© AWID/Ganske

Notre conseil d'administration

Les membres du conseil d’administration de l’AWID sont issus d’un groupe de responsables politiques, d’universitaires, chercheurs, militant(e)s, bailleurs de fonds, praticiens, hommes et femmes d’affaires soucieux de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes, originaires pour la plupart du Sud global. Le conseil est élu par les membres de l’AWID, par une procédure de scrutin ouverte.

Charlotte Bunch

Présidente

Directrice fondatrice et Chercheuse principale du Center for Women's Global Leadership de l’Université Rutgers, Charlotte Bunch est activiste, écrivaine et organisatrice impliquée dans les mouvements féministes et des droits humains depuis plus de quarante ans. Bunch, qui est également une éminente professeure en études sur la femme et le genre, a été chargée de recherche à l’Institut d’études politiques à Washington, et l’une des fondatrices de Washington DC Women’s Liberation, du collectif The Furieset de la publication Quest: A Feminist Quarterly. Elle a intégré les conseils d’administration de nombreuses organisations et est actuellement membre du Comité consultatif de la Division des droits des femmes du Groupe consultatif de Human Rights Watch et de la société civile mondiale pour ONU Femmes. Elle a écrit de nombreux essais ayant eu un impact considérable et édité neuf anthologies. Elle est également l’auteure de la publication Passionate Politics: Feminist Theory in Action and Demanding Accountability: The Global Campaign and Vienna Tribunal for Women's Human Rights. Invitée à rejoindre le National Women’s Hall of Fame, elle a reçu de nombreux prix des droits des femmes et des droits humains, tel que le Prix de la Maison Blanche Eleanor Roosevelt, et fait partie des 1000 femmes nominées pour le Prix Nobel de la paix.

Hakima Abbas

Co-directrice exécutive

Hakima Abbas est une féministe africaine active au sein des mouvements sociaux depuis une vingtaine d’années. Formée en sciences politiques et en affaires internationales, Hakima a travaillé en tant qu’analyste politique, formatrice, stratège et chercheuse. Elle a concentré son travail sur le renforcement et le soutien des mouvements en faveur du changement.

Hakima est membre du collectif Jang!. Ce collectif propose des outils et ressources d’éducation populaire et accompagne les activistes qui luttent pour une transformation radicale. Hakima est aussi rédactrice en chef et auteure de diverses publications et membre du collectif éditorial The Feminist Wire. Elle est actuellement membre du conseil d'administration de Greenpeace Afrique et de la Fondation Rosa Luxemburg -Afrique de l'Est.

Zeina Zaatari

Secrétaire

Zeina Zaatari est une féministe arabe originaire du Sud-Liban, en partie exilée et en partie migrante en Californie. Elle est actuellement consultante et professeure d'université indépendante et se concentre sur le genre et la sexualité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (région MOAN). Zeina est également rédactrice en chef adjointe pour l'Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pour l'Encyclopédie des femmes et des cultures islamiques. Elle enseigne deux programmes différents autour de la conception de la recherche, l'analyse et la mise en œuvre, programmes qui ciblent les jeunes professeurs, les étudiants diplômés et les chercheurs professionnels dans les universités nationales des pays arabes. Auparavant, Zeina a travaillé comme Directrice régionale du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord pour le Fonds mondial pour les femmes (entre 2004 et 2012) où elle a géré un fonds pour soutenir les droits des femmes et des personnes trans*.

