MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Les membres du conseil d’administration de l’AWID sont issus d’un groupe de responsables politiques, d’universitaires, chercheurs, militant(e)s, bailleurs de fonds, praticiens, hommes et femmes d’affaires soucieux de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes, originaires pour la plupart du Sud global. Le conseil est élu par les membres de l’AWID, par une procédure de scrutin ouverte.
Brigid Inder – Présidente
Brigid est directrice générale de Women’s Initiatives for Gender Justice, une organisation internationale pour les droits des femmes, qui plaide pour la poursuite des délits à caractère sexiste par le biais de la Cour pénale internationale (CPI) récemment mise en place. Brigid intervient depuis plus de 15 ans sur la scène mondiale, à l’occasion de conférences des Nations Unies et de négociations internationales, comme le Sommet de la Terre, les accords du Caire, le programme d’action de Beijing et d’autres négociations connexes. Elle a l’expérience du recours aux institutions et organes des Nations Unies, notamment au Conseil des droits de l’homme et à l’ECOSOC, pour promouvoir les droits des femmes (et des autres) en créant des cadres de politique internationale. Elle a travaillé dans la région Asie Pacifique, sur ces questions et aux préparatifs régionaux pour la Conférence mondiale contre le racisme. Brigid a acquis son expérience notamment en travaillant dans les domaines du leadership et du développement organisationnel, des droits génésiques et sexuels, des jeunes femmes, de la mobilisation collective et de la sensibilisation stratégique. Brigid, originaire de Nouvelle-Zélande, est l’ancienne directrice générale des Centres juridiques communautaires de Nouvelle Galles du Sud et co-secrétaire fondatrice du Réseau national australien des droits de l’homme (Australian National Human Rights Network). Elle a coordonné des services de soutien, de traitement et de prévention du VIH/SIDA à grande échelle, et lancé des programmes et services spécifiques pour les femmes vivant avec le VIH/SIDA. Elle siège au conseil d’administration de l’AWID depuis 2004 et fait actuellement partie du Comité international de planification du Forum de l’AWID 2008.
Lydia Alpízar - Directrice exécutive de l’AWID
Lydia, militante féministe, vit à Mexico. Participante active à l’organisation et à la mobilisation des jeunes autour du processus du Sommet de la Terre en 1991-1992, elle a assuré plusieurs années durant, la coordination du programme jeunesse du Conseil de la terre. Lydia a facilité la participation de jeunes femmes d’Amérique latine au processus de Beijing 95, assumant la coordination du projet international « Our words, our voices: young women for change. Young women voices beyond Beijing ‘95 » (Nos paroles, nos voix: jeunes femmes pour le changement. La voix des jeunes femmes au-delà de Beijing 95). Cofondatrice et conseillère d’ELIGE, le réseau des jeunes du Mexique pour les droits sexuels et reproductifs(Mexique), Lydia est aussi cofondatrice du réseau pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Depuis 1996, elle est membre du conseil d’administration du comité international du Conseil pour la Paix. Lydia est membre également du conseil consultatif du Fonds mondial pour les femmes et depuis plus récemment, du Conseil international pour l’étude des droits humains, à Genève. En 2000, Lydia a assuré la représentation régionale de l’Amérique latine au Comité international des ONG pour Beijing + 5. Plusieurs années durant, elle a participé à la campagne « Halte à l’impunité, plus une morte », une initiative nationale du Mexique ayant pour objectif d’arrêter l’assassinat des femmes dans la ville frontière de Ciudad Juárez entre les États-Unis et le Mexique. Sociologue, Lydia a participé, en 2003, au programme de formation des défenseurs des droits de l’homme, organisé au Centre des études des droits humains, à l’université Columbia. Lydia possède une vaste expérience en sensibilisation et en formation sur les droits humains des femmes, plus particulièrement dans le domaine des droits sexuels et reproductifs et de la violence à l’encontre des femmes.
