MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Les membres du conseil d’administration de l’AWID sont issus d’un groupe de responsables politiques, d’universitaires, chercheurs, militant(e)s, bailleurs de fonds, praticiens, hommes et femmes d’affaires soucieux de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes, originaires pour la plupart du Sud global. Le conseil est élu par les membres de l’AWID, par une procédure de scrutin ouverte.

Geetanjali Misra - Présidente
Geetanjali est directrice exécutive de CREA (Creating Resources for Empowerment in Action), une organisation sans but lucratif qui œuvre au niveau international. Basée à New Delhi, en Inde, CREA habilite les femmes à formuler, réclamer et accéder à leurs droits en améliorant le leadership des femmes et en se concentrant sur les questions de sexualité, de santé génésique, de violence contre les femmes, ainsi que sur les droits des femmes et la justice sociale. Avant cela, elle a été responsable de programme, pendant six ans, à la Ford Foundation, à New Delhi, où son travail se concentrait sur la défense de la politique de santé reproductive et l’autonomisation des femmes, sur la sexualité et la prévention du VIH/SIDA, ainsi que la reconnaissance de la violence contre les femmes comme une question de santé et de droits humains. Elle a également été directrice de programme à l’Environmental Defence Fund et membre du personnel d’Engender Health, la Banque mondiale et Family Care International. Elle est cofondatrice de Sakhi for South Asian Women, une organisation basée à New York qui s’efforce de mettre fin à la violence contre les femmes originaires d’Asie du Sud. Elle a collaboré avec des ONG au niveau international, notamment au Brésil, en Égypte, en Malaisie, au Nigeria, aux Philippines, au Tadjikistan, en Thaïlande, en Turquie et au Vietnam. Elle est titulaire de deux maîtrises : l’une en économie et l’autre en affaires internationales. Parmi ses nombreuses passions, citons les voyages, le trekking (elle a fait deux fois l’ascension du Kilimandjaro et a été jusqu’au camp de base de l’Everest), ainsi que le cinéma (elle est bénévole au festival de cinéma Telluride chaque année).

Brigid InderPrésidente élue
Brigid est directrice générale de Women’s Initiatives for Gender Justice, une organisation internationale pour les droits des femmes, qui plaide pour la poursuite des délits à caractère sexiste par le biais de la Cour pénale internationale (CPI) récemment mise en place. Brigid intervient depuis plus de 15 ans sur la scène mondiale, à l’occasion de conférences des Nations Unies et de négociations internationales, comme le Sommet de la Terre, les accords du Caire, le programme d’action de Beijing et d’autres négociations connexes. Elle a l’expérience du recours aux institutions et organes des Nations Unies, notamment au Conseil des droits de l’homme et à l’ECOSOC, pour promouvoir les droits des femmes (et des autres) en créant des cadres de politique internationale. Elle a travaillé dans la région Asie Pacifique, sur ces questions et aux préparatifs régionaux pour la Conférence mondiale contre le racisme. Brigid a acquis son expérience notamment en travaillant dans les domaines du leadership et du développement organisationnel, des droits génésiques et sexuels, des jeunes femmes, de la mobilisation collective et de la sensibilisation stratégique. Brigid, originaire de Nouvelle-Zélande, est l’ancienne directrice générale des Centres juridiques communautaires de Nouvelle Galles du Sud et co-secrétaire fondatrice du Réseau national australien des droits de l’homme (Australian National Human Rights Network). Elle a coordonné des services de soutien, de traitement et de prévention du VIH/SIDA à grande échelle, et lancé des programmes et services spécifiques pour les femmes vivant avec le VIH/SIDA. Elle siège au conseil d’administration de l’AWID depuis 2004 et fait actuellement partie du Comité international de planification du Forum de l’AWID 2008.