Elle a obtenu son doctorat en anthropologie culturelle axé sur la théorie féministe à l'Université de Californie (Davis). Ses publications ont porté sur le genre, la sexualité (y compris la sexualité queer), le féminisme et les mouvements sociaux. Elle a publié entre autres: « Social Movements and Revolution» (Les mouvements sociaux et la révolution), dans « A Companion to the Anthropology of the Middle East » (Manuel sur l'anthropologie du Moyen-Orient), en 2015; « Desirable Masculinity/Femininity and Nostalgia of the “Anti-Modernity”: Bab el-Hara Television Series as a Site of Production » (Masculinité et féminité souhaitables et nostalgie de l’anti-modernité: la série télévisée Bab el-Hara en tant que site de production ), dans « Sexuality and culture », en 2015; «From Women’s Rights to Feminism: The Urgent Need for an Arab Feminist Renaissance » (Des droits des femmes au féminisme: Le besoin urgent d’une renaissance féministe ), dans «Arab Feminisms: Gender and Equality in the Middle East » (Féminismes arabes: genre et égalité au Moyen-Orient), en 2014; « Reframing the War on Terror: Feminist and Lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer (LGBTQ) Activism in the context of the 2006 Israeli Invasion of Lebanon (Recadrer la guerre contre le terrorisme: L’activisme féministe, lesbien, gay, bisexuel, transgenre et queer (LGBTQ), dans le contexte de l'invasion israélienne du Liban en 2006), coécrit avec Nadine Naber dans « Cultural Dynamics » en 2014. Le projet de recherche actuel de Zeina se concentre sur la question de L’hétéronormativité au Liban: La famille, la citoyenneté, et l'accès à l'âge adulte.

En savoir plus

Myrna Cunningham Kain

Mme Cunningham Kain fait partie de la communauté autochtone Miskita de Waspam, située à proximité des rives du fleuve Wangki, au Nicaragua. Après ses études pour devenir professeure de l’enseignement primaire, elle est retournée à Waspam afin d’y exercer sa profession. Elle décide de quitter à nouveau sa communauté pour se lancer dans des études de médecine et de chirurgie à l’Université nationale autonome du Nicaragua, ce qui fait d’elle la première femme Miskita à devenir médecin. Au cours des années 90, Mme Cunningham Kain est devenue la Directrice fondatrice de la toute nouvelle Université des régions autonomes de la côte caribéenne du Nicaragua (URACCAN). L’URACCAN fut l’une des premières institutions latino-américaines d’enseignement supérieur autochtone et interculturel centrées sur le genre, et a été une source d’inspiration pour de nombreux peuples autochtones dans tout le continent. Mme Cunningham Kain est la Présidente du Centre pour l’autonomie et le développement des peuples autochtones (CADPI), une organisation qui œuvre dans les domaines de la communication interculturelle, de la revitalisation culturelle, des droits des femmes autochtones et du changement climatique et son impact sur les communautés autochtones. En septembre 2010, Mme Cunningham Kain a reçu un Doctorat honorifique de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), devenant ainsi la première femme autochtone à recevoir une telle distinction de l’UNAM. La Docteure Myrna Cunningham a été nommée Présidente du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones pour la période 2011-2013.

Nidhi Goyal

Nidhi Goyal est une féministe handicapée indienne. Elle travaille à l’intersection du handicap et du genre et se consacre à changer l’existence des femmes et des filles handicapées.

Elle écrit, dispense des formations, mène des campagnes, milite et s’exprime par le biais de l’art. Elle dirige le Programme sexualité et handicap de l’organisation à but non lucratif Point of View, au sein de laquelle elle a élaboré et co-créé un projet en ligne pionnier — une plateforme exhaustive de ressources sur le handicap, le genre, la sexualité et la violence. Nidhi étend encore la portée de cette plateforme en élaborant et dispensant des formations accessibles dans toute l’Inde, tous handicaps confondus. Elle est également consultante auprès de différentes organisations nationales ou mondiales qui œuvrent en faveur des droits des femmes et des droits humains. Elle est chercheuse pour Human Rights Watch et enseigne régulièrement dans les Instituts CREA sur la sexualité, le genre et les droits. Nidhi milite activement dans les sphères politiques et législatives indiennes pour que soient traitées les questions relatives aux femmes et aux filles handicapées. Elle travaille à la sensibilisation aux questions qui se situent à l’intersection du handicap et du genre par le biais d’éditoriaux, d’articles dans les journaux et de conférences données dans des forums nationaux et internationaux. Elle est également membre du conseil d’administration de « Standing Tall » – une organisation indienne affiliée à Handicap International –, du Conseil consultatif de « Voice » – un organisme ministériel hollandais qui attribue des subventions – et du Comité international de planification de l’AWID (Association pour les Droits des Femmes dans le Développement).

