jeunes féministes et celles des Caraïbes. C’est avec la diversité de ces apports qu’Elina rejoint une sororité de féministes internationales qui ont du mordant. Elle pourra continuer à y développer son leadership féministe, pour ne plus jamais se sentir seule dans cette voie.

Cindy Clark

Co-directrice exécutive

Elle a rejoint AWID en 2007 en tant que responsable du programme  « Où est l’argent pour les droits des femmes? » Elle a co-rédigé de nombreux rapports de l'AWID sur les tendances de financement impactant les organisations pour les droits des femmes. En 2009, elle est devenue directrice des opérations et des programmes de l’AWID et, entre 2014 et 2016, elle a été directrice de l'apprentissage et du renforcement organisationnel.

Avant de rejoindre l’AWID, Cindy a été l'une des fondatrices de l’organisation Just Associates. Elle y a travaillé sur une série d’initiatives destinées à renforcer les capacités de plaidoyer et à soutenir la construction de mouvements, en s'appuyant sur des méthodologies d'éducation populaire et l’analyse approfondie des relations de pouvoir comme point de départ de stratégies de changement. Cindy détient une maîtrise en développement humain et organisationnel et s’est spécialisée dans l'étude des processus de changement et d'apprentissage dans les organisations.

Rakhee Goyal

Trésorière

Rakhee Goyal milite en faveur des droits humains, de la dignité et de l’autonomisation des filles et des femmes depuis trente ans. Partisane fervente de l’investissement dans l’éducation et du changement social fondé sur les valeurs, elle a œuvré à l’avancement de ces objectifs dans des contextes divers :  au cœur de cultures fortement patriarcales ou dans le milieu universitaire des domaines STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques ; au sein d’ONGs internationales de développement ou de défense des droits des femmes ; et enfin, plus récemment, en prenant part à la création de l’entreprise sociale Appropriate IT (en anglais).

Rakhee est membre consultative du Conseil d’administration de l’Appropriate IT Development Academy (AIDA) (en anglais), une organisation qui vise à l’épanouissement des jeunes femmes leaders socialement engagées et tente de leur donner les moyens de créer des richesses économiques dans les économies rurales déprimées de l’Inde. Rakhee a assumé les fonctions de directrice exécutive du Partenariat d'apprentissage des femmes (Women's Learning Partnership - WLP) – un réseau de 20 organisations situées dans 20 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Moyen-Orient – qui a vocation à donner aux femmes les outils pour devenir des leaders et à lutter pour la justice de genre aux plans juridique, politique et social. Durant son mandat, elle a exercé son leadership institutionnel dans le but d’étoffer les priorités stratégiques de l’organisation, mais aussi de diriger les opérations courantes et d’élaborer des programmes de formation et d’évaluation à la base en matière de leadership des femmes et de renforcement des compétences organisationnelles. Les expériences professionnelles de Rakhee incluent notamment les domaines suivants : la coordination de programmes éducatifs adaptés à leur contexte culturel sur le thème des droits humains et de projets sur la violence de genre en Asie du Sud et dans le Moyen-Orient, au sein du Sisterhood Is Global Institute (en anglais) ; le travail sur les pratiques des organisations de développement en matière d’intégration transversale du genre, au sein de la Commission pour l’avancement des femmes d’InterAction (en anglais) ; l’élaboration de stratégies de sensibilisation et de prévention de la violence basée sur le genre, au sein d’ASHA for Women (en anglais) ; et les analyses politiques visant à promouvoir l’éducation de base et les soins de santé primaires, au sein de RESULTS, un groupe communautaire de plaidoyer anti-pauvreté.

Elle a co-créé différents outils éducatifs non formels destinés à l’autonomisation et au renforcement des compétences des femmes, dont Connectées et engagées : guide de formation de formatrices-teurs en technologies de l'information et de la communication, un manuel publié en arabe, en anglais et prochainement en français.