Marilyn Waring - Trésorière
Marilyn Waring est une activiste féministe et une économiste politique de Nouvelle-Zélande. Elle fut l’une des principales oratrices de l’AWID à Washington en 1999, lors du comité directeur de la Conférence de Guadalajara en 2002 et une rockeuse pleine de talent lors de la fête du samedi à Bangkok. Elle a également visité le bureau de l’AWID à Toronto à deux reprises en tant que spécialiste. L’ouvrage précurseur de Marilyn, Counting for Nothing / If Women Counted (que l’on pourrait traduire par “Compter pour rien / Si les femmes comptaient”) représente un outil extraordinaire pour rappeler l’invisibilité du travail mené par les femmes. Elle a mené des travaux de développement bi et multilatéraux en Indonésie, au Bengladesh, au Népal et dans le Pacifique. Elle a été élue au Parlement néo-zélandais à l’âge de 23 ans et a présidé le Comité des comptes publics durant deux mandats. Elle est actuellement professeur de politique publique à l’Université AUT à Auckland, en Nouvelle-Zélande et est membre du conseil d’administration de la Banque de Réserve de Nouvelle-Zélande.
Lina Abou-Habib - Secrétaire
Lina qui dirige le CRTA (Collective for Research and Training-Action – www.crtda.org), est basée à Beyrouth et travaille dans la région arabe. Elle a collaboré à la conception et à la gestion de programmes dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, concernant des questions liées au genre et à la citoyenneté, à l’égalité des sexes, à l’économie et au commerce, ainsi qu’au leadership. Elle est cofondatrice et coordinatrice du projet Machreq/Maghreb Gender Linking & Information. Lina a travaillé pour plusieurs institutions régionales et internationales (dont l’UNIFEM, l’OIT, la CESAO, le PNUD, l’UNRWA, EMHRN) et des institutions publiques pour l’intégration de la dimension d’égalité entre les sexes dans les politiques et pratiques de développement, et le renforcement des capacités pour la parité hommes/femmes. Elle a également suivi une formation au Royal Tropical Institute. Avant cela, Lina a été la coordinatrice du programme d’Oxfam GB au Liban. Lina est conseillère du programme Women Learning Partnership, ainsi que du Fonds mondial pour les femmes, et fait partie du comité de rédaction du journal d’Oxfam, Gender and Development. Elle s’occupe actuellement de la campagne du CRTDA pour le droit des femmes arabes à la nationalité.
Saida Ali
Saida Ali est actuellement la directrice générale de l’institut YWLI (Young Women’s Leadership Institute), une organisation qu’elle a cofondée. YWLI se veut un espace où les jeunes femmes peuvent exprimer leurs points de vue et leurs visions concernant l’agenda du développement des droits de la femme.
Saida est titulaire d’un baccalauréat en sociologie et en anglais, et suit actuellement un cours d’études supérieures en gestion d’ONG. Elle a l’intention d’entamer l’an prochain un cycle en vue d’obtenir un diplôme spécialisé en genre et transformation à l’African Gender Institute de l’université du Cap. Elle compte plus de 5 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des droits de l’homme et de l’égalité des sexes, et en élaboration de stratégies de sensibilisation. Son travail actuel l’amène à élaborer des programmes relatifs aux femmes dans le leadership, au renforcement des capacités et des compétences. Elle s’occupe aussi de mobilisation de ressources, de gestion financière et des ressources. Dans le passé, elle a été personne ressource pour la Fondation Ford et la Fondation Heinrich Boll. Elle est en outre bénéficiaire d’une bourse Archevêque Desmond Tutu (2007) à l’African Leadership Institute.
Fatima Burnad
Fatima, présidente de la Society for Rural Education and Development (SRED) (Société pour l’éducation et le développement ruraux), est une femme et activiste dalit qui lutte depuis 35 ans pour les droits des femmes dalits, sans terre et issues des tribus. Fatima a fait la promotion des mouvements des peuples au sein du secteur non organisée, autonomisant les femmes des milieux ruraux, les encourageant à reprendre leur pouvoir politique et leur force économique en accédant à des terres et en obtenant le statut qui leur revient au sein de la société. Elle a eu un apport déterminant dans la mise sur pied de sa vision, une plateforme à l’échelle de l’État pour les femmes du Tamil Nadu en Inde, le Tamil Nadu Women’s Forum (TNWF), qui rassemble les groupes de femmes et les groupes travaillant à la promotion des droits humains. Fatima défend depuis longtemps la cause des personnes pauvres des milieux ruraux, particulièrement celle des Dalits et des Irulas, en vue d’éliminer le système de castes et de revendiquer la justice et l’égalité. Elle a étudié aux États-Unis et au Royaume-Uni et elle est chercheure affiliée à l’Institute of Development Studies, de Sussex, au Royaume-Uni.