Enfin, Nidhi est une artiste comique qui propose des one-woman-show dans lesquels elle utilise l’humour pour remettre en cause les idées les plus répandues sur le handicap, le genre et la sexualité. Pour en savoir plus sur le travail de Nidhi, suivez-la sur Twitter :@saysnidhigoyal.

Meerim Ilyas

Meerim est une activiste qui a à cœur d’accroître l’importance accordée aux questions portant sur les droits des femmes et l’orientation sexuelle et l’identité de genre qui n’entrent pas dans les programmes d’action officiels. Le rôle que jouent les femmes dans la justice environnementale et la gestion des ressources naturelles, leur participation aux processus de prise de décisions tant formels qu’informels et les droits de minorités sexuelles et religieuses comptent parmi les domaines pour lesquelles Meerim se passionne dans son travail comme dans sa vie privée. Avant d’occuper le poste d’Agente principale de programme au Fonds d’action urgente pour les droits des femmes, où elle mène les travaux sur la sécurité pour les Défenseuses des droits humains et la violence sexuelle et fondée sur le genre, Meerim se consacrait à la recherche sur l’accès des femme à la terre dans les sociétés majoritairement musulmanes, notamment dans les pays d’Asie centrale, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud. Elle est en outre une ardente défenseuse des droits des femmes autochtones et a travaillé avec des groupes communautaires en Alaska, en Russie et au Timor Leste. Meerim est née au Kirghizstan, où elle a grandi, et s’avère une personne-ressource clé pour les femmes et activistes trans de l’Asie centrale et de l’ex-Union Soviétique qui ont un besoin impératif d’assistance. L’expérience personnelle de Meerim en fait une personne profondément engagée envers les besoins des personnes handicapées.

Shirley Pryce

Shirley Pryce est une ancienne travailleuse domestique et une défenseure des droits humains. Depuis plus de 20 ans, elle défend bénévolement l’autonomisation et les droits des travailleurs et des travailleuses domestiques dans le monde entier. Elle est titulaire d’une licence en travail social. Sous sa direction, l’Association jamaïcaine des employé-e-s de maison est devenue un syndicat. Le nombre de membres est passé de 175 à plus de 3 000. Elle a une vision claire de la marche à suivre pour son organisation en ce qui concerne la promotion du programme de développement des travailleurs et des travailleuses domestiques en Jamaïque et dans les Caraïbes. Elle a fait preuve de détermination, de transparence et de persévérance indéfectibles dans ses initiatives en vue d’améliorer la situation des travailleurs et des travailleuses domestiques. Shirley est l’une des deux représentantes des Caraïbes ayant participé à la Conférence internationale du travail pour l’élaboration et l’adoption de la Convention sur les travailleuses et travailleurs domestiques, 2011 (Nº 189). Son organisation a participé à la création du Réseau des travailleurs et des travailleuses domestiques des Caraïbes, dont elle est actuellement la présidente. Elle donne des conférences dans le monde entier sur les meilleures pratiques en matière d’organisation des travailleurs et des travailleuses domestiques. Elle a également aidé les travailleurs et travailleuses domestiques d’Antigua à fonder leur propre organisation. Shirley continue de travailler d’arrache-pied sur des questions touchant les femmes afin de générer des incidences positives sur leurs vies.

Cindy Clark

Co-directrice exécutive

Elle a rejoint AWID en 2007 en tant que responsable du programme  « Où est l’argent pour les droits des femmes? » Elle a co-rédigé de nombreux rapports de l'AWID sur les tendances de financement impactant les organisations pour les droits des femmes. En 2009, elle est devenue directrice des opérations et des programmes de l’AWID et, entre 2014 et 2016, elle a été directrice de l'apprentissage et du renforcement organisationnel.