Betty Barkha

Originaire des îles Fidji, Betty Barkha est engagée dans la défense des droits humains depuis l’âge de 18 ans. Avant d’obtenir son master en sociologie, elle a travaillé auprès de plusieurs institutions régionales œuvrant pour les droits humains, l’égalité de genre, la paix et la sécurité, l’inclusion des jeunes et le changement climatique. Elle siège actuellement au Conseil d’administration de différentes organisations : FRIDA | Le Fonds des jeunes féministes, le programme des jeunes leaders de Women Deliver et l’Asia Pacific Alliance on Women Peace and Security (Alliance Asie-Pacifique pour la paix et la sécurité pour les femmes). Au cours d’un programme d’échange de connaissances Sud-Sud avec le Forum Asie-Pacifique sur les femmes, le droit et le développement (APWLD), elle a énormément travaillé sur Beijing+20 et sur le développement juste. Actuellement, elle mène des recherches pour le compte de l’Australian National University’s Pacific Research Colloquium (Colloque de recherche du Pacifique de l’Australian National University) sur les initiatives prises par les femmes de la base et autochtones du Pacifique pour encourager la résilience face au changement climatique grâce à leurs savoirs ancestraux. Après la publication en 2015 du nouveau programme de développement, il est devenu indispensable de doter les femmes des connaissances nécessaires pour instaurer le dialogue avec les leaders et les institutions et obtenir la mise en œuvre d’actions immédiates. À 24 ans, Betty a travaillé dans différentes communautés de la région Asie-Pacifique et a été enseignante dans certains pays du Moyen-Orient comme l’Iran, Oman et la Jordanie. Toute entière vouée à son engagement en faveur de l’avancement de la condition des femmes, Betty espère que les initiatives visant à favoriser l’adaptation au changement climatique parviendront à sauver son île natale et les habitant-e-s des régions voisines. 

Diakhoumba Gassama

Survivante des mutilations génitales féminines (MGF), Diakhoumba Gassama est une défenseuse des droits humains féministe et anti-MGF, qui est activement engagée dans des espaces comme le Conseil des femmes sénégalaises, l’AWID, FEMNET et le Centre de recherche et de soutien aux alternatives au développement.

Vice-présidente du Réseau National des Jeunes Femmes Leaders du Sénégal, elle travaille depuis plus de 10 ans pour des organisations non gouvernementales en Afrique, en Europe, à New-York et en Asie-Pacifique. Dans le cadre de ses activités, elle a suit attentivement, tout en y contribuant, les processus intergouvernementaux relatifs à la santé et aux droits sexuels et reproductifs (SDSR), aux droits humains, à l’égalité de genre ainsi qu’au développement et à la gouvernance démocratique inclusive. Elle a notamment travaillé avec le PNUD et l’Union africaine sur le genre, les droits des femmes et la SDSR. Depuis 2014, elle travaille avec divers gouvernements, organisations de la société civile et agences de l’ONU en tant que conseillère juridique indépendante sur les questions nationales et internationales relatives à l’amélioration de la participation politique des femmes, de leur accès à la justice et de la réalisation de leurs droits humains (dont la SDSR) par le biais de réformes juridiques, et ce en Afrique et dans les régions de l’Asie-Pacifique et des États arabes. Elle est, depuis janvier 2018, coordinatrice régionale de la section « Jeunes et activisme » pour l’Afrique chez Amnesty International.

Féministe panafropolitaine passionnée, opposante à la guerre et défenseuse des droits humains, elle parle couramment le français, l’anglais et l’espagnol. Elle est de nationalité sénégalaise et belge, et vit à Dakar, au Sénégal. Elle est membre de l’Alliance RESURJ.

Ruth Ojiambo Ochieng

Basée en Ouganda, Ruth Ojiambo Ochieng est chercheuse, coach, facilitatrice et consultante indépendante. Sa force principale est de savoir forger des alliances et des programmes conjoints entre les personnes marginalisées, les élites et les décideurs politiques, pour contester les injustices, les préjugés, les tabous et la stigmatisation qui affectent les femmes victimes de violence en situation de conflits armés. Ruth est titulaire d’une maitrise en politique de la communication et d’une licence en information et en communication.

Elle a par ailleurs suivi des formations de courte durée sur le genre, la facilitation du développement organisationnel, le plaidoyer et la consolidation de la paix et la résolution de conflits. Au cours de son mandat au sein de l’organisation Isis-WICCE, Ruth a facilité la mise en place de programmes efficaces qui ont permis d’amplifier les voix des femmes et d’influencer des choix de politiques et de programmation post-conflit à tous les niveaux.