Natasha L. Primo
Natasha L. Primo, avocate et chercheuse féministe en ICT4D, basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, est titulaire d’une maîtrise en planification régionale.Elle est actuellement chargée de coordonner et renforcer les capacités en stratégies de sensibilisation en matière de politique nationale ICT parmi les organisations membres de l’Association for Progressive Communications (APC). Juste avant, elle était directrice générale de Women’s Net. Natasha a aussi coordonné l’un des premiers programmes postuniversitaires sud-africains d’études des femmes et de l’égalité des sexes à l’université de Western Cape, elle a été coordinatrice de programme dans une institution nationale de financement de la recherche, ainsi que de la direction générale d’une ONG dans le domaine de l’information et des communications pour le développement. Elle a publié sur un large éventail de sujets concernant l’autonomisation des femmes en Afrique du Sud, notamment l’intégration de la dimension du genre dans les budgets nationaux, les femmes et la terre, les femmes africaines et les défis de la mondialisation. L’expérience de Natasha en matière de gestion d’ONG comprend des organisations ICT et des ONG féministes, ainsi que des mandats au Conseil d’APC, FEMNET (Réseau du développement et de la communication des femmes africaines) et Behind the Mask.
Sindi Médar-Gould
Sindi Médar-Gould, féministe et militante de longue date, a 30 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des droits humains des femmes. Elle est formatrice expérimentée en égalité des sexes, en leadership, en féminisme, en résolution des conflits, en analyse budgétaire sensible au genre, en droits humains et en éthique. Elle est actuellement directrice générale de l’organisation BAOBAB for Women’s Human Rights, établie au Nigeria, une association sans but lucratif qui défend les droits humains et les droits juridiques en vertu du droit coutumier et religieux en Afrique. BAOBAB coordonne aussi des programmes pour WLUML (Women Living Under Muslim Laws – Femmes sous lois musulmanes) en Afrique et au Moyen-Orient. Précédemment, Sindi a été directrice générale de WISSEA, Kano, et coordinatrice du programme Women and Law pour l’État de Kano. Sindi préside en outre la Coalition du Nigeria pour la Cour pénale internationale.
Tarcila Rivera Zea
Tarcila Rivera Zea, journaliste quechua, est née à Vilcashuamán Ayacucho, au Pérou. Depuis plus de 25 ans, elle milite pour les droits des peuples autochtones, en particulier des femmes autochtones. Elle a activement contribué à la promotion des droits des femmes, des enfants et des jeunes autochtones au niveau national et international, essentiellement aux Nations Unies et dans les forums internationaux.
En tant que fondatrice de Chirapaq, Tarcila propose et développe des actions contribuant à la réaffirmation culturelle, à l’éducation interculturelle, à l’autonomisation des femmes autochtones, qui ont débouché sur la création de l’Atelier permanent des femmes autochtones andines et amazoniennes du Pérou, du FIMI (Forum international des femmes autochtones) et d’ENLACE (Réseau continental des femmes autochtones des Amériques). Son expérience professionnelle est centrée sur les communications et les actions concernant le développement durable des femmes et des peuples autochtones.