Avant de rejoindre l’AWID, Cindy a été l'une des fondatrices de l’organisation Just Associates. Elle y a travaillé sur une série d’initiatives destinées à renforcer les capacités de plaidoyer et à soutenir la construction de mouvements, en s'appuyant sur des méthodologies d'éducation populaire et l’analyse approfondie des relations de pouvoir comme point de départ de stratégies de changement. Cindy détient une maîtrise en développement humain et organisationnel et s’est spécialisée dans l'étude des processus de changement et d'apprentissage dans les organisations.

Rakhee Goyal

Trésorière

Rakhee Goyal milite en faveur des droits humains, de la dignité et de l’autonomisation des filles et des femmes depuis trente ans. Partisane fervente de l’investissement dans l’éducation et du changement social fondé sur les valeurs, elle a œuvré à l’avancement de ces objectifs dans des contextes divers :  au cœur de cultures fortement patriarcales ou dans le milieu universitaire des domaines STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques ; au sein d’ONGs internationales de développement ou de défense des droits des femmes ; et enfin, plus récemment, en prenant part à la création de l’entreprise sociale Appropriate IT (en anglais).

Rakhee est membre consultative du Conseil d’administration de l’Appropriate IT Development Academy (AIDA) (en anglais), une organisation qui vise à l’épanouissement des jeunes femmes leaders socialement engagées et tente de leur donner les moyens de créer des richesses économiques dans les économies rurales déprimées de l’Inde. Rakhee a assumé les fonctions de directrice exécutive du Partenariat d'apprentissage des femmes (Women's Learning Partnership - WLP) – un réseau de 20 organisations situées dans 20 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Moyen-Orient – qui a vocation à donner aux femmes les outils pour devenir des leaders et à lutter pour la justice de genre aux plans juridique, politique et social. Durant son mandat, elle a exercé son leadership institutionnel dans le but d’étoffer les priorités stratégiques de l’organisation, mais aussi de diriger les opérations courantes et d’élaborer des programmes de formation et d’évaluation à la base en matière de leadership des femmes et de renforcement des compétences organisationnelles. Les expériences professionnelles de Rakhee incluent notamment les domaines suivants : la coordination de programmes éducatifs adaptés à leur contexte culturel sur le thème des droits humains et de projets sur la violence de genre en Asie du Sud et dans le Moyen-Orient, au sein du Sisterhood Is Global Institute (en anglais) ; le travail sur les pratiques des organisations de développement en matière d’intégration transversale du genre, au sein de la Commission pour l’avancement des femmes d’InterAction (en anglais) ; l’élaboration de stratégies de sensibilisation et de prévention de la violence basée sur le genre, au sein d’ASHA for Women (en anglais) ; et les analyses politiques visant à promouvoir l’éducation de base et les soins de santé primaires, au sein de RESULTS, un groupe communautaire de plaidoyer anti-pauvreté.

Elle a co-créé différents outils éducatifs non formels destinés à l’autonomisation et au renforcement des compétences des femmes, dont Connectées et engagées : guide de formation de formatrices-teurs en technologies de l'information et de la communication, un manuel publié en arabe, en anglais et prochainement en français.

Betty Barkha

Originaire des îles Fidji, Betty Barkha est engagée dans la défense des droits humains depuis l’âge de 18 ans. Avant d’obtenir son master en sociologie, elle a travaillé auprès de plusieurs institutions régionales œuvrant pour les droits humains, l’égalité de genre, la paix et la sécurité, l’inclusion des jeunes et le changement climatique. Elle siège actuellement au Conseil d’administration de différentes organisations : FRIDA | Le Fonds des jeunes féministes, le programme des jeunes leaders de Women Deliver et l’Asia Pacific Alliance on Women Peace and Security (Alliance Asie-Pacifique pour la paix et la sécurité pour les femmes). Au cours d’un programme d’échange de connaissances Sud-Sud avec le Forum Asie-Pacifique sur les femmes, le droit et le développement (APWLD), elle a énormément travaillé sur Beijing+20 et sur le développement juste. Actuellement, elle mène des recherches pour le compte de l’Australian National University’s Pacific Research Colloquium (Colloque de recherche du Pacifique de l’Australian National University) sur les initiatives prises par les femmes de la base et autochtones du Pacifique pour encourager la résilience face au changement climatique grâce à leurs savoirs ancestraux. Après la publication en 2015 du nouveau programme de développement, il est devenu indispensable de doter les femmes des connaissances nécessaires pour instaurer le dialogue avec les leaders et les institutions et obtenir la mise en œuvre d’actions immédiates. À 24 ans, Betty a travaillé dans différentes communautés de la région Asie-Pacifique et a été enseignante dans certains pays du Moyen-Orient comme l’Iran, Oman et la Jordanie. Toute entière vouée à son engagement en faveur de l’avancement de la condition des femmes, Betty espère que les initiatives visant à favoriser l’adaptation au changement climatique parviendront à sauver son île natale et les habitant-e-s des régions voisines. 