Lydia Alpízar - Directrice exécutive de l’AWID
Lydia, militante féministe, vit à Mexico. Participante active à l’organisation et à la mobilisation des jeunes autour du processus du Sommet de la Terre en 1991-1992, elle a assuré plusieurs années durant, la coordination du programme jeunesse du Conseil de la terre. Lydia a facilité la participation de jeunes femmes d’Amérique latine au processus de Beijing 95, assumant la coordination du projet international « Our words, our voices: young women for change. Young women voices beyond Beijing ‘95 » (Nos paroles, nos voix: jeunes femmes pour le changement. La voix des jeunes femmes au-delà de Beijing 95). Cofondatrice et conseillère d’ELIGE, le réseau des jeunes du Mexique pour les droits sexuels et reproductifs(Mexique), Lydia est aussi cofondatrice du réseau pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Depuis 1996, elle est membre du conseil d’administration du comité international du Conseil pour la Paix. Lydia est membre également du conseil consultatif du Fonds mondial pour les femmes et depuis plus récemment, du Conseil international pour l’étude des droits humains, à Genève. En 2000, Lydia a assuré la représentation régionale de l’Amérique latine au Comité international des ONG pour Beijing + 5. Plusieurs années durant, elle a participé à la campagne « Halte à l’impunité, plus une morte », une initiative nationale du Mexique ayant pour objectif d’arrêter l’assassinat des femmes dans la ville frontière de Ciudad Juárez entre les États-Unis et le Mexique. Sociologue, Lydia a participé, en 2003, au programme de formation des défenseurs des droits de l’homme, organisé au Centre des études des droits humains, à l’université Columbia. Lydia possède une vaste expérience en sensibilisation et en formation sur les droits humains des femmes, plus particulièrement dans le domaine des droits sexuels et reproductifs et de la violence à l’encontre des femmes.

Nancy Natilson - Trésorière
Nancy Natilson est un consultant indépendent pour des institutions de microfinancement des institutions en Amérique centrale et Amérique du Sud, se spécialisant dans tous les aspects de la gestion financière et des méthodologies de crédit. Dans les deux ans passés elle a consulté surtout dans le Salvador, mais elle a travaillé dans des lieux comme la Bosnie, l'Afrique du Sud et le Turkménistan aussi. Nancy est aussi la Conseillère Financière pour Pro Mujer, une organisation internationale à but non lucratif avec des programmes de microfinance en Bolivie, le Pérou, le Nicaragua et le Mexique. Dans cette capacité, elle est responsable du contrôle de performance financier, de la planification stratégique, de développement de nouveaux produits et de la concertation avec le Conseil d'administration en toutes questions financières. En 2001, Nancy a co-écrit "Financial Performance Monitoring: A Guide for Board Members of Microfinance Institutions" pour le Small Enterprise and Education Promotion (SEEP) Network et Microenterprise Best Practice (MBP). Elle a aussi écrit une autre publication MBP, "Case Study for Product Development: Pro Mujer Nicaragua and Peru"". Avec dix ans d'expérience bancaire commerciale et plusieurs années d'expérience enseignant à l'Université de South Florida, Nancy a de l'expertise dans la gestion du risque, l'analyse de crédit et la formation. Elle tient un M. B. A. en finances internationales de l'Université de New York et un B.A. en Études Urbaines de l'Université de la Pennsylvanie.

Lina Abou-Habib - Secrétaire
Lina qui dirige le CRTA (Collective for Research and Training-Action – www.crtda.org), est basée à Beyrouth et travaille dans la région arabe. Elle a collaboré à la conception et à la gestion de programmes dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, concernant des questions liées au genre et à la citoyenneté, à l’égalité des sexes, à l’économie et au commerce, ainsi qu’au leadership. Elle est cofondatrice et coordinatrice du projet Machreq/Maghreb Gender Linking & Information. Lina a travaillé pour plusieurs institutions régionales et internationales (dont l’UNIFEM, l’OIT, la CESAO, le PNUD, l’UNRWA, EMHRN) et des institutions publiques pour l’intégration de la dimension d’égalité entre les sexes dans les politiques et pratiques de développement, et le renforcement des capacités pour la parité hommes/femmes. Elle a également suivi une formation au Royal Tropical Institute. Avant cela, Lina a été la coordinatrice du programme d’Oxfam GB au Liban. Lina est conseillère du programme Women Learning Partnership, ainsi que du Fonds mondial pour les femmes, et fait partie du comité de rédaction du journal d’Oxfam, Gender and Development. Elle s’occupe actuellement de la campagne du CRTDA pour le droit des femmes arabes à la nationalité.