Victoria Tauli-Corpuz
Victoria est une activiste autochtone appartenant au peuple Kankana-ey Igorot de la région de la Cordillère aux Philippines. Fort de 30 ans d’expérience, Victoria est engagée à l’égard de la reconnaissance, de la protection et de la promotion des droits des peuples autochtones et des droits des femmes, causes pour lesquelles elle lutte toujours, à l’échelle nationale et internationale. Victoria a joué un rôle prépondérant dans la rédaction et les négociations entourant la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations Unies, jusqu’à son adoption en 2007. Elle est directrice exécutive de la Fondation Tebtebba (Centre international des peuples autochtones pour la recherche et l’éducation), une organisation située à Baguio City, aux Philippines, qui jouit d’un statut consultatif auprès des Nations Unies. Victoria a également fondé le Asia Indigenous Women's Network (AIWN) (Réseau autochtone des femmes d’Asie) et depuis 2005, elle est présidente de l’Instance permanente des Nations Unies sur les peuples autochtones. Victoria joue également d’autres rôles : coprésidente du Forum international sur la mondialisation et du Indigenous and Gender Adviser du Third World Network, commissaire à la Commission nationale sur le rôle des femmes philippines, membre du conseil national de GABRIELA (Philippines), fondatrice et directrice du Cordillera Women's Education and Resource Center (1986-1996), et responsable du Caucus autochtone du Sommet mondial pour le développement durable (2002).
Sarah Costa
Sarah Costa est la nouvelle Directrice à New York du Fonds mondial pour les femmes, une organisation à but non lucratif qui se consacre à la promotion des droits des femmes au travers de bourses qui soutiennent et renforcent les groupes de femmes dans le monde. Elle était auparavant chargée de programme à la Fondation Ford et dirigeait des programmes sur la sexualité et la santé génésique, le VIH/SIDA et les droits des femmes en Amérique latine et aux États-Unis. Elle a également travaillé de nombreuses années au Brésil à la Fondation Oswaldo Cruz, où elle a enseigné et dirigé des recherches sur l'égalité des sexes et la santé sexuelle et génésique. Active au sein des mouvements de femmes au Brésil, elle a été membre du comité consultatif du Conseil national sur les droits de la Femme, a siégé dans plusieurs comités d'ONG féminines et a été conseillère technique en matière de santé féminine auprès du gouvernement de l'état de Rio de Janeiro. Elle fait actuellement partie du comité des Centres nationaux sur la sexualité à la San Francisco State University. Elle est titulaire d'un master en démographie médicale de la London University et d'un doctorat en médecine sociale de l'Université d'Oxford.
Undarya Tumursukh
Undarya Tumursukh a participé au développement de la société civile de la Mongolie et œuvre dans le domaine des droits de la femme depuis 1992, lorsque la première ONG féminine est apparue au moment où le socialisme a cédé le pas à la démocratie. En 1997, elle a collaboré à la fondation du réseau national CEDAW Watch et a participé en qualité de conseillère aux programmes du Centre CEDAW Watch jusqu'en 2003. Formée en sciences politiques à la Rutgers University, elle a été l'une des principales organisatrices du Forum international de la société civile pour la démocratie en 2003. Elle a joué un rôle décisif dans le lancement du forum national annuel Through Women's eyes and With women's power (Avec le regard et la force des femmes), organisé en 2006 par le réseau national d'ONG féminines de la Mongolie. En 2007, elle a accepté le poste de Coordinatrice nationale du réseau MONFEMNET. En début d'année, Undarya a remplacé son prédécesseur national qui participait au groupe d'étude du Forum des femmes de la région Asie-Pacifique sur le Droit et le développement et au comité de direction de l'Asia Pacific Women's Watch (APWW).
Monika Ladmanova
Monika Ladmanova (République tchèque) est la présidente du Conseil d'administration du Réseau international sur la parité. Ce réseau, actif en Europe centrale, en Europe de l'Est et du Sud et dans les pays de l'ancienne Union soviétique, a la mission d'obtenir que les gouvernements assument leur responsabilité en matière de parité et de promotion des droits des femmes aux échelons national, régional et mondial. Monika était précédemment Directrice de l'Open Society, association d'intérêt public au sein de laquelle elle a participé à des programmes de promotion de la femme, notamment dans le cadre d'une initiative conjointe d'ONG tchèques visant à faire respecter l'égalité des chances par le biais de la législation. Elle est membre du conseil d'administration d'un fonds conjoint pour les femmes tchèques et slovaques, une organisation binationale générant des ressources qui contribuent à promouvoir les droits des femmes et à appliquer le principe de parité hommes-femmes. Elle est également avocate et participe à plusieurs plateformes et coalitions d'ONG qui militent pour faire élaborer et adopter des lois de qualité dans le pays.