Diakhoumba Gassama

Survivante des mutilations génitales féminines (MGF), Diakhoumba Gassama est une défenseuse des droits humains féministe et anti-MGF, qui est activement engagée dans des espaces comme le Conseil des femmes sénégalaises, l’AWID, FEMNET et le Centre de recherche et de soutien aux alternatives au développement.

Vice-présidente du Réseau National des Jeunes Femmes Leaders du Sénégal, elle travaille depuis plus de 10 ans pour des organisations non gouvernementales en Afrique, en Europe, à New-York et en Asie-Pacifique. Dans le cadre de ses activités, elle a suit attentivement, tout en y contribuant, les processus intergouvernementaux relatifs à la santé et aux droits sexuels et reproductifs (SDSR), aux droits humains, à l’égalité de genre ainsi qu’au développement et à la gouvernance démocratique inclusive. Elle a notamment travaillé avec le PNUD et l’Union africaine sur le genre, les droits des femmes et la SDSR. Depuis 2014, elle travaille avec divers gouvernements, organisations de la société civile et agences de l’ONU en tant que conseillère juridique indépendante sur les questions nationales et internationales relatives à l’amélioration de la participation politique des femmes, de leur accès à la justice et de la réalisation de leurs droits humains (dont la SDSR) par le biais de réformes juridiques, et ce en Afrique et dans les régions de l’Asie-Pacifique et des États arabes.

Féministe panafropolitaine passionnée, opposante à la guerre et défenseuse des droits humains, elle parle couramment le français, l’anglais et l’espagnol. Elle est de nationalité sénégalaise et belge, et vit à Dakar, au Sénégal. Elle est membre de l’Alliance RESURJ.

Erika Guevara Rosas

Erika Guevara-Rosas est avocate spécialisée dans les droits humains et activiste féministe. Elle dirige actuellement le programme Amériques d’Amnesty International et pilote l’action de l’organisation en faveur des droits humains dans toute la région. Elle est dotée de plus de vingt ans d’expérience dans la lutte pour la justice sociale et la paix et de plus de quinze années d’expérience professionnelle dans le domaine des droits humains, de la justice de genre et de la philanthropie. Avant de rejoindre Amnesty, Erika était la directrice régionale Amériques au Fonds mondial pour les femmes. Dans ce cadre, elle a levé des fonds s’élevant à plus de 15 millions de dollars américains pour que les femmes puissent s’organiser et faire valoir leurs droits dans la région. Erika a également travaillé comme juriste et spécialiste de la protection des individus au sein du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), où elle a assuré la gestion d’opérations complexes en Équateur, en Colombie, au Pérou, au Panama et au Venezuela, essentiellement au sein de communautés touchées par la guerre dans des zones frontalières. Elle a par ailleurs acquis une expérience professionnelle approfondie au sein d’organisations non-gouvernementales au Canada et au Mexique, notamment au sein de Sin Fronteras – une organisation de première importance dans le domaine de la sensibilisation aux questions de  migration. Erika a fait partie du conseil d’administration de l’International Museum of Women et du Central American Women’s Fund. Elle est actuellement membre du conseil consultatif du Women’s Human Rights Education Institute, au Canada. Elle a mené des recherches sur divers sujets portant sur les droits humains, parmi lesquels les migrations forcées, la violence sexuelle à l’égard des femmes en temps de guerre, la justice de genre, les droits sexuels et reproductifs et les défenseur-e-s des droits humains. Ses articles scientifiques et ses points de vue sur les droits humains et la politique au sein des Amériques sont fréquemment publiés dans les médias internationaux.