Saida Ali
Saida Ali est actuellement la directrice générale de l’institut YWLI (Young Women’s Leadership Institute), une organisation qu’elle a cofondée. YWLI se veut un espace où les jeunes femmes peuvent exprimer leurs points de vue et leurs visions concernant l’agenda du développement des droits de la femme.
Saida est titulaire d’un baccalauréat en sociologie et en anglais, et suit actuellement un cours d’études supérieures en gestion d’ONG. Elle a l’intention d’entamer l’an prochain un cycle en vue d’obtenir un diplôme spécialisé en genre et transformation à l’African Gender Institute de l’université du Cap. Elle compte plus de 5 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des droits de l’homme et de l’égalité des sexes, et en élaboration de stratégies de sensibilisation. Son travail actuel l’amène à élaborer des programmes relatifs aux femmes dans le leadership, au renforcement des capacités et des compétences. Elle s’occupe aussi de mobilisation de ressources, de gestion financière et des ressources. Dans le passé, elle a été personne ressource pour la Fondation Ford et la Fondation Heinrich Boll. Elle est en outre bénéficiaire d’une bourse Archevêque Desmond Tutu (2007) à l’African Leadership Institute.

Vanessa Griffen
Née à Suva, Fiji, son lieu de résidence actuel, Vanessa a été coordinatrice du programme de genre et développement de l’APDC (Asian and Pacific Development Centre – Centre de développement pour l’Asie et le Pacifique), un organisme régional intergouvernemental basé en Malaisie, au cours des années 1995-2002. Ses engagements dans le Pacifique incluent sa capacité d’organisatrice militante dans les mouvements régionaux des femmes, pacifistes, anti-nucléaires et anti-colonialistes; la recherche, les révisions et la rédaction de manuels pour les femmes du Pacifique en matière de technologie et santé rurale, et l’enseignement de l’histoire et des sciences politiques à l’université du Pacifique Sud (South Pacific University). Ses nouvelles sont utilisées dans les écoles de Fiji depuis des années. Lors de son passage à l’APDC, elle a coordonné, corrigé et publié des recherches régionales appliquées sur les femmes réfugiées, les femmes dans les conflits armés, les ressources forestières et les moyens d’existence. Elle a mis sur pied l’Asia Pacific Post-Beijing Monitor (suivi post-Beijing en Asie Pacifique), le bulletin d’information post-Beijing, et a organisé la rencontre de planification régionale des ONG Beijing +5 pour le Forum ONG 2000 d’Asie Pacifique. Elle est à l’origine et a réalisé les rencontres régionales d’évaluation de la formation sur le genre (Asie et Pacifique). Elle a fait des revues régionales sur l’intégration des questions de genre dans les courants dominants en Asie et sur les partenariats avec les consultations Beijing +5 de l’UNESCAP (Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie et le Pacifique). Ses travaux récents à Fiji incluent la facilitation d’une rencontre régionale sur l’élimination de la violence envers les femmes pour le Secrétariat du Commonwealth, une analyse de projet pour le Mouvement des droits des femmes de Fiji et l’évaluation régionale sur les stratégies sur la lutte contre la violence envers les femmes et la conception d’un programme EVAW (End Violence Against Women/Éradication de la violence contre les femmes) pour l’UNIFEM. Vanessa possède un doctorat en sciences politiques et administration publique de l’université de Sydney.