En outre, elle a encouragé le leadership des femmes dans les communautés touchées par les conflits et coordonné des camps de guérison. Ces processus l’ont conduite à élaborer des manuels centrés sur les droits des femmes et destinés aux formations pour les activistes et les professionnels. Ruth est l'auteure de nombreux documents et articles publiés et elle a coordonné le développement d'une série de documentaires vidéo sur les femmes, les conflits et la sécurité humaine qui ont contribué à informer des politiques et des cadres nationaux, régionaux et internationaux. Elle siège au sein de plusieurs conseils, dont notamment: le Partenariat africain pour la santé sexuelle et reproductive et les droits des femmes et des filles (Amanitare), basé en Afrique du Sud ; le Comité international de coordination des femmes défenseures des droits humains (réseau mondial); le Centre pour la prévention de la violence domestique (de CEDOVIP), en Ouganda. Elle est également membre de l’Assemblée générale d’Action Aid en Ouganda.

Margo Okazawa-Rey

Dre. Margo Okazawa-Rey est titulaire de la Chaire Barbara Lee pour le leadership des femmes et professeure invitée en études sur les femmes, le genre et la sexualité et en politique publique au Mills College à Oakland, en Californie. Elle est également professeure émérite à la San Francisco State University.

Ses principaux domaines de recherche et d’activisme au cours des 25 dernières années sont le militarisme, les conflits armés et la violence à l’égard des femmes, analysés de manière intersectionelle. Professeure Okazawa-Rey siège au conseil consultatif international de Du Re Bang à Uijongbu en Corée du Sud, au Conseil international de PeaceWomen Across the Globe à Berne, en Suisse, et est co-présidente du conseil du Highlander Research and Education Centre à New Market, Tennessee aux États-Unis.

Ses publications récentes incluent « Nation-izing » Coalition and Solidarity Politics for US Anti-militarist Feminists (en presse) ; « No Freedom without Connections: Envisioning Sustainable Feminist Solidarities » (2018) dans Feminist Freedom Warriors : Genealogies, Justice, Politics, and Hope, Chandra Talpade Mohanty et Linda Carty (ed.) ; Between a Rock and Hard Place: Southeast Asian Women Confront Extractivism, Militarism, and Religious Fundamentalisms (2018) ; à « Liberal Arts Colleges Partnering with Highlander Research and Education Center : Intergenerational Learning for Student Campus Activism and Personal Transformation, » numéro spéciale de Feminist Formations (Feminist Social Justice Pedagogy, (2018)

 

Sarah Mukasa

Sarah Mukasa est une féministe panafricaniste avec plus de 15 ans d'expérience en leadership et en gestion à des niveaux supérieurs dans le secteur à but non lucratif en Afrique et en Europe. Elle est actuellement directrice adjointe de l'Open Society Initiative pour l'Afrique de l'Est où, au cours des cinq dernières années, elle a renforcé le soutien à la mobilisation féministe en Afrique de l'Est. Elle a insisté pour soutenir la mobilisation locale et autonome d'initiatives dirigées par des femmes et les personnes résistant aux normes de genre avec un soutien de base afin de renforcer la résilience institutionnelle.

Elle a également joué un rôle central dans la mobilisation du soutien aux initiatives féministes à travers le continent avec OSF. Avant de rejoindre OSIEA, Sarah était directrice des programmes au Fonds de développement des femmes africaines (AWDF) où elle a contribué à assurer la croissance de l'organisation pour devenir l'un des plus grands fonds pour les femmes en Afrique avec une série de programmes primés et de pointe. Sarah possède une vaste expérience dans le plaidoyer, l'élaboration de politiques, la mobilisation de ressources, le développement organisationnel, la gestion de programmes et la construction de mouvements. Elle a beaucoup écrit sur les droits humains, les droits des femmes et est membre fondatrice d'initiatives très influentes telles que l'African Women Leaders Institute et l'African Feminist Forum.

Sarah a siégé sur de nombreux conseils et organes consultatifs, notamment le African Grantmakers Network, Akina Mama wa Afrika, Solidarity for African Women’s Rights (SOAWR), et African Social Justice Philanthropy Group.