Ruth Ojiambo Ochieng

Basée en Ouganda, Ruth Ojiambo Ochieng est chercheuse, coach, facilitatrice et consultante indépendante. Sa force principale est de savoir forger des alliances et des programmes conjoints entre les personnes marginalisées, les élites et les décideurs politiques, pour contester les injustices, les préjugés, les tabous et la stigmatisation qui affectent les femmes victimes de violence en situation de conflits armés. Ruth est titulaire d’une maitrise en politique de la communication et d’une licence en information et en communication.

Elle a par ailleurs suivi des formations de courte durée sur le genre, la facilitation du développement organisationnel, le plaidoyer et la consolidation de la paix et la résolution de conflits. Au cours de son mandat au sein de l’organisation Isis-WICCE, Ruth a facilité la mise en place de programmes efficaces qui ont permis d’amplifier les voix des femmes et d’influencer des choix de politiques et de programmation post-conflit à tous les niveaux.

En outre, elle a encouragé le leadership des femmes dans les communautés touchées par les conflits et coordonné des camps de guérison. Ces processus l’ont conduite à élaborer des manuels centrés sur les droits des femmes et destinés aux formations pour les activistes et les professionnels. Ruth est l'auteure de nombreux documents et articles publiés et elle a coordonné le développement d'une série de documentaires vidéo sur les femmes, les conflits et la sécurité humaine qui ont contribué à informer des politiques et des cadres nationaux, régionaux et internationaux. Elle siège au sein de plusieurs conseils, dont notamment: le Partenariat africain pour la santé sexuelle et reproductive et les droits des femmes et des filles (Amanitare), basé en Afrique du Sud ; le Comité international de coordination des femmes défenseures des droits humains (réseau mondial); le Centre pour la prévention de la violence domestique (de CEDOVIP), en Ouganda. Elle est également membre de l’Assemblée générale d’Action Aid en Ouganda.

Kaythi Win

Kaythi a réussi à mettre en place un programme national axé sur les droits des travailleuses du sexe en Birmanie qui comprend non seulement des programmes de lutte contre le VIH mais se concentre également sur la santé sexuelle et reproductive. Elle est actuellement directrice de programme du Targeted Outreach Program (TOP - Programme de sensibilisation ciblée), qui est axé sur la prévention et le traitement du HIV ainsi que sur les services de soutien aux travailleuses du sexe en Birmanie. Kaythi supervise un programme qui comprend 19 centres d'accueil et cliniques de santé sexuelle pour les travailleuses du sexe un peu partout dans le pays. Avant la création du TOP, il n’y avait aucun service destiné aux travailleuses du sexe en Birmanie et c’est grâce à l'esprit intrépide de Kaythi et à sa connaissance du terrain que cette amélioration progressive a pu avoir lieu. Elle est actuellement présidente élue du Réseau Asie-Pacifique des travailleuses du sexe (ou APNSW, pour le sigle anglais d’Asia Pacific Network of Sex Workers) ainsi que défenseure reconnue et respectée des droits des travailleuses du sexe au niveau national, régional et mondial. Kaythi sert d'inspiration aux activistes défendant les travailleuses du sexe dans d'autres pays, où, pour faire avancer leurs droits et leur santé sexuelle, il faut composer avec des environnements juridiquement contraignants. Kaythi est la référence pour les travailleuses du sexe en Birmanie et s’entretient régulièrement avec les co-sponsors de l'ONU sur les questions et la politique relatives aux travailleuses du sexe. Kaythi a été particulièrement inspirée par l'accueil chaleureux reçu qu’elle a reçu lors de son allocution en séance plénière du congrès de l'AWID et souhaite renforcer les liens entre le mouvement des droits des travailleuses du sexe et le mouvement des droits des femmes.