Angela Kuga Thas
Angela, malaisienne, licenciée en économie et titulaire d’un diplôme d’éducation du troisième cycle, est une championne du renforcement de l’autonomie des femmes et de la non-discrimination. Angela tire ses connaissances et son expérience de son travail en réseau et de ses travaux avec l’IWRAW (International Women’s Rights Action Watch) d’Asie Pacifique à la CEDAW, ainsi qu’avec d’autres organisations féminines sur les droits sexuels et génésiques des femmes, et le microcrédit. Angela est administratrice fondatrice de Knowledge and Rights with Young people through Safer Spaces (KRYSS). KRYSS, qui œuvre dans le cadre de l’égalité des sexes et des droits humains, permet aux jeunes de résoudre les problèmes de discrimination basée sur l’identité, et utilise les arts pour ses activités et sa formation. Elle suit de près les sujets de la discrimination sexuelle dans les médias locaux avec un petit groupe de malaisienn(e) malais(e)s et sa recherche qualitative (2004) est la première à se concentrer sur le lesbianisme en Malaisie. En qualité de membre de l’Association for Progressive Communications Women’s Networking Support Programme, Angela a plaidé très activement pour une politique du genre et des ICT (technologies de l’information et de la communication) et favorisé des collaborations synergiques à travers la cérémonie inaugurale de la remise des prix du genre et des ICT avec le GKP (Global Knowledge Partnership), l’équivalent malais de Women’s Electronic Network Training, et l’élaboration de l’abécédaire Internet sur les ICT et le genre pour l’Asian Pacific Development Information Programme. Angela a également créé et gère le Seed Grant and Small Innovative Projects Fund du GKP et est conseillère de son fonds Youth Social Entrepreneurship Initiative. Angela siège au comité consultatif du Fonds mondial pour les femmes et au Comité consultatif international de BRIDGE à l’Institut d’études du développement (Institute of Development Studies) au Royaume-Uni.

Natasha L. Primo
Natasha L. Primo, avocate et chercheuse féministe en ICT4D, basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, est titulaire d’une maîtrise en planification régionale.Elle est actuellement chargée de coordonner et renforcer les capacités en stratégies de sensibilisation en matière de politique nationale ICT parmi les organisations membres de l’Association for Progressive Communications (APC). Juste avant, elle était directrice générale de Women’s Net. Natasha a aussi coordonné l’un des premiers programmes postuniversitaires sud-africains d’études des femmes et de l’égalité des sexes à l’université de Western Cape, elle a été coordinatrice de programme dans une institution nationale de financement de la recherche, ainsi que de la direction générale d’une ONG dans le domaine de l’information et des communications pour le développement. Elle a publié sur un large éventail de sujets concernant l’autonomisation des femmes en Afrique du Sud, notamment l’intégration de la dimension du genre dans les budgets nationaux, les femmes et la terre, les femmes africaines et les défis de la mondialisation. L’expérience de Natasha en matière de gestion d’ONG comprend des organisations ICT et des ONG féministes, ainsi que des mandats au Conseil d’APC, FEMNET (Réseau du développement et de la communication des femmes africaines) et Behind the Mask.

Sindi Médar-Gould
Sindi Médar-Gould, féministe et militante de longue date, a 30 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des droits humains des femmes. Elle est formatrice expérimentée en égalité des sexes, en leadership, en féminisme, en résolution des conflits, en analyse budgétaire sensible au genre, en droits humains et en éthique. Elle est actuellement directrice générale de l’organisation BAOBAB for Women’s Human Rights, établie au Nigeria, une association sans but lucratif qui défend les droits humains et les droits juridiques en vertu du droit coutumier et religieux en Afrique. BAOBAB coordonne aussi des programmes pour WLUML (Women Living Under Muslim Laws – Femmes sous lois musulmanes) en Afrique et au Moyen-Orient. Précédemment, Sindi a été directrice générale de WISSEA, Kano, et coordinatrice du programme Women and Law pour l’État de Kano. Sindi préside en outre la Coalition du Nigeria pour la Cour pénale internationale.

Tarcila Rivera Zea
Tarcila Rivera Zea, journaliste quechua, est née à Vilcashuamán Ayacucho, au Pérou. Depuis plus de 25 ans, elle milite pour les droits des peuples autochtones, en particulier des femmes autochtones. Elle a activement contribué à la promotion des droits des femmes, des enfants et des jeunes autochtones au niveau national et international, essentiellement aux Nations Unies et dans les forums internationaux.
En tant que fondatrice de Chirapaq, Tarcila propose et développe des actions contribuant à la réaffirmation culturelle, à l’éducation interculturelle, à l’autonomisation des femmes autochtones, qui ont débouché sur la création de l’Atelier permanent des femmes autochtones andines et amazoniennes du Pérou, du FIMI (Forum international des femmes autochtones) et d’ENLACE (Réseau continental des femmes autochtones des Amériques). Son expérience professionnelle est centrée sur les communications et les actions concernant le développement durable des femmes et des peuples autochtones.